9 nouvelles mises en lignes du CATS de Caen et d’ailleurs

 Posted by on 21 juin 2014 at 14 h 11 min  Anarchisme  Commentaires fermés
juin 212014
 

Salut,

 

Le Collectif Anarchiste de Traduction et de Scannerisation (CATS) de Caen (et d’ailleurs…) vous annonce aujourd’hui la mise en ligne de 9 textes scannés, librement téléchargeables et diffusables sur notre site à l’adresse suivante http://ablogm.com/cats/ . Un documentaire traduit sous-titré en français par nos soins a également été mis en ligne.

Les textes que nous publions aujourd’hui ont été scannés et passés à la reconnaissance de caractère avant d’être vérifiés et corrigés. Nous offrons ainsi des versions informatisées de ces textes afin de faciliter leur remise en circulation..

Voici la liste des textes scannés que nous (re)publions aujourd’hui :

Tout d’abord une série d’articles tirés de la revue « Autogestion et socialisme », cahier N°18-19, janvier-avril 1972, numéro sur le thème « Les anarchistes et l’autogestion ».

- Conceptions anarcho-syndicalistes de l’autogestion : Un article de René Berthier.

- Une conception scientifique du communisme libertaire – Diego Abad de Santillán :Article d’Antonio Elorza.

- Rapport du syndicat des arts graphiques de Barcelone (avril 1936) : Une brève présentation du projet communiste libertaire, influencée par les idées de Diego Abad de Santillán.

- Les collectivités espagnoles pendant la révolution (1936-1939) : Article de Violette Marcos-Alvarez.

- Enseignements de la révolution espagnole : Article de Frank Mintz.

- Une vision peu connue de la collectivisation espagnole – Munis : Quelques extraits choisis et traduits du livre de Munis « Jalones de derrota : promesa de victoria ».

Ensuite, nous publions le long texte (un petit livre en fait) de Maurice Brinton – du groupe Solidarity de Londres – intitulé « Les bolcheviks et le contrôle ouvrier 1917-1921 » qui détaille clairement, année par année, le processus politique, légal, institutionnel et répressif mis en œuvre par les bolcheviks pour étouffer les soviets et les comités d’usines. Ce texte est repris de la revue « Autogestion et socialisme », cahier N°24-25, septembre-décembre 1973.

Puis, nous mettons en ligne deux livres des années 1960, publiés aux éditions « Notre Route », liées au mouvement anar bulgare en exil, « G. Cheïtanov : pages d’histoire du mouvement libertaire bulgare » de Balkanski et « Un centenaire bulgare parle » de Nicolas Stoïnoff. Ces deux livres, parfois datés dans le style, font partie des rares et précieuses sources d’informations en français sur la situation sociale et politique de la Bulgarie, des années 1900 jusqu’au milieu des années 1920, et sur celle de l’actif mouvement anar au sein de ce pays.

Pour finir nous avons le plaisir d’annoncer la mise en ligne du premier documentaire vidéo traduit et sous-titré par le CATS. Il s’agit de « Guarda bosques : gardes forestiers, autodétermination et autodéfense à Cheran, Michoacan, Mexique ». Ce documentaire, réalisé par des habitantEs en lutte de Cheran, raconte pourquoi et comment la population, essentiellement indienne, de cette localité s’est révoltée, à l’initiative de nombreuses femmes, contre le pillage de ses ressources forestières et la destruction du milieu naturel par le crime organisé. Le maire a été chassé de la bourgade, ainsi que la police, corrompue, dont les armes ont été gardées par la population qui a organisé son autodéfense et son auto-administration.

Le serveur sur lequel le CATS est hébergé n’étant pas très puissant et risquant de planter rapidement face aux téléchargements de la vidéo, celle-ci a été hébergées sur You Tube (ici : http://www.youtube.com/watch?v=pvL-sIXY2GY). Pour accéder aux sous-titres en français, il suffit d’activer l’icone « Sous titre » en bas à droite de l’écran de visionnage.

 

On signale enfin également, pour celles et ceux que le sujet intéresse, la publication aux éditions Spartacus d’un livre d’Agustin Guillamon, sur Josep Rebull et l’opposition révolutionnaire au sein du POUM durant la révolution espagnole, livre traduit partiellement depuis l’espagnol par le CATS : « Espagne 1937, Josep Rebull : la voie révolutionnaire ».

 

Le CATS poursuit par ailleurs, cahin caha, ses activités de traduction de textes. Nous espérons être en mesure de publier une nouvelle série de textes traduits en fin d’année.

Certains textes sont dors et déjà traduits, d’autres sont en cours de traduction, d’autres traductions seront entamées et menées à bien dans les mois qui viennent.

 

Pas mal de textes, assez longs, restent à traduire en anglais (et aussi un peu en espagnol), on continue donc à en appeler aux bonnes volontés, ayant du temps et de la patience, pour prendre en charge certaines traductions. On peut nous contacter à l’adresse mail suivante : catscaen(a)voila.fr

 

Salutations anarchistes

.Chat livre

mar 292014
 
3 poings

Permanence de l’infokiosk et de la bibliothèque La pensée sauvage le samedi 05 avril à 16h.

En mai :

mercredi 7 mai : 18h permanence bibliothèque et infokiosk; 19h causerie autour du campus effiscience à Caen (nouvelles technologies, sciences du nucléaire…)

samedi 17 mai : 16h permanence bibliothèque et infokiosk; 17h causerie autour de l’Etat et du citoyennisme avec la revue anarchiste caennaise brasero

Local APACHE, 35 bvd Poincaré, Caen (arrêt de tram Poincaré)

mar 162014
 
book

Samedi 29 mars 17-18h : Permanence infokiosk et bibliothèque militante, au local Apache, 35 bvd Poincaré, arrêt de tram Poincaré

Mardi 1er avril 20h : Projection-débat du film Ne vivons plus comme des esclaves, sur la situation en Grèce, à l’amphi Tocqueville, campus 1, arrêt de tram Université

nov 242012
 

La version PDF de ce texte est téléchargeable en fin d’article. N’hésitez pas à la diffuser.

DISCOURS RÉACTIONNAIRES ET ESCROQUERIE SOCIALE

Il est clair que plusieurs années de « droite décomplexée » ont favorisé le développement de discours d’extrême-droite et réactionnaires, et au passage ont renforcé électoralement le Front National et l’implantation de divers groupes d’extrême-droite dans diverses villes. La crise économique actuelle offre en plus un climat propice aux idées les plus puantes, qui peuvent apparaître pour les exploité-es comme des solutions. Pourtant, en grattant un peu, on retrouve toujours les mêmes projets politiques autoritaires, racistes, sexistes, et antisociaux.

Ces situations de crise ont toujours été favorables au développement de tous les discours réactionnaires. Ces discours se déclinent de multiples façons : anti-immigration, nationalisme et protectionnisme national, intégrisme religieux, sexisme et homophobie etc. Il est toujours plus facile de pointer du doigt des bouc-émissaires que d’affronter les problèmes de face, plus profonds. Ceux-ci sont bien le fait d’un type particulier de société, à savoir capitaliste (bien que le capitalisme n’épuise pas tous les discours autoritaires et racistes, qui gangrènent la vie quotidienne).

Les thématiques sociales sont souvent la porte d’entrée aux forces réactionnaires : défense des travailleurs français, de la petite bourgeoisie française qui travaille etc. En Italie, les néo-fascistes de Casa Pound sont même partis faire de l’humanitaire dans la région de l’Aquila, détruite par un séisme. D’autres groupes en France distribuent de la nourriture aux sans-abris non immigrés.

Derrière ce vernis social, des glissements s’opèrent rapidement vers des principes réactionnaires, en trouvant chaque fois un bouc-émissaire. C’est le pouvoir des banques, qui se transforme rapidement en pouvoir du banquier juif, cause de tous les malheurs ; c’est l’immigré-e (parfois même français-e de deuxième ou troisième génération) qui prend le travail, les aides et les logements des « bon-nes » français-es, ou qui est délinquant-e ; c’est aussi le ou la syndicaliste ou le ou la militant-e anticapitaliste et antiautoritaire, les femmes, le chômeur ou la chômeuse, le ou la RSAste etc. Avec en arrière fond une hiérarchisation systématique (le français de souche meilleur que le français d’origine étrangère, l’homme meilleur que la femme, le travailleur meilleur que le chômeur etc.).

Bref, le principe est toujours le même, diviser pour mieux régner. Le problème est forcément « l’autre ». Il s’agit bien de détourner les classes populaires, les travailleurs, chômeurs et autres exploités d’une solidarité de classe. Il s’agit de les dissuader de s’organiser ensemble pour lutter contre la domination capitaliste et la domestication étatique. Les changements proposés, simplistes donc attirants, se font toujours dans le sens d’empêcher les populations de s’organiser par elles-mêmes, à cohabiter, et à lutter contre l’exploitation.

Liberté de circulation ! Á bas les frontières ! Solidarité de classe !

Nous nous opposerons à toutes les situations de domination, quels que soit le lieu et le moment ! Nous prendrons la rue pour riposter à tous les discours réactionnaires, au nationalisme et au racisme, et nous lutterons avec la liberté comme but, l’égalité comme moyen, et la solidarité comme base !

 

  Tract AG Lib - Discours réacs et escroquerie sociale (132,0 KiB, 206 hits)

 

nov 242012
 

La version PDF de ce tract est téléchargeable à la fin de l’article. N’hésitez pas à le diffuser.

CONTRE LA CRISE SPÉCULATIVE DU LOGEMENT, ORGANISONS-NOUS !

De l’appauvrissement au mal logement

Nous voilà plongéEs dans une crise dont on veut nous faire payer l’addition. Les plans d’austérité, les plans sociaux et les coupes budgétaires aggravent la situation. En même temps, les dirigeantEs recapitalisent les banques en ponctionnant sur les salaires et les aides sociales des plus démuniEs. Les étudiantEs subissent aussi la précarisation : repas universitaires et les frais d’inscriptions augmentent, il y a 165 000 chambres universitaires pour 2,2 millions d’étudiantEs, les bourses d’études stagnent et le coût de la vie étudiante a augmenté de 4% en 2011-2012.

À l’appauvrissement s’ajoute la hausse des prix des logements. Se loger, en 2007, coûtait 23% de plus qu’en 2002 (Fondation Abbé Pierre). En 2006, 1,8 million de ménages payaient difficilement leur loyer et 500 000 ne l’avaient pas payés depuis 2 mois, risquant l’expulsion. Chaque année il y a environ 100 000 expulsions locatives, et la police intervient dans plus de 11 000 cas (droitaulogement.org). En 2009 il y avait plus de 100 000 SDF ( sûrement bien plus vu la difficulté du recensement, des sans-paps…). Les bailleurs sociaux, proprios et agences immobilières expulsent avant l’hiver, pour rester politiquement corrects et surtout pour relouer ou vendre au plus vite.

Des logements vides, des poches pleines

À Caen, il y a 3575 logements vides sur 65 000 (soit 5,5%). Calvados Habitat participe activement puisqu’il garde une centaine de logements locatifs vides. De plus sous l’égide de l’Agence Nationale de la Rénovation Urbaine, Caen Habitat a décidé de démolir 470 logements contre 437 nouvelles constructions. À la Pierre-Heuzé des réhabilitations opérées par La Caennaise entraînent une hausse des loyers de 15% et des expulsions ! Pour  les faibles revenus, le choix des logements se réduit: des logements privés, petits et chers, ou des logements sociaux (après des années d’attente) proches des cages à lapins, plus ou moins délabrés, dans des quartiers périphériques… La crise du logement est réelle pour ceux qui la subissent, mais pas pour les spéculateurs qui s’enrichissent. Selon l’INSEE, en 2009, La France comptait 2 millions de logements vides soit 6% du parc immobilier et 3 millions de logements secondaires. La pénurie de logements n’existe pas. Elle est organisée par les spéculateurs pour accroître leurs profits.

La gentrification qui vient

La « crise du logement » cache des stratégies spéculatives. Des propriétaires indépendants, des agences immobilières, des professionnels du bâtiment « parient » sur des marchés. Mais à côté de ça, il y a la planification urbaine à grande échelle. Là, les acteurs de l’aménagement (État, collectivités territoriales, mairies, bailleurs sociaux, constructeurs, cabinets d’architectes, banques…) orchestrent le changement. Les plans de rénovation urbaine (on rase tout pour reconstruire un truc totalement différent) ont des impacts sociaux directs. On ne compte plus les quartiers populaires rénovés, dont la population a mystérieusement disparu au profit de classes sociales supérieures.

À Caen, le réaménagement de la Presqu’île et l’arrivée du TGV vont favoriser l’installation de gens de la classe moyenne supérieure venus de Paris. Une population qui paye des impôts et qui vote ! Tout le contraire des pauvres… À 1h15 de la Défense, les cadres parisiens vont adorer s’installer à Caen à un prix faible pour eux. Tout est fait pour les accueillir : construction de logements de standing, d’un complexe cinéma et d’une galerie marchande juste à côté de la gare ; développement de la Presqu’île déjà amorcé (école des beaux arts, Cargö, et bientôt médiathèque et centre des congrès). Ainsi les bourgeois et autres bobos seront à l’aise dans le nouveau centre embourgeoisé de Caen. Déjà les agents immobiliers prospectent pour trouver la bonne affaire. Les loyers vont grimper !Que deviendront les populations habitant autour du port et de la gare ?

Résistons à la domination que le capitalisme exerce sur nos espaces de vie. Organisons nous contre l’urbanisme inhumain : soyons solidaires, opposons-nous aux expulsions locatives, occupons les espaces abandonnés, ouvrons des lieux alternatifs, créons des assemblées de voisinEs, de quartiers pour nous réapproprier nos vies…

Ne soyons pas dupes des crises et manigances politiciennes, résistons !

Opposons nous au TGV et à son monde ! Solidarité contre les expulsions !

  Tract logement AG lib (141,4 KiB, 219 hits)

 

nov 242012
 

La version PDF de ce tract est disponible ici en fin de texte. N’hésitez pas à le diffuser.

« Crise financière » ? Hold-up étatique organisé !

« crise »,« dette publique », « austérité »:Tous les jours, économistes, politiciens, grands patrons, médias  annoncent des chiffres qui véhiculent la peur pour qu’on accepte l’inacceptable : renier le peu de droits qu’il nous reste !

Mais c’est quoi la crise de la dette publique ? C’est du vol.

La dette publique est l’endettement des administrations publiques (État, collectivités territoriales, organismes assurant la protection sociale). Les États empruntent sur les marchés financiers pour boucler leur trésorerie. Les taux d’intérêt dépendent des notes émises par les agences de notation, d’où la panique quand les notes baissent.

L’exemple du pillage est clair avec le Plan de sauvetage des banques privées par la Banque Centrale Européenne fin 2011 (prêt à 1 % voire 0,25 % pour 475 milliards d’€) afin que celles-ci puissent continuer à prêter aux États mais avec des taux de 3 à 7 % pour le court terme et jusqu’à 12 % pour le moyen terme !

La dette publique française est de 1690 milliards d’€. Depuis 1974, 1 400 milliards d’€ ont été payés rien que pour les intérêts de cette dette. En 2012, les intérêts de la dette seront de 48, 8 milliards d’€ .

« C’est la faute aux dépenses sociales » nous dit-on ? La part des richesses consacrée à ces dépenses est stable depuis 15 ans (environ 22% des richesses produites). En revanche, les recettes fiscales sont en baisse  avec des cadeaux fiscaux (110 milliards d’€ pour 2010 ) et des exonérations de cotisations sociales (30 milliards en 2010 ). Soit 140 milliards de perdus alors que le déficit budgétaire était justement de 140 milliards ! À cela s’ajoute la fraude fiscale qui représente entre 40 et 50 milliards d’€ par an ! Et après on nous ressort que c’est la faute aux « fraudeurs sociaux » qui auraient récupéré 800 millions d’€, soit 1% des prestations sociales versées en 2009… Salauds de pauvres !

La dette est un outil de domination.

Le système capitaliste ne pourra résoudre le problème structurel de la dette car elle est au cœur de son fonctionnement. La dette se nourrit d’elle-même (taux d’intérêt) et a un double objectif : 1) créer du profit pour les créanciers ; 2) servir d’alibi pour achever les réformes entamées depuis 30 ans ( privatisation/libéralisation, augmentation des profits et appauvrissement des prolétaires…).

Les gouvernements, de droite comme de gauche, veulent baisser les dépenses publiques ou alors remettre en cause le temps de travail… Les faibles mécanismes de redistribution des richesses et ce qui reste du droit du travail et des services publics sont sur le point de sauter. La « paix sociale » ne s’achète plus car les profits passent avant tout.

L’État est un outil du capital.

Les prochaines élections ne changeront rien : ce sera la rigueur et la dictature des marchés. Le marché et les gouvernements marchent ensemble pour nous saigner encore plus au nom de leurs profits et de leurs pouvoirs. Se tourner vers l’État pour « réguler » la soif de profit capitaliste est vain. Loin d’être le garant de l’intérêt commun, il est la force qui organise les inégalités au service du capitalisme et qui autorise le glissement vers le marché de toutes les activités vitales (santé, éducation, énergie…), sur le dos de la population au profit des classes dominantes.

La guerre sociale aura bien lieu, elle est en cours…

En France, 13% de la population vit sous du seuil de pauvreté. Le 1% le plus riche possède 24% de la richesse du pays, et les 10% les plus aisés, 62%, tandis que les 50% les moins bien lotis n’en possèdent que 6%.

Partout, des individus se révoltent, expriment leur colère au lieu de vivre isolément leur impuissance. Partout des personnes s’auto-organisent pour survivre, dire merde au capital et à son droit de propriété : émeutes à Londres en août 2010, auto-réductions ou réquisitions de marchandises de premières nécessités en Italie ou en Grèce, réseaux d’entraide, coopératives de matériel, de consommation et de production, occupations de bâtiments à habiter et de terrains à cultiver, grèves et luttes sociales…

Attaquons le capitalisme et son État qui nous imposent la pauvreté et la misère.

Auto-organisons-nous pour changer la société.

 

  Tract dette AG lib (123,7 KiB, 208 hits)

 

nov 242012
 

Voici, pour mémoire, le tract diffusé par l’Assemblée Libertaire de Caen à l’occasion des dernières élections présidentielles (version PDF téléchargeable en fin d’article) :

ÉLECTIONS, CRISE ET LUTTES FUTURES…

Les élections et les lendemains qui déchantent…

Qui peut croire aux promesses des politicienNEs, qu’au lendemain du cirque électoral actuel la situation des classes populaires s’améliorera, que l’exploitation capitaliste, les licenciements ou les chantages aux licenciements s’arrêteront, qu’État et patronat, touchés par la grâce, augmenteront les salaires et étendront les droits sociaux, qu’un vent de liberté soufflera dans les têtes et sur le pays ? Sarkozy a dégagé. Et après ?

La sociale-démocratie (PS) et ses alliés (Europe-Écologie, Front de Gauche) salivent déjà devant les postes qui vont vraisemblablement se libérer… Mais les politiques d’austérité budgétaire et salariale, de restriction des droits sociaux, dures à avaler, vont perdurer. Ce qui risque de changer, ce ne sont pas ces politiques mais la manière de les appliquer et le rythme de leur application. Elles seront bientôt accompagnées de cuillères de sirop, de distribution de miettes et de « dialogue social entre partenaires responsables » en veux-tu en voila…  L’important, c’est que ces politiques passent et qu’il ne se passe rien pour que tout puisse continuer : l’exploitation capitaliste des travailleurs/euses et des précaires, le profit, le pouvoir, la domination, le pillage des ressources, la dévastation du monde… et « après nous, le déluge »… Nous ne nous faisons aucune illusion sur les élections, les partis, la gauche, la gauche de la gauche, la « démocratie » capitaliste, les inoffensives « insurrections civiques » et les « révolutions citoyennes » policées.

Pour nous l’essentiel n’est pas de voter mais de lutter. À celles et ceux qui vont entrer dans l’isoloir pour les législatives, nous disons qu’il faudra bien réussir à sortir de notre isolement pour lutter collectivement dans les rues, les entreprises, les services publics, les facs, les quartiers…

La crise et les tentatives de minimiser sa visibilité

Car la « crise » est là, certainEs la subissent, d’autres en tirent d’immenses profits. Son rythme, son impact, son ampleur et sa profondeur sont différents dans chaque pays. La Grèce n’est pas l’Italie ou l’Espagne. Mais partout les résistances sociales émergent et les luttes se durcissent (tout comme la répression), même si les médias n’en parlent guère (ne nous dites pas que ça vous étonne…). En France, un certain nombre d’indicateurs économiques et sociaux passent au rouge, lentement mais sûrement : l’intérim est en baisse (environ – 5% en un an), le chômage en hausse (environ + 5% en un an, avec des chiffres sûrement trafiqués pour être amoindris), des entreprises ferment ou licencient de ci de là, un peu partout, sans que la plupart du temps on en entende parler au delà de la région (surtout pas de vision d’ensemble), les restos du cœur connaissent une affluence record, le nombre de personnes touchant les minima sociaux augmente aussi. Les effets sociaux de la « crise » vont se faire sentir ici progressivement, dans la durée… Des couches sociales importantes, déjà précarisées, plongent ou vont plonger dans la pauvreté. Et il va devenir de plus en plus difficile pour le pouvoir, les médias et certainEs politicienNEs de minimiser ses manifestations…

Combattre l’isolement, se préparer pour les luttes futures

Les effets de la crise vont s’étaler dans le temps, dans l’espace et toucher les gens de manière dispersée. Le problème de l’isolement des individus et des luttes (lorsqu’il s’en produit/produira) doit être réfléchi. Des tas de chômeurs/euses, de précaires sont ou vont être confrontéEs individuellement à des radiations, des expulsions locatives, des baisses de leurs droits. Dans les entreprises ou les services publics, des luttes contre les licenciements, les restructurations et/ou les restrictions budgétaires ont ou auront lieu, là encore de manière dispersée.

Des réseaux ou des assemblées d’entraide et de lutte, locales, à caractère interprofessionnel, intercatégoriel pourraient aider ces personnes ou ces luttes à sortir de leur isolement, à trouver des appuis, à construire de manière horizontale une solidarité concrète, une capacité d’action collective. L’ouverture de lieux, servant de points d’information, de rencontre et de convergence, et de base pour des activités alternatives et d’entraide renforçant notre autonomie vis à vis du système constitue également une perspective intéressante en terme de résistance sociale. Nous comptons bien travailler sur ces perspectives dans les mois qui viennent, dans la mesure de nos modestes moyens… avec, toujours à l’esprit, la volonté d’en finir avec ce système d’exploitation et d’oppression.

NI DIEU, NI CÉSAR, NI TRIBUN… NE COMPTONS QUE SUR NOUS MÊMES.

LA LIBERTÉ COMME BUT, L’ÉGALITÉ COMME MOYEN, LA SOLIDARITÉ COMME BASE !

 

  Tract élections 2012 (855,2 KiB, 202 hits)

 

 

La revue anarchiste caennaise Braséro sort son 2ème numéro

 Posted by on 22 juillet 2012 at 10 h 27 min  L'information des collectifs locaux, Non classé  Commentaires fermés
juil 222012
 

Ce deuxième numéro de Braséro revient sur la lutte des Panavi (usine caennaise vouée à la fermeture/délocalisation), sur la création d’un collectif anarchiste caennais de traduction, la présentation du collectif médecine libertaire de Caen, des infos sur la futur (?) ligne TGV Paris-Cherbourg, l’actualité antinucléaire post-Fukushima et tout un dossier sur les Amap, jardins collectifs et pratiques alternatives urbaines.

  Brasero - N°02 (1,8 MiB, 412 hits)

La revue anarchiste caennaise Braséro sort son 1er numéro

 Posted by on 22 juillet 2012 at 9 h 55 min  L'information des collectifs locaux, Non classé  Commentaires fermés
juil 222012
 

BRASERO est une revue anarchiste apériodique de la région caennaise. L’idée émane de l’assemblée libertaire caennaise, mais ce journal est indépendant de celle-ci. Il s’autofinance et a choisi le prix libre (tu donnes ce que tu peux, ce que tu veux…). Il est imprimé par nos soins.

La rotation des tâches et l’anti-autoritarisme sont les modes de fonctionnement de l’équipe de rédaction. Cette dernière est ouverte, peut varier selon les numéros, et concerne les personnes au-delà des simples milieux libertaires.

Nous avons choisi d’éditer un journal à la fois pour transmettre ce qui se passe par chez nous, mais aussi dans un souci d’analyse radicale plus large, de faire connaître des textes rares et/ou pertinents (d’ici ou d’ailleurs), de nous réapproprier l’histoire des mouvements anti-autoritaires, de participer à la construction d’une réflexion anarchiste sur la situation actuelle – toujours dans le but de dézinguer ce vieux monde !

  Brasero - N°01 (3,0 MiB, 668 hits)

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