déc 182014
 
boulons

 


RASSEMBLEMENT à Saint Lô, le 19 décembre 2014, 14h, à la préf !

 

Une troisième

ligne T.H.T.  

Trop c’est

trop !

RTE projette de construire une nouvelle ligne THT enfouie dans la Manche.

Ce projet, dénommé FAB. (France-Aurigny-Grande Bretagne), dont 25 km seront enterrés dans le nord Cotentin, impactera une aire d’étude de 22 communes entre Siouville et Bricquebec

Sous couvert d’un projet hydrolien au large du Raz Blanchard, et de nous faire avaler leur transition énergétique, il s’agit en fait d’une nouvelle autoroute de l’électricité pour interconnecter les différents pays européens.

Cette liaison Cotentin-Angleterre n’est que le symbole de l’envahisseur qui écrase tout sur son passage pour engraisser quelques oligarques et leurs grosses fortunes.

RTE n’a que faire des désirs des habitants et n’a que le soucis de faire passer ses tentacules électriques qui lui génèrent des bénéfices monstres. FAB-uleux, non ? Faramineux oui ! Coût de leur supercherie : 250 millions d’euros !

Il y a à peine 2 ans, une lutte contre la ligne T.H.T. Cotentin Maine faisait rage, en dénonçant l ‘achat des consciences et des problèmes inhérents aux lignes T.H.T., le passage en force de RTE et de l’état, le modèle de société sécuritaire et liberticide que l’on subit chaque jour. Nous avons beaucoup appris durant cette résistance. Nous pouvons faire reculer la gouvernance policière, (de plus en plus menacée à ce jour), attaquer les infrastructures électriques (qui contrôlent et irriguent toutes les strates de l ‘état et de son économie), en déjouant la surveillance des gendarmes, anticiper en enrayant le dispositif de pseudo concertation par le blocage de leurs réunions, nous défendre collectivement face à la répression et leur in-justice.

Depuis et sur ces formes de résistance, des rencontres se sont nouées, des batailles ont été gagnées, des brèches se sont ouvertes, un lieu pérenne permet de se réunir et d’inventer ensemble et autrement des perspectives joyeuses et déterminées,. Nous sommes plus nombreux, plus aguerris et plus déterminés que jamais à vouloir mettre en échec ce nouveau réseau électrique. Car il s’agit de le dénoncer de là où nous vivons, nous sommes solidaires des habitants directement concernés par le projet de ligne. Il est nécessaire de montrer qu’il y a une population qui ne s’est jamais résignée, subissant déjà le passage de 2 lignes T.H.T. aériennes.

Mettre en échec dès maintenant leur processus de concertation, qui est à nouveau un leurre car tout a déjà été réglé dans les couloirs des ministères, permettra de tisser la toile de la contestation et de mettre des bâtons dans les roues de RTE alors même qu’elles ne tournent pas encore .En créant des liens avec les communes impactées, nous imposerons, en rendant la lutte populaire et large, un rapport de force.

Seule la lutte paie, nous sommes déterminés à leur dire : non c’est non.

Plus que jamais : RTE fout le camp !

une population sous tensions et leurs complices

Source : Assemblée anti-THT.

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Réunion publique contre le nouveau projet de THT en Cotentin

P

JEUDI 11 DÉCEMBRE 2014, 20h à la Grange de Montabot (50)

Réunion publique pour discuter de la nouvelle ligne THT et envisager une mobilisation pour le 19 décembre 2014 autour d’un diner auberge espagnol (chacun.e amène de quoi manger à partager).

VENDREDI 19 DÉCEMBRE 2014 à Saint Lô (50)

* Réunion pas publique de présentation et de concertation du projet à 14H30 par RTE.
* Proposition de mobilisation contre ce projet à 14h à discuter ce jeudi 11.

RTE projette donc de construire une nouvelle ligne THT dans le Cotentin sous couvert CarteLigne320000Vd’un projet hydrolien au large du Raz Blanchard. Mais il s’agit bien d’une nouvelle autoroute de l’électricité pour interconnecter les différents pays européens, avec une liaison Cotentin-Angleterre en 320 000 V avec une capacité de 1,4 GW (production d’un EPR environ) dénommée FAB. FABuleux, non ?

Selon RTE, [l]a nouvelle interconnexion FAB permet d’accompagner la transition énergétique des deux pays en garantissant le raccordement des énergies renouvelables existantes et en projet de part et d’autre de la Manche.

Pour EDF, dont RTE est la filiale, il est question d’un EPR qui n’en finit pas de se construire à un bout de la ligne et de deux autres qui en sont au terrassement de l’autre côté de la ligne et donc de la Manche. À chacun sa vision du renouvelable…

Comme toujours et comme pour la ligne Cotentin Maine, RTE se targue de concertation. Le projet est bouclé, tout juste si le calendrier des travaux n’est pas décidé. Il est donc temps pour discuter au sens de RTE, c’est à dire présenter ce qu’ils feront que les populations soient d’accord ou non, tout en prenant soin de recueillir les avis de celle-ci, ainsi va leur démocratie.

Nous proposons d’en discuter autrement, autour d’un repas auberge espagnole, pour envisager et discuter notamment de ce que nous pourrions faire le 19 décembre 2014 à AireEtudeLigne320000VSaint Lô, mais aussi tout au long du premier trimestre 2015 où RTE se propose de présenter son projet et les travaux envisagés de manière publique cette fois dans l’aire d’étude que RTE se propose de valider ce 19 décembre, laquelle concerne 22 communes.

Histoire de bien s’informer, il est préférable de s’imprégner de la littérature de RTE sur le sujet.

La Grange de Montabot se trouve à la Bossardière sur la commune de Montabot, face au Chefresne.

Pour la rejoindre, c’est à gauche sur la route Percy-Montabot 1 km après le gros pylône, et donc à droite 1km avant le pylône si on arrive de Tessy en direction de Percy. Du marquage au sol indique l’intersection.

À jeudi.

pylones [@] riseup.net

Source : Assemblée anti-THT.

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Pourquoi ce rassemblement contre les nouvelles lignes THT Menuel- EXETER, à lʼappel du CRILAN et dʼautres antinucléaires?
Rappelons dʼabord que le CRILAN a été invité, en ce début décembre, à une réunion dite de concertation,  prévue le vendredi 19 décembre,à 14H30,  par la Préfecture de la Manche à propos dʼune présentation par RTE “dʼun début de concertation du projet FAB,dʼinterconnexion électrique sous marine et souterraine entre la France et la G.B via Aurigny.” Y sont également conviés, sur invitation, divers institutionnels, (services de lʼEtat,élus et industriels) ainsi que quelques autres associations agréées .  » Dès réception et après étude du dossier de présentation( http,://www.rte-france.com/sites/ default/files/2014_11_18_dossier-presentation_fab_v2.4.pdf), nous avons jugé utile dʼ informer les membres du collectif antinucléaire et après divers échanges, avons appelé à un rassemblement devant la Préfecture, ce 19 décembre, à partir de 14 heures.
Cette concertation nʼest quʼune mauvaise caricature de démocratie !
1° RTE fait état dʼun fuseau de moindre impact  partant de Menuel  et qui va de Sciotot au sud, jusquʼà Siouville au nord dans sa plaquette de présentation.

2° Mais en fait, un dépliant RTE, invitant le public à des réunions de concertation déjà prévues entre le 10 janvier et le 10 février 2015 , déjà dans les cartons, montre un fuseau subitement amenuisé de Menuel vers la plage du  Platé ( Tréauville),à quelques encablures au nord du port de Diélette, certainement lʼ heureuse élue, pour hériter  dʼun raccordement entre les câbles souterrains et sous marins.“qui pourrait être réalisé sous un parking”. http://www.rte-france.com/sites/default/files/2014_12_08_rte_fab_depliant-v3.pdf

3° Ce que les antinucléaires et antiTHT dénonçaient déjà lors du débat public à propos de la ligne Cotentin-Maine : “on décide dʼabord, on discute après” se reproduit donc, en pire… Quels que soient les projets, pour nous, la démocratie reste un combat de tous les jours…
De lʼimportance de lire complètement ( et même entre les lignes) les dossiers officiels :

1° Le dossier de présentation  du projet et de son aire dʼétude joint à la lettre dʼinvitation de la Préfecture ne pose pas les questions de fond quant à sa véritable fonction
2°Le projet sʼinscrit clairement dans lʼinterconnexion européenne ( validation par lʼU.E le 14/10/2013), prévue pour le grand marché, plus que pour la sécurité de lʼapprovisionnement.

3°Il a déjà été accepté par le Ministère de lʼécologie et de lʼénergie ( 15/07/2014) sans débat.

4°Dans le dossier, fourni par la Préfecture, on reconnaît que Menuel a été choisi parce que “ cʼest un point dʼentrée vers la Bretagne” qui subit durement le manque dʼélectricité aux pointes de la soirée,surtout autour de 19 heures, notamment en hiver.

5°En clair,  on comprend que lʼobjectif principal est bien de remédier à lʼincohérence du quasi tout nucléaire joint au quasi tout électrique . – EDF produit trop dʼélectricité en base fourni par le nucléaire ( environ 12%) – Pas assez pour la pointe fournie par les renouvelables plus modulables mais peu développées ( à lʼexception des barrages que lʼon veut araser sur la Sélune) et le thermique classique que lʼon tend à éliminer en France. – La mise en marche de lʼEPR, à partir de 2017/2018 dʼun côté, et de lʼautre, le développement des besoins en pointe envisagé ( voiture électrique,électronique…) accentuent lʼincohérence française. – Le projet est prévu en double pour exporter la surproduction en base, nucléaire, et importer lʼélectricité de pointe, fournie par le thermique classique anglais, producteur de gaz à effet de serre. – British Energy, filiale dʼEDF en Grande Bretagne est le commanditaire qui envisage une autre ligne entre les îles britanniques et la Bretagne.( Projet FR-IR)

Quʼon nʼappelle pas cela transition énergétique nécessitée par lʼapprovisionnement de lʼélectricité hydrolienne !

1°Les hydroliennes en Raz Blanchard nʼen sont quʼau stade du choix de la technologie et des grands opérateurs( DCNS, ALSTOM…) Rien ne prouve quʼelles seront opérationnelles et ce, massivement en 2022. .http://www.rte-france.com/sites/default/files/etude-hydrolien-2013.pdf

2° Leur production reste aujourdʼhui hypothétique en 2022 et la référence à celle-ci nʼest quʼun artifice pour faire avaler la potion amère.

3° Lʼobjectif est bien la continuation des incohérences actuelles en France et de fournir de lʼélectricité à la Grande Bretagne, tout en nous laissant la plus grande partie des risques ( accidents, attentats, gestion des déchets).

4°Le CRILAN rappelle quʼil est favorable aux énergies renouvelables mais pas comme moyen centralisé et autoritaire pour corriger quelque peu les incohérences de lʼétat nucléaire français et dʼEDF.

Nous avons besoin dʼune autre politique énergétique et non de lʼaménagement et de  la normalisation de cette dernière.

Pour le CRILAN,

Didier Anger.

Source : CRILAN

 

 

déc 142014
 

Salut,

Vous trouverez ci-dessous l’affiche et le tract d’appel à la manifestation qui aura lieu à Caen le samedi 20 décembre, à 16H, Place St Pierre, en solidarité avec les luttes sociales, démocratiques et féministes en Irak et au Kurdistan syrien.

La manif sera suivie d’une action de collecte de fonds pour soutenir la résistance au Kurdistan syrien.

Merci de faire tourner l’info partout où vous le pouvez. Les documents ci-dessous sont en format JPEG pour faciliter la diffusion sur les réseaux sociaux.

affichekobane20janvierCaen

Tract solidarité kurdistan version définitive

Tract solidarité kurdistan version définitive 2

déc 122014
 
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Pendant le salon international du nucléaire à Paris, certain.e.s s’activent à mouvementer le train-train quotidien

 

 

Le nucléaire, ça fume énormément

Pour un événement de l’ampleur du Salon international du Nucléaire, ou WNE, il est profondément étonnant que les médias n’aient pas davantage pris à cœur d’informer de cet événement, dont se sont par ailleurs tant vantés les pontes du nucléaire français.

Nous nous sommes donc donnés pour tâche de palier à ce manque en attirant l’attention des voyageurs du train Paris-Cherbourg du vendredi 17 octobre. En effet, ils avaient pour voisins de cabine d’indésirables futurs acheteurs potentiels de centrales nucléaires venus du monde entier au WNE, qui étaient sur le trajet retour de leur visite touristique des sites de Flamanville et de La Hague. Vers 19h30, peu avant l’escale à Caen, boum-boum-boum, psch-psch-psch, des pétards de voie, une épaisse fumée dans une armoire électrique, un message sous un pont : NUKE OFF !

C’est quand des visiteurs de centrales se mêlent aux vacanciers et que leur trajet est perturbé que le travail de dissociation entrepris par les média entre élite d’experts et information du public est en quelque sorte un peu battu en brèche.

En compensation de la gêne occasionnée pour les voyageurs (bien que regrettable un soir de départ en vacances) leur a été donné un temps – si rarement aussi généreusement offert – de réflexion et de constat, pour se rendre compte que le nucléaire ne passe pas comme une lettre à la poste.

La présence policière en gare est loin de brider notre détermination qui trouve sur les voies ferrées des brèches dans leur dispositif, là où on ne nous attend pas.

Un message pour les prétendants aux produits d’excellence français : si vous vous engagez dans le nucléaire, attendez-vous à de la résistance. Edf ne vous préviendra pas que le pack « EPR » nécessite l’extension « Maintien de l’ordre » et le budget qui va avec. Autant s’en passer.

Les petites mains gantées du Marais de Carentan

Odorante participation

Vendredi 17 octobre au matin, en gare de Caen

Quelques personnes se sont invitées dans le train des nucléophiles, le temps d’une modeste mais odorante participation à la taquinerie générale de cette journée visite promotionnelle des sites nucléaires français. A l’arrêt en gare de Caen, une fois repéré le wagon abritant les visiteurs des sites du Cotentin, plusieurs boules puantes ont été lâchées afin d’accompagner leur voyage dans les meilleurs conditions.

stinkbomb

Pétards sur les voies, ça tremble dans les wagons !

Vendredi 17 octobre 2014, 9h

A la sortie de Caen, des signaux d’arrêts d’urgence posés sur les rails ont été déclenchés par le passage du train Paris-Cherbourg afin de perturber la visite des nucléocrates internationaux venus du salon du Bourget, à Paris. Non, les sites nucléaires ne sont pas des sites touristiques comme les autres où les businessmen de tous les pays peuvent se retrouver ! Qu’ils s’attendent à nous trouver sur leur chemin que ce soit à la signature des contrats, lors des enquêtes publiques ou des chantiers en cours.

Si Areva veut se donner les moyens de vendre à l’international ses machines de mort, qu’elle explique aussi à ses nouveaux clients que le nucléaire s’accompagne d’une résistance importante de la part des populations.

Ni déchets nucléaires, ni nucléocrates sur les rails ! Stoppons le train-train quotidien du nucléaire !

Ouest-France collabore

Jeudi 16 octobre 2014, au petit matin: échanges de manchettes Ouest-France dans les tabac-presse de Rennes et Caen.

 

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Pour cibler Ouest-France et sa collaboration avec la police dans la répression des luttes lorsqu’ils refilent des photos qui envoient les accusé-e-s en zonz.

Pour informer la population de la tenue à Paris du WNE, le Salon international de promotion du nucléaire.

Pour mettre en parallèle cet événement censé faire rêver tout industriel ou élus à la puissance de l’atome, et le danger que représentent les centrales nucléaires normandes comme celles d’ailleurs.

Pour susciter l’interrogation des passant-e-s sur de potentiels titres de presse.

Manchettes manchottes

Il semblerait bien que le Ouest-France de ce lundi 13 octobre avait pris une certaine liberté de ton, c’est en tout cas ce que laissent penser les manchettes visibles aujourd’hui à diverses Maisons de la Presse et autres lieux de vente du fleuron de la Presse quotidienne régionale.

C’est que vient de débuter au Bourget, à côté de Paris, le Salon international du nucléaire, où les nucléocrates français comptent bien vendre des EPR comme des petits pains.

 

 

 

 

 

13octobre2014 manchette Ouest-France 1

 

Nuclear World Extinction !

« Le développement forcené actuel de l’énergie nucléaire est un choix irréversible que le capitalisme nous impose. De par son fonctionnement, sa nature, l’énergie nucléaire est la caricature d’un univers hiérarchisé, technocratisé, militarisé, où nous n’intervenons en rien. L’État ne respecte même plus sa propre légalité pour la construction des centrales nucléaires, l’ouverture des mines d’uranium, l’extension des usines de retraitement des déchets, etc.
Le choix de l’énergie nucléaire, de par la concentration des moyens économiques, technologiques, humains, est l’occasion rêvée pour le capitalisme de pérenniser sa domination sur nos vies. Une centrale nucléaire, une fois construite, ne peut être détruite avant 20 ans. C’est ici qu’un moratoire limité apparaît clairement comme démagogique. La valse hésitation du PS est bien dans la lignée récupératrice, démagogique, de ce parti attrape-tout. Refuser l’énergie nucléaire serait remettre en cause radicalement le capitalisme, ce qui fait sourire quand on voit la bousculade des cadres socialistes, dans la débandade forcenée de leur appétit de pouvoir. Ne nous trompons pas : nous aurons une bombe à gauche, une énergie nucléaire à gauche, avec des flics de gauche et des enterrements démocratiques. Quant au PC, avec ses vues totalitaires et bureaucratiques, il ne peut que cautionner le développement d’une énergie nucléaire, dont il aurait le contrôle.

 

Par ailleurs, le développement actuel des recherches sur l’énergie solaire, s’orientant vers de grosses unités de production, montrent que l’intérêt du capital réside dans la concentration de l’énergie,pour garder le contrôle de sa redistribution. La lutte contre le développement de l’énergie nucléaire ne peut se cantonner dans l’opposition légalistes des partis et syndicats. De même, il est évident que les manifestations antinucléaires et écologiques ont révélé l’existence d’une contestation profonde de cette société, sur les bases d’un refus de tout centralisme, toute hiérarchie, contre le travail salarié et la consommation à outrance, ces rassemblements ne peuvent suffire à stopper le pouvoir.

 

Il est indispensable d’intensifier les actions de sabotage qui touchent directement le pouvoir dans ses intérêts économiques et permettent de retarder, voire de stopper la construction des centrales, mines, usines liées au nucléaire. Quoiqu’il en soit, le nucléaire n’est qu’un des aspects les plus apparents de l’exploitation généralisée du capitalisme qui ne peut être mis en échec que par l’auto-organisation des individus et par la prise en main de tous les aspects de notre vie quotidienne. »

 

Communiqué du CARLOS (1) revendiquant les interventions de la nuit bleue antinucléaire du 19 au 20 novembre 1977
(1) Coordination Autonome des Révoltés en Lutte Ouverte contre la Société

 

D’après vous, quel âge a ce texte ?? Et bien il a 37 ans… Incroyable non ? Il a à peine vieilli d’un iota.

Si nous reprenons ce communiqué aujourd’hui, c’est qu’il résonne à nos oreilles et s’accorde à nos « réflexions ». 37 ans nous séparent, et nous réalisons qu’il aurait pu sortir de nos plumes. En 2014, le nucléaire, qu’il soit militaire, civil ou médical, comme les autres choix technologiques de la société industrielle capitaliste, détermine toujours plus nos vies. Son développement a explosé (boum), des milliers de fois avec les tirs en Algérie, dans le Pacifique et ailleurs, à Tchernobyl en 1986 et à Fukushima en 2011, sans compter les très nombreux et réguliers « incidents », laissant ces déchêts radioactifs s’entasser, dette et prison éternelles à l’échelle de la vie humaine.

 

En parallèle, les gouvernements successifs ont absorbé la plus grande partie de la contestation dans les institutions : par le biais des processus de consultation, de cogestion et d’expertise. Les nucléocrates ont repris les arguments écologistes, intégré la construction de nouvelles centrales dans la lutte contre le changement climatique. En lien avec eux, se développent les technologies du contrôle (compteurs communiquant d’électricité « Linky », d’eau, de gaz, puces RFID, vidéo-surveillance, bio-identification, drones, etc.) qui s’appuient sur le sentiment d’insécurité que fabrique la société actuelle et qui l’entretient soigneusement.

 

C’est ainsi que l’assise politique et économique actuelle de l’industrie de l’atome aboutit à une première mondiale : la tenue d’un salon international du nucléaire, le World Nuclear Exhibition, à Paris du 14 au 16 octobre 2014, où se sont pavanés toutes les entreprises et Etats liés de près ou de loin à cette mortifère industrie, et dont l’enjeu est la prolifération du nucléaire.

 

Lutter contre le nucléaire est aussi et surtout lutter contre le monde qui va avec : un système énergivore, destructeur de l’humain et de l’environnement, qui contrôle et pressurise nos vies, nous empêchant de décider par nous-mêmes la forme de nos existences. Nous pensons qu’il est aujourd’hui nécessaire de conjuguer nos forces pour attaquer ce système là où il est vulnérable en bloquant les flux, d’énergie, de transport, etc. Ces attaques doivent être protéiformes : occupations, contre-information, sabotages, actions publiques collectives, etc. Néanmoins, sans un mouvement social suffisamment fort, ces actions resteront des tentatives marginales de résistance, stigmatisées et d’autant plus facilement réprimées par l’Etat. C’est pourquoi nous lançons un appel à se rencontrer, coordonner nos actions, agir et s’organiser là où nous sommes mais aussi être capable de se donner des rendez-vous, pour que les nuits bleues d’Edf se colorent de notre indéboulonnable et saine colère !!!

 

Source : World nuclear explosion.

http://worldnuclearexplosion.noblogs.org/

 

déc 062014
 
logement

Tant qu’il y aura des gens à la rue, nous occuperons !!!

Depuis le mois de mai 2013, dans de nombreuses villes de France, le gouvernement socialiste a décidé de diminuer les budgets attribués aux DDCS (Directions Départementales de la Cohésion Sociale, en charge, entre autres, de l’hébergement d’urgence) et expulse par milliers des centres d’hébergement d’urgence, principalement des demandeuses et demandeurs d’asile. En effet, les politiques d’austérité (associées à la xénophobie d’État?) continuent de frapper les populations les plus précaires (sans papier-e-s, chômeur-euse-s, salarié-e-s, intérimaires, etc…). On estime à trois millions le nombre de logements vides en France, que les autorités refusent de réquisitionner alors qu’elles ont le pouvoir de le faire : il s’agit donc bien d’un choix politique que de jeter puis de laisser des individu-e-s à la rue et ce, entre autres, au profit de la spéculation immobilière, vecteur principal de la hausse des loyers.

Actuellement à Caen, ce sont plus de 150 personnes qui sont à la rue. Face à cette situation intolérable, de puis juin 2013, l’ A.G a squatté successivement 4 lieux dont 3 ont été expulsés. Le 4 ème actuel, situé 11-13 allée du saut du loup , vient d’obtenir récemment un délai de 7 mois (ce après quoi, le squat sera expulsable). Mais nous ne sommes pas dupes : cette décision arrange par certains aspects la préfecture (en se défaussant d’une partie de ses « obligations » tout en maintenant cachée la misère dont elle est responsable dans un lieu peu visible). Comme toujours, la justice bourgeoise privilégie le droit à la propriété à la satisfaction des besoins fondamentaux.

Depuis plus d’un an, la préfecture promet l’ouverture d’une structure d’hébergement d’une centaine de places (qui n’est toujours pas ouverte !) qui en réalité, s’apparente plus à un camp (logements préfabriqués avec une surveillance accrue et quotidienne) qu’à une réelle solution de logement dans de bonnes conditions (ces lieux n’ont pas pour vocation à être pérennes). Cette structure, excentrée du centre-ville, s’inscrit dans une politique de ségrégation spatiale (parquer loin du centre les populations les plus pauvres) et ne correspond aucunement à une création de places : en effet, il s’agit de vider les hôtels et ce, à des fins commerciales et touristiques.

Depuis le début de cette lutte, la situation est loin de s’améliorer : de plus en plus de personnes sont jetées à la rue. Face à cette régression, l’ A.G de lutte contre toutes les expulsions a décidé d’ouvrir un autre lieu au 37, rue Beuvrelu. L’occupation n’est pas pour nous une fin en soi mais un moyen d’action qui s’inscrit dans une lutte plus large contre les politiques antisociales et xénophobes de l’État ainsi que contre la spéculation immobilière.

Les premiers temps d’une occupation rendue publique sont toujours un peu « délicates » car la police peut tenter, avec la bénédiction de la Préfecture, une expulsion manu militari illégale. Vous êtes donc invité-e-s à y passer régulièrement dès cet instant, pour commencer à y organiser une nouvelle mise en place de la logistique d’accueil (ménage, bouffe, cuisine, dortoirs…) dans la bonne humeur et, bien sur, discuter de ce fonctionnement en assemblée générale.
Un logement pérenne et décent pour tous et toutes !

Des papiers pour toutes et tous !

CONTRE CES MESURES XENOPHOBES, ANTISOCIALES ET SECURITAIRES, LA SOLIDARITE EST NOTRE ARME !

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, Tous les vendredis, à 18h, au 11-13 Allée du Saut du loup

Assemblée Générale de lutte contre toutes les expulsions
Contact : ag-contre-expulsions[@]mailoo.org

nov 142014
 
fric flic

Au rassemblement de 18h en centre-ville (place Bouchard), une centaine de personnes sont présentes. Le cortège part, en reprenant les slogans sur les flics, la violence d’Etat et la répression. Grosse présence de la BAC autour de la manif. Ils restent à distance, mais très rapprochés tout de même. Le cortège arrivé devant le tribunal, la brigade d’intervention se déploie. Des BACeux sont derrière et sur les côtés, ça sent la provoc’ pour faire des interpellations. Après un moment de flottement, le cortège tourne à droite pour rester dans les rues passantes du centre-ville, toujours en gueulant les slogans et la BAC toujours autour qui provoque (par exemple un BACeux qui dit « ta gueule » à quelqu’un qui reprend le slogan « flics, juges, assassins »). La manif continue à défiler en centre-ville un bon moment. Au moment de se disperser, les BACeux vont suivre un petit groupe, bientôt rejoint en solidarité par beaucoup de monde. Petit coup de pression qui n’entame pas la détermination à continuer.

Mardi 18/11 17h, RDV arrêt de tram Université, campus 1, Discussion sur le rôle de la police, l’ordre qu’elle protège etc.

Mercredi 19/11 17h, Assemblée Générale, RDV arrêt de tram Université, campus 1

photos sur résistances-caen :

nov 022014
 
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Tract diffusé à Caen vendredi 31 octobre:

Un camarade a été assassiné par les flics, victime d’une explosion de grenade offensive au niveau du dos. Ca s’est passé dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre, à la zone à défendre (ZAD) du Testet, dans le Tarn. Rémi Fraisse luttait avec d’autres, contre un barrage qui menace d’engloutir 48 hectares de zone humide pour le profit de quelques uns et unes. L’Etat a répondu par l’occupation militaire de la zone. Armé-es de leur détermination, les militants ont tenté malgré tout de bloquer les travaux en occupant, en sabotant, en s’affrontant avec les flics.

Cela fait longtemps que cette mort, on la sent venir : tirs de flashball qui crèvent les yeux (2007 à Nantes, 2009 et 2010 à Montreuil, 2011 à Audincourt, 2013 à Villomomble et Grenoble, 2014 à la Réunion et à Nantes etc.), grenades offensives qui mutilent (2001 à Lille, 2007 à Grenoble, 2009 à Strasbourg, 2012 à la ZAD près de Nantes etc.), tirs tendus de grenades lacrymogènes en pleine tête (2009 à Bastia, 2010 à Caen etc.). Les flics ont tué, lors de la manifestation antinucléaire à Malville en 1977 (Vital Michalon) ou lors de la tentatieve de réforme universitaire en 1986 (Malik Oussékine), comme régulièrement dans les quartiers, Clichy-sous-Bois en 2005 (Zyed Benna et Bouna Traoré), Villiers-le-Bel en 2007 (Moushin Sehhouli et Larami Samoura), la liste est longue…

Ce n’est pas une bavure. Une bavure c’est quand l’encre sort trop vite d’un stylo. Nous parlons ici d’un homicide. Un homicide commis par les flics. Les flics font leur travail : les flics cherchent à blesser, à mutiler, les flics tuent. Ils sont la violence d’Etat, donc ils se servent de leurs armes. Leur rôle est de réprimer celles et ceux qui s’opposent au pouvoir, qui troublent le bon ordre social et n’entrent pas dans les bonnes cases.

A la ZAD du Testet, contre le barrage du Tescou, comme avant cela près de Nantes à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, contre l’aéroport Grand-ouest, et actuellement dans la Somme, contre la ferme-usine des « mille vaches », dans les mouvements sociaux, l’Etat réprime militairement et brutalement toute contestation, quelle que soit sa forme. Nous appelons chacun et chacune à se solidariser avec la lutte du Testet, ainsi qu’avec toutes les luttes visant à s’émanciper  de toute forme de domination.

Dans de nombreuses villes de France et d’ailleurs, les manifestations se succèdent : Rennes, Paris, Lyon, Toulouse, Nantes, Marseille, Londres, Bruxelles… A plusieurs reprises, les flics sont intervenues de manière violente. Des interpellations ont eu lieu (Paris, Nantes, Rennes etc.). Ce n’est qu’un début. Il n’y aura pas de retour au calme.

Pour plus d’informations sur la lutte du Testet:

http://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/

Pour plus d’informations sur les armes des forces de l’ordre:

http://zad.nadir.org/IMG/pdf/ARMEMENTSPOLICE_A3.pdf

Nous ne laisserons pas le silence retomber, nous n’oublierons pas !

Assemblée générale mercredi 5 novembre 18h Université campus 1 RDV Phénix

 

nov 012014
 
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Manif dynamique vendredi soir à Caen, suite à la mort d’un camarade tué par les flics à la zad du testet. Au moins 200 personnes au RDV devant la Préfecture, malgré une forte présence policière (CRS, brigade locale d’intervention, BAC). Le cortège part en centre-ville, slogans, pétards et fumigènes. Après une longue virée en centre-ville où des gens se solidarisent pendant le trajet, le cortège traverse la place du théâtre et se rapproche du petit commissariat rue des Jacobins. Malgré la présence de flics, plusieurs tags sont effectués sur le comico. Le cortège retourne en centre ville et se dissout là-bas.

Réunion mercredi 18h sous-sol bâtiment lettres, campus 1, arrêt de tram Université.

photos: http://www.resistances-caen.org/

sept 252014
 
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Nous relayons cette lettre ouverte d’un irradié non consentant à la rédaction de sciences et vie. Cette lettre répond sans, s’illusionner sur ses destinataires, au dossier « Accident nucléaire comment la France s’y prépare » du science et vie de septembre 2014. Bien évidemment, docilement soumis à son idéologie technophile, les auteurs du dossier relaie les prétentions nucléocratiques entrevues en Biélorussie et plus encore aujourd’hui au Japon à nous faire vivre une fois l’accident advenu un dosimètre autour du coup en zone contaminée. La tragédie de Fukushima a finit de faire basculer la stratégie communicationnelle des nucléaristes. Si la possibilité de l’accident n’est définitivement plus niée et qu’il est même devenu probable, il faut dorénavant nous apprendre à accepter de vivre au milieu des résidus radioactifs qui ne manqueront pas de peupler nos vies, et qui d’ailleurs dans une moindre « mesure » la peuplent déjà. Puisque de Biélorussie au Japon l’urgence est à sauver l’économie plus que les vies, « Science et vie morbide » nous prépare à vivre cette routine du désastre.  Comme le souhaite la lettre ouverte aux auteurs du dossier : « je vous souhaite à tous de beaux cancers » que ne manqueront pas de soigner Areva médical qui vise à s’installer à Caen.  L’économie a parfois des ressources qui semblent sans doute à tord inépuisables.

A
 la 
rédaction 
de
 Science
 et 
vie
Aux 
sieurs 
Vincent Nouyrigat 
et 
Frédéric
Pajak

Messieurs,
C’est 
avec 
un 
dégoût 
mêlé
 de
 pitié 
que
 j’ai 
aperçu 
la
 une
 de 
votre 
magazine.
 Afin
 de
 connaître 
plus 
en 
détail 
l’étendue 
de 
ce
 désastre
 culturel 
et 
politique 
– 
en 
attendant
 la
 catastrophe 
radiologique
 annoncée
–
je 
me 
suis 
forcé
 à 
lire 
cette
 chose.
Je 
sais 
depuis 
longtemps 
que 
le 
monde 
radioactif
 dans
lequel 
les
 experts 
de 
la
 question 
entendent 
nous
 faire 
vivre 
se
 déploie 
inlassablement
 depuis 
Los
Alamos, 
en
 dépit 
de 
tout. 
Je 
sais
 aussi
 que 
l’Etat,
 en 
France,
est 
actionnaire 
majoritaire
 de 
l’industrie
 nucléaire,
 y
 compris
 et
 surtout
 de
 l’armement,
 dont
 les
 réacteurs
 fabriquent,
 entre
 autres, 
le 
plutonium 
et 
autres 
saletés 
qui 
lui
 sont 
nécessaires. 
Je 
sais 
aussi
 que 
les
 Français,
en 
dépit 
de 
la 
terreur 
qu’une
 industrie
 de 
la 
radioactivité 
suscite 
chez
 tout
 humain 
un 
peu 
conscient 
de 
la 
vie 
et 
des
 enjeux,
 sont 
fiers
 comme 
des 
coqs
 de 
leur
  «
savoir
faire
»
 nucléaire
 et
 de 
leur 
armement. 
Ils 
pourront
 toujours
 venir 
pleurnicher,
 le
 moment 
venu,
 sur 
leurs 
cancers 
et 
leurs 
beaux 
terroirs
 détruits
 avec 
le 
même
 savoir‐ faire.
Quelques 
mois 
avant 
Fukushima, 
Science 
et 
vie
 (juillet
2010)
 nous 
expliquait
 que 
«
la 
vie 
reprend 
le
 dessus
» 
à
 Tchernobyl.
 On
 y 
causait 
bio diversité 
et 
génomique
 de
 bazar,
on 
traitait
 sur 
le 
même 
plan 
incendies
 de 
forêts 
et 
irradiation 
des
 territoires, 
la
 vie 
humaine 
et
 sociale 
était 
a 
peu 
près
 absente 
des 
doctes 
réflexions 
des
 pacificateurs
 mis 
a 
contribution.
 Aujourd’hui
 dans 
un 
prétendu
 «
après 
Fukushima
» 
—
 comme 
si
 l’affaire 
était
 réglée 
— 
les 
industriels 
de 
la
 radioactivité 
ont
 décidé 
de 
changer
 leur
 missile 
d’épaule.
 Depuis 
le 
temps 
que 
les
 Verts 
et
 autres 
citoyens 
avides 
de 
transparence
 et
 de
 consommation
 dans 
le
 confort 
hurlent 
à
 la
 désinformation,
 à 
l’omerta,
les 
radieux
 experts
 font
 amende
 honorable
:
 la
 catastrophe
 est
 non
 seulement
 fort
 probable,
 imminente
 mais, 
surtout ,
elle 
est 
dans 
l’ordre 
des
 choses.
 Ils
 ont
 fini
 par 
admettre 
qu’on
 ne 
pouvait 
plus 
le
 cacher.
 Et, bien
 sûr, 
les
 «
acteurs
» du 
nucléaire 
et de 
la 
protection
 dite
 civile 
nous 
garantissent 
qu’ils
 sont 
prêts 
à
 gérer
 au 
mieux un
Fukushima 
français.
Autre
 nouveauté,
 non
 des
 moindres,
 les
 grands
 manitous
 de
 l’atome
 ne
 garantissent
 plus
 rien 
du
 tout, 
simplement 
qu’ils 
feront, 
au 
fond,
 ce 
qu’ils 
pourront.
C’est
 à 
dire 
pas 
grand‐chose
 si non 
nous
 confiner
 et
 organiser
 notre
 consentement 
à 
la
 vie 
en
 milieu 
irradié. 

Ce
 que 
tout 
observateur,
 même 
négligent,
 sait
 de 
longue 
date.
 Mais
 cet
 aveu 
seul
 suffirait
 à 
l’enterrement 
du 
nucléaire.
Ce 
changement 
d’attitude
 dont
 vous 
faites 
état
 dans 
votre
 dossier
 marque
 un
 achèvement
 dans 
l’habituation 
à 
l’horreur.
 Plutôt
 sexy
 pour
 une 
époque 
placée,
 paraît‐il,
 sous
 le 
signe
 de
 la 
rationalité 
et 
de 
la
«
science
» 
:
 vie 
assistée

 par 
ordinateur,
 OGM,

 surveillance
 tous
 azimuts,
 guerre
 spatiale,
 climatique,
 pillages
 hystériques
 des
 ressources 
etc.
 Après 
tout 
il
 est 
logique 
d’accepter
 enfin
 officiellement 
que 
l’industrie
 atomique 
est
 contre 
la 
vie 
puis que 
la 
majorité
 semble 
impuissante 
face 
aux 
armes 
à
 déchets
 «
appauvris
», 
au 
calvaire 
des 
mineurs 
d’uranium 
au
Niger 
et
 ailleurs
 ou
 au
 spectacle 
d’enfants‐balises 
japonais 
élevés
 avec
 des 
dosimètres.
Vous 
me 
rétorquerez
 que
 vous 
ne 
faites 
là 
que 
votre 
travail
 de 
journalistes
 et,
 assurément,
 votre
 dossier
 est
 exhaustif.
 Vous
 jouez
 même
 avec
 quelques
 petites
 transgressions
 nécessaires,
 comme
 
 cette
 remise
 en
 question
 du
 modèle
 prédictif
 probabiliste 

officiel
 qui 
voulait
 nous 
faire 
croire,
 à 
l’aide
 d’une 
équation 
à 
deux
 sous,
 que
 l’éventualité
 d’une
 catastrophe
 était
 presque
 nulle.
 Ou
 les
 questions
 sinistres
 et
 évidemment 
sans 
réponse
 que 
vous 
posez
 ici
 et
l à,
 afin 
de 
montrer
 qu’on
 ne 
vous 
la
 fait
 pas.
Vous
 donnez 
la
 parole 
à
 une
 horde
 d’experts
 et 
contre‐experts,
 illustres
 ou 
non
;
 personne 
ne 
pourra
 vous 
accuser
 de
 ne 
pas 
être 
objectifs. 
Vous
 roulez 
même 
un
 peu 
les
 mécaniques
 en
 évoquant
 des
 «
questions
 que
 jusqu’ici
 personne
 n’avait
 osé
 poser
».
 Comme 
si 
avant 
vous 
personne
 ne 
s’était 
jamais 
inquiété
 de
 rien,
 mais 
la 
mémoire
 historique
 n’est
 pas
 ce
 qui
 vous
 étouffe.
 Des
 décennies
 de
 mouvements
 antiguerre,
 antibombe,
 antinucléaire,
 une
 longue
 série
 de
 désastres
 civils
 avec
 leur
 cortège
 de
 médecins 
et 
de 
chercheurs,
sans 
parler
 de 
la 
Guerre
 froide 
et
 de
 ses 
centaines
 de 
tirs
 nucléaires 
qu’il
 était 
convenu 
d’appeler
 «
essais
», 
tout
 cela 
n’est
 rien 
en 
regard
 de 
votre
 sotte 
prétention 
journalistique
 à 
révéler… 
ce
 que 
vos
 donneurs 
d’ordre
 consentent 
à
 révéler.
 Ce
 qui, 
au 
passage, 
rejette 
dans 
les
 ténèbres 
toute 
révélation
 antérieure,
 éclipsée
 par
 votre 
génie 
d’enquêteurs.
Mais 
la
 réalité 
est 
bien 
plus 
sordide 
:
 vous 
êtes 
salariés, 
aux
 ordres,
 vous 
n’avez
 de 
liberté
 de 
parole 
que
 celle
 consentie
 par
 vos
 donneurs 
d’ordre 
via
 votre 
rédaction.
 N’ayant 
pas
 cette 
limitation,
 j’ai 
ici
 le 
mauvais
 goût
 de
 ne
 parler
 qu’en 
mon 
propre
 nom
 et
 celui
 de
 tout
 humain
 qui
 n’en
 peut
 plus
 de
 ce
 monde
 où
 seule
 la
 marchandise
 conditionne 
la 
vie
 et 
la
 mort,
où 
la 
soumission 
à
 tous 
les 
diktats 
morbides 
de 
l’économie,
 aux 
impératifs
 de 
la 
guerre 
pour 
l’énergie, 
l’organisation 
de 
la 
peur 
et 
de 
la 
haine 
sont
 de
 règle.
Votre
 dossier
 est
 donc
 destiné
 à
 nous
 faire
 accepter
 l’inacceptable,
 puisque
 Jacques 
Repussart 
de 
l’IRSN
 l’a 
dit
:
 «
il 
faut 
imaginer 
l’inimaginable
».
 Ceux
 qui
 posaient
 encore
 récemment 
aux 
maîtres
 de 
l’atome 
ont 
enfin 
compris 
qu’il
 leur 
fallait
 avouer
 une
 bonne
 fois
 pour 
toutes 
:
 qu’ils 
nous 
tiennent 
tous 
en
 otages,
 pro 
comme 
anti, 
au 
nom
 du
 «
progrès
» 
technique 
dont
 on 
nous
 rebat 
les 
oreilles
 et
 qui
 est
 désormais 
le
 seul 
horizon
 qui
 fasse
 sens
 pour 
une
 société qui
 n’en 
a
 plus. 
Que
 nous
 avons 
intérêt 
à
 filer
 doux 
et 
à
 accepter
 avec 
reconnaissance 
notre
 rôle 
de 
victimes 
consentantes,
puisque 
la
 majorité 
à
 déjà
 tout
 accepté 
au
 nom
 de
 la
 mythique 
indépendance 
énergétique.

Je 
vous 
souhaite 
à 
tous 
de 
beaux
 cancers.
Un 
irradié 
non 
consentant.
Saclay
 le 
14
 septembre 
2014
.

Une version est disponible dans la partie bibliothèque :

http://sous-la-cendre.info/?dl_id=325

juil 282014
 
micrurus_0-couv

À travers Micrurus nous — les membres du Collectif Médecine Libertaire — avons simplement souhaité penser et faire penser la médecine d’un point de vue libertaire. Autant parce que la médecine et le rapport que nous pouvons avoir à nos corps est une porte d’entrée dans le politique des plus conséquentes, que parce que ce thème a peu été exploré dans le courant de pensée « anti-autoritaire » de ces dernières années.

  Que l’on fasse une analyse structurale de l’organisation politique de la médecine occidentale ou que l’on se penche sur le biopouvoir et les rapports intimes que chacun·e d’entre nous a pu expérimenter à son contact (ou plutôt au contact de ses institutions ou de ses représentant·e·s), il y a un exercice rupturiste important à mettre en oeuvre. Cette exercice, nous le faisons nôtre dans le but d’arracher aux dominant·es ou à leurs systèmes une autonomie des corps dans une perspective émancipatrice plus large.

  La cohérence de ce premier Micrurus est aussi complexe que son sujet. Certains des textes choisis ici proposent des visions globales, d’autres adoptent des axes de réflexions plus particuliers. Nous avons également choisi de mettre en avant la place du ressenti dans l’activisme politique. Notre but ici n’est pas de construire une nouvelle doctrine, mais de rassembler des textes qui peuvent nourrir la réflexion et amener à des actions.

librement téléchargeable ici : http://sous-la-cendre.info/wp-content/files/Micrurus_0_bd.pdf

juil 022014
 
gargouille.jpg

Nous diffusons deux textes qui expliquent comment le national-nucléarisme a saisi un Japon meurtri par la catastrophe de Fukushima. Dans le premier, Le désastre de Fukushima et les 7 principes du national nucléarisme, Thierry Ribault fait le point sur la situation japonaise suite au désastre survenu à Fukushima. Il explique comment nationalisme et nucléarisme se complètent à merveille pour produire un monde où la catastrophe, niée, soumet et discipline.

« L’idéologie qui fonde la société nucléaire, dont se sont dotés les défenseurs en profondeur du nucléaire et à laquelle les populations se soumettent, est organisée autour de la déréalisation de la perception du monde. Elle fait le choix, quand elle le juge nécessaire, d’annihiler la vie au nom de l’intérêt national et de déposséder les individus de leur propre existence et de leur liberté au nom d’un supposé intérêt collectif servant de paravent à des intérêts industriels supérieurs. Pour ce faire, cette idéologie légitime et organise la coexistence d’une technologie des plus avancées, avec une profonde régression de la conscience. Je qualifie cette idéologie de national-nucléarisme, car lors- que la vérité est scandaleuse, les mots trop légers en viennent à falsifier la réalité des souffrances qu’ils nomment. Les sept principes sur lesquels repose le national-nucléarisme sont ici présentés, à partir de l’observation de l’administration du désastre inachevable de Fukushima, qui marque une étape nouvelle du progrès dans la morbidité. (…) »

Dans L’infamie gagne du terrain Nadine et Thierry Ribault dénoncent  le colloque « Créer et penser avec Fukushima ». Aujourd’hui, comme hier avec Tchernobyl, penseurs, écrivains, sociologues, photographes pensent avec la catastrophe transformée en sujet d’étude. Ce qui s’évanouit alors par miracle c’est la catastrophe elle-même. Les mots même de radioactivité, nucléaire, radiations deviennent soudain tabous. Il ne s’agit plus que d’expliquer comment filmer, dire, écrire.

 »  Deux  enseignants et  écrivains,  Michaël  Ferrier  de  l’université Chuo  à  Tôkyô, et Christian Doumet, de  l’université  Paris  8, membre de  l’Institut  Universitaire de France,
organisent  du 12 au 14  juin  à  Paris,  à  l’INALCO  et  à  la  Maison  de  la  culturedu  Japon,  une  «  Rencontre internationale  »  intitulée « Penser/Créer avec  Fukushima ».  (…) Véritable  tour  de  force  de  ce colloque  de  trois  jours relatif au désastre,  les mots « nucléaire », « radioactivité  »  ou  «  irradiation  » n’apparaissent  à  aucun moment (…) »

Lire le suite, ou télécharger les textes, dans le bibliothèque du site, dans la catégorie Écologie, nucléaire, anti-industrialisme, paysannerie, nécrotechnologies ici : http://sous-la-cendre.info/bibliothequerevues?dl_page=2

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