juil 092014
 
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[Notre-Dame-des-Landes] Suite des réactions face à la répression et appel aux comités locaux

 

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Lors des rencontres du week-end du 5/6 juillet à Notre-Dame-des-Landes, la question de la répression a été très présente : forums spécifiques et prise de parole avec les comités locaux, lecture d’une lettre d’Enguerrand, intervention sur ce thème à l’ouverture du rassemblement par un des porte-parole de l’ACIPA, interventions sur scène… À l’échelle du mouvement, on commence à prendre la mesure des nouveaux dispositifs répressifs qui se mettent en place suite à la manifestation du 22 février (arrestations a posteriori sur base de photos et vidéos croisées avec un usage étendu du fichage policier notamment…). Il devient clair que ce qu’expérimente aujourd’hui l’appareil politico-judiciaire à Notre-Dame-des-Landes concerne l’ensemble des mouvements sociaux.

Dès le lundi, un joyeux convoi s’est ébranlé de la ZAD jusqu’au tribunal de Nantes : klaxons, youyous, circulation perturbée, descente du cours des 50 Otages à contresens… Fait inédit depuis la construction du nouveau palais de justice à Nantes en 2000, la police a dû remplir la salle des pas perdus de gaz lacrymogène pour empêcher les soutiens d’assister au procès. Les rues alentours ont été barricadées pour empêcher que notre camarade comdamné soit immédiatement emmené en prison. Pour une fois, il n’aura pu échapper à ceux qui nous jugent qu’une foule énergique et bruyante contestait ce qui se passait à l’intérieur. Au final S a été relaxé pour les faits de violence à agent qui lui étaient reprochés mais a été néanmoins condamné à 4 mois ferme pour vol d’un livre, refus de prélèvement adn et participation à un attroupement armé, en l’occurence un bâton de berger. (Pour plus de précisions, deux récits : nantes.indymedia.org/articles/29764 et nantes.indymedia.org/articles/29767). La détermination de la journée d’hier doit se prolonger et s’amplifier pour tous les procès à venir et en cas de nouvelles arrestations.

Lors des discussions inter-comités du 5 juillet, un appel a été fait pour de nouveaux rassemblements devant le tribunal de Nantes les 10, 16 et 18 juillet, ainsi qu’à une multitude d’actions locales : rassemblements et casserolades devant les tribunaux, déploiement de banderoles et diffusion de tracts sur les rond points et quatre voies, manifestation devant les prisons…

Pour le 10 juillet, invitation dès 12h face au château des Ducs de Bretagne.

Il a aussi été proposé que les comités qui le souhaitaient puissent reprendre et co-signer rapidement le texte « La justice attaque Notre-Dame-des-Landes » (reproduit ci-dessous).

Au-delà, nous invitons tous les comités qui le souhaitent à prendre position publiquement face à la répression et à relayer les autres communiqués existants : un communiqué de Copain 44 ; un communiqué de la LDH 44 ; un récapitulatif sur les arrestations.

 

Texte à reprendre et co-signer (si possible avant le 16 juillet, envois à repression22fevrier)

La justice attaque la lutte de Notre-Dame-des-Landes – Solidarité et résistance !

Depuis l’échec de l’opération César, le gouvernement ne sait plus comment venir à bout de l’opposition au projet d’aéroport de Notre-dame-des-Landes. Sur le terrain, il est incapable d’avancer dans le calendrier des travaux et ne parvient pas à enrayer la résistance sous toutes ses formes : semis collectifs, occupation de la ferme de St Jean du Tertre, acheminement d’un hangar au Rosier, multiples reconstructions, recours juridiques en cours.

Au delà de la ZAD, les comités de soutien sont toujours mobilisés et le mouvement reste massif. La manifestation du 22 Février à Nantes, en rassemblant 50’000 personnes et 500 tracteurs en fut une démonstration éclatante.

Face à cette mobilisation inédite, et au fur et à mesure que se dessine l’abandon du projet, il ne reste plus au gouvernement que la répression pour riposter. Depuis le 22 février, il s’y emploie avec acharnement : plus de 30 arrestations, presque autant de condamnations et 3 personnes actuellement en prison à Carquefou (2 personnes en détention provisoire et une personne pour 1 an ferme). Comme pour tous les procès depuis le début des expulsions, il s’agit bien d’une opération visant à fragiliser la lutte dans son ensemble.

Nous dénonçons :

• L’usage systématique, comme on l’a vu pendant les expulsions, pendant la manifestation du 22 février et partout ailleurs, des armes dites “non létales”, provoquant de nombreuses mutilations : flashballs, grenades assourdissantes, grenades de désencerclement.

• Les arrestations arbitraires, sur la base de dossiers qui contiennent principalement des photos floues et qui s’appuient en réalité sur une entreprise de fichage politique généralisée qui touche tous les pans de la contestation sociale.

• Le recours systématique à la comparution immédiate, une procédure expéditive qui empêche les inculpés d’élaborer une défense digne de ce nom.

• La volonté assumée du parquet et du tribunal de Nantes de faire des exemples, en condamnant le contexte politique plus que les faits eux-mêmes.

Nous appelons donc toutes les personnes sympathisantes de cette lutte à diffuser ces informations et à participer aux rassemblements qui se tiendront devant le tribunal tout au long du mois de juillet :

• Lundi 7 juillet : Procès d’un zadiste arrêté à Nantes le 18 juin, en détention provisoire actuellement, pour vol, refus de prélèvement ADN et participation à un attroupement armé le 22 février.

• Jeudi 10 juillet : Procès d’une personne arrêtée à Rennes le 18 juin, en contrôle judiciaire actuellement, pour dégradation le 22 février.

• Mercredi 16 juillet : Procès d’un militant du comité Ile-de-France, arrêté le 14 mai à Paris, pour dégradation le 22 février.

• Vendredi 18 juillet : Procès de 4 personnes, arrêtées le 17 juin, en contrôle judiciaire et en détention provisoire pour l’une d’entre elle, pour recel, refus de prélèvement ADN et « association de malfaiteurs » à cause de la présence, dans leur véhicule, d’affiches et de tracts appelant au rassemblement de soutien du 19 juin devant le tribunal.

Face à cette tentative d’isoler des individus et de les faire payer pour l’ensemble du mouvement, nous restons plus que jamais unis ! Unis contre le projet d’aéroport et contre la répression qui s’abat sur l’ensemble des mouvements sociaux : de la ferme des milles vaches à l’usine Seita, de Calais au Val de Suse, tenons bon face à la criminalisation de nos luttes !

RDV les 10, 16 et 18 juillet à 14h devant le palais de justice de Nantes.

Mailing – 8 juillet 2014

juil 032014
 

[Calais] Expulsions et arrestations en masse – 2 juillet 2014

02 juillet 2014

AttentionAuFeuLe lieu de distribution des repas (de l’association Salam) où étaient installé-e-s 400 migrant-e-s depuis les expulsions du 28 mai a été évacué par les flics ce matin. Trois gros squats ouverts en février ont été expulsés lors de la même opération, à grand renfort de lacrymos.  Malgré les tentatives des soutiens pour bloquer les bus, des centaines de personnes sans papiers (320 selon la préf) ont été raflées et déportées vers différents centres de rétention : Coquelles (Calais), Lille-Lesquin, le Mesnil-Amelot (77). Une cinquantaine de mineurs ont été transférés dans un camp à Boulogne sur mer et près de Béthune. Aux dernières nouvelles 50 migrant-e-s étaient encore retenu-e-s sur le lieu de distribution des repas. Enfin certaines personnes ont été embarquées pour Boulogne et Dunkerque, certainement pour attendre leur transfert vers le centre de rétention dans des commissariats. Apparemment des places sont en train d’être aménagées à Saint Jacques de la Lande (Rennes) à grand renfort de transferts, et d’autres sont mises à disposition à Plaisir (78), Palaiseau (91), Oissel (Rouen). Le président de Salam, un membre de l’Auberge des Migrants et un membre de No Border ont été arrêtés et placés en garde-à-vue.

En ce début d’été qui n’annonce pas les vacances pour tout le monde (à Paris les larbins du pouvoir se démènent actuellement pour faire place nette aux touristes en raflant dans les transports en commun), continuons à lutter contre les frontières et leurs prisons !
Et bien sûr, force, courage et détermination à celles et ceux qui s’endormiront en taule ce soir.

Repris de sanspapiersnifrontieres

juin 042014
 

Trouvé sur le site antifasciste « La Horde » (http://lahorde.samizdat.net/).

Pour remettre quelques pendules à l’heure…

Le Front national, le vote et l’abstention

Des camarades antifascistes bretons nous ont envoyé ce texte, qui revient sur les dernières élections, en particulier sur la désignation de l’abstention comme responsable du score important du Front national, or, comme le dit la fin de l’article « aller voter ne dédouane pas de la responsabilité collective, ni des impératifs à venir dans la lutte contre l’extrême droite et son monde, du fascisme jusqu’au capitalisme. »

momieLe syndrome français fait son retour, il inonde de nouveau le monde politique, le web et les médias. Il est celui du coq qui cherche à savoir qui l’a plumé sans jamais reconnaître qu’il est la cause de son propre malheur, Nous le savons tous, le FN a mené sa campagne européenne avec sa vieille rhétorique du bouc émissaire. En France, l’extrême droite a dans son histoire conspué les juifs, les protestants, les italiens, les belges, les francs-maçons, puis aujourd’hui les musulmans, les roms, et demain qui sait les thaïlandais, les canadiens, les péruviens, les orthodoxes. La bêtise d’extrême droite, elle ne surprend plus, celle de ses adversaires par contre, ne cesse parfois de nous étonner. Pour expliquer l’événement que représente la victoire du FN aux européennes, certains anti-FN reprennent la technique employée par ceux qu’ils critiquent. Face aux 25% du Front, ils cherchent donc un bouc émissaire, victime sacrificielle d’un mal être électoral ; ce dernier est tout trouvé : l’abstention. Néanmoins, avant de lapider les désabusés, les anarchistes, les désintéressés, les fainéants, les réalistes, aussi sauvagement que le FN attaque tout ce qui n’est pas blanc-catho-français, reposons nous donc la question de l’imposition du FN sur la vie politique et des moyens réels ou supposés de renvoyer ce parti dans les poubelles de l’histoire.

Pour être bien clair, il ne faut pas imputer les 25% du FN aux abstentionnistes. Si l’abstention eut été moindre, le score du FN l’aurait été mathématiquement lui aussi, mais le vrai problème se figure être que des millions de personnes puissent voter FN, qu’importe le score que cela représente. Et à l’inverse, si l’abstention avait été encore plus importante, mettons 87% comme en Slovaquie, tout le monde aurait bien ri de l’autoproclamé premier parti de France (comprendre : premier parti d’à peine le quart des inscrit-e-s ayant voté-e-s, qui ne représente absolument pas la population totale car il faut y enlever les abstentionnistes, celles et ceux qui ont voté pour d’autres partis, les non-inscrit-e-s, estimé-e-s à environ 10% du corps électoral, et celles et ceux qui ne peuvent légalement voter). Il est également surprenant de ne voir personne critiquer la légitimité d’une élection où plus de la moitié des votants potentiels s’abstiennent. Mais pour cela, encore faut-il se laver de la moralité républicaine qui fait de l’abstentionniste celui qui a toujours tort, car il est celui qui ose tourner le dos à la merveille démocratique que représente le pays des Lumières. Ce qui arrange bien les partis de gouvernement, car les abstentionnistes ne s’expriment pas ou peu, ils n’ont ni parti ni représentant, pour certains ils ont un étendard anarchiste, mais pour les autres et avec les autres, le fait est qu’aux européennes de 2014, l’abstention est la première force politique de France.

sorcièreEt quand bien même, si sur une élection on décide de faire baisser artificiellement le score du FN en se rendant massivement aux urnes, quelle serait la finalité ? Elle ne serait sans doute pas de s’attaquer directement, aux racines du mal, mais au contraire, elle ne reviendrait qu’à tendre l’autre joue pour alimenter sa rhétorique « antisystème » du seul contre tous. Ainsi, voter massivement pour le PS contre le FN, pour l’UMP contre le FN, c’est préparer un nouveau raz de marée frontiste à l’élection suivante, c’est retarder le problème tout en le consolidant. Nous avons beau expliquer à ceux qui se laissent berner par une posture révolutionnaire du FN que rien ne sert de rejeter le capitalisme mondialisé pour le capitalisme nationaliste ; il faut maintenant expliquer aux tenants du « vote utile » ou autres absurdités, que rien ne sert de rejeter le capitalisme nationaliste pour le capitalisme mondialisé. Entre le pire et le pire, entre l’inhumain et l’inhumain, entre le système et le système, il n’y a rien à attendre d’un camp ou de l’autre, « plutôt la mort que la souillure » comme exprime l’Hermine. Il faut être intransigeant sur les idées et ouvert sur les individus, il n’y a que les individus qui peuvent vaincre le FN et les idées d’extrême droite, pas les bulletins de vote, surtout pas ceux du PS ou de l’UMP. Ces derniers ne peuvent au mieux que contenir des scores électoraux, mais qu’est-ce donc que le petit ou le grand score d’une vaste mascarade dans une société déjà gangrenée par le racisme et la xénophobie ?

Alors de deux choses l’une, que va-t-il se passer, que l’on s’abstienne ou non, dans les élections à venir ? Ou le PS et l’UMP continueront à se prêter l’Élysée et les choses iront vers le pire, ou le FN arrivera finalement au pouvoir et les choses iront vers le pire. Si vous pensez que la discussion n’est pas possible avec l’extrême droite, alors préparez-vous à l’affrontement. Face à un adversaire ou à un autre, la lutte doit s’intensifier, elle est infiniment plus féconde qu’un sursaut électoral pour vendre son âme –afin de ne pas dire autre chose- à la république bourgeoise. Que faire donc ? On se pose la question depuis longtemps. Se préparer, au pire comme au meilleur. Voter, cela ne nous mènera nulle part, lutter par contre, fera potentiellement de ce nulle part un quelque chose préférable à notre misérable présent. Et si vous cherchez quelques arguments à rétorquer aux cohortes de l’idiotie utile qui place l’abstention en responsable de la montée du FN, voici une petite liste de réponses possibles à la question « pourquoi le FN remporte une élection ? ». A cause de :

Une UMP ultra sécuritaire, xénophobe et jalouse des succès du FN.

Un PS qui induit son monde en erreur en faisant croire qu’il est de gauche.

La consommation abusive des médias télévisés ou presse papier de caniveaux, qui cherche à faire son fric en vendant de la xénophobie et de l’islamophobie.

Une extrême gauche incapable de produire une véritable dynamique révolutionnaire (et donc hors système).

Les militants du dimanche qui ne savent se mobiliser que pour aller aux urnes. Un jour peut-être, 80 ou 90% d’abstention rendront à ces supercheries électorales le sens qu’elles devraient véritablement avoir.

Une jeunesse qui se couche et qui préfère la consommation à la rébellion.

Nous tous, malgré nous, nous avons laissé faire. Aller voter ne dédouane pas de la responsabilité collective, ni des impératifs à venir dans la lutte contre l’extrême droite et son monde, du fascisme jusqu’au capitalisme. A l’avenir, face à une extrême droite qui ne risque pas de perdre sa dynamique, le choix se fera de plus en plus mince entre accepter passivement les résultats des saltimbanqueries électorales, ou s’opposer radicalement et systématiquement au Front National et à tous ses groupuscules fascisants.

Douar ha Frankiz 

Toulouse : Quelques informations complémentaires sur l’expulsion du CREA

 Posted by on 27 avril 2014 at 16 h 44 min  Actualité nationale  Commentaires fermés
avr 272014
 

TOULOUSE: UN MILITANT BLESSÉ PAR UN TIR DE FLASHBALL LORS DE L’ÉVACUATION D’UN SQUAT
MEDIAPART 25 avril 2014 | Par Louise Fessard [1]
Yann Zoldan, 26 ans, a déposé plainte jeudi 24 avril après avoir été grièvement blessé par un tir policier le 21 avril à Toulouse, lors de l’évacuation de deux squats. Il souffre de multiples fractures à la joue droite, causées selon lui par un lanceur de balles de défense.
Un jeune homme a déposé plainte jeudi 24 avril 2014 auprès du procureur de Toulouse après avoir été grièvement blessé par un tir policier le 21 avril à Toulouse, lors de l’évacuation de deux maisons squattées. Yann Zoldan, psychologue de 26 ans, souffre de multiples fractures à la joue droite, causées selon lui par l’impact d’un tir de LBD 40×46 (le Flashball nouvelle génération, plus puissant et plus précis).
Yann Zoldan, le 23 avril, blessé à la joue droite. Les forces de l’ordre étaient intervenues lundi 21 avril en fin d’après-midi pour déloger des familles de deux maisons récemment squattées, au 38, rue Louis- Plana, à Toulouse. Plusieurs militants de la Crea (campagne pour la requisition, lentraide et l’autogestion), un collectif toulousain [2] qui depuis trois ans « réquisitionne » des bâtiments vides pour y créer des « centres sociaux autogérés », étaient présents. « C’était des maisons inoccupées depuis des années et nous avons les preuves qu’on les occupait depuis plus de 48 heures_ (passé ce délai, la police ne peut normalement plus intervenir en flagrant délit et le propriétaire doit obtenir une décision de justice pour procéder à l’expulsion des squatteurs), dit Mathieu Rigouste, sociologue et militant [3] qui a été interpellé au passage. Mais les policiers sont passés outre.  Le nouveau maire, Jean-Luc Moudenc (UMP), s’est fait un devoir de réprimer la Crea.»
Selon les militants interrogés, à la vue des agents de la brigade anticriminalité (Bac) et des CRS venus en nombre, les occupants auraient préféré quitter les lieux eux-mêmes. « Il a fallu sortir les affaires, organiser des voitures, c’est alors qu’un camarade (Mathieu Rigouste) a été interpellé par la Bac, explique Louise, une étudiante de 26 ans. Plusieurs personnes se sont rapprochées pour savoir pourquoi ils l’interpellaient. Les policiers de la Bac ont sorti les matraques et un LBD. La violence a monté d’un coup. Ils ont lancé une grenade assourdissante à travers la rue.» Vers 20 heures, intrigué par une première déflagration, Clément, un voisin de 26 ans, a assisté à la scène depuis son palier, au rez-de-chaussée du 30, rue Louis-Plana. « J’ai clairement entendu un CRS dire “Celui-là, attrapez-le”, ils ont couru vers un gars et là c’est parti en vrille avec des coups de matraque,  des mecs qui se sont retrouvés au sol, puis j’ai entendu une nouvelle déflagration de Flashball », décrit le jeune homme, électricien et musicien. C’est à ce moment que Yann Zoldan, qui cherchait à fuir, aurait été touché. « Je m’étais réfugié derrière une poubelle, un policier en civil m’a dit “Sors et cours”, donc je suis sorti en levant les mains en l’air et en le regardant, affirme le jeune homme, militant du droit des animaux. Le policier a essayé de me donner un coup de matraque, j’ai reculé et là je me suis pris le tir. Je suis tombé sur les genoux, puis c’est devenu la confusion. » Selon lui, seul un policier de la Bac était armé d’un lanceur de balles de défense et larme était dotée d’un « viseur » _(caractéristique des LBD 40×46). « Plusieurs militants lui avaient dit  “Ne visez pas la tête”», se souvient Yann Zoldan.
Soutenu par ses amis, Yann Zoldan est mis à l’abri chez le voisin Clément, qui avait laissé sa porte ouverte, au cas où. « Il était conscient mais complètement sonné et pissait le sang, c’était impressionnant, décrit ce dernier. On lui a donné les premiers secours puis je l’ai emmené aux urgences de Purpan. »_ Diagnostic : une joue droite en miettes. Après scanner, le certificat du médecin des urgences daté du 21 avril dénombre pas moins de cinq fractures des os du visage : « Fracture mandibulaire droite, fracture du malaire, fracture du sinus maxillaire, facture du plancher de l’orbite, hémosinus du maxillaire droit. » Des blessures « compatibles avec l’impact de la balle de Flashball »_, a précisé deux jours plus tard le médecin légal, qui a attribué une ITT de dix jours renouvelable. « Le médecin des urgences m’a dit que des morceaux d’os avaient explosé et que si j’avais été touché un peu plus haut, au niveau de la tempe où les os sont plus fins, çaurait été la mort à coup sûr », indique Yann Zoldan. Le jeune homme, doctorant en psychologie, devrait être opéré dès que sa joue aura dégonflé pour « mettre des plaques de métal ».
Son avocat, Me Julien Brel, a déposé plainte jeudi 24 avril devant le procureur de Toulouse pour violences avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique, en demandant l’ouverture directe d’une information judiciaire. L’avocat connaît bien ces blessures. Il défend déjà Joan Celsis, un étudiant toulousain qui avait perdu un œil [4] en mars 2009, après un tir de Flashball. L’affaire avait abouti à non-lieu, confirmé le 14 mars 2013 par la chambre de l’instruction de la cour dappel de Toulouse, faute d’identification du policier tireur. Les quatre militants interrogés assurent qu’il n’y a eu aucune violence envers les forces de l’ordre le 21 avril 2014. « De ce que j’ai vu, les squatteurs n’étaient pas du tout dans une attitude agressive qui aurait justifié la réponse des policiers, ils étaient en train de partir petit à petit », indique Clément, le voisin. « La police a été extrêmement violente pour casser la Crea, estime de son côté Louise. _Ça fait plusieurs années qu’ils nous ont dans le viseur et là avec l’arrivée de Jean-Luc Moudenc, ils ont voulu marquer le coup. » D’après la jeune femme, les policiers auraient saisi et donné des coups de pied dans l’appareil photo d’un militant, qui photographiait les interpellations et les « violences policières ».
Selon plusieurs témoignages, quatre personnes auraient été interpellées ce soir-là, dont Mathieu Rigouste, 33 ans. Chercheur en sciences sociales et militant, le jeune homme a été placéen garde à vue pour _« violation de domicile » selon son avocat Me Julien Brel. « Puis ils lui ont rajouté refus de prélèvement d’ADN et ont prolongé sa garde à vue jusqu’à mercredi11 heures, pourl’interroger sur des faits plus anciens », explique l’avocat. Près de 40 heures de garde à vue qui ont abouti, selon Me Julien Brel, à une simple « convocation à la maison de la justice et du droit pour un rappel à la loi »… Auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux quartiers populaires et à l’idéologie policière (L’Ennemi intérieur_ [5] paru en 2009 ou encore La Domination policière  [6]parue en 2012), Mathieu Rigouste parle d’une « arrestation arbitraire ». « Comme d’habitude, les policiers ont désigné des chefs, ils essaient de fabriquer des responsables pour mieux réprimer, alors que la Crea est un mouvement de gens en galère sans chef », dit-il.
Links: —— [1] http://www.mediapart.fr/biographie/58110 [2] http://creatoulouse.squat.net/sample-page/ [3] http://www.lesinrocks.com/2012/12/11/actualite/rigouste-11330655/ [4] http://carredinfo.fr/blesse-par-un-tir-de-flash-ball-joan-celsis-mene-un-combat-judiciaire- depuis-quatre-ans-19180/ [5] http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-L_ennemi_interieur-9782707169150.html [6] http://www.lafabrique.fr/catalogue.php?idArt=729

Source  : médiapart.

 

avr 102014
 
Valls-Dieudo

Antisémitisme, sionisme, humoriste, liberté d’expression, antisystème… , tout se mélange. Si on essayait d’y voir clair ?

mercredi 9 avril 2014, par admi2

Voilà un texte dont nous partageons globalement l’analyse et qui met les choses au point face à ceux qui font de Dieudonné un « antisystème » et les sionistes qui l’utilisent pour la défense d’Israël. Car enfin, Dieudonné et les partisans inconditionnels d’Israël disent la même chose : que Juif = sioniste ou que les partisans d’Israël sont propriétaires du génocide nazi.

OCL – http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1512

Antisémitisme, sionisme, humoriste, liberté d’expression, antisystème… , tout se mélange.
Si on essayait d’y voir clair ?

Ils disent la même chose.

Commençons par une anecdote. La veille du jour de l’an, je rentre de Gaza, la tête pleine des horreurs des effets du blocus. Je suis dans la voiture qui me ramène de l’aéroport et le téléphone sonne. C’est France-Bleu-Provence qui veut m’interviewer … sur Dieudonné, pas sur Gaza. « L’affaire » ayant fait du bruit jusqu’au Caire, je suis vaguement au courant. Sans trop réfléchir, je leur dis : « Ecoutez, je ne sais pas si Dieudonné est un agent du Mossad, mais s’il ne l’est pas, c’est que le Mossad est devenu franchement très con, ce à quoi je ne crois pas ». Je sens un grand blanc chez mon interlocutrice. J’embraye : « Car enfin, Dieudonné et les partisans inconditionnels d’Israël disent la même chose : que juif = sioniste ou que les partisans d’Israël sont propriétaires du génocide nazi ». « Et puis,Valls qui affirme que les Roms n’ont pas vocation à vivre en France est-il qualifié pour nous donner des leçons d’antiracisme ? »
Il m’est parfois arrivé de passer dans les médias. Mais cette fois-ci, mon refus de choisir entre Dieudonné et Valls ne correspondait pas à ce que les médias souhaitent. Et mon interview n’a pas été diffusée.

Le rôle historique de l’antisémitisme

Les Juifs, pour reprendre les termes de Hannah Arendt, ont été les parias de l’Europe, considérés comme des « Asiatiques inassimilables ». Il y a eu un consensus antisémite en Europe contre les Juifs, considérés comme un obstacle aux rêves fous de pureté « ethnique » ou « raciale ».

Le sionisme a transformé les Juifs en en faisant des colonisateurs européens au service de l’Occident. Les Juifs européens d’aujourd’hui ne sont plus des parias ou des dominés. L’islamophobie a remplacé l’antisémitisme comme dénominateur commun de toutes les idéologies de haine et d’exclusion.
L’extrême droite est aujourd’hui plutôt pro-israélienne à l’image de ces dirigeants (le Flamand Dewinter, le Néerlandais Wijlders ou l’Autrichien Strache) partis à Jérusalem visiter la Knesset et le musée Yad Vashem à l’invitation de leur « collègue » Lieberman.

Il est piquant de voir le n° 2 du CRIF (William Goldnadel) devenu l’avocat de l’ancien rédacteur en chef du journal Minute (Patrick Buisson) comme si les antisémites traditionnels étaient devenus fréquentables.

L’antisémitisme n’a bien sûr pas disparu, mais il n’est plus l’instrument des dominants pour écraser les dominés. Quelqu’un comme Valls qui proclame tous les jours son « philosémitisme » (« par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël ») pense en même temps que « les Roms ont vocation à retourner en Roumanie ou en Bulgarie ».

Dieudonné est-il antisémite ?

La question peut paraître stupide, mais de nombreuses personnes, surtout dans les quartiers populaires, nient cette évidence. Ils affirment que c’est de l’humour et/ou de la provocation et que c’est parfaitement licite. Humour l’affirmation vieille de plus de 10 ans où Dieudonné expliquait que « la traite des Noirs a été financée par des banquiers juifs ». Humour raffiné la composition de la « liste antisioniste » présentée aux élections de 2009. Pour éviter les poursuites judiciaires, je laisse aux lecteurs/trices le soin d’aller voir la biographie des grandEs humoristes/humanistes que sont Yahia Gouasmi, Alain Soral, Ginette Skandrani, Maria Poumier, Pierre Panet ou Christian Cotten. Pierre Panet est décidément un grand humoriste. Présent sur la liste du FN dans le XIIème arrondissement de Paris, il a indisposé les dirigeants de ce noble parti stupéfaits de découvrir un négationniste sur leurs listes.
Humour encore le fait d’intégrer Faurisson à son spectacle ou de manifester son amitié pour Serge Thion.

La bonne question n’est pas : « est-il antisémite  ? » mais « comment et pourquoi l’est-il devenu ? ». Je pense qu’au départ, c’est « la concurrence des victimes », l’idée juste qu’on a minimisé un crime aussi long et épouvantable que l’esclavage et la traite des Noirs alors que la Shoah (je préfère le terme « génocide nazi ») est devenue quelque chose qu’on doit célébrer, parfois sans prendre le recul pour en comprendre les ressorts.

Dieudonné est devenu monomaniaque de la dénonciation de l’esclavage. Les sionistes sont devenus monomaniaques de la Shoah au point de nier les autres génocides. Là aussi, des formes de pensée parallèles, la concurrence des victimes c’est dangereux.

L’antisémitisme de Dieudonné est devenu obsessionnel et il a repris un certain nombre de stéréotypes classiques (« Les Juifs maîtres du monde », « Les Juifs et l’argent », « Les Juifs et les médias »).

Un formidable cadeau au sionisme.

L’Etat d’Israël a été déclaré coupable du crime d’apartheid par le Tribunal Russell sur la Palestine. Aux yeux d’un nombre croissant de citoyenNEs du monde entier, Israël aujourd’hui, c’est l’Afrique du Sud d’autrefois et il faut boycotter ce pays colonialiste qui pratique des crimes de guerre. La dernière défense des partisans de la politique israélienne, c’est de brandir l’antisémitisme, c’est de dire que critiquer Israël, c’est de l’antisémitisme, c’est de s’approprier le génocide nazi et de l’utiliser pour empêcher toute critique. En Israël même, ce qui maintient le « consensus » dans la société pour écraser les PalestinienNEs, c’est le complexe de Massada, ce sentiment collectif que les victimes ont été, sont et seront toujours les Juifs, que personne ne les aime et qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour se défendre.

La guerre israélo-palestinienne n’est ni raciale, ni religieuse, ni communautaire. Elle porte sur des questions universelles fondamentales : le refus du colonialisme et l’égalité des droits. Qui dit le contraire ? les sionistes et les amis de Dieudonné. Pour les sionistes, les Juifs ont vécu en exil, ont fait leur retour dans leur pays et les Palestiniens n’existent pas ou sont des intrus. Pour Dieudonné, le mal que les sionistes infligent aux Palestiniens est intimement lié à la nature perverse des Juifs. Les sionistes disent : « c’est parce que tout le monde nous persécute qu’il nous faut un pays dominant ses voisins » ; Dieudonné leur répond : « c’est parce que les Juifs dominent le monde qu’ils persécutent les Palestiniens ».

Discours parallèles et complémentaires pour que le choix n’existe qu’entre deux formes de barbarie et de racisme.

Nous savons que l’instrumentalisation du génocide nazi par les sionistes est une escroquerie. Les sionistes n’ont joué qu’un très faible rôle dans la résistance juive au nazisme. Certains de leurs dirigeants se sont fortement compromis avec le nazisme. Et les millions de victimes de l’extermination n’avaient rien à voir avec le projet colonial qui a détruit la Palestine. Comme Dieudonné pense que juif et sioniste, c’est pareil, il multiplie les allusions obscènes sur le génocide et fréquente allègrement les négationnistes. Cela sert qui ?

Si Dieudonné n’existait pas, les sionistes l’auraient inventé. Il n’est hélas pas le seul. On trouve un tout petit nombre d’individus qui affirment que « Les Juifs sionistes et antisionistes sont les deux faces d’un même problème » ou que « la cause palestinienne est mal défendue là où la parole antisémite est brimée alors qu’elle est bien défendue là où cette parole est libre ».

Deux discours voisins

Nous vivons une période de racialisation des conflits. L’Occident est en plein dedans avec « La guerre du Bien contre le Mal » et le « choc des civilisations ». Le mal, ce sont les Arabes, les Musulmans, les bronzés, les quartiers, les pauvres. Et la Bible vient au secours de ce mode de pensée avec les Chrétiens sionistes pour qui les Arabes, c’est Armageddon et il faut les expulser.
Israël est l’élève modèle de ce discours. Mais la France aussi qui discrimine et ostracise touTEs les descendantEs de l’immigration post-coloniale.
Dieudonné fait comme les sionistes. Il essentialise les gens selon leur origine ou leur identité supposée. Il répond à la haine et la discrimination par la connerie raciste. Il ne connaît rien à la Palestine. Là-bas, celles et ceux qui souffrent savent que juif et sioniste, ce n’est pas pareil. Ils ont connu ou entendu parler de Michel Warschawski, d’Amira Hass, de Gideon Lévy ou de Juifs non Israéliens comme Stéphane Hessel ou Noam Chomski.

Antisystème, quelle blague !

La popularité de Dieudonné vient d’un sentiment diffus. Il est perçu comme un mode de rupture, comme quelqu’un « d’antisystème ». En vérité Dieudonné occupe un créneau précis : capter une partie du vote des « quartiers » au profit du Front National.

La rupture avec le système, c’est la lutte contre les ravages du capitalisme, c’est renouer avec la lutte des classes, c’est réinventer une véritable égalité sociale et l’égalité des droits.

L’idéologue qui inspire Dieudonné (Alain Soral) a beau avoir appelé son mouvement « Egalité et Réconciliation », il ne prône ni l’un ni l’autre. Il s’inspire clairement de ce qui a fait la force du fascisme : transformer la colère sociale en colère raciste, briser le mouvement ouvrier et faire disparaître les traces de son histoire.

Historiquement, Le Pen c’est l’Algérie Française, la torture, la stigmatisation permanente de « l’immigré » et de ses symboles supposés (les mosquées, le voile …). Que la violence de la crise pousse des gens dans les quartiers à entendre ce discours n’a qu’une seule source : la volonté d’une rupture avec le système.

Il est tragique que la « gauche » qui a historiquement incarné cette soif de changement soit à ce point devenue inaudible. Elle est jugée responsable du chômage, de l’abandon, des discriminations, de la désagrégation du tissu social et de la montée du racisme.

Interdire Dieudonné n’a pas de sens. Surtout quand c’est Valls qui s’en mêle et qui prétend combattre Dieudonné au nom des « valeurs républicaines ». Quelles valeurs ? Celles de la république française héritière des guerres coloniales ? Celles qui en organisant la destruction des acquis sociaux a transformé des territoires entiers en zones sans présent ni avenir ?
Il faut combattre Dieudonné idéologiquement. Il n’est pas une victime. Il est la face complémentaire de l’idéologie dominante.

Pierre Stambul

avr 042014
 

Communiqué du Comité de soutien à Enguerrand, le camarade condamné mardi dernier à un an de prison ferme suite à la manifestation anti-aéroport du 22 février

Posted on 4 avril 2014 by juralib

Communiqué

Le 22 février, 50’000 personnes et 500 tracteurs se sont donné-e-s rendez-vous contre l’aéroport. Les médias ont beaucoup parlé des « dévastations » et du « saccage » de Nantes. Ce qu’ils oublient de dire, c’est que la violence est d’abord venue d’un dispositif policier qui a cherché à s’opposer puis à casser la manifestation.

Ce jour-là, la police a blessé plus de 200 personnes, dont au moins 3 ont perdu l’usage d’un œil suite à des tirs de flashball. Les 1800 policiers mobilisés ont généreusement distribué grenades de désencerclement, grenades lacrymogènes, coups de flashball ou de canon à eau, etc. Cette violence d’État n’a fait l’objet d’aucune enquête.

Suite au battage médiatique de notre regretté ministre de l’intérieur, aujourd’hui premier ministre, 30 policiers ont été mobilisés pour identifier « les blacks-blocks de l’ultra gauche (peut-être bien venus de l’étranger) ». Après un mois d’enquête et au lendemain d’élections municipales où certains avaient négocié un « moratoire », la police a raflé neuf suspect-e-s le lundi 31 mars. Ces suspect-e-s étaient tellement bien profilé-e-s que deux ont été relâchés, dont un n’était même pas à Nantes lors de la manifestation. Trois suspect-e-s, dont deux mineur-e-s, comparaîtront ultérieurement pour leurs procès ; quatre sont passés en comparution immédiate le mardi 1er avril.

Les dossiers sont vides. La procureure a bien du mal à camoufler l’absence d’enquête sérieuse. La volonté de faire des exemples est évidente.

Après une parodie de procès dont les étapes sont écrites à l’avance, les peines s’abattent froidement sur les prévenus comme sur le public. Insupportables.

Une figure associative nantaise de 53 ans écope de 4 mois de prison avec sursis. Gratuitement. P. n’a pourtant aucun antécédent, à part celui de lutter pour le droit des sans abris. La peine est purement arbitraire : le prévenu est soupçonné d’avoir renvoyé vers les flics un seul des milliers de palets de lacrymogènes propulsés sur la foule à coups de lance-grenades. Puni pour avoir, à son échelle dérisoire, renvoyé la violence à l’envoyeur.

Deux jeunes manifestants, J. et G., soupçonnés d’avoir également résisté à la violence policière et pour l’un d’avoir récupéré un T-Shirt dans le local de la TAN, écopent tous deux de prison ferme : 4 et 5 mois de taule. Des peines d’abattage. Il n’y a pas de mandat de dépôt pour eux.

Le coup de marteau le plus violent concerne le dernier prévenu, Enguerrand, 23 ans. Militant déjà ciblé de nombreuses fois par le passé par les policiers, il est accusé d’avoir fabriqué un fumigène. Alors que la procureure requiert la lourde peine de 6 mois de taule, le Juge aux ordres décide carrément de multiplier par deux ces réquisitions déjà iniques. Il prononce 1 an de prison ferme pour Enguerrand. Avec mandat de dépôt.

Les flics, évidemment présents en nombre, arborent un sourire satisfait.

La foule se met à crier de colère, à insulter les juges, la Justice. La salle est évacuée par des policiers nerveux alors que la copine et le bébé d’Enguerrand sont empêché-e-s de lui glisser un dernier mot, une dernière caresse, avant qu’il ne soit transféré.

Jeudi 3 avril 2014, un comité de soutien à Enguerrand est né, créé par sa famille, ses ami-e-s et ses camarades. Nous voulons apporter notre soutien moral et matériel à Enguerrand et à ses proches, particulièrement à sa compagne et à sa fille âgée d’un an, ainsi qu’à tous ceux et toutes celles qui sont et seront inquiété-e-s pour avoir manifesté leur détermination contre l’aéroport et son monde le 22 février 2014.

Pour toutes les personnes qui souhaitent apporter leur soutien à Enguerrand, vous pouvez écrire au :

Comité de soutien aux inculpés
(Pour Enguerrand)
Le Gué
44220 Couëron

Vous pouvez aussi nous contacter par mail.

Nous créerons très prochainement un compte bancaire, pour ceux et celles qui veulent et peuvent apporter un soutien financier à Enguerrand et sa famille.

Des initiatives vous seront bientôt annoncées.
Nous vous invitons à partager un maximum ce texte.

Pas de justice, pas de paix !
Solidarité avec les inculpé-e-s !

Le comité de soutien à Enguerrand
Le 3 avril 2014

avr 022014
 
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[Notre-Dame-des-Landes / Nantes] Un camarade écroué suite aux comparutions immédiates ce mardi

Posted on 1 avril 2014 by juralib

Nantes. Jusqu’à un an de prison ferme après la manifestation anti-aéroport

Le tribunal correctionnel de Nantes a condamné un homme de 23 ans à un an de prison ferme pour avoir confectionné et jeté des engins incendiaires contre les forces de l’ordre, en marge de la manifestation contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le 22 février dernier à Nantes.

Le prévenu, écroué à l’issue de l’audience, est sorti sous les cris et les pleurs d’un nombreux public venu soutenir les quatre personnes jugées ce mardi après-midi en comparution immédiate. Le tribunal a dû faire évacuer la salle.

Les trois autres prévenus ont été condamnés à des peines allant de quatre mois de prison avec sursis à cinq mois ferme sans mandat de dépôt.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (PresseOcean.fr, 1er avril 2014)

 

(…) L’un des prévenus a écopé d’un an de prison ferme avec mandat de dépôt pour des jets de projectiles sur des policiers, sans ITT (interruption temporaire de travail), et « fabrication d’engin explosif artisanal », en l’occurrence des canettes fumigènes. Des faits pour lesquels le parquet avait notamment requis six mois de prison et un mandat de dépôt, en raison du casier judiciaire du prévenu.

Deux autres jeunes hommes, âgés de 20 à 30 ans, ont été condamnés sans mandat de dépôt, par le tribunal correctionnel de Nantes, à des peines de quatre mois de prison ferme pour le premier et de deux mois de prison ferme avec révocation d’un sursis de deux mois, pour le second. Ils étaient poursuivis, l’un pour dégradations et vols en récidive commis dans les locaux de la TAN, les transports en commun de Nantes, et l’autre pour des jets de pierres sur des policiers. Le quatrième prévenu, âgé de 53 ans, poursuivi pour violences sur des policiers sans ITT, a écopé de quatre mois de prison avec sursis. Au total, sept personnes interpellées lundi à Nantes ont été convoquées devant la justice.

Deux mineurs seront déférés devant le juge des enfants pour des faits de violences sur les forces de l’ordre — des jets de bouteille et de pavés — et dégradations d’un local Vinci, le groupe concessionnaire du futur aéroport. Le dernier individu se verra délivrer une convocation par un officier de police judiciaire aux fins de comparaître ultérieurement devant le tribunal correctionnel pour des faits de violences par jets de pétards contre les forces de l’ordre. (…)

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer via Liberation.fr, 1er avril 2014)

Quand Valls cible ultra-gauche, anarchiste et écologistes radicaux.

 Posted by on 1 avril 2014 at 17 h 38 min  Actualité nationale  Commentaires fermés
avr 012014
 
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> http://www.aef.info/depeche/f8bbcca0-bd9a-4d05-941e-97433de9dcd6/115113/980bc5d944027e73820645ea6abc1314
>
> « Certains groupes contestataires environnementalistes » sont une « menace »
> pour la démocratie (circulaire de Manuel Valls)
> Par Claire Avignon
>
> Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a adressé, le 21 mars 2014 aux
> directeurs généraux de la police nationale et de la gendarmerie
> nationale et aux préfets, une instruction sur la réforme du
> renseignement territorial. Elle vise entre autres « certains groupes
> contestataires animalistes et environnementalistes » chez qui sont
> observées des « pratiques violentes ». Ces groupes font partie des
> « principales menaces dirigées contre une démocratie comme la nôtre et
> contre l’intégrité des institutions qui la font vivre », avec
> « l’ultra-gauche », « l’ultra-droite » ou encore certaines « minorités
> radicales qui entendent contester les institutions républicaines ».
>
> La réforme du renseignement territorial doit permettre de mieux lutter
> contre « certains groupes contestataires animalistes et
> environnementalistes » chez qui sont observées des « pratiques violentes »,
> indique Manuel Valls dans une circulaire du 21 mars qu’AEF s’est
> procurée vendredi 27 mars. Déjà en 2013, un rapport de Jean-Jacques
> Urvoas (PS, Finistère), fait au nom de la commission d’enquête sur le
> fonctionnement des services de renseignement français dans le suivi et
> la surveillance des mouvements radicaux armés, avait jugé que la France
> était « confronté [e] à la radicalisation de groupuscules qui mêlent
> revendications politiques, identitaires ou environnementalistes ».
>
> UNE « ÉCOLOGIE RADICALE », « S’INSPIRANT DES COURANTS ANGLO-SAXONS » ?
>
> Le député, par ailleurs président de la commission des lois, évoquait
> comme une « source d’inquiétude » « l’écologie radicale » « inspirée par des
> courants anglo-saxons particulièrement virulents comme le front de
> libération des animaux (Aminal liberation front) et le front pour la
> libération de la terre (Earth liberation front) ». Elle « pourrait
> également susciter des actions violentes par imitation des autres formes
> de subversion », avait-il écrit. « Les groupes d’ultra-gauche cherchent
> désormais à étendre leur discours contestataire à des causes connexes et
> à établir des liens avec la cause écologiste (actions communes lors des
> sommets mondiaux sur le climat, contre les convois nucléaires, camp de
> Notre-Dame-des-Landes, actions contre la ligne très haute tension
> Cotentin-Maine). »
>
> « Le 5 novembre 2012, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a ainsi
> souhaité une coopération internationale plus forte face ‘aux formes de
> violence provenant de l’ultra-gauche, de mouvements d’anarchistes ou
> d’autonomes’ en évoquant ‘des groupes violents’ gravitant autour de
> projets comme la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin »,
> illustre encore le rapport.

 

Reçu par mails.

mar 312014
 
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Une vaste opération d’interpellations a eu lieu ce lundi matin à Nantes. De huit à dix personnes de 15 à 53 ans étaient visées par ce coup de filet. L’opération est en cours.

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Le 22 février, en marge de la grande manifestation anti aéroport, un millier de radicaux, dont certains casseurs organisés, avaient tenu la dragée haute aux forces de l’ordre pourtant mobilisées en très grand nombre.Vitrines brisées, rue dépavée, mobilier urbain vandalisé, Nantes métropole avait alors évalué les dégâts à un million d’euros.

Dans le sillage des violences, une polémique nationale avait éclaté, l’UMP accusant Manuel Valls de mauvais résultats. Le ministre de l’intérieur avait répondu qu’une cellule d’enquête spécialisée serait créée pour identifier des casseurs.Les investigations ont permis d’identifier des suspects.

Entre 15 et 53 ans

Ce matin, la police a programmé un coup de filet qui visait à interpeller principalement des Nantais. Entre huit et dix personnes étaient visées par un coup de filet, âgées de 15 à 53 ans. Ces personnes n’habiteraient pas la zad de Notre-Dame-des-Landes.

Au-delà de la région, d’autres interpellations pourraient suivre. Les policiers ne limitent évidemment pas leurs investigations aux seuls casseurs nantais et l’on sait que d’autres dont venus de la France entière.

source: ouest france

Municipales à Rennes. Le meeting de Nathalie Appéré interrompu et annulé

 Posted by on 27 mars 2014 at 10 h 29 min  Actualité nationale  Commentaires fermés
mar 272014
 
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Le meeting de la gauche mercredi soir à Rennes a été annulé.

 

Une cinquantaine d’activistes ont envahi la salle de la Cité avant le début de la réunion.

 « Si chacun doit être libre dans la République d’exprimer son opinion, empêcher le débat démocratique n’a jamais fait avancer une cause quelle qu’elle soit. »

Nathalie Appéré, candidate au second tour des municipales à Rennes, a eu ces mots au moment où le meeting de la gauche unie qui devait se tenir à la salle de la Cité a été annulé.

Les manifestants dénoncent l’expulsion d’un étudiant guinéen

Une cinquantaine de manifestants, se prétendant étudiants, ont investi la salle, en criant « libérez Ali, libérez Ali ! »

Ils protestent contre l’expulsion qui vise un étudiant guinéen. Les manifestants sont intervenus bruyamment avant le début du débat. Ils sont montés sur la scène, empêchant la tenue du meeting. Les organisateurs ont été contraints d’annuler.

Source : La presse, Ouest France.

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