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oct 232013
 

Salut,

 

Cet été nous avons relayé à plusieurs reprises des informations concernant la lutte menée à Caen par l’AG de Lutte Contre Toutes les Expulsions qui avait ouvert un squat au 202 de la rue de Bayeux pour accueillir des demandeurs/euses d’asile expulséEs des foyers d’hébergement d’urgence du 115 (plusieurs centaines de personnes à la rue suite à des coupes budgétaires). Depuis la lutte n’a pas cessé. Le « 202″ a été expulsé mais peu après un nouveau squat a été ouvert au 103-109 rue de Bayeux. Les manifestations et actions se sont également poursuivies. Un appel à une rencontre nationale des collectifs et AG impliqués dans des luttes similaires dans d’autres villes à  été lancé.

 

Vous trouverez ci-joint le N°4 du bulletin d’information de l’AG avec un récapitulatif des actions menées depuis août, des témoignages d’expulséEs et des articles politiques plus généraux. Le procès du « 103-109″ aura lieu le 7 novembre.

bulletin 4

squat-caen

 

 

Bonne lecture et bonne lutte là où vous vous trouvez.

Anti-THT : L’opération GILBERT, condensé des savoir-faire de la gendarmerie

 Posted by on 20 octobre 2013 at 17 h 50 min  Actualité locale  Commentaires fermés
oct 202013
 
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L’opération GILBERT, condensé des savoir-faire de la gendarmerie.

 

Qu’est-ce que l’opération Gilbert ?     Gilbert est le  nom donné au dispositif renforcé de sécurisation du chantier de construction de  la ligne Très haute tension (THT) Cotentin – Maine, déployé par la gendarmerie  du 29 juillet au 2 septembre 2012 afin de  prévenir les dégradations et autres actions coups de poing des militants  anti-THT.

Quelles ont  été les clés de la réussite de cette opération ?     L’unicité du commandement,  confié à la région zonale de gendarmerie, a permis de gérer et de coordonner  efficacement les moyens humains et matériels. La qualité des procédés de la  gendarmerie en termes d’organisation, de recueil du renseignement et de  capacité de réaction a également été un atout majeur.

Le Centre de  planification et de gestion de crise (CPGC) a-t-il joué un rôle important ?     Incontestablement. Dès le mois  d’avril, trois officiers du CPGC sont venus apporter leur aide pour la  conception de la manœuvre sur les plans opérationnel et logistique. Ils ont pu  partager leur expérience acquise lors des grands évènements, notamment dans le  domaine des systèmes d’information et de communication.

 

Maîtrise du terrain, coordination et réactivité optimale pour la sécurisation de la ligne THT     par ALAIN GIORGIS

ALAIN GIORGIS

Général de corps d’armée Alain  Giorgis, officier de gendarmerie, commandant la région de gendarmerie Bretagne  et la gendarmerie pour la zone de défense et de sécurité Ouest.

En  2012, entre les Jeux olympiques de Londres et les migrations estivales,  l’opération Gilbert est presque passée inaperçue, mis à part quelques  articles en pages régionales ou locales. Pourtant, près de 300 gendarmes ont manœuvré  pendant plus de 5 semaines face à des militants antinucléaires et aux membres  de la mouvance anarcho-autonome, déterminés à bloquer la construction de la  ligne THT entre le Cotentin et le Maine.     Retour  sur cette opération couronnée de succès grâce à la mise en œuvre de procédés et  savoir-faire internes à la gendarmerie.
Au deuxième semestre 2011, la société Réseau transport  électricité (RTE) entame la construction d’une ligne THT (2 x 400 000 volts) entre Flamanville et Laval afin  d’améliorer l’approvisionnement en énergie du Grand Ouest et de faire face à  une demande croissante d’électricité. Cette ligne THT, appelée Cotentin -  Maine, puisqu’elle relie ces deux territoires sur 163 km avec 414 pylônes,  traverse quatre départements (la Manche, le Calvados, l’Ille-et-Vilaine et la  Mayenne) et trois régions (la Haute-Normandie, la Bretagne et les  Pays-de-Loire). Elle se situe entièrement en zone gendarmerie. L’opposition se  manifeste d’abord dans les domaines administratifs et de la communication avec  des rassemblements sur les sites concernés. Elle se radicalise progressivement,  notamment avec des dégradations sur les pylônes en construction.

300 militaires militaires vont tenir 24 heures sur 24 les 28 kilomètres de ligne THT et les 135 autres kilomètres de ligne.

À partir du début de l’année 2012,  pratiquement toutes les semaines et principalement de nuit, des pylônes sont  sciés ou déboulonnés, des matériels de chantiers et des embases de pylônes sont  incendiés ou endommagés. Une centaine de faits sera identifiée en quelques mois  pour un montant total de dégâts évalué à près d’un million d’euros.     Les 28 premiers kilomètres de la  ligne THT, classés en Zone d’action prioritaire (ZAP), doivent être construits  entre le 29 juillet et le 3 septembre 2012, à la faveur de l’arrêt provisoire  d’une tranche de la centrale de Flamanville mais aussi au regard du besoin plus  faible en électricité en période estivale. L’énergie produite par la  centrale nucléaire transitera provisoirement, pendant le temps de la  construction de ce tronçon, par la ligne Flamanville – Caen. Le réacteur  nucléaire doit obligatoirement redémarrer le 3 septembre et il est impératif  que ces 28 km soient construits au risque de reporter le projet d’une année.     Compte tenu des enjeux nationaux – approvisionnement  en énergie du Grand Ouest et arrêt d’une tranche de la centrale nucléaire – et  des dégradations perpétrées, le directeur général de la gendarmerie nationale  décide, en mars 2012, de confier au général de division Alain Giorgis,  commandant la région  de gendarmerie de Bretagne, commandant la gendarmerie pour la Zone de défense  et sécurité Ouest (ZDSO), la coordination des forces pour la période critique.

L’opération Gilbert (1) est lancée. La mission du commandant de la ZDSO est de superviser,  pour la gendarmerie, les opérations et la logistique entre le 24 juillet et le  3 septembre. L’ordre initial est le suivant : « contrôler les 28 kilomètres  du chantier de la ligne THT situés entre le poste de Taute (50) et Le Guislain  (50), en faisant effort sur l’intégrité des infrastructures et matériels  indispensables au bon déroulement des travaux, lors de la phase critique du  mois d’août 2012. Être en mesure de réagir sur les événements affectant le  chantier THT entre Le Guislain (50) et Oudon (53), en particulier sur le  secteur du Chefresne (50) ».

Récit  d’une mission réussie     Entre les 21 et 24 juin 2012, un mois avant la date du  début des opérations, les antinucléaires rejoints par des anarcho-autonomes, se  rassemblent dans un bois, prêté par un opposant au projet de construction près  de la commune du Chefresne au sud de Saint-Lô. Durant ces 3 jours, plus de 300  individus très déterminés et organisés vont affronter les forces de l’ordre  (trois escadrons de gendarmerie mobile et  une compagnie républicaine de sécurité) et tenter de dégrader les pylônes en  construction tout en cherchant à créer une tribune médiatique autour de leur  camp. Les échauffourées impliquent l’emploi de grenades offensives et  lacrymogènes et se traduisent par plusieurs blessés légers parmi les gendarmes.  Au final, grâce à un contrôle efficace de la zone 24 heures sur 24 et une  grande réactivité des unités, la détermination des opposants et leurs capacités  de nuisance sont vaincues. Ces trois jours particulièrement tendus, appelés par  les manifestants « la bataille de Montabot », vont permettre de mesurer  le fort engagement des opposants et de dimensionner le dispositif pour le mois d’août.     À compter du 24 juillet 2012, un  Poste de commandement opérationnel (PCO) est activé au sein du Groupement de  gendarmerie départementale de la Manche (GGD50) à Saint-Lô, dans un bâtiment  indépendant du Centre d’opérations et de renseignement de la gendarmerie (Corg  50). Ce PCO permet au GGD50 de continuer à assurer ses missions de sécurité  publique au quotidien, notamment dans une période où les stations balnéaires  sont très fréquentées. L'ensemble des 163 km concernés se trouvait en zone gendarmerie.    Du 28 juillet au 4 septembre, un groupement tactique et  trois escadrons de gendarmerie mobile de la ZDSO, renforcés par une trentaine de  gendarmes départementaux extérieurs au département de la Manche et des  réservistes opérationnels, assurent la mission fixée de protection des 28 km et  de contrôle des 135 autres kilomètres. Ces 300 militaires vont tenir 24 heures  sur 24 le tronçon sensible, empêchant toute initiative des opposants et  permettant aux entreprises de RTE de travailler en toute tranquillité.     Le 3 septembre, le réacteur nucléaire est réactivé, les  pylônes des 28 km stratégiques sont montés. Aucune dégradation importante n’est  constatée malgré un harcèlement régulier de jour comme de nuit sur l’ensemble  des 163 km. Des savoir-faire spécifiques, que ce soit au niveau de la  coordination entre les services concernés ou quant à la manœuvre elle-même, ont  contribué au succès de la mission.

Coordination zonale et  subordination     L’ensemble des 163 km de ligne concernés se trouvait en  zone gendarmerie et impliquait trois régions et quatre groupements de  gendarmerie départementale. C’est donc tout naturellement que le directeur  général a désigné le commandant de la ZDSO comme responsable des opérations. En  effet, le choix de la coordination s’imposait au niveau de la zone, d’autant  que le correspondant naturel du général commandant la ZDSO est le préfet de  zone et son préfet délégué à la défense et à la sécurité. Par ailleurs, le  statut militaire et son corollaire, le fondement hiérarchique, ont permis un  travail harmonieux avec les deux autres commandants de région et les quatre  commandants de groupement concernés.     Sur le plan opérationnel, un PCO a été activé, 24 heures  sur 24, pour la circonstance pendant six semaines, indépendamment du Corg 50  afin de ne pas perturber le fonctionnement de celui-ci à une période sensible  marquée par les Jeux olympiques de Londres et les renforts saisonniers  estivaux. C’est vers ce PCO que tous les renseignements et le suivi des  patrouilles – près d’une centaine par jour – convergeaient. La conception de la  manœuvre et la réaction aux événements ont été également pilotées à partir de  ce centre névralgique. Armé par deux officiers et deux sous-officiers en  permanence, il disposait des moyens d’alerte et de renseignement nécessaires,  notamment en matière de télécommunications, pour activer les unités sur le  terrain.     Sur le plan des effectifs, cette  opération a nécessité une véritable « génération de forces ». Après  validation de la manœuvre par le directeur général puis par le cabinet du  ministre de l’Intérieur, un groupement tactique de gendarmerie mobile et trois  escadrons ont été déployés ainsi que des renforts en réservistes. L’appui de  gendarmes départementaux, à la charge des deux régions les plus concernées  (Bretagne et Basse-Normandie), a également été sollicité. Là encore, des  discussions ont été conduites entre les trois régions pour définir la  participation de chacune. Au total 300 militaires ont été engagés dans  l’opération Gilbert.     Trois  mois ont été nécessaires pour organiser l’hébergement et l’alimentation de ces militaires  dans une période où les locations estivales et les réservations d’hôtels  battent leur plein. Le service logistique de la région de Basse-Normandie à  Caen est venu appuyer le groupement de la Manche, insuffisamment dimensionné  pour une telle opération. Deux escadrons ont été hébergés dans un lycée  agricole près de Saint-Lô afin de manœuvrer au profit de la zone prioritaire  des 28 km. L’escadron de Mayenne, absent de la résidence pour une mission de  longue durée, a accueilli le troisième, chargé de travailler au plus près de la  zone sud de la ligne. Tout était prévu pour alimenter les unités à tout moment.  Par ailleurs, des moyens en véhicules spécifiques, pris sur la dotation des  trois régions, ont été mis à la disposition des militaires : une quinzaine de  trafics, neuf motos tout-terrain pour surveiller au plus près les pylônes et  trois véhicules Lapi pour l’identification des véhicules.Près de 300 gendarmes ont été mobilisés pour l'opération Gilbert permettant aux entreprises de travailler sereinement sur les lignes THT. Enfin,    s’agissant d’une mission de contrôle de zone en milieu  rural, le ministère de l’Intérieur a privilégié l’emploi d’escadrons équipés de  leurs camions tactiques (TRM 2000), dont ne disposent pas les CRS. C’est donc  un parc d’une centaine de véhicules qu’il a fallu soutenir et protéger.     Dans  le cadre de cette opération, la gendarmerie a également exercé la plénitude de  ses prérogatives en termes de police judiciaire. En effet, au-delà de la  mission d’ordre public, chaque fait constaté (obstruction, dégradation, etc.) a  fait l’objet d’une procédure, soit à la suite d’un dépôt de plainte, soit  d’initiative. Au regard du grand nombre d’unités sollicitées sur les quatre  départements, une coordination à deux niveaux s’est vite révélée indispensable,  afin d’optimiser le travail de chacun et d’éviter aussi bien les doublons que  les oublis. Chaque groupement de gendarmerie départementale concerné, ceux de  la Manche et de la Mayenne en particulier, a créé un groupe d’enquête, composé  de militaires issus tant des unités territoriales que des unités de recherches,  chargé de collationner les procédures, de les reprendre à son compte en liaison  avec les unités territoriales. L’objectif était de mieux gérer la relation avec  les magistrats et de permettre aux brigades de se consacrer à leur travail  quotidien. Au niveau zonal, l’officier adjoint chargé de la police judiciaire,  assisté des militaires du bureau police  judiciaire de la région Bretagne a assuré la coordination, pour la conduite des  différentes opérations, avec les échelons supérieurs (DGGN) ainsi qu’avec les  magistrats, afin d’obtenir une réponse pénale cohérente par les tribunaux de  grande instance concernés. Enfin, il a mis à disposition des enquêteurs, des  militaires de la section appui judiciaire de la région, qui, au moyen du logiciel  Anacrim, ont mis en exergue les éléments pouvant permettre d’interpeller et  d’incriminer les auteurs.

Rôle important du CPGC dans la  conception de la manœuvre     À l’occasion de cette mission d’intérêt national, la  direction des opérations et de l’emploi de la DGGN a mis à la disposition du  commandant de la ZDSO plusieurs militaires du Centre de planification et de  gestion de crise (CPGC). Cette structure récente, créée en 2008, permet de  projeter des gendarmes (officiers et sous-officiers) spécialisés dans la  gestion d’une crise de courte durée comme lors de la tempête Xynthia en 2009,  ou de plusieurs mois comme le tremblement de terre en Haïti en 2010. Ces  militaires sont également spécialisés dans la conception du volet sécurité des  événements nationaux ou internationaux programmés, comme le sommet de l’Otan à  Strasbourg en 2010, le G8 de Deauville en mai 2011 ou le G20 de Nice en  novembre 2011. Ils permettent de renforcer les structures des groupements, des  régions, voire des     zones qui ne sont pas adaptées, pour  faire face à des événements importants et qui doivent continuer à oeuvrer au  quotidien. Bien équipées en matériels de haute technologie, armées par des  officiers et sous-officiers sélectionnés pour leur compétence, ces task  force apportent une aide indispensable au commandement local. Elles ont  l’avantage également de travailler en totale autonomie sans perturber le  fonctionnement normal de l’unité bénéficiaire.     Ainsi, pour l’opération Gilbert, quatre  officiers du CPGC sont intervenus dès la désignation de la ZDSO pour apporter  leur expertise sur la conception de l’opération. Travaillant en étroite liaison  avec les bureaux de l’état-major zonal, ils ont proposé au commandant de la  ZDSO un projet d’ordre d’opération qui a été validé par le cabinet du ministre  de l’Intérieur. Des officiers spécialistes en logistique sont ensuite venus  appuyer les services de la zone pour préparer l’Ordre administratif et  logistique (OAL), document de référence pour la montée en puissance des moyens  (véhicules et matériels), du PCO et des forces. Puis, quelques officiers et  sous-officiers sont intervenus dans la création du P.C. à Saint-Lô. Leur  expertise a été particulièrement appréciée et notamment leur expérience, très  utile pour la mise en œuvre des Systèmes d’information et de communication  (SIC). EnLe ministère de l'Intérieur a privilégié l'emploi d'escadrons de gendarmes mobiles équipés en véhicule tactique TRM.fin, pendant les     trois premiers jours de l’activation du PCO (fin  juillet), ils ont accompagné les équipes de commandement pour leur prodiguer  leurs conseils. Le CPGC a contribué notablement au succès de l’opération Gilbert.  Dès le début du mois de septembre 2012, il se mettait à la disposition du  colonel Frédéric Boudier, commandant le groupement de la Loire-Atlantique pour  l’opération liée à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Montée  en puissance, organisation, tactique et innovation     Dès la validation de l’OAL, la « génération de forces  » se met en place : composition et armement du PCO et de ses différentes  cellules, désignation des responsables logistiques, recherche des structures  d’hébergement et d’alimentation, contact avec les trois escadrons désignés et  sollicitation d’une cinquantaine de réservistes en mesure d’assurer la mission  sur plusieurs semaines. Cette montée en puissance s’exerce dans la plus grande  discrétion et en évitant de perturber les groupements de la Manche et de la  Mayenne les plus concernés par l’opération.     Puis il a fallu mettre en place une  tactique. En effet, contrôler une zone de 163 km de long sur quelques  kilomètres de large avec 414 pylônes et tenir plus particulièrement une zone  prioritaire de 28 km, H 24, pendant 5 semaines en milieu rural, s’apparentaient  fortement à une manœuvre militaire. C’est donc un contrôle de zone très fin,  coordonné par le PCO de Saint-Lô, qui a été mis en œuvre et a permis à la  société RTE de mener à bien la construction de ses pylônes notamment dans la  zone prioritaire. Les gendarmes ont mis en application durant cette opération  les réflexes militaires et les postures opérationnelles observés sur les  théâtres extérieurs.     L’opération Gilbert a également nécessité une  capacité d’innovation pour s’adapter aux contraintes particulières non  seulement dans le domaine des SIC mais aussi de l’aéromobilité. En effet, le  département de la Manche est un pays de bocage où les liaisons ne passent pas  toujours bien. Or, la manœuvre reposait sur la capacité à renseigner en tout  temps et tout lieu, afin de réagir aux événements et aux situations.  L’engagement opérationnel fin juin contre les     300 opposants installés sur la  commune     du Chefresne avait clairement montré  les problèmes de liaisons et ses conséquences en matière de renseignement et de  manœuvre. Les personnels SIC, conseillés par les militaires du CPGC, ont réussi  à résoudre ces difficultés et ont permis ainsi à l’opération de se dérouler  dans de bonnes conditions. Par ailleurs, l’expérimentation d’un appareil Ultra  léger mobile (ULM) a permis de tester ce type de moyen très complémentaire de  l’hélicoptère. En effet l’hélicoptère de la gendarmerie, compte tenu de ses  dispositifs de détection et de renseignement, était utilisé de préférence la  nuit ou le jour pour des repérages en toute discrétion et prioritairement sur  la zone des 28 km. L’ULM a été réservé pour la surveillance des autres 135 km,  moins sensibles, mais pour lesquels une vigilance était nécessaire.     En conclusion, l’opération Gilbert a été une  opération exemplaire sur le plan de la coordination notamment interservices et  a confirmé toute la place de la région zonale de gendarmerie dans la gestion  d’événements de grande ampleur. Elle a permis également à la gendarmerie de  montrer ses savoir-faire spécifiques liés à son statut de force armée et ses  capacités de conception, de gestion de la logistique et de génération de  forces.

(1) Nom donné en référence au savant anglais du XVIe siècle,  William Gilbert, qui s’est intéressé au phénomène d’électricité statique et a  donné le nom d’électricité au phénomène observé lorsqu’il frottait de l’ambre.

 

Source :  Percy sous tension repris de la revue de la Gendarmerie Nationale (juin 2013.)

oct 172013
 
rfid-poubelle

En juillet 2012, la communauté de communes Evrecy Orne Odon (19 communes à l’ouest de Caen) se dote de bacs à poubelles munis de puces RFID, qui sont ditribués aux habitants. Quelques personnes refusent cette nouvelle technologie de contrôle, des réunions et un collectif anti-poubelles à puces se monte. C’est surtout en juin 2013, lorsque les habitants reçoivent la facture, que la mobilisation prend de l’ampleur. La taxe foncière augmente considérablement (+100E pour une petite maison), alors que le nombre des levées des poubelles diminue (4 fois moins en quelques années). Des dépôts ciblés d’ordures en sac sont organisés, notamment au pied des mairies, des démontages publics de puces aussi.

C’est ici la gestion technologique des déchets, au profit de la multinationale Veolia, qui se met en place. Les puces RFID intégrés calculent le nombre de levées, sachant que le forfait en prend en charge 26, les autres étant facturées plein-pot aux habitants. La prochaine étape de cette traçabilité, c’est le calcul du poids des déchets. Déjà à Evercy Orne Odon, les poubelles ne peuvent pas être soulevées par les camions-poubelles si elles ne sont pas pucées. Outre le non ramassage de ses poubelles, la personne qui refuse ces bacs est menacée d’une amende de 553E (correspondant au paiement plein-pot d’un bac et des levées).

Comme toujours, on vise à responsabiliser et faire payer le consommateur au profit de grands groupes industriels privés, qui sont d’ailleurs souvent les mêmes qui polluent et produisent le plus de déchets. Comme si nous avions fait le choix de vivre dans une société industrielle et capitaliste. Par ailleurs, ces nouvelles technologies, qui sont loin d’être « écoresponsables » (composants miniers rares, produits chimiques etc.), renforcent l’administration de nos vies et l’intrusion du pouvoir dans la vie quotidienne de chacun. Parmi leurs plus grands promoteurs, nous trouvons notamment Europe Ecologie les Verts, férus des gadgets technologiques et autres villes intelligentes (voir à ce sujet l’ouvrage de Tomjo, L’Enfer vert, sur la multiplication des technologies de contrôle à Lille mise en place par des élus Verts). Evrecy Orne Odon n’est pourtant qu’une ville test, et demain c’est partout que ces procédés vont voir le jour.

NOTE: Veolia, en France, c’est 11,5 milliards d’E de chiffre d’affaires, et 100 000 salariés. Dans le monde, près de 30 milliards d’E de chiffre d’affaires pour près de 400 millions de bénéfices nets. Les deux tiers des dépenses de protection de l’environnement sont consacrées au traitement des déchets et des eaux usés. Ce sont des multinationales comme Véolia qui touchent l’essentiel de cette manne financière. La multinationale Veolia est en fait subventionnée. C’est donc de l’escroquerie organisée. Veolia fait la promotion de la smart city et autre ville intelligente (en anglais, c’est l’intelligence comme dans Central Intelligence Agency – CIA – c’est-à-dire renseignements), c’est à dire la multiplication des nouvelles technologies pour tracer notre vie quotidienne, profiler nos comportements et contrôler nos existence. Bref, l’être humain réduit à un flux d’informations à administrer. Pour la petite histoire, Veolia est liée à EDF – dont les centrales et leurs déchets sont bien sûr à haute valeur environnementale ajoutée.

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