déc 182014
 
boulons

 


RASSEMBLEMENT à Saint Lô, le 19 décembre 2014, 14h, à la préf !

 

Une troisième

ligne T.H.T.  

Trop c’est

trop !

RTE projette de construire une nouvelle ligne THT enfouie dans la Manche.

Ce projet, dénommé FAB. (France-Aurigny-Grande Bretagne), dont 25 km seront enterrés dans le nord Cotentin, impactera une aire d’étude de 22 communes entre Siouville et Bricquebec

Sous couvert d’un projet hydrolien au large du Raz Blanchard, et de nous faire avaler leur transition énergétique, il s’agit en fait d’une nouvelle autoroute de l’électricité pour interconnecter les différents pays européens.

Cette liaison Cotentin-Angleterre n’est que le symbole de l’envahisseur qui écrase tout sur son passage pour engraisser quelques oligarques et leurs grosses fortunes.

RTE n’a que faire des désirs des habitants et n’a que le soucis de faire passer ses tentacules électriques qui lui génèrent des bénéfices monstres. FAB-uleux, non ? Faramineux oui ! Coût de leur supercherie : 250 millions d’euros !

Il y a à peine 2 ans, une lutte contre la ligne T.H.T. Cotentin Maine faisait rage, en dénonçant l ‘achat des consciences et des problèmes inhérents aux lignes T.H.T., le passage en force de RTE et de l’état, le modèle de société sécuritaire et liberticide que l’on subit chaque jour. Nous avons beaucoup appris durant cette résistance. Nous pouvons faire reculer la gouvernance policière, (de plus en plus menacée à ce jour), attaquer les infrastructures électriques (qui contrôlent et irriguent toutes les strates de l ‘état et de son économie), en déjouant la surveillance des gendarmes, anticiper en enrayant le dispositif de pseudo concertation par le blocage de leurs réunions, nous défendre collectivement face à la répression et leur in-justice.

Depuis et sur ces formes de résistance, des rencontres se sont nouées, des batailles ont été gagnées, des brèches se sont ouvertes, un lieu pérenne permet de se réunir et d’inventer ensemble et autrement des perspectives joyeuses et déterminées,. Nous sommes plus nombreux, plus aguerris et plus déterminés que jamais à vouloir mettre en échec ce nouveau réseau électrique. Car il s’agit de le dénoncer de là où nous vivons, nous sommes solidaires des habitants directement concernés par le projet de ligne. Il est nécessaire de montrer qu’il y a une population qui ne s’est jamais résignée, subissant déjà le passage de 2 lignes T.H.T. aériennes.

Mettre en échec dès maintenant leur processus de concertation, qui est à nouveau un leurre car tout a déjà été réglé dans les couloirs des ministères, permettra de tisser la toile de la contestation et de mettre des bâtons dans les roues de RTE alors même qu’elles ne tournent pas encore .En créant des liens avec les communes impactées, nous imposerons, en rendant la lutte populaire et large, un rapport de force.

Seule la lutte paie, nous sommes déterminés à leur dire : non c’est non.

Plus que jamais : RTE fout le camp !

une population sous tensions et leurs complices

Source : Assemblée anti-THT.

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Réunion publique contre le nouveau projet de THT en Cotentin

P

JEUDI 11 DÉCEMBRE 2014, 20h à la Grange de Montabot (50)

Réunion publique pour discuter de la nouvelle ligne THT et envisager une mobilisation pour le 19 décembre 2014 autour d’un diner auberge espagnol (chacun.e amène de quoi manger à partager).

VENDREDI 19 DÉCEMBRE 2014 à Saint Lô (50)

* Réunion pas publique de présentation et de concertation du projet à 14H30 par RTE.
* Proposition de mobilisation contre ce projet à 14h à discuter ce jeudi 11.

RTE projette donc de construire une nouvelle ligne THT dans le Cotentin sous couvert CarteLigne320000Vd’un projet hydrolien au large du Raz Blanchard. Mais il s’agit bien d’une nouvelle autoroute de l’électricité pour interconnecter les différents pays européens, avec une liaison Cotentin-Angleterre en 320 000 V avec une capacité de 1,4 GW (production d’un EPR environ) dénommée FAB. FABuleux, non ?

Selon RTE, [l]a nouvelle interconnexion FAB permet d’accompagner la transition énergétique des deux pays en garantissant le raccordement des énergies renouvelables existantes et en projet de part et d’autre de la Manche.

Pour EDF, dont RTE est la filiale, il est question d’un EPR qui n’en finit pas de se construire à un bout de la ligne et de deux autres qui en sont au terrassement de l’autre côté de la ligne et donc de la Manche. À chacun sa vision du renouvelable…

Comme toujours et comme pour la ligne Cotentin Maine, RTE se targue de concertation. Le projet est bouclé, tout juste si le calendrier des travaux n’est pas décidé. Il est donc temps pour discuter au sens de RTE, c’est à dire présenter ce qu’ils feront que les populations soient d’accord ou non, tout en prenant soin de recueillir les avis de celle-ci, ainsi va leur démocratie.

Nous proposons d’en discuter autrement, autour d’un repas auberge espagnole, pour envisager et discuter notamment de ce que nous pourrions faire le 19 décembre 2014 à AireEtudeLigne320000VSaint Lô, mais aussi tout au long du premier trimestre 2015 où RTE se propose de présenter son projet et les travaux envisagés de manière publique cette fois dans l’aire d’étude que RTE se propose de valider ce 19 décembre, laquelle concerne 22 communes.

Histoire de bien s’informer, il est préférable de s’imprégner de la littérature de RTE sur le sujet.

La Grange de Montabot se trouve à la Bossardière sur la commune de Montabot, face au Chefresne.

Pour la rejoindre, c’est à gauche sur la route Percy-Montabot 1 km après le gros pylône, et donc à droite 1km avant le pylône si on arrive de Tessy en direction de Percy. Du marquage au sol indique l’intersection.

À jeudi.

pylones [@] riseup.net

Source : Assemblée anti-THT.

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Pourquoi ce rassemblement contre les nouvelles lignes THT Menuel- EXETER, à lʼappel du CRILAN et dʼautres antinucléaires?
Rappelons dʼabord que le CRILAN a été invité, en ce début décembre, à une réunion dite de concertation,  prévue le vendredi 19 décembre,à 14H30,  par la Préfecture de la Manche à propos dʼune présentation par RTE “dʼun début de concertation du projet FAB,dʼinterconnexion électrique sous marine et souterraine entre la France et la G.B via Aurigny.” Y sont également conviés, sur invitation, divers institutionnels, (services de lʼEtat,élus et industriels) ainsi que quelques autres associations agréées .  » Dès réception et après étude du dossier de présentation( http,://www.rte-france.com/sites/ default/files/2014_11_18_dossier-presentation_fab_v2.4.pdf), nous avons jugé utile dʼ informer les membres du collectif antinucléaire et après divers échanges, avons appelé à un rassemblement devant la Préfecture, ce 19 décembre, à partir de 14 heures.
Cette concertation nʼest quʼune mauvaise caricature de démocratie !
1° RTE fait état dʼun fuseau de moindre impact  partant de Menuel  et qui va de Sciotot au sud, jusquʼà Siouville au nord dans sa plaquette de présentation.

2° Mais en fait, un dépliant RTE, invitant le public à des réunions de concertation déjà prévues entre le 10 janvier et le 10 février 2015 , déjà dans les cartons, montre un fuseau subitement amenuisé de Menuel vers la plage du  Platé ( Tréauville),à quelques encablures au nord du port de Diélette, certainement lʼ heureuse élue, pour hériter  dʼun raccordement entre les câbles souterrains et sous marins.“qui pourrait être réalisé sous un parking”. http://www.rte-france.com/sites/default/files/2014_12_08_rte_fab_depliant-v3.pdf

3° Ce que les antinucléaires et antiTHT dénonçaient déjà lors du débat public à propos de la ligne Cotentin-Maine : “on décide dʼabord, on discute après” se reproduit donc, en pire… Quels que soient les projets, pour nous, la démocratie reste un combat de tous les jours…
De lʼimportance de lire complètement ( et même entre les lignes) les dossiers officiels :

1° Le dossier de présentation  du projet et de son aire dʼétude joint à la lettre dʼinvitation de la Préfecture ne pose pas les questions de fond quant à sa véritable fonction
2°Le projet sʼinscrit clairement dans lʼinterconnexion européenne ( validation par lʼU.E le 14/10/2013), prévue pour le grand marché, plus que pour la sécurité de lʼapprovisionnement.

3°Il a déjà été accepté par le Ministère de lʼécologie et de lʼénergie ( 15/07/2014) sans débat.

4°Dans le dossier, fourni par la Préfecture, on reconnaît que Menuel a été choisi parce que “ cʼest un point dʼentrée vers la Bretagne” qui subit durement le manque dʼélectricité aux pointes de la soirée,surtout autour de 19 heures, notamment en hiver.

5°En clair,  on comprend que lʼobjectif principal est bien de remédier à lʼincohérence du quasi tout nucléaire joint au quasi tout électrique . – EDF produit trop dʼélectricité en base fourni par le nucléaire ( environ 12%) – Pas assez pour la pointe fournie par les renouvelables plus modulables mais peu développées ( à lʼexception des barrages que lʼon veut araser sur la Sélune) et le thermique classique que lʼon tend à éliminer en France. – La mise en marche de lʼEPR, à partir de 2017/2018 dʼun côté, et de lʼautre, le développement des besoins en pointe envisagé ( voiture électrique,électronique…) accentuent lʼincohérence française. – Le projet est prévu en double pour exporter la surproduction en base, nucléaire, et importer lʼélectricité de pointe, fournie par le thermique classique anglais, producteur de gaz à effet de serre. – British Energy, filiale dʼEDF en Grande Bretagne est le commanditaire qui envisage une autre ligne entre les îles britanniques et la Bretagne.( Projet FR-IR)

Quʼon nʼappelle pas cela transition énergétique nécessitée par lʼapprovisionnement de lʼélectricité hydrolienne !

1°Les hydroliennes en Raz Blanchard nʼen sont quʼau stade du choix de la technologie et des grands opérateurs( DCNS, ALSTOM…) Rien ne prouve quʼelles seront opérationnelles et ce, massivement en 2022. .http://www.rte-france.com/sites/default/files/etude-hydrolien-2013.pdf

2° Leur production reste aujourdʼhui hypothétique en 2022 et la référence à celle-ci nʼest quʼun artifice pour faire avaler la potion amère.

3° Lʼobjectif est bien la continuation des incohérences actuelles en France et de fournir de lʼélectricité à la Grande Bretagne, tout en nous laissant la plus grande partie des risques ( accidents, attentats, gestion des déchets).

4°Le CRILAN rappelle quʼil est favorable aux énergies renouvelables mais pas comme moyen centralisé et autoritaire pour corriger quelque peu les incohérences de lʼétat nucléaire français et dʼEDF.

Nous avons besoin dʼune autre politique énergétique et non de lʼaménagement et de  la normalisation de cette dernière.

Pour le CRILAN,

Didier Anger.

Source : CRILAN

 

 

déc 122014
 
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Le procès en lien avec l’occupation de l’usine Jeannette, toujours en cours, devait avoir lieu hier, jeudi 11 décembre 2014. Six personnes, qui étaient poursuivies pour trouble illicites, repasseront au tribunal le 29 janvier 2015.

La solidarité devant le tribunal est la bienvenue.

déc 122014
 
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Pendant le salon international du nucléaire à Paris, certain.e.s s’activent à mouvementer le train-train quotidien

 

 

Le nucléaire, ça fume énormément

Pour un événement de l’ampleur du Salon international du Nucléaire, ou WNE, il est profondément étonnant que les médias n’aient pas davantage pris à cœur d’informer de cet événement, dont se sont par ailleurs tant vantés les pontes du nucléaire français.

Nous nous sommes donc donnés pour tâche de palier à ce manque en attirant l’attention des voyageurs du train Paris-Cherbourg du vendredi 17 octobre. En effet, ils avaient pour voisins de cabine d’indésirables futurs acheteurs potentiels de centrales nucléaires venus du monde entier au WNE, qui étaient sur le trajet retour de leur visite touristique des sites de Flamanville et de La Hague. Vers 19h30, peu avant l’escale à Caen, boum-boum-boum, psch-psch-psch, des pétards de voie, une épaisse fumée dans une armoire électrique, un message sous un pont : NUKE OFF !

C’est quand des visiteurs de centrales se mêlent aux vacanciers et que leur trajet est perturbé que le travail de dissociation entrepris par les média entre élite d’experts et information du public est en quelque sorte un peu battu en brèche.

En compensation de la gêne occasionnée pour les voyageurs (bien que regrettable un soir de départ en vacances) leur a été donné un temps – si rarement aussi généreusement offert – de réflexion et de constat, pour se rendre compte que le nucléaire ne passe pas comme une lettre à la poste.

La présence policière en gare est loin de brider notre détermination qui trouve sur les voies ferrées des brèches dans leur dispositif, là où on ne nous attend pas.

Un message pour les prétendants aux produits d’excellence français : si vous vous engagez dans le nucléaire, attendez-vous à de la résistance. Edf ne vous préviendra pas que le pack « EPR » nécessite l’extension « Maintien de l’ordre » et le budget qui va avec. Autant s’en passer.

Les petites mains gantées du Marais de Carentan

Odorante participation

Vendredi 17 octobre au matin, en gare de Caen

Quelques personnes se sont invitées dans le train des nucléophiles, le temps d’une modeste mais odorante participation à la taquinerie générale de cette journée visite promotionnelle des sites nucléaires français. A l’arrêt en gare de Caen, une fois repéré le wagon abritant les visiteurs des sites du Cotentin, plusieurs boules puantes ont été lâchées afin d’accompagner leur voyage dans les meilleurs conditions.

stinkbomb

Pétards sur les voies, ça tremble dans les wagons !

Vendredi 17 octobre 2014, 9h

A la sortie de Caen, des signaux d’arrêts d’urgence posés sur les rails ont été déclenchés par le passage du train Paris-Cherbourg afin de perturber la visite des nucléocrates internationaux venus du salon du Bourget, à Paris. Non, les sites nucléaires ne sont pas des sites touristiques comme les autres où les businessmen de tous les pays peuvent se retrouver ! Qu’ils s’attendent à nous trouver sur leur chemin que ce soit à la signature des contrats, lors des enquêtes publiques ou des chantiers en cours.

Si Areva veut se donner les moyens de vendre à l’international ses machines de mort, qu’elle explique aussi à ses nouveaux clients que le nucléaire s’accompagne d’une résistance importante de la part des populations.

Ni déchets nucléaires, ni nucléocrates sur les rails ! Stoppons le train-train quotidien du nucléaire !

Ouest-France collabore

Jeudi 16 octobre 2014, au petit matin: échanges de manchettes Ouest-France dans les tabac-presse de Rennes et Caen.

 

rennes-2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour cibler Ouest-France et sa collaboration avec la police dans la répression des luttes lorsqu’ils refilent des photos qui envoient les accusé-e-s en zonz.

Pour informer la population de la tenue à Paris du WNE, le Salon international de promotion du nucléaire.

Pour mettre en parallèle cet événement censé faire rêver tout industriel ou élus à la puissance de l’atome, et le danger que représentent les centrales nucléaires normandes comme celles d’ailleurs.

Pour susciter l’interrogation des passant-e-s sur de potentiels titres de presse.

Manchettes manchottes

Il semblerait bien que le Ouest-France de ce lundi 13 octobre avait pris une certaine liberté de ton, c’est en tout cas ce que laissent penser les manchettes visibles aujourd’hui à diverses Maisons de la Presse et autres lieux de vente du fleuron de la Presse quotidienne régionale.

C’est que vient de débuter au Bourget, à côté de Paris, le Salon international du nucléaire, où les nucléocrates français comptent bien vendre des EPR comme des petits pains.

 

 

 

 

 

13octobre2014 manchette Ouest-France 1

 

Nuclear World Extinction !

« Le développement forcené actuel de l’énergie nucléaire est un choix irréversible que le capitalisme nous impose. De par son fonctionnement, sa nature, l’énergie nucléaire est la caricature d’un univers hiérarchisé, technocratisé, militarisé, où nous n’intervenons en rien. L’État ne respecte même plus sa propre légalité pour la construction des centrales nucléaires, l’ouverture des mines d’uranium, l’extension des usines de retraitement des déchets, etc.
Le choix de l’énergie nucléaire, de par la concentration des moyens économiques, technologiques, humains, est l’occasion rêvée pour le capitalisme de pérenniser sa domination sur nos vies. Une centrale nucléaire, une fois construite, ne peut être détruite avant 20 ans. C’est ici qu’un moratoire limité apparaît clairement comme démagogique. La valse hésitation du PS est bien dans la lignée récupératrice, démagogique, de ce parti attrape-tout. Refuser l’énergie nucléaire serait remettre en cause radicalement le capitalisme, ce qui fait sourire quand on voit la bousculade des cadres socialistes, dans la débandade forcenée de leur appétit de pouvoir. Ne nous trompons pas : nous aurons une bombe à gauche, une énergie nucléaire à gauche, avec des flics de gauche et des enterrements démocratiques. Quant au PC, avec ses vues totalitaires et bureaucratiques, il ne peut que cautionner le développement d’une énergie nucléaire, dont il aurait le contrôle.

 

Par ailleurs, le développement actuel des recherches sur l’énergie solaire, s’orientant vers de grosses unités de production, montrent que l’intérêt du capital réside dans la concentration de l’énergie,pour garder le contrôle de sa redistribution. La lutte contre le développement de l’énergie nucléaire ne peut se cantonner dans l’opposition légalistes des partis et syndicats. De même, il est évident que les manifestations antinucléaires et écologiques ont révélé l’existence d’une contestation profonde de cette société, sur les bases d’un refus de tout centralisme, toute hiérarchie, contre le travail salarié et la consommation à outrance, ces rassemblements ne peuvent suffire à stopper le pouvoir.

 

Il est indispensable d’intensifier les actions de sabotage qui touchent directement le pouvoir dans ses intérêts économiques et permettent de retarder, voire de stopper la construction des centrales, mines, usines liées au nucléaire. Quoiqu’il en soit, le nucléaire n’est qu’un des aspects les plus apparents de l’exploitation généralisée du capitalisme qui ne peut être mis en échec que par l’auto-organisation des individus et par la prise en main de tous les aspects de notre vie quotidienne. »

 

Communiqué du CARLOS (1) revendiquant les interventions de la nuit bleue antinucléaire du 19 au 20 novembre 1977
(1) Coordination Autonome des Révoltés en Lutte Ouverte contre la Société

 

D’après vous, quel âge a ce texte ?? Et bien il a 37 ans… Incroyable non ? Il a à peine vieilli d’un iota.

Si nous reprenons ce communiqué aujourd’hui, c’est qu’il résonne à nos oreilles et s’accorde à nos « réflexions ». 37 ans nous séparent, et nous réalisons qu’il aurait pu sortir de nos plumes. En 2014, le nucléaire, qu’il soit militaire, civil ou médical, comme les autres choix technologiques de la société industrielle capitaliste, détermine toujours plus nos vies. Son développement a explosé (boum), des milliers de fois avec les tirs en Algérie, dans le Pacifique et ailleurs, à Tchernobyl en 1986 et à Fukushima en 2011, sans compter les très nombreux et réguliers « incidents », laissant ces déchêts radioactifs s’entasser, dette et prison éternelles à l’échelle de la vie humaine.

 

En parallèle, les gouvernements successifs ont absorbé la plus grande partie de la contestation dans les institutions : par le biais des processus de consultation, de cogestion et d’expertise. Les nucléocrates ont repris les arguments écologistes, intégré la construction de nouvelles centrales dans la lutte contre le changement climatique. En lien avec eux, se développent les technologies du contrôle (compteurs communiquant d’électricité « Linky », d’eau, de gaz, puces RFID, vidéo-surveillance, bio-identification, drones, etc.) qui s’appuient sur le sentiment d’insécurité que fabrique la société actuelle et qui l’entretient soigneusement.

 

C’est ainsi que l’assise politique et économique actuelle de l’industrie de l’atome aboutit à une première mondiale : la tenue d’un salon international du nucléaire, le World Nuclear Exhibition, à Paris du 14 au 16 octobre 2014, où se sont pavanés toutes les entreprises et Etats liés de près ou de loin à cette mortifère industrie, et dont l’enjeu est la prolifération du nucléaire.

 

Lutter contre le nucléaire est aussi et surtout lutter contre le monde qui va avec : un système énergivore, destructeur de l’humain et de l’environnement, qui contrôle et pressurise nos vies, nous empêchant de décider par nous-mêmes la forme de nos existences. Nous pensons qu’il est aujourd’hui nécessaire de conjuguer nos forces pour attaquer ce système là où il est vulnérable en bloquant les flux, d’énergie, de transport, etc. Ces attaques doivent être protéiformes : occupations, contre-information, sabotages, actions publiques collectives, etc. Néanmoins, sans un mouvement social suffisamment fort, ces actions resteront des tentatives marginales de résistance, stigmatisées et d’autant plus facilement réprimées par l’Etat. C’est pourquoi nous lançons un appel à se rencontrer, coordonner nos actions, agir et s’organiser là où nous sommes mais aussi être capable de se donner des rendez-vous, pour que les nuits bleues d’Edf se colorent de notre indéboulonnable et saine colère !!!

 

Source : World nuclear explosion.

http://worldnuclearexplosion.noblogs.org/

 

déc 062014
 
logement

Tant qu’il y aura des gens à la rue, nous occuperons !!!

Depuis le mois de mai 2013, dans de nombreuses villes de France, le gouvernement socialiste a décidé de diminuer les budgets attribués aux DDCS (Directions Départementales de la Cohésion Sociale, en charge, entre autres, de l’hébergement d’urgence) et expulse par milliers des centres d’hébergement d’urgence, principalement des demandeuses et demandeurs d’asile. En effet, les politiques d’austérité (associées à la xénophobie d’État?) continuent de frapper les populations les plus précaires (sans papier-e-s, chômeur-euse-s, salarié-e-s, intérimaires, etc…). On estime à trois millions le nombre de logements vides en France, que les autorités refusent de réquisitionner alors qu’elles ont le pouvoir de le faire : il s’agit donc bien d’un choix politique que de jeter puis de laisser des individu-e-s à la rue et ce, entre autres, au profit de la spéculation immobilière, vecteur principal de la hausse des loyers.

Actuellement à Caen, ce sont plus de 150 personnes qui sont à la rue. Face à cette situation intolérable, de puis juin 2013, l’ A.G a squatté successivement 4 lieux dont 3 ont été expulsés. Le 4 ème actuel, situé 11-13 allée du saut du loup , vient d’obtenir récemment un délai de 7 mois (ce après quoi, le squat sera expulsable). Mais nous ne sommes pas dupes : cette décision arrange par certains aspects la préfecture (en se défaussant d’une partie de ses « obligations » tout en maintenant cachée la misère dont elle est responsable dans un lieu peu visible). Comme toujours, la justice bourgeoise privilégie le droit à la propriété à la satisfaction des besoins fondamentaux.

Depuis plus d’un an, la préfecture promet l’ouverture d’une structure d’hébergement d’une centaine de places (qui n’est toujours pas ouverte !) qui en réalité, s’apparente plus à un camp (logements préfabriqués avec une surveillance accrue et quotidienne) qu’à une réelle solution de logement dans de bonnes conditions (ces lieux n’ont pas pour vocation à être pérennes). Cette structure, excentrée du centre-ville, s’inscrit dans une politique de ségrégation spatiale (parquer loin du centre les populations les plus pauvres) et ne correspond aucunement à une création de places : en effet, il s’agit de vider les hôtels et ce, à des fins commerciales et touristiques.

Depuis le début de cette lutte, la situation est loin de s’améliorer : de plus en plus de personnes sont jetées à la rue. Face à cette régression, l’ A.G de lutte contre toutes les expulsions a décidé d’ouvrir un autre lieu au 37, rue Beuvrelu. L’occupation n’est pas pour nous une fin en soi mais un moyen d’action qui s’inscrit dans une lutte plus large contre les politiques antisociales et xénophobes de l’État ainsi que contre la spéculation immobilière.

Les premiers temps d’une occupation rendue publique sont toujours un peu « délicates » car la police peut tenter, avec la bénédiction de la Préfecture, une expulsion manu militari illégale. Vous êtes donc invité-e-s à y passer régulièrement dès cet instant, pour commencer à y organiser une nouvelle mise en place de la logistique d’accueil (ménage, bouffe, cuisine, dortoirs…) dans la bonne humeur et, bien sur, discuter de ce fonctionnement en assemblée générale.
Un logement pérenne et décent pour tous et toutes !

Des papiers pour toutes et tous !

CONTRE CES MESURES XENOPHOBES, ANTISOCIALES ET SECURITAIRES, LA SOLIDARITE EST NOTRE ARME !

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, Tous les vendredis, à 18h, au 11-13 Allée du Saut du loup

Assemblée Générale de lutte contre toutes les expulsions
Contact : ag-contre-expulsions[@]mailoo.org

nov 232014
 
IM804

Pour info, Jean-François Papineau a été nommé Directeur département de la sécurité publique du Calvados (flic en chef du Calvados). Il était auparavant en poste dans la Vienne, à Poitiers, et réputé pour sa pratique de harcèlement des militants.

Quelques articles de l’époque :

Communiqué de jeunes militants.

Les arrestations de la fête de la musique n’ont en soi rien d’extraordinaire si l’on se rapporte au contexte de répression que connaît Poitiers depuis un an. Pas besoin de citer une nouvelle fois ici toutes les arrestations, contrôles d’identité, procès, incarcérations, fichages, qu’ont connu depuis un an bon nombre de personnes sur cette ville. Ce qui s’est passé depuis lundi aurait pu arriver bien avant tellement la flicaille pictave “veut la peau” de ceux qu’ils caractérisent comme “anarchistes”. Pour autant, même si nous connaissons ces pratiques de l’ennemi, flics et justice main dans la main, on ne peut pas se contenter de dire “c’est normal”. Tout simplement parce que le premier sentiment qui nous anime après l’incarcération de 5 de nos camarades est la rage !

Le contexte c’est d’abord une fête de la musique complètement morte parce qu’institutionnalisée. Rues vides, concerts choisis, présence policière massive, un cocktail détonnant qui traduit exactement l’apathie de cette ville. Mais il suffira aux flics, baceux et à notre très cher commissaire Papineau de repérer une quinzaine de têtes connues pour avoir un objectif dans la soirée. Des regards échangés,des phrases lâchées, une surveillance accrue, il suffisait juste d’attendre “le bon moment”.

Le prétexte, ce sera une soi disant menace accompagnée d’un pseudo jet de canette et ça y est tout est réuni pour faire un lynchage politique Place de la Liberté. Nous n’entrerons pas dans les faits, il suffisait de voir l’état de nos 6 camarades (contusions, fatigue…) à la comparution immédiate ainsi que les sourires des flics pour comprendre “qu’ils se sont fait plaisir” tout en gérant bien leur affaire pour les envoyer au trou.

Plus de 30 flics au procès, 12 se portant partie civile, un préfet qui annonce que c’est l’État lui même qui porte plainte, des articles de journaux décrivant l’extraordinaire violence des personnes arrêtées, le chef des RG présent, un flic avec une attèle qui peine à montrer qu’il ne sait pas faire semblant de boiter, un commissaire Papineau sur son 31 faisant un entrée spectaculaire; bref il ne manquait plus, comme le dira d’ailleurs une avocate, que la venue du ministre de l’intérieur et la pièce du 10 octobre était rejouée. Outrage, rébellion et violence sont cités en chefs d’inculpation. Heureusement nos camarades décident de ne pas accepter la comparution immédiate, cet outil formidable de la justice pour annihiler toute possible défense, ce qui leur vaudra le renvoi du procès au 8 juillet et la détention provisoire à la prison de Vivonne pour cinq d’entre eux et un contrôle judiciaire pour la dernière.

Qu’ils se sentent aussi libres dans leurs façons d’agir n’est que la traduction d’un rapport de force en leur faveur. Grévistes, sans papiers ou “radicaux” en font les frais depuis trop longtemps. Plus que jamais nous appelons à ce que la peur change de camp.

Rendez-vous devant le Palais de Justice de Poitiers le 8 Juillet à 16h!

Solidarité avec les incarcéré-e-s! Nous ne nous laisserons pas abattre car la joie et la rage animent nos vies!

Vous trouverez ci-après le communiqué de presse du Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux concernant l’appel du commissaire Papineau contre les six de la Fête de la musique. Nous appelons à venir nombreux les soutenir :
– Au rassemblement organisé jeudi 17 février à 18 heures devant les Cordeliers (côté place du Marché)
– Le jour de l’appel, le 18 février à 9 heures, au palais de justice.

Merci de diffuser massivement ce message autour de vous.

Comité Poitevin Contre la Répression des Mouvements Sociaux

Six de la Fête de la musique : l’appel du commissaire Papineau aura lieu le 18 février à partir de 9 heures

Rappelons-le, la version policière, telle que l’a rapportée le patron de la police au tribunal et sur laquelle il n’a pas été suivi, est la suivante : il était responsable du service d’ordre de la Fête de la musique, et est sorti seul et en gilet pare-balles à 1 h 30 pour faire le point. L’ambiance était sereine. Arrivant place Charles-de-Gaulle, par la rue de la Regratterie, pour se diriger vers la Grand-Rue, il entend : “Papineau, on aura ta peau !” et, venant de devant, une canette de verre atterrit à ses pieds, du côté gauche. La trajectoire étant en dehors de son champ de vision, c’est en tournant la tête qu’il aperçoit, à droite de la façade de l’église, une silhouette non identifiable compte tenu de sa capuche. Il décide d’appeler par radio pour aide au contrôle de la personne. Il fixe cette silhouette qui, se dirigeant vers la rue de la Regratterie, resserre sa capuche et part en courant. Il la poursuit jusqu’à la place de la Liberté, mais ce n’est qu’en passant devant la Médiathèque qu’il l’identifie et le signale par radio. Arrivent alors cinq autres jeunes ainsi qu’une douzaine de policiers, et débute une interpellation très violente à l’issue de laquelle ces cinq jeunes sont maîtrisés ; puis Nina elle-même se retrouve au sol, et le commissaire reçoit d’elle un coup de pied.

Que M. Papineau se pourvoie en appel nous semble cohérent – en dehors de l’aspect financier non négligeable que représentent les amendes : voulant certainement ménager la chèvre et le chou, la justice n’a pas retenu les “violences avec armes” en bande organisée, mais a donné raison à la police en ce qui concerne les outrages et la rébellion. Elle a condamné un des six jeunes à 15 jours de prison ferme, quatre (dont Nina) à 2 mois d’emprisonnement avec sursis, et la dernière à 70 heures de travail d’intérêt général, sans compter les amendes dont 1 500 euros solidairement. Nous l’avions déclaré bien avant le rendu du procès, ce choix du tribunal est selon nous un très mauvais calcul. Sans le début de l’”affaire” place de Gaulle, ce qui s’est passé place de la Liberté perd en effet tout le sens que voudraient lui donner les policiers. Si rien ne prouvait que le “Papineau, on aura ta peau !” proféré place de Gaulle était le fait de Nina, et si personne n’avait vu qui avait lancé une canette de verre aux pieds de M. Papineau, celui-ci n’avait aucune raison de poursuivre Nina en particulier – ou plutôt la seule raison était que, comme l’a fait remarquer Me Brunet au procès, M. Papineau avait reconnu aussitôt Nina. S’il n’avait aucune raison de la poursuivre, il n’en avait pas plus de l’appréhender place de la Liberté. Et s’il n’y avait aucune raison de l’appréhender, il n’y en avait pas davantage d’interpeller les autres jeunes ni de les molester jusqu’au commissariat.

Il ne restait donc aux policiers, comme à l’accoutumée, qu’à se couvrir préventivement avec les outrages et la rébellion auxquels s’est accrochée désespérément ensuite la justice. Il s’est agi une fois encore, pour les policiers, de harceler ceux et celles dont les convictions ne leur plaisent pas afin de pouvoir ensuite les poursuivre devant les tribunaux. Tout cela est aujourd’hui bien peu crédible. Car comment des policiers qui ont menti pour les “violences avec armes en bande organisée” auraient-ils dit la vérité pour les “outrages et rébellion” ?

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux exige la relaxe des six de la Fête de la musique.

Venez nombreux les soutenir :

- Au rassemblement organisé jeudi 17 février à 18 heures devant les Cordeliers (côté place du Marché).
– Le jour de l’appel, vendredi 18 février à 9 heures, au palais de justice.

Chronique de l’arbitraire à Poitiers.‏

Hier soir aux alentours de Minuit, une bande de copain/nes ont collé des affiches au soutien aux sans-papiers et à leurs luttes ( par exemple l’incendie de Vincennes etc..)
Vous savez celles qui n’ont pas pu être collées lors de la manifestation de Samedi ( elles suscitaient l’intérêt d’un flicage systématique tout au long du parcours ) car retirées systématiquement par les agents de la BAC, et par M.Papineau en personne.

La petite bande a collé quelques affiches aux alentours de la place du Marché, de la faculté de Sciences Humaines et Arts, puis au niveau de l’abribus en face du bâtiment de Sciences-Po. Une patrouille de police s’arrête, procède aux contrôles d’identité. Les deux agents ( un homme et une femme ) lisent les affiches attentivement, remarquent sur l’une d’elle ( d’apres leur dire )  » un slogan a caractère anarchiste » ce qui prolonge un peu plus le contrôle , d’autant plus qu’une deuxième voiture de police arrive sur les lieux avec deux autres FOURGONS!!
Les agents appellent au commissariat pour demander des consignes à leur supérieur, ça dure un petit moment, pas longtemps..Puis la décision hiérarchique tombe : confiscation des affiches , du seau de colle et du pinceau! Au passage, il ont confisqué le mensuel « Courant Alternatif » ; un agent ( de la deuxième voiture ) a rétorqué  » c’est une officine ça » ( cf l’OCL) – rires.
Puis ils sont repartis tous fier-es de leur « prise » qui justifient leurs salaires. Les consignes de la prefecture sont appliquées à la lettre ( n’est-ce pas M. Setbon?)

Voila on ne peut meme plus coller tranquillement sans se faire voler le matos et propagande, ça devient systématique lorsque l’on est anarchiste, consideré comme ou meme sympathisant contrairement à d’autres, mais c’est la stratégie meme de la répression : isoler,intimider, ficher, provoquer, enfermer…

@ bientot

Des potes des colleur-se-s.

nov 142014
 
fric flic

Au rassemblement de 18h en centre-ville (place Bouchard), une centaine de personnes sont présentes. Le cortège part, en reprenant les slogans sur les flics, la violence d’Etat et la répression. Grosse présence de la BAC autour de la manif. Ils restent à distance, mais très rapprochés tout de même. Le cortège arrivé devant le tribunal, la brigade d’intervention se déploie. Des BACeux sont derrière et sur les côtés, ça sent la provoc’ pour faire des interpellations. Après un moment de flottement, le cortège tourne à droite pour rester dans les rues passantes du centre-ville, toujours en gueulant les slogans et la BAC toujours autour qui provoque (par exemple un BACeux qui dit « ta gueule » à quelqu’un qui reprend le slogan « flics, juges, assassins »). La manif continue à défiler en centre-ville un bon moment. Au moment de se disperser, les BACeux vont suivre un petit groupe, bientôt rejoint en solidarité par beaucoup de monde. Petit coup de pression qui n’entame pas la détermination à continuer.

Mardi 18/11 17h, RDV arrêt de tram Université, campus 1, Discussion sur le rôle de la police, l’ordre qu’elle protège etc.

Mercredi 19/11 17h, Assemblée Générale, RDV arrêt de tram Université, campus 1

photos sur résistances-caen :

nov 082014
 
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A l’appel de l’assemblée générale qui s’est constituée suite à la mort de Rémi Fraisse, une grosse centaine de personnes se sont retrouvées place Bouchard dès 13h30 pour la troisième manif. Un peu après 14h, le cortège part pour un trajet en centre-ville. « La police tue, la police mutile, violence d’Etat, violence du capital », « flics, juges, assassins », « à bas la répression » etc. sont scandés, pétards et fumigènes égayent le trajet. Plusieurs tags vont être effectués le long du trajet, notamment sur le tribunal et sur les banques.

Prochaine AG mercredi 18h sous-sol bâtiment Lettres, campus 1, arrêt de tram Université.

Prochaine manif jeudi 18h place Bouchard.

nov 022014
 
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Tract diffusé à Caen vendredi 31 octobre:

Un camarade a été assassiné par les flics, victime d’une explosion de grenade offensive au niveau du dos. Ca s’est passé dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre, à la zone à défendre (ZAD) du Testet, dans le Tarn. Rémi Fraisse luttait avec d’autres, contre un barrage qui menace d’engloutir 48 hectares de zone humide pour le profit de quelques uns et unes. L’Etat a répondu par l’occupation militaire de la zone. Armé-es de leur détermination, les militants ont tenté malgré tout de bloquer les travaux en occupant, en sabotant, en s’affrontant avec les flics.

Cela fait longtemps que cette mort, on la sent venir : tirs de flashball qui crèvent les yeux (2007 à Nantes, 2009 et 2010 à Montreuil, 2011 à Audincourt, 2013 à Villomomble et Grenoble, 2014 à la Réunion et à Nantes etc.), grenades offensives qui mutilent (2001 à Lille, 2007 à Grenoble, 2009 à Strasbourg, 2012 à la ZAD près de Nantes etc.), tirs tendus de grenades lacrymogènes en pleine tête (2009 à Bastia, 2010 à Caen etc.). Les flics ont tué, lors de la manifestation antinucléaire à Malville en 1977 (Vital Michalon) ou lors de la tentatieve de réforme universitaire en 1986 (Malik Oussékine), comme régulièrement dans les quartiers, Clichy-sous-Bois en 2005 (Zyed Benna et Bouna Traoré), Villiers-le-Bel en 2007 (Moushin Sehhouli et Larami Samoura), la liste est longue…

Ce n’est pas une bavure. Une bavure c’est quand l’encre sort trop vite d’un stylo. Nous parlons ici d’un homicide. Un homicide commis par les flics. Les flics font leur travail : les flics cherchent à blesser, à mutiler, les flics tuent. Ils sont la violence d’Etat, donc ils se servent de leurs armes. Leur rôle est de réprimer celles et ceux qui s’opposent au pouvoir, qui troublent le bon ordre social et n’entrent pas dans les bonnes cases.

A la ZAD du Testet, contre le barrage du Tescou, comme avant cela près de Nantes à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, contre l’aéroport Grand-ouest, et actuellement dans la Somme, contre la ferme-usine des « mille vaches », dans les mouvements sociaux, l’Etat réprime militairement et brutalement toute contestation, quelle que soit sa forme. Nous appelons chacun et chacune à se solidariser avec la lutte du Testet, ainsi qu’avec toutes les luttes visant à s’émanciper  de toute forme de domination.

Dans de nombreuses villes de France et d’ailleurs, les manifestations se succèdent : Rennes, Paris, Lyon, Toulouse, Nantes, Marseille, Londres, Bruxelles… A plusieurs reprises, les flics sont intervenues de manière violente. Des interpellations ont eu lieu (Paris, Nantes, Rennes etc.). Ce n’est qu’un début. Il n’y aura pas de retour au calme.

Pour plus d’informations sur la lutte du Testet:

http://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/

Pour plus d’informations sur les armes des forces de l’ordre:

http://zad.nadir.org/IMG/pdf/ARMEMENTSPOLICE_A3.pdf

Nous ne laisserons pas le silence retomber, nous n’oublierons pas !

Assemblée générale mercredi 5 novembre 18h Université campus 1 RDV Phénix

 

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