mai 012014
 
apres-la-rue-de-bayeux-nouveau-squat-place-du-36eme

Non seulement, aucune solution n’a été mise en place pour reloger les personnes à la rue, expulsées du 115, qu’elles soient françaises ou étrangères, mais aujourd’hui la préfecture, par l’intermédiaire de la DDCS (Direction Départementale de la Cohésion Sociale), jette de nouvelles familles avec enfants à la rue.

Elle recommence comme l’an dernier à pareille époque à dire qu’il n’y a pas assez de crédits pour les hébergements. Mais rien n’a été fait pour ouvrir de nouvelles places de CADA (Centre d’Acceuil pour Demandeurs d’Asile).

La DDCS dit qu’elle va boent$ot ouvrir une structiure de 100 places, mais ce n’est pas pour loger celles et ceux qui sont à la rue, c’est pour vider une partie des hotels (70ème anniversaire du débarquement et jeux équestres obligent…).

Elle va donc continuer à jeter à la rue des familles avec enfants, voire même aussi des personnes malades.

Lors d’une action en référé contre la préfecture, son représentant ose justifier l’action de celle-ci, pour refuser de loger une famille (un couple avec 2 enfants de 5 et 15 ans) sous prétexte que cette famille a trouvé refuge au squat du 103-109 rue de Bayeux.

L’ordonnance de référé du tribunal administratif du 18 avril 2014 déclare :

« … il résulte de l’instruction que la famille B… occupe un immeuble actuellement « squatté » également par d’autres familles demandeurs d’asile, dont il n’est pas soutenu qu’il offrirait des conditions matérielles telles qu’elles seraient incompatibles avec le respect de la dignité humaine ; qu’ainsi l’autorité administrative ne peut pas être regardée dans les circonstances de l’espèce, comme porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le droit d’asile… »

De fait, la justice reconnait indirectement l’utilité du squat, qui loge 75 personnes (dont 16 enfants) et évite à la préfecture de faire face à ses obligations légales en matières d’hébergement des demandeurs d’asile.

Aujourd’hui, la lutte continue face à l’attitude de la préfecture. Il n’est pas question que les occupant-e-s que les occupants du 103-109 rue de Bayeux se retrouvent à la rue.
C’EST POURQUOI NOUS VENONS A l’INSTANT D’OUVRIR UN NOUVEAU SQUAT au 5 rue St Jean 14000 Caen.
L’assemblée Générale de lutte contre toutes les expulsions !

Caen. Après la rue de Bayeux, nouveau squat place du 36e

Un immeuble situé 5, place du 36e régiment d’infanterie, est occupé depuis mardi par une centaine de personnes. Une initiative de l’Assemblée générale contre les expulsions.

Une centaine de personnes, pour la plupart sans-papiers et demandeurs d’asile, ont investi mardi cet immeuble inoccupé depuis plusieurs années. Composé de douze appartements répartis sur quatre étages, il se trouve en bas de la rue Saint-Jean, à côté du garage Citroën. Le propriétaire pourrait être une compagnie d’assurance.

La majorité d’entre eux, au nombre de 71 dont 16 enfants, déménagent en ce moment de leur précédent squat, situé au 103-109 rue de Bayeux. Un immeuble occupé par une cinquantaine de familles depuis le mois d’octobre 2013. (ouest-france)

mai 012014
 

3 poings

Plusieurs personnes, notamment des doctorants vacataires, ont envahi le comité technique de l’université de caen jeudi 24 avril. Ils et elles exigeaient d’être payés. En effet, ils et elles travaillent depuis septembre sans rien avoir touché, certain-es n’ayant même pas signé de contrat. Les ressources humaines les ont envoyés balader quand ils ont réclamé leur dû (proposant même de faire un prêt à la banque, ou affirmant qu’ils ne sont « pas un bureau d’action sociale »…). L’université s’appuie pourtant sur ces vacataires pour fonctionner, puisqu’ils assurent de nombreux cours, d’autant plus depuis que les recrutements d’enseignant sont gelés pour faire face aux difficultés budgétaires organisées par l’Etat. Les personnes qui se sont invitées à cette instance dénonçaient aussi le refus systématique des exonérations de frais d’inscription pour ces mêmes vacataires, ce qui fait qu’ils et elles paient pour bosser !

En outre, ce type de conditions de travail annoncent probablement ce qui va se généraliser à l’avenir…

des tracts et bds détournés sur un site dont nous ne partageons pas la visée :

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article6704

et un communiqué de soutien d’un syndicat étudiant local :

Solidarité avec les personnel-le-s thésard-e-s
contractuel-le-s de l’université de Caen !!

SL-Caen (Syndicat de Luttes – Caen) affirme son soutien le plus total envers la lutte menée par un certain nombre de doctorant-e-s contractuel-le-s de l’université de Caen. En effet, une partie de ces dernier-e-s ne sont pas payé-e-s depuis le mois de septembre (!!) par l’université, n’ont signé aucun contrat de travail, et se retrouvent ainsi dans une situation plus que précaire. Qui plus est, contrairement à d’autres universités, la direction de la fac de Caen a refusé en bloc d’exonérer leur frais d’inscription. A titre d’information, un certain nombre d’entre eux/elles sont indemnisé-e-s par Pôle Emploi, et leur indemnisation est diminuée en fonction du salaire qu’ils/elles auraient dû percevoir par l’université. L’université de Caen se place ainsi dans l’illégalité au regard du droit du travail, et se sert de ces personnel-le-s précaires indispensables au bon fonctionnement des enseignements et examens comme marge d’ajustement pour équilibrer son budget. Rappelons que la fac de Caen, qui applique les yeux fermés les réformes capitalistes néolibérales, notamment à travers l’autonomie financière des universités (loi LRU en 2007 et loi Fioraso en 2013) qui entérine le désengagement financier de l’Etat et laisse le soin aux universités de gérer leur « masse salariale » et trouver elles-mêmes de nouvelles sources de financement (mécénat, entreprises du bassin économique locale, vente ou location des bâtiments, frais d’inscriptions liées aux formations initiales et continues, etc.), s’est retrouvée en déficit de 2,2 millions d’euros en 2013. Comme toute bonne entreprise, la direction s’attaque directement aux personnel-le-s en supprimant ou gelant 200 postes pour les années 2013 et 2014, en fusionnant de force les filières d’ici à 2015-2016, ou encore en ne payant pas les personnel-le-s doctorant-e-s contractuel-le-s…

SL-Caen soutient activement l’action du jeudi 24 avril 2014 au Comité Technique, chargé de la politique de l’emploi de l’université de Caen, visant à la mise en conformité avec le code du travail et le paiement immédiat des salaires non versés depuis le début de l’année universitaire. Nous dénonçons les pratiques illégales de l’université de Caen, et la gestion managériale antisociale menée par l’équipe dirigeante.

Nous soutiendrons toute initiative des personnel-le-s contractuel-le-s ou non allant dans le même sens.

Contre les suppressions de postes, de filières,
et la précarité au travail !!

Contre l’autonomie financière des universités et pour une embauche massive de personnel-le-s, payé-e-s en temps et en heure et avec un véritable contrat de travail !!

Sitemap