déc 122014
 
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Le procès en lien avec l’occupation de l’usine Jeannette, toujours en cours, devait avoir lieu hier, jeudi 11 décembre 2014. Six personnes, qui étaient poursuivies pour trouble illicites, repasseront au tribunal le 29 janvier 2015.

La solidarité devant le tribunal est la bienvenue.

déc 072014
 
maydan

Plus de 100 000 personnes ont manifesté jeudi 6 novembre à Bruxelles contre les mesures d’austérité du nouveau gouvernement de droite. Une mobilisation sociale historique en Belgique marquée par quelques incidents en fin de cortège. 1000 à 2 000 manifestants plus radicaux, notamment des dockers d’Anvers, ont renversé deux voitures, incendié des poubelles et affronté la police. La police a répliqué avec gaz lacrymogènes et jets d’eau, et en chargeant les manifestants à plusieurs reprises.

Source : Le Monde (presse).

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Une vidéo :

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L’atmosphère fut brûlante ce jeudi à la Manifestation nationale. Si elle fut une réussite pour les syndicats, avec plus de 100 000 personnes présentes, elle le fut moins sur son bon déroulement: on dénombre en effet de nombreux et violents incidents. Selon des informations de nos confrères de la Dernière Heure, pas moins d’une cinquantaine à soixantaine de policiers ont été blessés dont certains on ne peut plus sérieusement. « Deux policiers ont été gravement blessés au cours de la manifestation. Ils ont tous deux essuyé un jet de pavé à la tête et ont dû être recousus. Chacun d’entre eux a reçu une trentaine de points de suture », a indiqué Christian De Coninck, porte-parole de la zone de police Bruxelles Capitale / Ixelles.

En fin de manifestation, la police a chargé la foule afin de disperser plusieurs centaines de manifestants qui s’étaient rassemblés entre la Porte de Hal et la gare de Bruxelles-Midi, a constaté l’agence Belga. Des incidents se sont déclarés à l’issue de la manifestation nationale et plusieurs véhicules ont été incendiés. Un noyau de plusieurs centaines de manifestants a continué à affronter les forces de l’ordre, qui ont utilisé du gaz lacrymogène et des arroseuses. Vers 16h, la police a finalement chargé pour disperser la foule, sans faire de distinction entre les casseurs et les autres personnes présentes.

Les manifestants se sont réfugiés sur l’avenue de Stalingrad, bloquée par un cordon policier, mais une centaine de personnes se trouvent toujours sur le Boulevard de Midi, cette fois à hauteur de la gare de Bruxelles-Midi.

De nombreux débris jonchent la chaussée et les dégâts sont importants.

Plusieurs syndicalistes interrogés ont déploré ces incidents qu’ils estiment « contre-productifs ». Selon eux, des anarchistes et les dockers d’Anvers sont à la base des violences.Cet après-midi, les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes et des pompes à eau lors d’une confrontation avec les manifestants à la gare du Midi, où des pavés ont été jetés. Des arrestations ont été effectuées.

 

Un journaliste de La DH signale sur Twitter que « le quartier de la porte de Hal est démonté ».

En outre, quelques voitures civiles ont été dégradées et des poubelles sont en feu.

Entre 50 et 60 policiers blessés

Une trentaine d’arrestations parmi les manifestants sont à dénombrer. Selon les informations de nos confrères de La Dernière Heure/Les Sports, pas moins d’une cinquantaine à soixantaine de policiers ont été blessés dont certains on ne peut plus sérieusement. « Deux policiers ont été gravement blessés au cours de la manifestation. Ils ont tous deux essuyé un jet de pavé à la tête et ont dû être recousus. Chacun d’entre eux a reçu une trentaine de points de suture », a indiqué Christian De Coninck, porte-parole de la zone de police Bruxelles Capitale / Ixelles

Réseau Stib en difficulté

La Stib annonce que le trafic est dense sur plusieurs de ses lignes. « Nous nous attendons à une heure de pointe difficile avec beaucoup de retards », prévient la société de transport en commun. La station de prémétro Lemonnier a été fermée jeudi vers 17h15 sur ordre de police après la manifestation nationale, a signalé un porte-parole de la Stib sur Twitter. Les trams 3 et 4 ne s’y arrêtent plus. Les trams 51 et 82 ne roulent plus entre la Gare du Midi et la Porte de Ninove. La police bruxelloise a par ailleurs précisé vers 16h15 que le Boulevard Anspach, où s’est déroulée la manifestation nationale, était rouvert à la circulation entre De Brouckère et la Rue des Riches Claires.

L’heure de pointe de la soirée se déroule normalement sur les autoroutes autour de Bruxelles et sur les principaux axes de la capitale, annonce jeudi le centre flamand du trafic (Verkeerscentrum Vlaanderen). Les problèmes de circulation générés par la manifestation se concentrent principalement sur la partie sud de la petite ceinture, dont quelques tunnels demeurent fermés.

Le comité ministériel restreint invitait les représentants des trois syndicats jeudi à 17h00 pour « poursuivre le dialogue », a indiqué le cabinet du Premier ministre Charles Michel.

 

 

 

 

Cécile Jodogne dénonce les violences contre les pompiers

 

La secrétaire d’État bruxelloise en charge du Service de l’Incendie et de l’Aide Médicale Urgente a fermement dénoncé jeudi les violences exercées contre les pompiers ambulanciers et la dégradation de leur matériel de travail lors de la manifestation nationale. Se disant consternée par les violents incidents survenus à l’encontre des pompiers ambulanciers bruxellois et des services de police, Cécile Jodogne a tenu à rappeler que le droit de manifester était un fondement de la démocratie.

« Il est cependant regrettable qu’une minorité violente profite de ce droit pour saccager et attaquer. S’en prendre ainsi aux postes médicaux, mis en place pour porter secours immédiatement aux manifestants, est inadmissible », a-t-elle commenté.

Pour Mme Jodogne, une fois qu’une estimation claire de l’étendue des dégâts et des blessures sera établie, « il faudra prendre des mesures envers les auteurs de ces actes inacceptables ».

 


La FEB occupée par plus de 150 personnes

 

Le siège de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) à Bruxelles a été occupé par plus de 150 militants des Jeunes Organisés et Combatifs (JOC), des Jeunes FGTB, des Jeunes ACV-CSC Bruxelles, de l’USE, des Jeunes Anticapitalistes (JAC) et de l’Union syndicale étudiante (USE) entre autres, a indiqué jeudi Antoine Roisin, porte-parole des JOC. La FEB a confirmé l’occupation mais n’a pas souhaité la commenter. « Nous avons tenu une assemblée et un tribunal symbolique pour juger la FEB qui détruit l’emploi, s’accapare les richesses et détourne la démocratie. L’une des propositions de ce tribunal est de réduire le temps de travail avec maintien de salaire et embauche compensatoire. Quant aux responsables et administrateurs de la FEB, le jury populaire envisage de les condamner aux travaux forcés », a indiqué Antoine Roisin, porte-paroles des JOC.

« Depuis des années, la FEB et ses membres prêchent l’austérité et la destruction de nos avenirs au nom des profits de leurs actionnaires. Pour l’imposer via leurs relais politiques, ils ont pris en otage la démocratie », a-t-il ajouté.

Plus de 100.000 participants dans le cortège, selon les syndicats

Alors que le cortège de la manifestation nationale s’élance dans les rues du centre de Bruxelles, les syndicats évaluent à plus de 100.000 personnes la participation à celle-ci. Les trois organisations (CSC, FGTB et CGSLB) ont par ailleurs indiqué accepter l’invitation de leurs représentants au conseil des ministres restreint qui se tiendra à 17h. La FGTB revendique au moins 60.000 participants, tandis que la CSC indique fournir quelque 50.000 manifestants. La police de Bruxelles a confirmé l’estimation de 100.000 manifestants sur son fil twitter.

« C’est la mobilisation la plus importante depuis des années », se félicite Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC. « Ce qui me frappe, c’est la présence de personnes qui ne manifestent jamais d’ordinaire. »

Marc Goblet, le secrétaire général de la FGTB, a tenu à rappeler que cette manifestation constituait « un signal fort pour le gouvernement ». « Les mesures prévues touchent tout le monde. Le pouvoir d’achat sera mis à mal, tant pour les travailleurs que pour les allocataires sociaux et les petits indépendants. »

Jan Vercamst, le président de la CGSLB, a pour sa part indiqué qu’il était ravi de répondre à l’invitation du Premier ministre, ajoutant que son organisation conservait des contacts avec les partis libéraux et le CD&V. Il a par ailleurs balayé la question communautaire quant à la participation à la manifestation, précisant que 60% des militants CGSLB présents sont néerlandophones.

Le dispositif de sécurité nécessaire à un événement de cette ampleur est en vigueur, indique la police de Bruxelles. Une vingtaine de membres de la Croix-Rouge de Belgique sont également mobilisés. Les pompiers font savoir que, étant donné la difficulté de passage, des équipes sont en stand-by en cas d’accident.

 

Des slogans forts

Parmi les moments forts de l’événement, plusieurs slogans ne sont pas passés inaperçus. « Michel 1er nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage », stipule un paquet de cigarettes géant porté par des affiliés CSC Metal. « Ici, dumping social » , annonçait ainsi une vaste banderole installée devant l’entrée de la tour GDF Suez.

Surfant sur la mode des clowns, un membre du syndicat chrétien, avec son nez rouge et son chapeau, signale sur sa pancarte: « Je suis un clown triste, un plat de misère pour nous », renvoyant vers le site internet du même nom unplatdemisere.be.

Et en Flandre? Ils travaillent selon le Voka…

Dans près de 90% des entreprises du Nord du pays, tous les employés sont sur leur lieu de travail ce jeudi 6 novembre selon la Voka. Dans un communiqué, le réseau des entreprises flamandes annonce que la plupart des travailleurs du secteur privé ont décidé de poursuivre normalement leur activité malgré la manifestation nationale dans les rues de la capitale.

La Voka apporte, en outre, quelques précisions sur les 10% d’entreprises où les effectifs ne sont pas au complet. Dans l’immense majorité de celles-ci, moins de 10% des collaborateurs sont absents. Parmi les plus de 1.000 entreprises flamandes évoquées par la Voka, il y en a seulement 10 où plus de 30% du personnel ne s’est pas présenté sur son lieu de travail ce matin.

Le patron des patrons, Jo Libeer, exprime sa gratitude aux 1,6 millions de salariés « qui travaillent aujourd’hui pour préserver notre prospérité. »

« Les objectifs avoués de la manifestation reposent sur une déformation de grande ampleur de la réalité »

Les objectifs avoués de la manifestation « reposent sur une déformation de grande ampleur de la réalité », estime jeudi l’Union wallonne des Entreprises (UWE) dans un communiqué. « Il s’agit, dans le programme gouvernemental, de préserver un modèle social et non de le mettre à mal. Et la marge de manœuvre est très réduite, contrairement à ce que prétendent les syndicats et les opposants politiques », analyse l’UWE. Cette dernière déplore en outre que cette manifestation, de même que les quatre journées de grève prévues, n’a pas été précédée de la moindre concertation, ni avec le gouvernement ni avec les employeurs.

Source : La libre (Presse).

 

déc 062014
 
logement

Tant qu’il y aura des gens à la rue, nous occuperons !!!

Depuis le mois de mai 2013, dans de nombreuses villes de France, le gouvernement socialiste a décidé de diminuer les budgets attribués aux DDCS (Directions Départementales de la Cohésion Sociale, en charge, entre autres, de l’hébergement d’urgence) et expulse par milliers des centres d’hébergement d’urgence, principalement des demandeuses et demandeurs d’asile. En effet, les politiques d’austérité (associées à la xénophobie d’État?) continuent de frapper les populations les plus précaires (sans papier-e-s, chômeur-euse-s, salarié-e-s, intérimaires, etc…). On estime à trois millions le nombre de logements vides en France, que les autorités refusent de réquisitionner alors qu’elles ont le pouvoir de le faire : il s’agit donc bien d’un choix politique que de jeter puis de laisser des individu-e-s à la rue et ce, entre autres, au profit de la spéculation immobilière, vecteur principal de la hausse des loyers.

Actuellement à Caen, ce sont plus de 150 personnes qui sont à la rue. Face à cette situation intolérable, de puis juin 2013, l’ A.G a squatté successivement 4 lieux dont 3 ont été expulsés. Le 4 ème actuel, situé 11-13 allée du saut du loup , vient d’obtenir récemment un délai de 7 mois (ce après quoi, le squat sera expulsable). Mais nous ne sommes pas dupes : cette décision arrange par certains aspects la préfecture (en se défaussant d’une partie de ses « obligations » tout en maintenant cachée la misère dont elle est responsable dans un lieu peu visible). Comme toujours, la justice bourgeoise privilégie le droit à la propriété à la satisfaction des besoins fondamentaux.

Depuis plus d’un an, la préfecture promet l’ouverture d’une structure d’hébergement d’une centaine de places (qui n’est toujours pas ouverte !) qui en réalité, s’apparente plus à un camp (logements préfabriqués avec une surveillance accrue et quotidienne) qu’à une réelle solution de logement dans de bonnes conditions (ces lieux n’ont pas pour vocation à être pérennes). Cette structure, excentrée du centre-ville, s’inscrit dans une politique de ségrégation spatiale (parquer loin du centre les populations les plus pauvres) et ne correspond aucunement à une création de places : en effet, il s’agit de vider les hôtels et ce, à des fins commerciales et touristiques.

Depuis le début de cette lutte, la situation est loin de s’améliorer : de plus en plus de personnes sont jetées à la rue. Face à cette régression, l’ A.G de lutte contre toutes les expulsions a décidé d’ouvrir un autre lieu au 37, rue Beuvrelu. L’occupation n’est pas pour nous une fin en soi mais un moyen d’action qui s’inscrit dans une lutte plus large contre les politiques antisociales et xénophobes de l’État ainsi que contre la spéculation immobilière.

Les premiers temps d’une occupation rendue publique sont toujours un peu « délicates » car la police peut tenter, avec la bénédiction de la Préfecture, une expulsion manu militari illégale. Vous êtes donc invité-e-s à y passer régulièrement dès cet instant, pour commencer à y organiser une nouvelle mise en place de la logistique d’accueil (ménage, bouffe, cuisine, dortoirs…) dans la bonne humeur et, bien sur, discuter de ce fonctionnement en assemblée générale.
Un logement pérenne et décent pour tous et toutes !

Des papiers pour toutes et tous !

CONTRE CES MESURES XENOPHOBES, ANTISOCIALES ET SECURITAIRES, LA SOLIDARITE EST NOTRE ARME !

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, Tous les vendredis, à 18h, au 11-13 Allée du Saut du loup

Assemblée Générale de lutte contre toutes les expulsions
Contact : ag-contre-expulsions[@]mailoo.org

nov 142014
 
fric flic

Au rassemblement de 18h en centre-ville (place Bouchard), une centaine de personnes sont présentes. Le cortège part, en reprenant les slogans sur les flics, la violence d’Etat et la répression. Grosse présence de la BAC autour de la manif. Ils restent à distance, mais très rapprochés tout de même. Le cortège arrivé devant le tribunal, la brigade d’intervention se déploie. Des BACeux sont derrière et sur les côtés, ça sent la provoc’ pour faire des interpellations. Après un moment de flottement, le cortège tourne à droite pour rester dans les rues passantes du centre-ville, toujours en gueulant les slogans et la BAC toujours autour qui provoque (par exemple un BACeux qui dit « ta gueule » à quelqu’un qui reprend le slogan « flics, juges, assassins »). La manif continue à défiler en centre-ville un bon moment. Au moment de se disperser, les BACeux vont suivre un petit groupe, bientôt rejoint en solidarité par beaucoup de monde. Petit coup de pression qui n’entame pas la détermination à continuer.

Mardi 18/11 17h, RDV arrêt de tram Université, campus 1, Discussion sur le rôle de la police, l’ordre qu’elle protège etc.

Mercredi 19/11 17h, Assemblée Générale, RDV arrêt de tram Université, campus 1

photos sur résistances-caen :

nov 132014
 
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Ce jeudi, la manifestation partie de nation à 11h compte environ 500 personnes. À 13h, au moment de bifurquer vers la place de la Bastille, le service d'ordre de la FIDL, composé de gros bras rémunérés, a tenté d'imposer un parcours vers place d'Italie (contraire à celui décidé par l'AG lycéenne). Ils ont gazé et matraqué les lycéens, mais la manif a néanmoins poursuivi son chemin vers Bastille.

Tract du MILI (Mouvement Inter Luttes Indépendant) reprenant les décisions de l’assemblée lycéenne de blocus des lycées et l’appel à manifester jeudi et vendredi.

Communiqué du MILI : les organisations satellites du ¨PS (UNL, FIDL...) et le Parti de Gauche tentent de récupérer la mobilisation contre l'assemblée lycéenne pourtant souveraine.

- Des nouvelles des blocages ce mercredi

- Déclaration du Mouvement inter luttes à propos des récupérations politiciennes du mouvement :

Le trajet décidé par l’assemblée générale lycéenne est nation, république, en passant par le boulevard Voltaire. En tête de cortège, il n’y aura qu’une camionnette pour la sono, celle du lycée autogéré de Paris.

Le problème est que ces décisions n’ont pas été respectées par les organisations politiques et syndicales. La petite liste des organisations qui pensent que les lycéen-ne-s ont besoin d’être encadré-e-s par des étudiant-e-s : Parti de Gauche, Npa, Unef, Unl.

Ces organisations ont donc pris l’initiative de déposer une manifestation, qui irait de Nation à place d’Italie, en passant par Bastille. On peut aussi souligner l’intérêt qu’elles ont de prévoir un service d’ordre composé de darons.

Pourquoi agissent-elles de cette manière complètement anti-démocratique et anti-collective ? Tout simplement, car elles sont dépassées par la spontanéité de la jeunesse et qu’elles veulent récupérer leur part du « gâteau ».

Mettez en commentaire les bahuts qui vont bloquer demain et n’oubliez pas 11h nation !

Depuis les années 2000, environ 130 personnes sont décédées sous les coups et les balles de la police, des dizaines de personnes mutilées, estropiées et traumatisées. Il y a de cela deux semaines, c’est Rémi, 21 ans, qui est décédé suite à l’explosion d’une grenade offensive lancée par un flic. Cela s’est passé lors d’une opération d’une violence sans précédents pour virer ce jeune militant écologiste et ses camarades de terres qu’ils protégeaient contre un projet inutile, qui comme tant d’autres, servirait le capital et les gros propriétaires terriens. La ZAD (Zone A Défendre) du Testet a toujours besoin de soutien, d’autant plus après cette attaque dévastatrice.

Pour en revenir aux mobilisations, il est important de réagir car les lycéen-ne-s et étudiant-e-s ne sont pas épargnées par cette répression qui ne fait que s’amplifier. Les contrôles au faciès, la stigmatisation des jeunes de quartier comme étant des délinquants, la chasse aux jeunes sans-papiers, les contrôles des flics devant les bahuts ou à la sortie des soirées, les insultes de la part de la bac, des humiliations en règle et tant d’autres choses, qui sont devenues banales et sont de plus en plus récurrentes.

Face à ces abus la seule solution est de s’organiser par la base et d’amplifier le mouvement. Ensemble nous sommes forts, nous sommes solidaires et nous pouvons nous protéger et obtenir des droits et des résultats.

Nous revendiquons :
• L’arrêt définitif des armes létales, tel que le flashball et les grenades offensives.
• L’arrêt des contrôles au faciès et des contrôles devant les lycées.
La libération de Yéro, lycéen sans-papiers, victime de la répression policière.
• Que justice soit rendue à toutes les familles qui ont perdu un proche à cause de l’État policier.

Des lycéen-ne-s et étudiant-e-s révolté-e-s.

La police tue en toute impunité. La peur doit changer de camps. Protégeons-nous, prenons la rue ! Luttons et bloquons de nouveau nos lycées et universités contre les violences policières.

nov 112014
 
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Une assemblée générale était prévue mercredi midi à l’université de Rennes 2, à Villejean. Elle n’aura pas lieu car la fac est fermée, « par mesure de sécurité ».

 ouest-france:

Le mail envoyé par le directeur général des services de l’université de Rennes 2 Jean-Noël Payre s’est répandu lundi soir sur les réseaux sociaux.

« Mesure de sécurité »

« Par mesure de sécurité, les bâtiments du campus de Villejean seront fermés mercredi 12 novembre », écrit le directeur général des services de l’université de Rennes 2, sans donner d’explication.

Il ajoute : « les services qui travaillent dans les bâtiments P, D, DSI et CREA pourront fonctionner. »

Une AG sans lien avec l’université

Fermer Rennes 2 revient à empêcher l’assemblée générale prévue mercredi midi, dans le hall B, de se tenir.

Cette AG, sans lien avec l’université, s’inscrivait dans la lignée des manifestations en hommage à Rémi Fraisse, le militant écologiste tué dans le Tarn, et hostiles à la police.

nov 112014
 
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Compte-rendus des journaflics:

Mort de Rémi Fraisse: violences en marge de manifestations lycéennes en Seine-Saint-Denis

Des dégradations ont été commises dans la banlieue nord de Paris, notamment à Saint-Denis, où six lycées sont perturbés par les manifestants.
La façade du lycée Suger, lundi 10 novembre. ©Twitter

Vitrines brisées, voitures vandalisées et feux de poubelles, dans la matinée de ce lundi 10 des débordements ont eu lieu en marge de manifestations de lycéens mobilisés suite à la mort de Rémi Fraisse. De nombreux incidents ont été signalés en Seine-Saint-Denis, où le fonctionnement de six lycées est perturbé par les manifestants.

Les débordements les plus importants ont eu lieu devant le lycée Suger de Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, où plusieurs poubelles ont été enflammées devant les portes d’accès au bâtiment. Les images montrent une façade noircie par les flammes bien que, grâce à l’intervention des pompiers, les dommages soient restés superficiels.

D’autres poubelles ont également été enflammées devant le lycée Cachin de la commune limitrophe de Saint-Ouen. Les flammes ont étés maîtrisées rapidement par les pompiers, mais la direction de l’établissement a décidé de fermer les portes du lycée par mesure de prévention.

Dans le centre-ville de Saint-Denis, de 100 à 150 lycéens sont descendus dans la rue. Selon une source policière citée par Le Figaro, ces « casseurs » voulaient clairement « en découdre« . Bilan: vitrines vandalisées et vitres d’arrêts de bus brisées. Europe-1 évoque également des automobilistes agressés à la bombe lacrymogène et victimes de vols.

Un important dispositif policier a dû être mobilisé pour ramener le calme dans les rues du centre-ville. Une station de métro de Saint-Denis a été fermée, et le trafic de tramway interrompu, avant de pouvoir reprendre vers 12h30.

Depuis la fin de semaine dernière, des lycéens manifestent et organisent des blocus d’établissements, notamment à Paris. Ils dénoncent les violences policières suite à la mort de Rémi Fraisse, jeune opposant au barrage de Sivens décédé lors d’affrontements avec la gendarmerie le 26 octobre dernier.

Saint-Denis : une manifestation de lycéens dégénère

Mis à jour : 10-11-2014 15:19

– Créé : 10-11-2014 14:01

INCIDENTS – Un rassemblement à la mémoire de Rémi Fraisse devant le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) ce lundi matin, a dérapé en émeute entre un groupe de casseurs et les forces de l’ordre. Vers 12h30, le calme semblait être revenu.

 

Les auteurs des débordements ont notamment tenté de s’en prendre au supermarché Carrefour du centre, qui a pu fermer ses grilles à temps. Photo : AFP

Certains étaient venus pour en découdre mais la situation semble à présent sous contrôle. Une manifestation de lycéens a donné lieu lundi matin à des débordements à Saint-Denis, dans le centre-ville de cette banlieue nord de Paris, a-t-on appris de sources concordantes. Vers 12h30, de nombreux CRS, certains équipés de flash-ball, étaient toujours présents dans le centre de cette commune populaire de Seine-Saint-Denis, où le calme semblait revenu selon un journaliste de l’AFP sur place.

Les incidents ont éclaté vers 10 heures, en marge d’un rassemblement à la mémoire de Rémi Fraisse devant le lycée Paul-Eluard, selon une source policière. Un groupe de quelque 150 personnes, des « casseurs » selon cette source, a décidé de se rendre dans le centre de Saint-Denis pour en découdre.

Vitrines brisées et voitures caillassées

« On a bloqué le lycée. Après, ça a dégénéré, il y avait beaucoup de monde. Certains sont montés sur des voitures et ont cassé des magasins », a témoigné une lycéenne qui a souhaité rester anonyme. Entre le lycée et le centre-ville, des voitures ont été caillassées et quelques vitrines « brisées », a ajouté une seconde source policière. Les auteurs des débordements ont notamment tenté de s’en prendre au supermarché Carrefour du centre, qui a pu fermer ses grilles à temps. L’un de ses rideaux métalliques noirs a été à moitié défoncé.
Devant ce commerce, « ça a été violent », a relaté Roman Miah, un vendeur de fleurs installé en face. « Ils étaient une quarantaine, ils ont voulu rentrer dans le magasin, mais les employés ont fermé le rideau métallique. Ils ont tapé dessus. La police est arrivée, ils sont partis en courant ». Parallèlement à ces débordements, « des jeunes du quartier ont profité de la confusion pour multiplier les vols à l’arraché », a ajouté la seconde source policière. Certains d’entre eux « ont été interpellés ».

Ligne 13 et tramway T1 interrompus

Face à ces incidents, « un important dispositif policier », avec environ 200 fonctionnaires de police, a été mobilisé pour ramener le calme, a-t-on précisé. Un hélicoptère a tournoyé au-dessus de la ville. La station de métro Basilique de Saint-Denis a été fermée plus d’une heure, et le trafic de tramway interrompu « par mesure de sécurité » selon la RATP, qui a précisé que des « casseurs » avaient également brisé la vitre d’un bus près du lycée.
Au total, six lycées ont été perturbés lundi matin en Seine-Saint-Denis par des rassemblements contre les violences policières et en mémoire de Rémi Fraisse, tué sur le site du barrage de Sivens (Tarn). La direction d’académie a précisé avoir dépêché des « équipes mobiles de sécurité » pour prêter main-forte aux équipes des lycées concernés. Des poubelles ont été incendiées devant plusieurs établissements. Le lycée Auguste Blanqui de Saint-Ouen a été fermé pour la journée « par mesure de sécurité », une façade vitrée ayant été endommagée par le feu. Comme le lycée Suger à Saint-Denis.

nov 112014
 
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La mobilisation sociale contre les mesures du gouvernement Michel a été très importante ce jeudi. Plus de 100 000 manifestants, d’après la police, ont défilé depuis midi en front commun dans les rues de Bruxelles. Les syndicats estiment la participation à 120 000 personnes, et demandent la reprise du dialogue social. Des incidents se sont produits entre policiers et manifestants dans le quartier de la gare du Midi.

Les violences ont éclaté entre certains manifestants et la police près de la Gare du Midi. D’après le porte-parole de la police de Bruxelles, il s’agirait de dockers. Une dizaines de voitures ont été incendiées. La Croix-Rouge de Belgique a enregistré jeudi 36 soins sur place et 24 évacuations vers des hôpitaux, selon le bilan final des interventions des secouristes. Des policiers et des manifestants figurent parmi les blessés. Deux policiers seraient dans un état grave.

Video et fil de la journée:

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_manifestation-nationale-a-bruxelles-coup-d-envoi-de-la-mobilisation-sociale?id=8395356

 

 

 

nov 082014
 
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A l’appel de l’assemblée générale qui s’est constituée suite à la mort de Rémi Fraisse, une grosse centaine de personnes se sont retrouvées place Bouchard dès 13h30 pour la troisième manif. Un peu après 14h, le cortège part pour un trajet en centre-ville. « La police tue, la police mutile, violence d’Etat, violence du capital », « flics, juges, assassins », « à bas la répression » etc. sont scandés, pétards et fumigènes égayent le trajet. Plusieurs tags vont être effectués le long du trajet, notamment sur le tribunal et sur les banques.

Prochaine AG mercredi 18h sous-sol bâtiment Lettres, campus 1, arrêt de tram Université.

Prochaine manif jeudi 18h place Bouchard.

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