déc 122014
 
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Pendant le salon international du nucléaire à Paris, certain.e.s s’activent à mouvementer le train-train quotidien

 

 

Le nucléaire, ça fume énormément

Pour un événement de l’ampleur du Salon international du Nucléaire, ou WNE, il est profondément étonnant que les médias n’aient pas davantage pris à cœur d’informer de cet événement, dont se sont par ailleurs tant vantés les pontes du nucléaire français.

Nous nous sommes donc donnés pour tâche de palier à ce manque en attirant l’attention des voyageurs du train Paris-Cherbourg du vendredi 17 octobre. En effet, ils avaient pour voisins de cabine d’indésirables futurs acheteurs potentiels de centrales nucléaires venus du monde entier au WNE, qui étaient sur le trajet retour de leur visite touristique des sites de Flamanville et de La Hague. Vers 19h30, peu avant l’escale à Caen, boum-boum-boum, psch-psch-psch, des pétards de voie, une épaisse fumée dans une armoire électrique, un message sous un pont : NUKE OFF !

C’est quand des visiteurs de centrales se mêlent aux vacanciers et que leur trajet est perturbé que le travail de dissociation entrepris par les média entre élite d’experts et information du public est en quelque sorte un peu battu en brèche.

En compensation de la gêne occasionnée pour les voyageurs (bien que regrettable un soir de départ en vacances) leur a été donné un temps – si rarement aussi généreusement offert – de réflexion et de constat, pour se rendre compte que le nucléaire ne passe pas comme une lettre à la poste.

La présence policière en gare est loin de brider notre détermination qui trouve sur les voies ferrées des brèches dans leur dispositif, là où on ne nous attend pas.

Un message pour les prétendants aux produits d’excellence français : si vous vous engagez dans le nucléaire, attendez-vous à de la résistance. Edf ne vous préviendra pas que le pack « EPR » nécessite l’extension « Maintien de l’ordre » et le budget qui va avec. Autant s’en passer.

Les petites mains gantées du Marais de Carentan

Odorante participation

Vendredi 17 octobre au matin, en gare de Caen

Quelques personnes se sont invitées dans le train des nucléophiles, le temps d’une modeste mais odorante participation à la taquinerie générale de cette journée visite promotionnelle des sites nucléaires français. A l’arrêt en gare de Caen, une fois repéré le wagon abritant les visiteurs des sites du Cotentin, plusieurs boules puantes ont été lâchées afin d’accompagner leur voyage dans les meilleurs conditions.

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Pétards sur les voies, ça tremble dans les wagons !

Vendredi 17 octobre 2014, 9h

A la sortie de Caen, des signaux d’arrêts d’urgence posés sur les rails ont été déclenchés par le passage du train Paris-Cherbourg afin de perturber la visite des nucléocrates internationaux venus du salon du Bourget, à Paris. Non, les sites nucléaires ne sont pas des sites touristiques comme les autres où les businessmen de tous les pays peuvent se retrouver ! Qu’ils s’attendent à nous trouver sur leur chemin que ce soit à la signature des contrats, lors des enquêtes publiques ou des chantiers en cours.

Si Areva veut se donner les moyens de vendre à l’international ses machines de mort, qu’elle explique aussi à ses nouveaux clients que le nucléaire s’accompagne d’une résistance importante de la part des populations.

Ni déchets nucléaires, ni nucléocrates sur les rails ! Stoppons le train-train quotidien du nucléaire !

Ouest-France collabore

Jeudi 16 octobre 2014, au petit matin: échanges de manchettes Ouest-France dans les tabac-presse de Rennes et Caen.

 

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Pour cibler Ouest-France et sa collaboration avec la police dans la répression des luttes lorsqu’ils refilent des photos qui envoient les accusé-e-s en zonz.

Pour informer la population de la tenue à Paris du WNE, le Salon international de promotion du nucléaire.

Pour mettre en parallèle cet événement censé faire rêver tout industriel ou élus à la puissance de l’atome, et le danger que représentent les centrales nucléaires normandes comme celles d’ailleurs.

Pour susciter l’interrogation des passant-e-s sur de potentiels titres de presse.

Manchettes manchottes

Il semblerait bien que le Ouest-France de ce lundi 13 octobre avait pris une certaine liberté de ton, c’est en tout cas ce que laissent penser les manchettes visibles aujourd’hui à diverses Maisons de la Presse et autres lieux de vente du fleuron de la Presse quotidienne régionale.

C’est que vient de débuter au Bourget, à côté de Paris, le Salon international du nucléaire, où les nucléocrates français comptent bien vendre des EPR comme des petits pains.

 

 

 

 

 

13octobre2014 manchette Ouest-France 1

 

Nuclear World Extinction !

« Le développement forcené actuel de l’énergie nucléaire est un choix irréversible que le capitalisme nous impose. De par son fonctionnement, sa nature, l’énergie nucléaire est la caricature d’un univers hiérarchisé, technocratisé, militarisé, où nous n’intervenons en rien. L’État ne respecte même plus sa propre légalité pour la construction des centrales nucléaires, l’ouverture des mines d’uranium, l’extension des usines de retraitement des déchets, etc.
Le choix de l’énergie nucléaire, de par la concentration des moyens économiques, technologiques, humains, est l’occasion rêvée pour le capitalisme de pérenniser sa domination sur nos vies. Une centrale nucléaire, une fois construite, ne peut être détruite avant 20 ans. C’est ici qu’un moratoire limité apparaît clairement comme démagogique. La valse hésitation du PS est bien dans la lignée récupératrice, démagogique, de ce parti attrape-tout. Refuser l’énergie nucléaire serait remettre en cause radicalement le capitalisme, ce qui fait sourire quand on voit la bousculade des cadres socialistes, dans la débandade forcenée de leur appétit de pouvoir. Ne nous trompons pas : nous aurons une bombe à gauche, une énergie nucléaire à gauche, avec des flics de gauche et des enterrements démocratiques. Quant au PC, avec ses vues totalitaires et bureaucratiques, il ne peut que cautionner le développement d’une énergie nucléaire, dont il aurait le contrôle.

 

Par ailleurs, le développement actuel des recherches sur l’énergie solaire, s’orientant vers de grosses unités de production, montrent que l’intérêt du capital réside dans la concentration de l’énergie,pour garder le contrôle de sa redistribution. La lutte contre le développement de l’énergie nucléaire ne peut se cantonner dans l’opposition légalistes des partis et syndicats. De même, il est évident que les manifestations antinucléaires et écologiques ont révélé l’existence d’une contestation profonde de cette société, sur les bases d’un refus de tout centralisme, toute hiérarchie, contre le travail salarié et la consommation à outrance, ces rassemblements ne peuvent suffire à stopper le pouvoir.

 

Il est indispensable d’intensifier les actions de sabotage qui touchent directement le pouvoir dans ses intérêts économiques et permettent de retarder, voire de stopper la construction des centrales, mines, usines liées au nucléaire. Quoiqu’il en soit, le nucléaire n’est qu’un des aspects les plus apparents de l’exploitation généralisée du capitalisme qui ne peut être mis en échec que par l’auto-organisation des individus et par la prise en main de tous les aspects de notre vie quotidienne. »

 

Communiqué du CARLOS (1) revendiquant les interventions de la nuit bleue antinucléaire du 19 au 20 novembre 1977
(1) Coordination Autonome des Révoltés en Lutte Ouverte contre la Société

 

D’après vous, quel âge a ce texte ?? Et bien il a 37 ans… Incroyable non ? Il a à peine vieilli d’un iota.

Si nous reprenons ce communiqué aujourd’hui, c’est qu’il résonne à nos oreilles et s’accorde à nos « réflexions ». 37 ans nous séparent, et nous réalisons qu’il aurait pu sortir de nos plumes. En 2014, le nucléaire, qu’il soit militaire, civil ou médical, comme les autres choix technologiques de la société industrielle capitaliste, détermine toujours plus nos vies. Son développement a explosé (boum), des milliers de fois avec les tirs en Algérie, dans le Pacifique et ailleurs, à Tchernobyl en 1986 et à Fukushima en 2011, sans compter les très nombreux et réguliers « incidents », laissant ces déchêts radioactifs s’entasser, dette et prison éternelles à l’échelle de la vie humaine.

 

En parallèle, les gouvernements successifs ont absorbé la plus grande partie de la contestation dans les institutions : par le biais des processus de consultation, de cogestion et d’expertise. Les nucléocrates ont repris les arguments écologistes, intégré la construction de nouvelles centrales dans la lutte contre le changement climatique. En lien avec eux, se développent les technologies du contrôle (compteurs communiquant d’électricité « Linky », d’eau, de gaz, puces RFID, vidéo-surveillance, bio-identification, drones, etc.) qui s’appuient sur le sentiment d’insécurité que fabrique la société actuelle et qui l’entretient soigneusement.

 

C’est ainsi que l’assise politique et économique actuelle de l’industrie de l’atome aboutit à une première mondiale : la tenue d’un salon international du nucléaire, le World Nuclear Exhibition, à Paris du 14 au 16 octobre 2014, où se sont pavanés toutes les entreprises et Etats liés de près ou de loin à cette mortifère industrie, et dont l’enjeu est la prolifération du nucléaire.

 

Lutter contre le nucléaire est aussi et surtout lutter contre le monde qui va avec : un système énergivore, destructeur de l’humain et de l’environnement, qui contrôle et pressurise nos vies, nous empêchant de décider par nous-mêmes la forme de nos existences. Nous pensons qu’il est aujourd’hui nécessaire de conjuguer nos forces pour attaquer ce système là où il est vulnérable en bloquant les flux, d’énergie, de transport, etc. Ces attaques doivent être protéiformes : occupations, contre-information, sabotages, actions publiques collectives, etc. Néanmoins, sans un mouvement social suffisamment fort, ces actions resteront des tentatives marginales de résistance, stigmatisées et d’autant plus facilement réprimées par l’Etat. C’est pourquoi nous lançons un appel à se rencontrer, coordonner nos actions, agir et s’organiser là où nous sommes mais aussi être capable de se donner des rendez-vous, pour que les nuits bleues d’Edf se colorent de notre indéboulonnable et saine colère !!!

 

Source : World nuclear explosion.

http://worldnuclearexplosion.noblogs.org/

 

nov 232014
 
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Pour info, Jean-François Papineau a été nommé Directeur département de la sécurité publique du Calvados (flic en chef du Calvados). Il était auparavant en poste dans la Vienne, à Poitiers, et réputé pour sa pratique de harcèlement des militants.

Quelques articles de l’époque :

Communiqué de jeunes militants.

Les arrestations de la fête de la musique n’ont en soi rien d’extraordinaire si l’on se rapporte au contexte de répression que connaît Poitiers depuis un an. Pas besoin de citer une nouvelle fois ici toutes les arrestations, contrôles d’identité, procès, incarcérations, fichages, qu’ont connu depuis un an bon nombre de personnes sur cette ville. Ce qui s’est passé depuis lundi aurait pu arriver bien avant tellement la flicaille pictave “veut la peau” de ceux qu’ils caractérisent comme “anarchistes”. Pour autant, même si nous connaissons ces pratiques de l’ennemi, flics et justice main dans la main, on ne peut pas se contenter de dire “c’est normal”. Tout simplement parce que le premier sentiment qui nous anime après l’incarcération de 5 de nos camarades est la rage !

Le contexte c’est d’abord une fête de la musique complètement morte parce qu’institutionnalisée. Rues vides, concerts choisis, présence policière massive, un cocktail détonnant qui traduit exactement l’apathie de cette ville. Mais il suffira aux flics, baceux et à notre très cher commissaire Papineau de repérer une quinzaine de têtes connues pour avoir un objectif dans la soirée. Des regards échangés,des phrases lâchées, une surveillance accrue, il suffisait juste d’attendre “le bon moment”.

Le prétexte, ce sera une soi disant menace accompagnée d’un pseudo jet de canette et ça y est tout est réuni pour faire un lynchage politique Place de la Liberté. Nous n’entrerons pas dans les faits, il suffisait de voir l’état de nos 6 camarades (contusions, fatigue…) à la comparution immédiate ainsi que les sourires des flics pour comprendre “qu’ils se sont fait plaisir” tout en gérant bien leur affaire pour les envoyer au trou.

Plus de 30 flics au procès, 12 se portant partie civile, un préfet qui annonce que c’est l’État lui même qui porte plainte, des articles de journaux décrivant l’extraordinaire violence des personnes arrêtées, le chef des RG présent, un flic avec une attèle qui peine à montrer qu’il ne sait pas faire semblant de boiter, un commissaire Papineau sur son 31 faisant un entrée spectaculaire; bref il ne manquait plus, comme le dira d’ailleurs une avocate, que la venue du ministre de l’intérieur et la pièce du 10 octobre était rejouée. Outrage, rébellion et violence sont cités en chefs d’inculpation. Heureusement nos camarades décident de ne pas accepter la comparution immédiate, cet outil formidable de la justice pour annihiler toute possible défense, ce qui leur vaudra le renvoi du procès au 8 juillet et la détention provisoire à la prison de Vivonne pour cinq d’entre eux et un contrôle judiciaire pour la dernière.

Qu’ils se sentent aussi libres dans leurs façons d’agir n’est que la traduction d’un rapport de force en leur faveur. Grévistes, sans papiers ou “radicaux” en font les frais depuis trop longtemps. Plus que jamais nous appelons à ce que la peur change de camp.

Rendez-vous devant le Palais de Justice de Poitiers le 8 Juillet à 16h!

Solidarité avec les incarcéré-e-s! Nous ne nous laisserons pas abattre car la joie et la rage animent nos vies!

Vous trouverez ci-après le communiqué de presse du Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux concernant l’appel du commissaire Papineau contre les six de la Fête de la musique. Nous appelons à venir nombreux les soutenir :
– Au rassemblement organisé jeudi 17 février à 18 heures devant les Cordeliers (côté place du Marché)
– Le jour de l’appel, le 18 février à 9 heures, au palais de justice.

Merci de diffuser massivement ce message autour de vous.

Comité Poitevin Contre la Répression des Mouvements Sociaux

Six de la Fête de la musique : l’appel du commissaire Papineau aura lieu le 18 février à partir de 9 heures

Rappelons-le, la version policière, telle que l’a rapportée le patron de la police au tribunal et sur laquelle il n’a pas été suivi, est la suivante : il était responsable du service d’ordre de la Fête de la musique, et est sorti seul et en gilet pare-balles à 1 h 30 pour faire le point. L’ambiance était sereine. Arrivant place Charles-de-Gaulle, par la rue de la Regratterie, pour se diriger vers la Grand-Rue, il entend : “Papineau, on aura ta peau !” et, venant de devant, une canette de verre atterrit à ses pieds, du côté gauche. La trajectoire étant en dehors de son champ de vision, c’est en tournant la tête qu’il aperçoit, à droite de la façade de l’église, une silhouette non identifiable compte tenu de sa capuche. Il décide d’appeler par radio pour aide au contrôle de la personne. Il fixe cette silhouette qui, se dirigeant vers la rue de la Regratterie, resserre sa capuche et part en courant. Il la poursuit jusqu’à la place de la Liberté, mais ce n’est qu’en passant devant la Médiathèque qu’il l’identifie et le signale par radio. Arrivent alors cinq autres jeunes ainsi qu’une douzaine de policiers, et débute une interpellation très violente à l’issue de laquelle ces cinq jeunes sont maîtrisés ; puis Nina elle-même se retrouve au sol, et le commissaire reçoit d’elle un coup de pied.

Que M. Papineau se pourvoie en appel nous semble cohérent – en dehors de l’aspect financier non négligeable que représentent les amendes : voulant certainement ménager la chèvre et le chou, la justice n’a pas retenu les “violences avec armes” en bande organisée, mais a donné raison à la police en ce qui concerne les outrages et la rébellion. Elle a condamné un des six jeunes à 15 jours de prison ferme, quatre (dont Nina) à 2 mois d’emprisonnement avec sursis, et la dernière à 70 heures de travail d’intérêt général, sans compter les amendes dont 1 500 euros solidairement. Nous l’avions déclaré bien avant le rendu du procès, ce choix du tribunal est selon nous un très mauvais calcul. Sans le début de l’”affaire” place de Gaulle, ce qui s’est passé place de la Liberté perd en effet tout le sens que voudraient lui donner les policiers. Si rien ne prouvait que le “Papineau, on aura ta peau !” proféré place de Gaulle était le fait de Nina, et si personne n’avait vu qui avait lancé une canette de verre aux pieds de M. Papineau, celui-ci n’avait aucune raison de poursuivre Nina en particulier – ou plutôt la seule raison était que, comme l’a fait remarquer Me Brunet au procès, M. Papineau avait reconnu aussitôt Nina. S’il n’avait aucune raison de la poursuivre, il n’en avait pas plus de l’appréhender place de la Liberté. Et s’il n’y avait aucune raison de l’appréhender, il n’y en avait pas davantage d’interpeller les autres jeunes ni de les molester jusqu’au commissariat.

Il ne restait donc aux policiers, comme à l’accoutumée, qu’à se couvrir préventivement avec les outrages et la rébellion auxquels s’est accrochée désespérément ensuite la justice. Il s’est agi une fois encore, pour les policiers, de harceler ceux et celles dont les convictions ne leur plaisent pas afin de pouvoir ensuite les poursuivre devant les tribunaux. Tout cela est aujourd’hui bien peu crédible. Car comment des policiers qui ont menti pour les “violences avec armes en bande organisée” auraient-ils dit la vérité pour les “outrages et rébellion” ?

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux exige la relaxe des six de la Fête de la musique.

Venez nombreux les soutenir :

- Au rassemblement organisé jeudi 17 février à 18 heures devant les Cordeliers (côté place du Marché).
– Le jour de l’appel, vendredi 18 février à 9 heures, au palais de justice.

Chronique de l’arbitraire à Poitiers.‏

Hier soir aux alentours de Minuit, une bande de copain/nes ont collé des affiches au soutien aux sans-papiers et à leurs luttes ( par exemple l’incendie de Vincennes etc..)
Vous savez celles qui n’ont pas pu être collées lors de la manifestation de Samedi ( elles suscitaient l’intérêt d’un flicage systématique tout au long du parcours ) car retirées systématiquement par les agents de la BAC, et par M.Papineau en personne.

La petite bande a collé quelques affiches aux alentours de la place du Marché, de la faculté de Sciences Humaines et Arts, puis au niveau de l’abribus en face du bâtiment de Sciences-Po. Une patrouille de police s’arrête, procède aux contrôles d’identité. Les deux agents ( un homme et une femme ) lisent les affiches attentivement, remarquent sur l’une d’elle ( d’apres leur dire )  » un slogan a caractère anarchiste » ce qui prolonge un peu plus le contrôle , d’autant plus qu’une deuxième voiture de police arrive sur les lieux avec deux autres FOURGONS!!
Les agents appellent au commissariat pour demander des consignes à leur supérieur, ça dure un petit moment, pas longtemps..Puis la décision hiérarchique tombe : confiscation des affiches , du seau de colle et du pinceau! Au passage, il ont confisqué le mensuel « Courant Alternatif » ; un agent ( de la deuxième voiture ) a rétorqué  » c’est une officine ça » ( cf l’OCL) – rires.
Puis ils sont repartis tous fier-es de leur « prise » qui justifient leurs salaires. Les consignes de la prefecture sont appliquées à la lettre ( n’est-ce pas M. Setbon?)

Voila on ne peut meme plus coller tranquillement sans se faire voler le matos et propagande, ça devient systématique lorsque l’on est anarchiste, consideré comme ou meme sympathisant contrairement à d’autres, mais c’est la stratégie meme de la répression : isoler,intimider, ficher, provoquer, enfermer…

@ bientot

Des potes des colleur-se-s.

nov 142014
 
fric flic

Au rassemblement de 18h en centre-ville (place Bouchard), une centaine de personnes sont présentes. Le cortège part, en reprenant les slogans sur les flics, la violence d’Etat et la répression. Grosse présence de la BAC autour de la manif. Ils restent à distance, mais très rapprochés tout de même. Le cortège arrivé devant le tribunal, la brigade d’intervention se déploie. Des BACeux sont derrière et sur les côtés, ça sent la provoc’ pour faire des interpellations. Après un moment de flottement, le cortège tourne à droite pour rester dans les rues passantes du centre-ville, toujours en gueulant les slogans et la BAC toujours autour qui provoque (par exemple un BACeux qui dit « ta gueule » à quelqu’un qui reprend le slogan « flics, juges, assassins »). La manif continue à défiler en centre-ville un bon moment. Au moment de se disperser, les BACeux vont suivre un petit groupe, bientôt rejoint en solidarité par beaucoup de monde. Petit coup de pression qui n’entame pas la détermination à continuer.

Mardi 18/11 17h, RDV arrêt de tram Université, campus 1, Discussion sur le rôle de la police, l’ordre qu’elle protège etc.

Mercredi 19/11 17h, Assemblée Générale, RDV arrêt de tram Université, campus 1

photos sur résistances-caen :

nov 082014
 
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A l’appel de l’assemblée générale qui s’est constituée suite à la mort de Rémi Fraisse, une grosse centaine de personnes se sont retrouvées place Bouchard dès 13h30 pour la troisième manif. Un peu après 14h, le cortège part pour un trajet en centre-ville. « La police tue, la police mutile, violence d’Etat, violence du capital », « flics, juges, assassins », « à bas la répression » etc. sont scandés, pétards et fumigènes égayent le trajet. Plusieurs tags vont être effectués le long du trajet, notamment sur le tribunal et sur les banques.

Prochaine AG mercredi 18h sous-sol bâtiment Lettres, campus 1, arrêt de tram Université.

Prochaine manif jeudi 18h place Bouchard.

nov 022014
 
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Tract diffusé à Caen vendredi 31 octobre:

Un camarade a été assassiné par les flics, victime d’une explosion de grenade offensive au niveau du dos. Ca s’est passé dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre, à la zone à défendre (ZAD) du Testet, dans le Tarn. Rémi Fraisse luttait avec d’autres, contre un barrage qui menace d’engloutir 48 hectares de zone humide pour le profit de quelques uns et unes. L’Etat a répondu par l’occupation militaire de la zone. Armé-es de leur détermination, les militants ont tenté malgré tout de bloquer les travaux en occupant, en sabotant, en s’affrontant avec les flics.

Cela fait longtemps que cette mort, on la sent venir : tirs de flashball qui crèvent les yeux (2007 à Nantes, 2009 et 2010 à Montreuil, 2011 à Audincourt, 2013 à Villomomble et Grenoble, 2014 à la Réunion et à Nantes etc.), grenades offensives qui mutilent (2001 à Lille, 2007 à Grenoble, 2009 à Strasbourg, 2012 à la ZAD près de Nantes etc.), tirs tendus de grenades lacrymogènes en pleine tête (2009 à Bastia, 2010 à Caen etc.). Les flics ont tué, lors de la manifestation antinucléaire à Malville en 1977 (Vital Michalon) ou lors de la tentatieve de réforme universitaire en 1986 (Malik Oussékine), comme régulièrement dans les quartiers, Clichy-sous-Bois en 2005 (Zyed Benna et Bouna Traoré), Villiers-le-Bel en 2007 (Moushin Sehhouli et Larami Samoura), la liste est longue…

Ce n’est pas une bavure. Une bavure c’est quand l’encre sort trop vite d’un stylo. Nous parlons ici d’un homicide. Un homicide commis par les flics. Les flics font leur travail : les flics cherchent à blesser, à mutiler, les flics tuent. Ils sont la violence d’Etat, donc ils se servent de leurs armes. Leur rôle est de réprimer celles et ceux qui s’opposent au pouvoir, qui troublent le bon ordre social et n’entrent pas dans les bonnes cases.

A la ZAD du Testet, contre le barrage du Tescou, comme avant cela près de Nantes à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, contre l’aéroport Grand-ouest, et actuellement dans la Somme, contre la ferme-usine des « mille vaches », dans les mouvements sociaux, l’Etat réprime militairement et brutalement toute contestation, quelle que soit sa forme. Nous appelons chacun et chacune à se solidariser avec la lutte du Testet, ainsi qu’avec toutes les luttes visant à s’émanciper  de toute forme de domination.

Dans de nombreuses villes de France et d’ailleurs, les manifestations se succèdent : Rennes, Paris, Lyon, Toulouse, Nantes, Marseille, Londres, Bruxelles… A plusieurs reprises, les flics sont intervenues de manière violente. Des interpellations ont eu lieu (Paris, Nantes, Rennes etc.). Ce n’est qu’un début. Il n’y aura pas de retour au calme.

Pour plus d’informations sur la lutte du Testet:

http://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/

Pour plus d’informations sur les armes des forces de l’ordre:

http://zad.nadir.org/IMG/pdf/ARMEMENTSPOLICE_A3.pdf

Nous ne laisserons pas le silence retomber, nous n’oublierons pas !

Assemblée générale mercredi 5 novembre 18h Université campus 1 RDV Phénix

 

nov 012014
 
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Manif dynamique vendredi soir à Caen, suite à la mort d’un camarade tué par les flics à la zad du testet. Au moins 200 personnes au RDV devant la Préfecture, malgré une forte présence policière (CRS, brigade locale d’intervention, BAC). Le cortège part en centre-ville, slogans, pétards et fumigènes. Après une longue virée en centre-ville où des gens se solidarisent pendant le trajet, le cortège traverse la place du théâtre et se rapproche du petit commissariat rue des Jacobins. Malgré la présence de flics, plusieurs tags sont effectués sur le comico. Le cortège retourne en centre ville et se dissout là-bas.

Réunion mercredi 18h sous-sol bâtiment lettres, campus 1, arrêt de tram Université.

photos: http://www.resistances-caen.org/

mai 172014
 

Ces notes ont servi de base pour lancer une causerie sur le campus Effiscience et la réindustrialisation par les nouvelles technologies.

Le campus Effiscience est un campus technologique situé à Colombelles, sur le site de l’ex-SMN : le bastion ouvrier est remplacé par les nouvelles technologies, ou comment faire oublier les luttes ouvrières. Ce campus s’appuie aussi sur l’Université de Caen, le GANIL (recherche nucléaire et accélérateur de particules) et l’ENSICAEN (école d’ingénieurs).

Créé en 2007, avec Webhelp et NXP subventionnés par les pouvoirs publics pour leur installation, il s’est spécialisé dans les technologies sans contacts, service par téléphone et le nucléaire. La dernière entreprise à investir, c’est AREVA, via sa filiale médicale AREVA Med, pour 200 millions d’euros. Après avoir propagé les cancers, AREVA se propose donc de les soigner.

Ce campus, c’est plus de 2000 salariés aujourd’hui, et 80 start-ups, où le rêve d’une fusion entre recherche, entreprise et pouvoirs publics se réalise : tous et toutes ensemble vers le progrès. L’objectif est de passer à 6000 salariés en 2015, d’où l’accélération de son développement. En février 2014, 2000m2 de bureaux ont été livrés. L’ensemble du plateau est voué à entrer dans le giron du campus. NXP, ex-Phillips, est déjà l’un des plus grands centres de recherche et développement dans son domaine, avec 500 salariés (principalement des ingénieurs), et vise à doubler sa superficie. Elle bosse sur des logiciels, et des systèmes pour la télévision, l’identification comme la biométrie, les véhicules etc. Les ingénieurs côtoient les salariés précaires de Webhelp, soumis au management le plus infantilisant.

Les partenaires du campus Effiscience sont l’agglomération caennaise, la ville de Colombelles, et trois réseaux européens qui regroupent des organisations qui bossent dans les nouvelles technologies. L’un est basé à Bruxelles, l’autre en Espagne, et le dernier à Nantes. Ces réseaux cohérents forment une communauté d’intérêts pour défendre l’industrialisation par les nouvelles technologies.

Les références de ce campus ? Minatec de Grenoble pour la gauche, spécialisé dans les nanotechnologies et créé par le Commissariat à l’Energie Atomique (donc l’Etat), Saclay pour la droite, où le CEA regroupe 5000 chercheurs dans le nucléaire et les nouvelles technologies. Ce qu’il y a de commun, c’est la même idéologie du progrès, la programmation du devenir du monde par la technologie. Désastres industriels, réduction de notre liberté, développement du cynisme et du narcissisme… Ce qu’il y a de commun, c’est aussi la recherche dans le nucléaire et le militaire. Ce que cachent toujours le nucléaire médical et la recherche fondamentale, les seules visées affichées à Caen avec ce campus ou l’association des nucléaristes Nucleopolis, ce sont les centrales et les bombes. A Bayeux, d’ex-ingénieurs du GANIL ont créé leur boîte, spécialisée dans « le domaine du vide », qui travaille notamment pour l’armement, entre autres industries de merde.

Le campus Effiscience s’inscrit dans le projet de réindustrialisation de la France par les nouvelles technologies, ce que quelqu’un comme Rifkin, conseiller de l’UE, des métropoles de Rennes et de Lille etc. appelle la troisième révolution industrielle. Bref, exploitation, réduction de l’exercice de notre liberté et ravages industriels. Cette réindustrialisation se fait autour de métropoles reliées entre elles et qui fonctionnent comme des pôles de compétitivité spécialisés : à Toulouse l’aéronautique et l’aérospatial, à Grenoble les nanotechnologies, à Caen le nucléaire. Evidemment, toutes ces technologies s’imbriquent. On essaie déjà de nettoyer les fonds de cuve radioactive avec des nanoparticules…

Cette réindustrialisation accompagne en fait la restructuration du capitalisme par les objets connectés, les voitures électriques, les éoliennes industrielles et la relance du nucléaire, entre autres. Et les énergies renouvelables, développées par les nucléaristes comme AREVA, GDF-Suez, EDF, DCNS etc., viennent s’ajouter au nucléaire, et on aura bien les énergies renouvelables industrielles en plus du nucléaire, et non à la place. L’EPR est toujours en cours à Flamanville, et d’autres sont déjà annoncés, en attendant les réacteurs de nouvelle génération testés à Cadarache (projet ITER).

Cette réindustrialisation en France se base sur le rapport McKinsey : Etat et capital s’entendent autour de 34 priorités (énergie renouvelable, véhicules à pilotage automatique, TGV du futur, réseaux électriques intelligents, hôpital numérique, nanotechnologies, cybersécurité etc.). Etat et industriels visent en fait à développer la haute technologie, les productions à haute valeur ajoutée, en France et dans les pays les plus riches. Le capitalisme a de plus en plus de mal à créer de la valeur, et industriels et Etat se tournent vers le virtuel pour tenter d’en créer. Ce sera donc les secteurs de pointe pour les pays riches, tant pis pour les pays dits du Sud. Comme ça ne suffit pas dans la concurrence mondiale, le rapport McKinsey fixe en même temps l’objectif de baisse des coûts de production et du travail : prolétariser toujours plus. L’ANI et les accords de compétitivité entraient dans ce cadre.

Le campus Effiscience est une étape dans cette restructuration du capitalisme. Se défaire de ce qui nous opprime passe par lutter contre ce campus.

 

Note:

Les 34 plans industriels lancés par le gouvernement

– Big data
– Cloud computing
– Objets connectés
– Réalité augmentée
– Logiciels et systèmes embarqués
– Services sans contact
– E-éducation
– Hôpital numérique
– Cybersécurité
– Nanoélectronique
– Robotique
– Supercalculateurs
– Innovation dans l’agroalimentaire
– TGV du futur
– Véhicule deux litres aux 100 km pour tous
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Tract du 1er mai de l’AG de lutte contre toutes les expulsions de Caen

 Posted by on 2 mai 2014 at 13 h 19 min  Non classé  Commentaires fermés
mai 022014
 

Salut,

Vous trouverez ci dessous le texte du tract diffusé par l’Assemblée Générale de Lutte Contre Toutes les Expulsions de Caen à l’occasion de la manif du 1er mai.

Il contient un certain nombre de clarifications politiques et d’infos sur la situation locale des expulséEs du « 115 », les services d’hébergement d’urgence.

Le tract recto-verso en format PDF est téléchargeable en cliquant sur l’icône en fin d’article.

 

Après 11 mois de lutte, toujours à la rue…

Depuis mai 2013, plusieurs squats ont été ouverts à Caen pour accueillir les familles et personnes expulsées du « 115 », les services d’accueil d’urgence. Depuis, ni la préfecture, représentant l’État, ni la mairie de Caen n’ont cherché de solutions pour reloger massivement les gens. Cette situation se retrouve aujourd’hui dans la plupart des grandes villes avec des milliers de personnes mises à la rue et des travailleurs-euses sociaux-ales laisséEs sans moyens et misEs sous pression.

À l’origine de ces expulsions, on trouve les politiques d’austérité, d’amputation des droits sociaux, de coupes budgétaires qui visent les services publics et le secteur social et qui se traduisent par une précarité accrue pour les secteurs les plus pauvres et fragiles de la population.

Ne nous leurrons pas, ces attaques contre les plus pauvres préparent le terrain pour d’autres attaques contre les couches populaires, précaires mais aussi salariées. Les « usagers » des services sociaux ne sont pas les seuls visés, les salariéEs du public et du privé voient leurs conditions de travail se dégrader, leurs salaires stagner ou en passe d’être « gelés ». Le gouvernement a annoncé un nouveau plan d’austérité de 50 milliards d’euros… Le patronat peut être rassuré, les 200 milliards et quelques d’euros d’aides diverses, d’exonérations, d’allégements de charges qu’il accapare ne seront pas concernés par les « mesures d’économies ». Par contre la santé, les retraites, l’indemnisation chômage, les aides sociales et familiales, tout ce qu’on appelle « le salaire indirect », sont systématiquement attaqués.

Nous subissons le règne simultané du profit, de l’injustice et de l’exploitation On nous somme d’accepter sans résistance de payer, financièrement et humainement, la « crise » capitaliste et l’endettement de l’État.

Si nous luttons, au sein de l’Assemblée Générale de Lutte Contre Toutes les Expulsions de Caen, en tant que soutiens « françaisEs », pour le relogement décent et durable des expulséEs du « 115 » et pour leur régularisation, car ils/elles sont pour la plupart demandeurs-euses d’asile étrangerEs, ce n’est pas seulement par indignation humaine et conscience morale face à la situation qui est faite aux hommes, aux femmes, aux enfants mis à la rue, c’est aussi, pour une partie d’entre nous, parce que nous comprenons bien que la politique particulière dont ils/elles sont la cible s’inscrit dans une politique générale qui nous vise également en tant que précaires et/ou salariéEs, que leur précarisation accrue annonce que notre tour viendra et préfigure ce qui nous attend, parce que la dégradation de leurs conditions d’existence reflète celle que nous vivons déjà.

Si nous sommes aux cotés des expulséEs c’est donc aussi par conscience sociale et parce que c’est notre intérêt, parce que ce combat particulier s’inscrit dans le cadre plus général de la lutte des classes qui traverse cette société inégalitaire. Notre solidarité est donc aussi, pour pas mal d’entre nous, une solidarité de classe.

Celle-ci s’exprime évidemment clairement à l’opposé des discours politiciens, gouvernementaux et médiatiques qui répandent le poison xénophobe, raciste, nationaliste et répressif. Nous n’avons ni l’esprit rétréci ni le cœur rabougri. Notre lutte se fout des nationalités, de la couleur de la peau et des frontières.

Si nous ne sommes malheureusement pas les seulEs à subir, nous ne sommes heureusement pas les seulEs à résister. Depuis plusieurs mois surgissent ici, à Caen, d’autres luttes : personnel hospitalier du Bon Sauveur, intermittentEs du spectacle, auxiliaires de vie sociale et usagers de l’aide sociale (personnes âgées, handicapéEs physique et/ou psychiques) confrontéEs à la baisse des aides accordées par le Conseil Général , ouvrierEs de la biscuiterie Jeannette licenciéEs. Chacune de ces luttes a ses caractéristiques et touche des horizons parfois assez différents. Mais elles nous paraissent avoir la même origine : le règne du fric, de la rentabilité au détriment de nos vies et du bien commun, les politiques d’austérité et de réduction des droits sociaux. Nous profitons de cette journée de manifestation du premier mai pour réaffirmer que ce n’est pas en restant isoléEs, chacunE attaquéE dans son coin, que nous pourrons résister. La convergence des luttes nous paraît être une nécessité actuelle. Elle ne se décrète pas. Elle ne pourra être construite que par la base à travers des rencontres, de l’information, des discussions, des solidarités concrètes. L’Assemblée Générale de Lutte Contre Toutes les Expulsions de Caen œuvrera dans la mesure de ses moyens, limités, à cette convergence des luttes carune telle convergence serait bien plus inquiétante pour le pouvoir politique et économique que la situation actuelle d’éparpillement des luttes.

 

FACE AUX INJUSTICES : RÉSISTANCE SOCIALE !

RELOGEMENT DIGNE ET DÉCENT DES EXPULSÉ-E-S DU « 115 ».

DES PAPIERS POUR TOUTES ET TOUS.

 

Des nouvelles de la situation sur Caen

 

Non seulement, aucune solution n’a été mise en place pour reloger les personnes à la rue, expulsées du 115, qu’elles soient françaises ou étrangère, mais aujourd’hui la préfecture, par l’intermédiaire de la DDCS (Direction Départementale de la Cohésion Sociale), jette de nouvelles famillesavec enfants à la rue.

Elle recommence comme l’an dernier à pareille époque à dire qu’iln’y a pas assez de crédits pour les hébergements. Mais rien n’a été fait pour ouvrir denouvelles places de CADA (Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile).

 

La DDCS dit qu’elle va bientôt ouvrir une structure de 100 places, mais ce n’est pas pour loger celles et ceux qui sont à la rue, c’est pour vider une partie des hôtels (70eme anniversaire du débarquement et jeux équestresobligent… ).

Elle va donc continuer à jeter à la rue des familles avec enfants, voire même aussides personnes malades.
Lors d’une action en référé contre la préfecture, son représentant ose justifier l’action de celle-ci, pour refuser de loger une famille (1 couple avec 2 enfants de 5 et 15 ans) sous prétexte que cette famille a trouvé refuge au squat du 103-109 rue de Baveux.

 

L’ordonnance de référé du Tribunal Administratif du 18 avril 2014 déclare :

« … il résulte de l’instruction que la famille B…. occupe un immeuble actuellement « squattté » également par d’autres familles demandeurs d’asile, dont il n’est pas soutenu qu’il offrirait des conditions matérielles telles qu’elles seraient incompatibles avec le respect de la dignité humaine; qu’ainsi l’autorité administrative ne peut pas être regardée dans les circonstances de l’espèce, comme ayant porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le droit d’asile; … »

De fait, la justice reconnaît indirectement l’utilité du squat, qui loge 75 personnes (dont 16 enfants) et évite à la préfecture de faire face à ses obligations légales en matière d’hébergement des demandeurs d’asile.

 

Aujourd’hui, la lutte continue face à l’attitude de la préfecture.

Il n’est pas question que les occupant-e-s du 103-109 rue de Bayeux se retrouvent à la rue.

 

Assemblée Générale de Lutte contre Toutes les Expulsions

Contact : ag-contre-expulsions

 

  Tract du 1er mai de l'AG de Lutte Contre Toutes les Expulsions de Caen (253,6 KiB, 458 hits)

 

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mai 022014
 

mail reçu :

Salut,

Depuis Juin 2013, les syndicats CGT et SUD et le personnel de l’HP de Caen bataillent sévère contre la direction qui veulent leur retirer 5 jours de RTT.
Le 24 Avril, les instances ont de nouveau été bloquées pour éviter que le directeur ne fasse passer son plan qu’il a alourdi au passage en annonçant la supression de 30 postes, le paiement des consultations externes par les patients et le paiement des chambres individuelles… Les médecins se sont joint au personnel du bout des lèvres.
Mais le directeur a plus d’une cartouche en réserve puisqu’il a assigné en référé les deux syndicat au tribunal de grande instance le 30 Avril. Résultat, après une lecture à charge des tracts de la CFDT pour mieux enfoncer CGT et SUD, le verdict est tombé :

-il est ordonné que les instances à venir puissent se tenir sous protection policière si une manifestation au même moment avait lieu.

-il est interdit sous peine d’amende (500 euros par jour) de se réunir ou de manifester devant les instances au moment de leur tenue. Cette amende est valable pour chaque syndicat, MAIS aussi pour chaque agent présent.

-il est interdit à chaque syndicat sous peine de la même amende d’écrire un tract appelant à une manifestation « devant l’instance ou à proximité »

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