CRAN

[Collectif inactif et plutôt en sommeil depuis plusieurs mois] ----------- Nous nous sommes organisé-e-s en collectif depuis 2007. Nous sommes principalement caennai-se-s. Pour certain-e-s d’entre-nous la lutte anti-nucléaire n’est pas nouvelle. Nous étions un certain nombre par exemple à organiser un espace autonome avec la coordination contre la société nucléaire au sein du Village Alternatif Autogéré et Anti-Nucléaire d’avril 2006 à Cherbourg. Nous nous sommes réuni-e-s autour d’un projet commun contre le nucléaire et la société dans laquelle il se développe. Pour affirmer notre refus du nucléaire et de ses désastres quotidiens de la Biélorussie à Cherbourg. Pour dénoncer la prolifération de l’armement nucléaire et le développement de la société de contrôle social et policier qui lui sont intimement liés. Pour s’opposer à la dictature de son armada d’experts et l’expropriation de nos propres vies qui s’y déploient. Également pour remettre en lumière le lien entre nucléaire et capitalisme et insister sur la nécessité de rompre avec la notion de développement fut-il durable… Nous nous sommes réuni-e-s également autour de pratiques communes : l’action directe contre les nucléocrates et leurs entreprises de destruction du vivant, le refus des logiques électoralistes et du fétichisme organisationnel (politique ou syndical), la réappropriation de l’histoire de la lutte antinucléaire, à travers la réédition de textes anciens ou plus récents, l’échange d’infos et d’analyses sur la question du nucléaire.

Sur la ZAD de Chambaran.

 Posted by on 4 décembre 2014 at 6 h 15 min  Actualité nationale, Ecologie / Nucléaire / OGM / Industrialisme / Nécro-technologies  Commentaires fermés
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Chamberran

[ZAD partout] La forêt de Chambaran est à tou-te-s

Communiqué de presse

Dimanche 30 novembre, nous nous sommes retrouvé-e-s à plus d’un millier de personnes à Roybon (Isère) pour nous opposer au projet de Center Parcs et nous réapproprier la forêt des Chambaran, volée par Pierre & Vacances (30 ct / m2). En traversant le site du chantier, nous avons montré que cette forêt est à tou-te-s, et nous avons constaté qu’elle est aujourd’hui détruite à toute vitesse pour un projet qui, en plus d’être inutile, se réalise sur argent public dans un déni démocratique ahurissant (cf. résultats de l’enquête publique).

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Notre promenade s’est achevée à la maison forestière de « la Marquise », propriété abandonnée de l’ONF, que nous occupons massivement à partir d’aujourd’hui et jusqu’à l’abandon définitif du projet de Center Parcs.

Cette maison nous servira de base arrière pour organiser notre lutte pour une forêt sans Center Parcs. Cette lutte est la sœur d’autres mobilisations et l’occasion de montrer que d’autres mondes sont possibles et existent déjà.

Nous appelons toutes celles et ceux qui le souhaitent à nous rejoindre : pour une nuit ou pour la vie, une lutte sur place ou à emporter, chacun selon ses moyens.

Ce n’est que le début.

ZAD partout !

Pierre, les vacances sont finies !

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vidéo sur la lutte là bas (Naissance de la ZAD de Roybon) :

http://www.youtube.com/watch?v=1rrhFtEpcE4&feature=youtu.be

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COMMUNIQUÉ
Chambarans : blocage des travaux

Ce lundi 1er décembre 2014 au matin, les travaux de déforestation des Chambarans n’ont pas repris.

Dès l’aube, des opposantEs au projet de CenterParc de Roybon sont montéEs sur les machines de chantier tandis que d’autres entraient en dialogue avec les ouvriers et les services de sécurité. Au mépris de toute notion de sécurité, un des ouvriers a mis en danger la vie de deux opposantEs en démarrant et agitant son énorme engin mortifère (voir photo). S’en est suivie plus d’une heure de discussion, ponctuée par les réactions toujours violentes du conducteur cité plus haut.

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7h40, un des opposants sur une machine, l’ouvrier inconscient cherche à faire descendre les opposants en appuyant frénétiquement sur les boutons.

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Les copains restés « au sol » tentent de s’interposer eux aussi.

Les opposantEs au projet ont ensuite escorté les 2 engins de déboisement jusqu’à l’orée de la forêt. Les autres ouvriers n’ont tout simplement pas démarré leur machines. Autour de 10h30, deux ouvriers ont repris les travaux, protégés par les gendarmes, mais toujours gênés puis bloqués à nouveau par d’autres opposantEs venuEs en renfort.

Après l’occupation réussie de la MaquiZad, anciennement Maison forestière de la Marquise, ce blocage des travaux, quoique provisoire, est un pas de plus vers l’arrêt DÉFINITIF du projet. Nous appelons à venir organiser et célébrer les victoires suivantes avec nous.

Pierre, les vacances sont finies.

Des opposantEs au projet – 1er décembre 2014

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Nouvelles de la maison et du chantier au 2 décembre
Communiqué du lundi 2 décembre

Ce matin à 10 heures un huissier est venu à la Maquizad, accompagné des gendarmes, pour constater l’occupation de la maison forestière de la Marquise, à la demande de l’ONF. L’huissier nous a demandé de quitter les lieux, ce que nous avons refusé, au nom du droit au logement.

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Depuis lundi 1er décembre, le chantier est bloqué. Ce matin, la base de vie du chantier en algeco était démontée et les dernières machines présentes sur place quittaient le chantier. On reste vigilantEs sur le chantier et à la maison. Affaire à suivre, on lâche rien !

Nous appelons tou-te-s celles et ceux qui le souhaitent à nous rejoindre à la Maquizad, ou à nous soutenir matériellement (la liste des besoins).

Pour nous joindre : infos ZAD 06 56 84 36 13.

Pierre, les vacances sont finies !

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Pierre est le loup
Communiqué du 3 décembre

Comme tous les jours, au petit matin, une vingtaine d’occupantEs de la Marquise sont partiEs se promener dans les bois. Mais le loup y était ! Ils sont tombés sur de nouvelles équipes de sécurité privées [en remplacement des anciennes équipes de vigiles avec qui les échanges étaient cordiaux], vêtus et cagoulés de noir avec une attitude et des propos menaçants. Après une première partie de matinée à grogner et montrer des dents, le loup a fini par mordre : alors que les visiteurs souhaitaient s’approcher des ouvriers travaillant à la tronçonneuse pour leur parler, les agents de sécurité ont sorti matraques et bombes lacrymogènes sans sommation. Trois personnes ont été blessées : arcade sourcilière ouverte, côtes endommagées…

Nous recevons de la part des habitants de la région un grand soutien moral et matériel : de nombreux vivres ainsi que des matériaux divers et variés nous ont été apportés pour l’aménagement de la maison et les besoins quotidiens. Des sympathisantEs arrivent de toute la France, et même de l’étranger.

Malgré l’élan massif de solidarité que nous rencontrons, nous avons aussi pu observer des signes d’opposition à notre action, parfois très violents. Mardi dans la soirée, un automobiliste s’est arrêté un court instant à proximité de la maison forestière et a redémarré brusquement alors que des camarades venaient à sa rencontre. L’une d’entre eux s’est fait rouler sur le pied et a terminé à l’hôpital.

Pierre ne t’en fais pas, tant que le loup sera au bois, le chaperon rouge s’y promènera.

Pour nous joindre : infos ZAD 06 56 84 36 13

Source : Jura Libertaire.

Quelques réflexions après la manif du 22.

 Posted by on 4 décembre 2014 at 5 h 56 min  Actualité nationale, Flicage / Répression / Carcéral / Sécuritaire  Commentaires fermés
déc 042014
 
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C’est à cela je crois que l’on peut mesurer la qualité d’un dispositif politico-militaire en régime démocratique bourgeois : quand il contient la contestation sociale en périphérie du royaume de la marchandise

Quelques réflexions après la manif du 22…
Chronique (novembre 2014)

Combien étions-nous en ce samedi 22 novembre à défiler dans les rues de Nantes contre la répression policière ? 1500 ou plus ? En tout cas beaucoup plus qu’attendu, aussi bien du côté des organisateurs que du côté de l’Ordre. Pourtant, tout avait été fait pour dissuader le citoyen honnête à venir garnir les rangs de cette manifestation. Du côté de l’Ordre, nombreux étaient ceux qui prédisaient que Nantes, de nouveau, serait réduite en cendres, serait transformée en « zone d’affrontement direct », serait, serait, serait … d’où l’impressionnant déploiement de forces physiques et matérielles à laquelle nous fûmes confrontés.

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Il y a un point commun entre partisans de l’Ordre et certains opposants : l’inflation verbale. On aime se griser avec les mots : dans un cas pour faire peur aux indécis et au citoyen lambda ; dans un autre parce qu’on aime jouer avec les références guerrières et viriles pour démarquer son territoire de celui des militants plus institutionnels pour qui la non-violence, le débat citoyen sont l’alpha et l’oméga de la politique.

Je ne me retrouve pas plus dans le discours de ceux que l’émeute fait « triper » que dans celui des « colombes ». Non, pas plus à Notre-Dame qu’à Sivens, nous ne sommes en zone de guerre. Et tant mieux. Cela ne veut nullement dire que le déploiement policier sur ces zones, que l’équipement utilisé ne soient pas significatifs ; cela veut dire que l’État démocratique bourgeois n’est pas encore entré dans une phase critique qui nécessite un recours systématique à des formes radicales de répression de masse. L’État français n’est pas l’État turc (kémaliste ou islamiste) ou l’État mexicain (priiste ou non). Il gère et fixe des limites à ses troupes, en croisant les doigts pour qu’elles respectent son cahier des charges. C’est pour cela que l’on parle encore de bavures : la bavure n’est pas son pain quotidien mais le symbole de son échec à maintenir l’Ordre [Je n’ai jamais été convaincu par le discours de ceux qui considèrent que les bavures commises lors d’affrontements politiques et sociaux, et celles qui sont la conséquence d’interpellations « qui tournent mal » sont de même nature. À la différence des premières, la xénophobie et le racisme de classe sont bien souvent au cœur des secondes. Et, que je sache, lorsque ces bavures provoquent des mouvements de protestation violents, ceux-ci ne provoquent pas d’autres morts. Faire le distinguo entre ces deux formes de « crimes d’État » ne signifie pas qu’il ne faille les lier dans une même opprobre et un même combat.]. Ce sont les États faibles qui tuent, parce que leur pouvoir repose sur leur capacité à faire peur.

Un tract intitulé « Contre la violence d’État, solidarité et résistance ! » a été diffusé samedi. Les auteurs expliquent que la brutalité croissante des forces de l’ordre est liée à la « volonté réfléchie de l’État de soumettre l’ensemble de la société aux intérêts du patronat ». C’est vrai mais à mes yeux insuffisant. Je pense que la brutalité croissante des forces de l’Ordre est liée avant tout au fait que les résistances au monde tel qu’il va sont de plus en plus fortes et “désarçonnantes” pour les gestionnaires de l’Ordre. Le pouvoir sait gérer une lutte ouvrière, même radicale. Il sait qu’il y aura des périodes de tension, peut-être des heurts et des dégradations mais qu’à la fin, il sera trouvé un compromis sur le nombre de licenciés, de reclassés, sur l’envergure du plan de sauvegarde de l’emploi. Mais dans le cas de Notre-Dame des Landes ou de Sivens, pas de compromis possible : c’est aéroport ou pas, barrage ou pas. Et comment sécuriser des zones rurales qui s’étendent sur des hectares ? Comment affronter des formes d’action bien loin des traditionnels défilés urbains ? Comment faire face à des militants déterminés qui osent assumer un rapport de force musclé et qui, surtout, sont organisés pour cela ? Là, sur ces terrains-là, face à cette adversité-là, parce qu’il ne peut y avoir qu’un gagnant et qu’un perdant, l’État balbutie son bréviaire répressif.

Violence, non violence ? Ce débat n’a pas de sens. L’Inde n’est pas devenue indépendante grâce à la non-violence gandhienne mais parce que pratiques de désobéissance civile et émeutes sociales ont fini par contraindre la puissance coloniale britannique à se retirer. La condition noire aux États-Unis ne s’est pas améliorée (pour les classes moyennes essentiellement) parce que Martin Luther King était un prêcheur charismatique de talent,  mais parce que son discours et celui porté par les Black Panthers ont fini par fragmenter le « camp des blancs », obligeant celui-ci à promouvoir un nouveau compromis ethnico-social. Les projets d’aéroport et de barrage sont actuellement en « stand-by » parce que résistances institutionnelles et radicales ont trouvé jusqu’à aujourd’hui encore un modus vivendi.

Combien étions-nous ce samedi-là dans les rues de Nantes ? Je ne sais. À un moment, j’ai pris un chemin de traverse pour retrouver la tête de cortège au niveau de la Préfecture, là où des échauffourées eurent lieu, parce que pour la première fois les manifestants pouvaient être en contact avec les robocops [Lors du défilé, les robocops bloquaient les accès aux rues menant au centre-ville, mais ils étaient systématiquement en retrait d’une cinquantaine ou centaine de mètres. Hormis du côté de la Préfecture, il n’y eut qu’un seul endroit où ils furent à un jet de pierre des manifestations : sur la place devant l’ancien palais de justice. Et là, quelques projectiles ont fusé…]. J’ai trouvé cette balade significative. Là, rue du Calvaire, cours des 50-Otages, les citoyens sans aucun doute honnêtes vaquaient à leurs occupations, les bras chargés de paquets, alors qu’à quelques centaines de mètres, le canon à eau entrait en action. C’est à cela je crois que l’on peut mesurer la qualité d’un dispositif politico-militaire en régime démocratique bourgeois : quand il contient la contestation sociale en périphérie du royaume de la marchandise.

Patsy – Le monde comme il va, 23 novembre 2014

Source : Jura Libertaire.

A Saint-Denis aussi, ça bouge et ça flique.

 Posted by on 2 décembre 2014 at 2 h 36 min  Anarchisme, Flicage / Répression / Carcéral / Sécuritaire  Commentaires fermés
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dimanche 30 novembre 2014

En réaction aux violences policières, le lundi 10 novembre, des élèves de plusieurs lycées de Saint-Denis décident de bloquer l’entrée de leurs bahuts. Après avoir mis le feu à des conteneurs et poubelles devant les portes de leurs lycées ils partent en manif sauvage dans le centre ville. Il y aura quelques attaques sur des vitrines de magasin sur le trajet, une incursion dans le Go Sport et une attaque contre un bus des expulseurs de la RATP. La station de métro Basilique sera fermée pendant plus d’une heure, et le tramway sera aussi stoppé. Pour gérer cette belle horde d’ados enragés, plus de 200 flics seront déployés, aidés d’un hélicoptère.

 

Dans une continuité répressive le jeudi 13 novembre les élèves du lycée pro ENNA se font charger par la police montée sur la Place du 8 mai, devant leur bahut. En parallèle 300 rroms se font expulser d’un hangar vide qu’ils occupaient depuis septembre.
D’un autre côté certains en profitent pour surfer sur la vague sécuritaire. Le même jeudi, 150 gardien-nes d’immeubles de Plaine Commune Habitat manifestent pour réclamer plus de sécurité ; une revendication qui va dans le sens des divers politicards locaux qui au dernier conseil municipal ont débattu sur la sécurité, en évoquant l’installation de nouvelles caméras et l’embauche de plus de 200 flics.
Comme si l’occupation policière des dernières semaines n’était pas suffisante. Car depuis le petit éclat surprise du 10 novembre il y a eu pendant plusieurs jours des CRS aux quatre coins de la Place du 8 mai et dans les rues Gabriel Péri et République, en mode ont tient la rue, des crottins de cheval qui parsèment le centre ville pour nous rappeler que les flics montés sont passés par là, et qu’ils n’hésiteront pas au besoin à charger de nouveau les lycéens (ou autres) un peu trop destructeurs à leur goût.

Zone de Sécurité Prioritaire, gentrification et nid de flics

Mais ne nous trompons pas, l’occupation policière à Saint-Denis ne date pas des éclats lycéens de ce mois de novembre. Depuis 2012, le centre ville de Saint-Denis est classé en Zone de Sécurité Prioritaire. Ce qui veut dire une omniprésence de flics (BAC, municipale, etc), une quarantaine de caméras installées, et d’autres à venir.
Et ces dernières semaines on a pu observer que la police municipale prend de plus en plus son aise pour emmerder les vendeurs ambulants, que ce soit sur le marché ou devant la gare, où ces sadiques en uniforme s’amusent à faire cavaler les vendeurs de maïs ou de cacahuètes qui ne veulent pas se faire voler leur seul moyen de survie.

C’est que Saint-Denis n’est pas n’importe quelle ville de banlieue. Des gens dans de beaux bureaux planifient un vaste projet de transformation de cette agglomération aux portes de Paris. On le voit avec le nouveau tramway qui va bientôt être inauguré, et avec la rénovation de certains quartiers, notamment autour de la gare et de la Plaine, sorte de nouveau quartier des affaires parisien.

Et ça n’est pas difficile de voir que le processus de gentrification est déjà en marche. On peut prendre pour exemple le TGP (le Théâtre Gérard Philippe) qui propose des navettes spéciales pour pouvoir rentrer sur Paris après les représentations… une astucieuse manière d’attirer les bobos parisiens dans la ville, d’habituer leurs narines à l’air ambiant.
Certes pour le moment ça n’est pas avec le nombre de bars PMU au mètre carré que le centre ville de Saint-Denis va se transformer en un brooklyn pour hipsters, mais on peut facilement imaginer le vent tourner rapidement comme on peut le voir dans des quartiers parisiens comme la Goutte d’Or ou Belleville, à coup d’augmentation des loyers, d’expulsions d’immeubles déclarés vétustes pour les besoins de la gentrification, de chasse aux pauvres et de réaménagement du territoire. En gros, une aseptisation de la ville, qui repoussera les pauvres toujours plus loin en banlieue.

Et cerise sur le gâteau (probablement pas sans lien avec le reste), en 2017, un nouveau commissariat ainsi que l’antenne francilienne de l’Institut national de la police scientifique (INPS), la crème des crèmes de la police en blouse blanche, vont s’installer à Saint-Denis. Au total, près de 500 policiers s’implanteront sur le site de l’ancienne Sécurité sociale, avenue Jean-Moulin, en plein centre ville.

Alors à Saint-Denis comme partout ailleurs, nique la police et la rénovation urbaine !

[Extrait de Lucioles n°20, Bulletin anarchiste de Paris et sa région, décembre 2014.]

Source : Non Fides.

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