nov 282014
 
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Instruction & contrôle judiciaire pour les 5 de Sautron

Instruction hors proportion pour les 5 de la gendarmerie de Sautron

Vendredi passé, dans le cadre d’un appel national d’action contre les violences policières (entre autre la mort de Rémi Fraisse), une action ludique soit organisé pour fermer la gendarmerie de Sautron avec des plaques anti-squat. Des gens déguisés en clown, cochon et autre mettent de la peinture rouge devant l’entrée, font un graph et lâchent un fumigène avant de partir.

À la suite 5 personnes se font arrêter en voiture et seront accusées de dégradation en réunion, masqué, outrage (une personne), violence aggravée sur agent dépositaire … sans ITT (le fait de lâcher un fumigène).

Pour Cazeneuve bonne occasion d’ouvrir une instruction pour cet horrible acte contre les forces de l’ordre.

Quatre personnes sont désormais sorties avec des contrôles judiciaires très contraignants et complètement hors proportion. Assignation à domicile pour une personne, interdiction de se rencontrer ou communiquer, interdiction du Loire-Atlantique (même pour voir des avocats)…

Ceci constitue un énième dérapage de l’appareil judiciaire contre les mouvements sociaux à Nantes ce dernier temps. Des dossiers bidons, des contraintes insupportables pour les inculpé-e-s dans une tentative authentique de pourrir la vie aux manifestant-e-s.

Indymedia Nantes, 24 novembre 2014

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[Désarmer la police] Suite à la fermeture de la genmerderie de Sautron, poursuivre le mouvement

Ces gens-là n’ont vraiment pas le sens de l’humour
Communiqué suite à la fermeture de la gendarmerie de Sautron et la mise en examen de 5 camarades

Par notre action, qui fait suite à d’autres décisions populaires de fermetures de gendarmeries en France, comme à Millau ou à Eymoutiers, et à un appel national, nous avons voulu porter un message clair : ils ont trop blessé, mutilé, tué, et la récente mort d’un manifestant à Sivens est la goutte de sang sur laquelle nous ne passerons pas l’éponge. Nous avons souhaité rejoindre le mouvement pour désarmer la police qui depuis cet assassinat s’approfondit à un rythme régulier, de manifs en occupations, de blocages en assemblées.

Genmerderie de Millau, le 21 novembre 2014

Ce mouvement fait face à une répression inédite par son ampleur et ses formes : interdiction des rassemblements, arrestations préventives, intimidation de militant.e.s, et toujours davantage de blessures et mutilations par les armes prétendues non létales.. C’est maintenant qu’il faut réagir si nous ne voulons pas que ces dispositifs répressifs restent la norme.

C’est pourquoi vendredi 21 novembre, à la veille d’une journée nationale contre les violences policières, nous nous sommes retrouvé.e.s à une cinquantaine de personnes devant la gendarmerie de Sautron. Immédiatement, l’un d’entre nous a tenté de rassurer les gendarmes au mégaphone en expliquant le caractère pacifique de notre action, et ce que nous allions faire : fermer symboliquement la gendarmerie. Aussitôt, un des fonctionnaire a fait usage de sa gazeuse, ce qui n’a pas entamé la détermination et la bonne humeur des participant.e.s. Nous avons entrepris de cadenasser le portail, tandis qu’une porte anti-squat était scellée sur l’entrée principale. Puis, des jets de peinture évoquant le sang versé par les forces de l’ordre étaient envoyés devant l’édifice et sur sa façade. Au bout d’une dizaine de minutes, voyant que les gendarmes se faisaient de plus en plus nombreux et s’équipaient de lanceurs de balle de défense, nous avons décidé d’écourter notre rassemblement, prévu initialement pour durer plus longtemps afin de distribuer des tracts et de discuter avec les passant.e.s.

À aucun moment nous n’avons cherché à pénétrer dans les locaux ou la cour de la gendarmerie, ni n’avons eu de gestes violents. Le convoi qui s’éloigne tranquillement est mis sous pression par une demi-douzaine de véhicules bleus marine lancés à vive allure. Se pensant dans une mauvaise série américaine, ils percutent la dernière voiture au risque d’un accident grave. Cinq personnes présentes dans la voiture sont plaquées au sol, menottées, photographiées de force.

Face au risque de voir notre rassemblement étouffé nous n’avions pas opté pour un appel public. Ces derniers mois de nombreux rassemblements ont en effet été interdits et de nombreuses arrestations préventives ont précédé les manifestations. La plupart d’entre nous ont préféré se grimer plutôt que de servir à nouveau de cible aux opérations de fichage de la police. Cependant, nous avions voulu notre action rassembleuse, ludique, empreinte d’auto-dérision. Mais, fallait-il le vérifier encore, ces gens-là n’ont vraiment pas le sens de l’humour.

Ibidem

Quelques heures à peine après, la presse relayait les mensonges les plus osés de Cazeneuve, ministre de l’intérieur et de ses sbires, inventant de toute pièce une « attaque de gendarmerie », habillant de leur vocabulaire belliqueux notre joyeuse équipée. Jouant sur les amalgames ils en profitent pour ressortir l’épouvantail de l’« affreu.se.x zadiste », masquant tout ce que rend possible ce territoire sans police, que ce soit en terme de vie et d’organisation commune, d’activités agricoles, d’inspiration d’autres résistances.

Pour les cinq personnes interpellées, la criminalisation de notre action se traduit en conséquences judiciaires démesurées au regard des faits : après 48 heures de garde-à-vue, une juge d’instruction est nommé pour poursuivre l’enquête sur des qualifications telles que « dégradation aggravée en réunion », « refus de signalétique » et « violence en réunion sans ITT ». Le contrôle judiciaire est ici utilisé pour imposer une peine avant tout jugement. Il s’agit bien d’intimidation politique. Ainsi les assignations à domicile sont très lourdes, deux personnes sont contraintes à rester chez elles de 19h à 7h. Quant à l’interdiction du 44, elle représente une véritable privation de liberté et une stratégie d’isolement. Cette mesure est fréquemment utilisée dans la répression de luttes d’occupation de territoire. L’instruction se veut une épée de Damoclès au dessus des camarades en contrôle judiciaire et de toutes les personnes impliquées dans le mouvement contre les violences policières.

Ces attaques policières et judiciaires ne doivent pas nous affaiblir. Face à leur volonté de nous diviser, de provoquer la peur et le repli sur soi, nous appelons à nous rassembler autour des personnes mises en examen et de ne laisser aucune des personnes inculpées ces derniers mois seule face à la police et à la justice.

Face à leurs mensonges, nous appelons à poursuivre le mouvement, portant notre voix toujours plus forte et claire.

Des occupant.e.s de la Zone À Défendre – Des participant.e.s au cadenassage – Des inculpé.e.s potentiel.le.s et leurs ami.e.s – 25 novembre 2014

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Fermeture surprise de la gendarmerie de Sautron

Se revendiquant d’un mouvement qui dénonce et s’organise contre les violences commises par la police et la gendarmerie, notamment après les yeux crevés à répétition et la mort de Rémi Fraisse, une cinquantaine de personnes ont mené une action symbolique de fermeture de la gendarmerie de Sautron vers neuf heures ce matin.

« Ceci est une action symbolique et bon enfant, pas de panique ! » scandait leur porte-voix au mégaphone, pendant que d’autres cadenassaient le portail d’entrée et scellaient les portes de la gendarmerie au moyen d’une porte anti-squat, en chantant. Leur communiqué est le suivant :

Avis à la population

Présence d’un danger nommé « gendarme » dans votre ville

Suite aux récents débordements provoqués par les bandes organisées et armées nommées police et gendarmerie nationale ; Suite aux tentatives vaines mais répétées de réprimer le mouvement de révolte actuelle, et ceci malgré les centaines de manifestations et mobilisations, et blocages de lycées à travers toute la France et au-delà ; Suite aux nombreux blessés et morts causés par cette association de malfaiteurs au service de l’État. Il a été décidé : la mise en quarantaine de la gendarmerie de Sautron pour une durée indéterminée. Toute personne ou groupe encore indemne de propagande étatique, n’ayant pas encore trop visionné NCIS, Julie Lescaut ou Enquête d’Action, est appelé à appliquer des mesures similaires avec ingéniosité, et fermeté.

Il faut croire que la maréchaussée n’a pas compris le caractère symbolique de notre action. Pourtant, dans une atmosphère bon enfant, après les sommations d’usage de notre porte-voix, nous avons simplement cadenassé le portail, et scellé l’entrée de la gendarmerie au moyen d’une porte anti-squat, et recoloré ce triste bâtiment.

Manifestement stressés par leurs existences misérables, les hommes armés ont immédiatement gazé et menacé les personnes présentes, et fous de rage n’ont pas hésité à volontairement percuter une voiture. Malgré l’action déterminée des manifestants, 5 personnes ont été kidnappées, et sont toujours retenues en otage. Aujourd’hui, dans l’absence de revendications des kidnappeurs en uniforme, nous leur transmettons cet avertissement :

Vous filez un mauvais coton les enfants ! Si ça continue, nous allons devoir sévir. Poil à frire.

Allez, à demain !

Cette action suit un appel national à fermer les gendarmeries et les commissariats, et à perturber les infrastructures du maintien de l’ordre. Elle s’inscrit dans la mobilisation de milliers de manifestants ces dernières semaines, et notamment lors de la journée nationale contre la police demain 22 novembre à 14h à Nantes, et partout en France.

Master LOCK & TORDJMAN associé.e.s – Indymedia Nantes, 21 novembre 2014

Dégradations sur une gendarmerie près de ND-des-Landes, cinq interpellations

Une quarantaine de personnes, venues du site du projet contesté d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ont maculé de peinture vendredi matin la gendarmerie de Sautron (Loire-Atlantique), près de Nantes, et cinq d’entre elles ont été interpellées, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Venues à bord d’une dizaine de véhicules de la «zone d’aménagement différé» (Zad) prévue pour le projet et occupée par des opposants à l’aéroport, elles ont jeté de la peinture et tagué la façade de la gendarmerie, avant de «quitter le secteur», a indiqué cette même source.

La façade de la gendarmerie, où a été inscrit à un angle «Va te faire cuire un keuf», a été barbouillée de peinture orange et une grosse flaque de peinture rouge était présente devant l’entrée du bâtiment, dont le pas de la porte était obstrué par une plaque en fer, a constaté un photographe de l’AFP.

Les services de l’identité criminelle de la gendarmerie étaient en train d’effectuer des prélèvements, sous les yeux de badauds.

Un dispositif de sécurité a été mis en place et plus d’une trentaine de gendarmes ont été déployés.

«À ce stade, cinq interpellations ont eu lieu ce matin», a déclaré la source proche de l’enquête.

La maire divers droite de cette commune de la banlieue nantaise, Marie-Cécile Gessant, s’est dite «indignée» par cet acte «inadmissible, intolérable».

Selon elle, un groupe de personnes est d’abord passé par la mairie avant de «foncer sur la gendarmerie», recouvrant «toute la façade de peinture» et lançant des fumigènes.

«C’est la première fois que la gendarmerie est visée. (…) Heureusement, il n’y a pas eu d’atteinte humaine, mais on ne doit pas vivre avec la peur au ventre sous prétexte que quelques hurluberlus viennent casser», a affirmé Mme Gessant, demandant à l’État de prendre «ses responsabilités sur ce problème de Zad» car «on ne peut pas continuer à tolérer des gens qui ne respectent pas la loi».

La gendarmerie est «un bâtiment communal et bien entendu nous allons déposer plainte», a-t-elle ajouté.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 21 novembre 2014)

Zadistes à Sautron. Une action surprise ce matin à la gendarmerie

Des zadistes ont débarqué ce vendredi matin devant la gendarmerie de Sautron avec bombes de peinture et fumigènes. Ils réclament la libération de leurs amis en garde à vue.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les gendarmes ont interpellé des zadistes (nom donné aux occupants de la zone du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes), suspectés de voler du carburant. Ils ont été placés en garde à vue à la gendarmerie.

Ce vendredi matin, aux environs de 9 h, un groupe d’une quarantaine de personnes venues avec une dizaine de véhicules ayant tous la même plaque d’immatriculation, en provenance de la Zad (zone à défendre), est arrivé devant la gendarmerie de Sautron, avec des fumigènes et des bombes de peinture. Ils réclament la libération de leurs amis.
Ce matin, la gendarmerie de Sautron a été vandalisée.

Cinq personnes ont été interpellées par les gendarmes, peu après cette action surprise. Une trentaine de militaires se sont postés aux alentours de Sautron pour procéder au contrôle des véhicules. Le dispositif est toujours en cours [9h53].

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 21 novembre 2014)

Sautron : la gendarmerie cible d’une action “coup de poing” des zadistes

Ce vendredi matin vers 9 heures, une cinquantaine de zadistes cagoulés, gantés et munis de bombes de peinture ont mené une action coup de poing sur la gendarmerie de Sautron, près de Nantes. Ils réclamaient la libération de leurs camarades gardés à vue à la gendarmerie.

Il était 9 heures environ lorsque les zadistes sont arrivés à bord d’une dizaine de véhicules devant la gendarmerie de Sautron.
Les zadistes ont copieusement arrosé la façade du bâtiment de peinture orange et taggué “Va te faire cuire un keuf”.
Ils ont aussi cadenassé une grille de la gendarmerie et osbtrué la porte d’accès aux lieux avec une plaque de métal.
Les gendarmes ont aussitôt riposté avec leurs moyens sur place. Une trentaine d’hommes ont ainsi été déployés.

Cinq personnes ont été interpellées suite à cette action des zadistes. Une action menée en représailles à des arrestations opérées cette nuit par les gendarmes.

(…)

Cette action intervient à la veille de la manifestation contre les violences policières prévue à Nantes. Les organisateurs, dont des comités anti Notre-Dame-des-Landes et des collectifs anti-répression, appellent à “reprendre la rue en masse” pour “ne pas la laisser à la police”, tout en demandant de “considérer comme un enjeu de s’abstenir de répondre aux provocations des flics ou s’en prendre aux biens matériels”.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Fabienne Béranger, france3-regions.francetvinfo.fr, 21 novembre 2014)

(…) «Aux environs de 09H00, une cinquantaine de zadistes très déterminés, cagoulés, gantés, protégés par des vêtements amples sont intervenus en convoi d’une dizaine de véhicules contre la brigade territoriale visiblement avec l’envie d’en découdre», a expliqué sur place le commandant de gendarmerie des Pays de la Loire, le colonel Didier Marconnet.

Un des véhicules de gendarmerie «a été percuté pour éviter les interpellations et un autre véhicule a été attaqué à coups de marteau», a-t-il poursuivi, décrivant «une violence relativement extrême».

Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a condamné «très fermement les exactions commises ce matin par une quarantaine d’individus encagoulés» qui «après avoir forcé le cadenas de la grille d’accès et pénétré dans l’enceinte des locaux de la brigade, (…) ont couvert les murs d’insultes à l’égard des forces de l’ordre et jeté un fumigène avant de s’enfuir». (…)

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 21 novembre 2014)

Source : Jura Libertaire.

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