déc 142012
 

Ce texte a été envoyé au Monde par ses auteur-e-s pour répondre à une tribune de Susan Georges parue dans Le Monde. Cette ex membre d’ATTAC sévissait déjà sur le même registre après les émeutes anti-G8 de Seattle et Gênes, dénonçant alors les hordes de casseur-se-s manipulé-e-s par les flics.

 

Contre l’aéroport mais pacifistes que ça !

jeudi 13 décembre 2012, par zadist

En réponse à deux tribunes parues dans le journal « Le monde »

La version originale (le texte complet était jugé trop long pour le format « Monde ») de la réponse à quelques tribunes publiées la semaine passée dans ce même journal ( version parue dans le Monde ici)

La semaine dernière deux tribunes successives sont parues dans votre journal (1). Elles sont le fait de « présidentes », « porte-paroles », élu.e.s d’organisations et partis politiques. Elles portent un point de vue qui paraît englober tout le mouvement d’opposition à l’aéroport de Notre Dame des Landes. Elles ont en commun d’affirmer que le mouvement a toujours été non-violent, que l’hostilité face à la police était le fait d’infiltrés policiers, que la manifestation du 17 novembre était pacifique…(2) Quand on retrouve en quelques paragraphes, les termes « non-violents » et « pacifique » martelés à ce point, on peut se dire que l’on a affaire à une opération de recadrage idéologique et en l’occurence de réécriture de notre histoire commune.

Pour nous qui partageons cette lutte, cette réécriture de l’histoire est pour le coup violente. Nous ne pouvons laisser quelques tribuns et porte-paroles auto-proclamés rayer d’un coup de plume ce que nous avons vécu ces dernières années. La complexité de notre réalité, faites de long débats et de contradictions, de pratiques multiples mais aussi de liens qui se tissent, s’est encore intensifiée depuis le 16 octobre et le début de la vague d’expulsion, appelée « opération César ». Nous savons que l’écriture de l’Histoire est généralement le privilège des dominants. Qu’ils soient premier ministre ou président d’honneur d’une association citoyenne, ceux-ci semblent toujours estimer que, quand bien même on viendrait piétiner nos maisons et nos cultures, il nous faudrait rester calmes et polis. Mais l’Histoire ne s’écrit pas seulement sous les projecteurs médiatiques et dans les cénacles politiques. Nous ne renoncerons pas à ce qu’elle nous appartienne aussi.

On peut se demander si la « non-violence » invoquée par certain.e.s inclut aussi les barricades en feu et les projectiles lancés sur la police pour ralentir son avancée, les sabotages d’engins de chantier, et les marques laissées sur les permanences et bureaux de ceux qui nous attaquent. Ce « pacifisme » parachuté serait alors sans doute comparable à celui attribué en occident aux « révolutions arabes » tandis que les rues du Caire ou de Tunis s’embrasaient.

En attendant, il faut un sacré toupet, après un mois et demi d’expulsion et de résistance acharnée dont les images ont été montrées en boucle sur toutes les télés et journaux, pour claironner à tout va sur le « pari de la non-violence ». Si nous ne nous étions pas défendu, de toutes ces manières là aussi, il n’y aurait probablement plus grand monde pour parler de la zad aujourd’hui, moins encore pour y vivre. Mais cette réalité là semble à ce point déranger les habituels détenteurs de la bonne morale militante, tellement pressé.e.s de se positionner, qu’ils et elles ne comprennent même pas qu’il est peut-être encore un peu tôt pour gommer les coups échangés.

Nous avons lancé, il y a plus d’un an, l’appel à une grande manifestation de réoccupation en cas d’expulsion et avons participé à son organisation jusqu’au bout, par le biais d’une assemblée ouverte réunissant jusqu’à 200 personnes. Nous pouvons affirmer ici qu’il ne s’est jamais agi de mettre en avant un défilé « pacifique », mais bel et bien une action directe d’occupation en masse. Son objectif n’était certes pas l’affrontement et nous avions décidé dans ce contexte de porter une attention particulière à ce que celles et ceux qui ne le souhaitait pas puissent l’éviter. Pour autant nous nous étions préparé.e.s en amont aux possibilités de barrages et à la nécessité d’auto-défense des manifestant.e.s en cas d’agression policière. Si certain.e.s peuvent dire à posteriori que cette action collective a été « pacifique » c’est bien parce que les forces de l’ordre ont choisi de s’effacer ce jour là face à la force du mouvement.

Quelques jours plus tard, quand les troupes sont revenues pour expulser, détruire et blesser – des centaines de personnes de tous horizons ont éprouvé côte à côte cette capacité d’auto-défense, avec des chants, des sittings mais aussi des cailloux et des bouteilles incendiaires. Tout.e.s celles et ceux qui ont partagé ces journées savent bien que cette diversité de réponse n’a pas été tant source de scissions et de séparations, mais bien plutôt de rencontres et de solidarités mutuelles. L’avenir de cette lutte s’est écrit pendant ces moments là, et pas depuis un bureau.

Pour notre part, il ne nous viendrait pas à l’esprit d’affirmer, que « le mouvement pratique toutes les variétés de résistance, toujours violentes » (3). La réalité du mouvement c’est une multitude de personne qui font de la logistique, des repas, de la communication, des collages, des dossier juridiques, des lance-pierres, des pansements, des chansons, qui construisent des maisons, cultivent, se couchent sur les routes ou y courent masqués… Beaucoup d’entre nous partagent ces différentes manières de se rapporter au mouvement suivant les heures, les jours, les montées de colère, de joie ou les réflexions tactiques…. Ce que nous vivons sur le terrain, ce n’est pas une nécessité de s’affirmer comme violent ou non-violent, mais une volonté de dépasser ces catégories idéologiques et séparations neutralisantes. Nous sommes un peu trop complexes pour rentrer dans les caricatures du pouvoir : « ultras », « gentil écolos », « opposants historiques », « jeunes zadistes »… Fort heureusement et malgré les tentatives désespérées d’Auxiette (4) ou de Lavernée (5), les divisions posées en ces termes n’ont plus eu tellement de prises sur les dynamiques de ces dernières semaines. Quand des paysans mettent en jeu leurs tracteurs et les enchaînent auprès des barricades, quand des trous sont creusés dans les routes, quand la police est prise en embuscade, il s’agit de se donner les moyens adéquats pour répondre à la situation. Ce que nous voulons mettre en avant, maintenant, ce ne sont pas des mots magiques brandis en totems comme autant de brides sur nos potentialités collectives, mais une détermination commune à ce que cet aéroport ne se fasse pas.

Quant aux profiteurs et aménageurs, nous ne nous faisons pas d’illusion sur le fait qu’ils continuent d’imposer leurs projets par la force. À nous de faire en sorte que les concrétiser finisse par leur nuire plus que de les abandonner.

Des résistant.e.s à l’opération César

(1) « Notre-Dame-des-Landes : la démocratie en question » – 05.12.2012 Par Catherine Conan, Geneviève Lebouteux, Sylvie Thébaud, Françoise Verchère, Pierre Giroire et Frank Meyer et « Notre-Dame-des-Landes, un creuset pour les mouvements citoyens » – 06.12.2012 – Par Susan George, présidente d’honneur d’Attac et Aurélie Trouvé, coprésidente d’Attac

(2) Quelques citations parmi d’autres : « Les opposants dans leur diversité ont multiplié les formes de contestation mais sont toujours restés intransigeants sur le fait que la lutte contre ce projet doit être non-violente. », « (…) toutes les ruses de la répression ont été mises en œuvre : (…) La manipulation en infiltrant des éléments provocateurs pour pousser à l’affrontement avec les forces de l’ordre ou à l’agressivité envers les journalistes », « Le pari de la non-violence et de la démocratie. Notre détermination reste aussi intacte que notre volonté de lutter pacifiquement contre ce projet ruineux pour les finances locales, destructeur de l’environnement et de la vie des gens qui habitent sur ce territoire et y travaillent. »

(3) Dans sa tribune Susan Georges affirme : « Aujourd’hui comme hier, les opposants pratiquent toutes les variétés de résistance, toujours non-violente. »

(4) Jacques Auxiette président PS de la région Pays de Loire qui sur France inter avait demandé au Préfet « de passer au Kärcher la frange la plus radicale des opposantes de Notre Dame des Landes »

(5) Christian de Lavernée, préfet de la région Pays de Loire, artisan de l’opération César qui a dénoncé à de nombreuses reprises « la violence d’une minorité autonome, venue d’ailleurs » et marqué la différence qu’il faisait entre « entre les opposants violents et les personnes et associations qui font connaître leur opinion dans un cadre légal ».

 

Source : Zad-Nadir.

 

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Dans Le Monde :

 

Notre-Dame-des-Landes, une résistance qui ne se laissera pas dicter sa conduite.

La semaine dernière deux tribunes successives sont parues dans Le Monde du 6 décembre. Elles sont le fait de « présidentes »,  « porte-paroles »,  élus d’organisations et partis politiques. Elles portent un point de vue qui paraît englober tout le mouvement d’opposition à l’aéroport de Notre Dame des Landes. Elles ont en commun d’affirmer que le mouvement a toujours été « non-violent », que l’hostilité face à la police était le fait d’infiltrés policiers, que la manifestation du 17 novembre était « pacifique »

Pour nous qui partageons cette lutte, cette réécriture de l’histoire est pour le coup violente. Nous ne pouvons laisser quelques tribuns et porte-paroles auto-proclamés rayer d’un coup de plume ce que nous avons vécu ces dernières années. La complexité de notre réalité, faites de long débats et de contradictions, de pratiques multiples mais aussi de liens qui se tissent, s’est encore intensifiée depuis le 16 octobre et le début de la vague d’expulsion. Nous savons que l’écriture de l’Histoire est généralement le privilège des dominants. Qu’ils soient premier ministre ou président d’honneur d’une association citoyenne, ceux-ci semblent toujours estimer que, quand bien même on viendrait piétiner nos maisons et nos cultures, il nous faudrait rester calmes et polis. Si nous ne nous étions pas défendu.e.s, il n’y aurait probablement plus grand monde pour parler de la ZAD aujourd’hui, moins encore pour y vivre.

RENCONTRES ET SOLIDARITÉS MUTUELLES

Nous avons lancé, il y a plus d’un an, l’appel à une manifestation de réoccupation en cas d’expulsion et avons participé à son organisation par le biais d’une assemblée ouverte réunissant jusqu’à 200 personnes. Le 17 novembre, 40 000 opposants à l’aéroport se sont réunis. L’objectif de cette action directe massive n’était certes pas l’affrontement et nous avions décidé dans ce contexte de porter une attention particulière à ce que celles et ceux qui ne le souhaitait pas puissent l’éviter. Pour autant nous nous étions préparés en amont aux  possibilités de barrages et à la nécessité d’auto-défense des manifestants en cas d’agression policière. Si certains peuvent dire à posteriori que cette action collective a été « pacifique » c’est bien parce que les forces de l’ordre ont choisi de s’effacer ce jour là face à la force du mouvement.

Quelques jours plus tard, quand les troupes sont revenues pour expulser, détruire et blesser, des centaines de personnes de tous horizons ont fait face, avec des chants, des sittings mais aussi des cailloux et des bouteilles incendiaires. Toutes celles et ceux qui ont partagé ces journées savent bien que cette diversité de réponses n’a pas été tant source de scissions et de séparations, mais bien plutôt de rencontres et de solidarités mutuelles.

 La réalité du mouvement c’est une multitude de personne qui font de la logistique, des repas, de la communication, des collages, des dossiers juridiques, des lance-pierres, des sabotages d’engins de chantier, des pansements, des chansons, qui construisent des maisons, cultivent, laissent des marques sur les bureaux de ceux qui nous attaquent, se couchent sur les routes ou y courent masqués… Beaucoup d’entre nous partagent ces différentes manières de se rapporter au mouvement suivant les heures, les jours, les montées de colère, de joie ou les réflexions tactiques… Ce que nous vivons sur le terrain, ce n’est pas une nécessité de s’affirmer comme violent ou non-violent, mais une volonté de dépasser ces catégories idéologiques et séparations neutralisantes. Nous sommes un peu trop complexes pour rentrer dans les caricatures du pouvoir : « ultras », « gentil écolos », « opposants historiques », « jeunes zadistes »

Fort heureusement, et malgré les tentatives désespérées de la Préfecture, les divisions posées en ces termes n’ont plus eu tellement de prises sur les dynamiques de ces dernières semaines. Quand des paysans mettent en jeu leurs tracteurs et les enchaînent auprès des barricades, quand des trous sont creusés dans les routes, quand la police est prise en embuscade, il s’agit de se donner les moyens adéquats pour répondre à la situation. Ce que nous voulons mettre en avant, maintenant, ce ne sont pas des mots magiques brandis en totems comme autant de brides sur nos potentialités collectives, mais une détermination commune à ce que cet aéroport ne se fasse pas. 

Quant aux profiteurs et aménageurs, nous ne nous faisons pas d’illusion sur le fait qu’ils continuent d’imposer leurs projets par la force. A nous de faire en sorte que les concrétiser finisse par leur nuire plus que de les abandonner.

Darianne Ming, Camille Eustache, Mickael Delmouche, résistants à l’opération César.

Source : Le Monde.

 

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 L’article de susan George et Aurélie Trouvé.

Notre-Dame-des-Landes, un creuset pour les mouvements citoyens »

Par Susan George, présidente d’honneur d’Attac et Aurélie Trouvé, coprésidente d’Attac

La lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est une lutte pour l’avenir. Elle s’oppose à un projet d’aéroport pharaonique, conçu dans les années 1960, inutile sur le plan économique et financièrement coûteux pour l’Etat et les collectivités territoriales, alors que le déficit budgétaire est utilisé pour justifier l’austérité sociale et retarder la transition écologique.

Les dizaines de milliers de manifestants du 17 novembre dernier, accompagnés de centaines de tracteurs, s’opposent au saccage de 2000 hectares de terres agricoles et de bocages, à l’expulsion des paysans et de tous ceux qui occupent ces terres et les maisons abandonnées.

Cette résistance exprime le refus d’une dérive face au changement climatique et à la destruction de la biodiversité. Elle rejette un modèle prédateur imposé au nom du « développement ». Cette lutte, pleinement d’aujourd’hui, en rappelle pourtant une autre, menée il y a quarante ans au Larzac.

Dans les deux cas, on retrouve la défense des terres et des paysans, l’occupation du site et la transformation des combats citoyens en laboratoires d’expérimentation sociale et de solidarités concrètes. Aujourd’hui comme hier, les opposants pratiquent toutes les variétés de résistance, toujours non-violente.

L’Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Acipa) a ainsi démonté point par point les arguments avancés par les gouvernements successifs et souligné les carences, voire les mensonges des expertises officielles.

La créativité populaire a engendré des centaines de réunions d’information des populations, des recours juridiques, la désobéissance civile, des grèves de la faim, la montée de tracteurs vers Paris, des occupations de terres, des convergences avec d’autres luttes européennes contre divers grands projets inutiles et coûteux. La ZAD, zone d’aménagement différé, a été rebaptisée zone à défendre et investie par de nombreuses personnes qui y vivent. C’est cette zone qui fait actuellement l’objet d’expulsions d’habitants et de destruction de cultures.

Dans le sillage des paysans et des habitants de la région, comme au Larzac, des milliers d’autres citoyens se sont joints aux luttes parce qu’ils ont compris que les revendications portées sur ces terres agricoles et ce bocage allaient bien au-delà de la seule défense d’un territoire.

De même que le Larzac est devenu un symbole du refus du militarisme, Notre-Dame-des-Landes traduit le rejet de l’exploitation toujours plus féroce des êtres humains et de la nature au nom de la rentabilité des capitaux.

La résistance contre le géant de la construction Vinci, choisi pour bétonner ces milliers d’hectares, devient aussi le symbole du refus du règne des entreprises multinationales et de l’industrie financière, aidées par l’Etat à s’enrichir grâce à la dépossession d’autrui.

Notre-Dame-des-Landes devient un creuset des mouvements paysans, écologistes, altermondialistes et citoyens contre cette expropriation violente et la marchandisation du monde au nom du progrès. C’est pour cela aussi qu’Attac y est présente.

L’immense manifestation du 17 novembre, pacifique et déterminée, mêlant toutes les générations et les traditions de lutte, semble bien nous dire que les citoyens réapprennent à dire non, à résister, à se dire qu’ensemble ils pourraient gagner contre le mensonge politique et l’acharnement administratif. Ils recommencent à croire qu’il n’y a pas de fatalité et que l’on peut réussir à écarter ce projet absurde et délétère.

Plus le gouvernement se raidit, plus les interventions des forces de l’ordre se multiplient (estimées à plus d’un million d’euros depuis octobre), et plus le mouvement s’amplifie et s’unit.

Dans quinze jours, la centaine de comités de soutien qui se sont constitués en France se retrouveront pour construire la suite. Comme pour le Larzac, des centaines de milliers de personnes sont attendues à un grand rassemblement sur place cet été.

En ce moment même à Doha, les négociations onusiennes sur le climat s’enlisent et risquent une fois encore de n’aboutir à aucun accord contraignant sur les gaz à effet de serre, condamnant la planète à une augmentation importante de sa température et à des conséquences désastreuses pour l’ensemble des populations.

Le président de la République, François Hollande, souhaite une France « exemplaire en matière de transition écologique » et accueillir la conférence de l’ONU sur le climat de 2015. Cette exemplarité est incompatible avec l’expansion du trafic aérien et le projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

En arrivant au pouvoir en 1981, François Mitterrand a mis fin au projet d’extension de la zone militaire du Larzac. En luttant par la force pour un « grand projet inutile et imposé » et pour la victoire de Vinci, ce gouvernement se trompe de combat et d’alliances et aiguise la colère et la détermination de ceux qui pourraient le soutenir.

François Hollande s’honorerait, et le Parti socialiste avec lui, en mettant fin au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, fût-il depuis de longues années le projet phare de son premier ministre.

Susan George, présidente d’honneur d’Attac et Aurélie Trouvé, coprésidente d’Attac

 

Source : Le Monde.

déc 022012
 

Suite aux trop nombreux blessés et mutilés par tirs de flashball et de LBD, nous avons pensé qu’il serait bon de dévoiler une méthode simple susceptible de renforcer nos défenses face à ces armes, ou tout au moins d’en atténuer l’efficacité.

Beaucoup moins coûteux que leurs bidules, nous recommandons l’usage d’un objet que l’on trouve partout : le PARAPLUIE (si si!).

En effet, le parapluie lorsqu’il est ouvert et placé devant vous stoppe ou détourne les balles de caoutchouc sans que la toile ne soit percée. Au pire, seule les baleines du parapluie peuvent être endommagées. Mais on peut vous garantir que ça marche : solution testée et labellisée par nos soins.

Attention néanmoins à ne pas utiliser un parapluie avec une toile est trop mince, ni un parapluie rétractable : un bon parapluie canne classique fera l’affaire.

Et pour l’occasion on pourra rebaptiser le parapluie en « paraflic ».

 

Source : http://copwatchnord-idf.info/?q=node/157

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