Petite revue de presse autour du survol de centrales nucléaires depuis quelques semaines par des drones non identifiés. Pour le momen t les autorités n’arrivent pas à identifier l’origine de cette action.
A noter que si les incursions dans les centrales nucléaires par Greenpeace démontrait la faillibilité des systèmes de sécurité des centrales, elle permettait dans le même temps aux nucléaristes de renforcer leurs dispositifs de contrôle. Ce renforcement dans les faits c’était surtout l’interdiction faite aux groupes écologistes de s’approcher des sites et des transports de matière radioactive et même de communiquer horaires et trajets. Bref, dénoncer les failles du système a engendré un renforcement de ce dernier. C’est bien sans doute là la limite de cette action si elle est portée par des antinucléaire.
Mais à la différence de Greenpeace, cette menace est cette fois plus diffuse, et laisse planer ainsi une hostilité plus forte au délire atomique. Et surtout pour le moment elle ne vise pas la promotion d’un groupe particulier.
Les mystérieux drones qui ont survolé sept centrales nucléaires en France
La centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle. | AFP/JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN
Sept sites nucléaires d’Électricité de France (EDF) ont été survolés par des drones, de nuit ou très tôt le matin. Le premier a été la centrale de Creys-Malville (Isère) en cours de déconstruction, le 5 octobre.
Les six autres ont été « visités » dans la semaine du 13 au 20 octobre, certains à plusieurs reprises : Blayais (Gironde) le 13, Nogent-sur-Seine (Aube) le 13 et le 19, Cattenom (Moselle) le 14, Chooz (Ardennes) et Gravelines (Nord) le 19, Le Bugey (Ain) le 19 et le 20.
Sur la seule journée du dimanche 19 octobre, ce sont donc quatre installations très éloignées les unes des autres – Le Bugey, Chooz, Gravelines et Nogent-sur-Seine – qui ont été ciblées. En revanche, EDF dément l’information de Greenpeace selon laquelle les centrales de Fessenheim (Haut-Rhin) et du Tricastin (Drôme et Vaucluse) auraient été elles aussi survolées.
Les centrales atomiques ne sont pas les seules à avoir été visées. Selon l’organisation écologiste, c’est aussi le cas du site de Saclay (Essonne) du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Ce dernier ne le confirme pas pour cet établissement précis – l’un de ses plus gros centres de recherche, où travaillent quelque 5 000 personnes –, mais indique que « plusieurs de ses sites ont été survolés ces dernières semaines par des drones », sans en donner la localisation « en raison des enquêtes en cours ».
Chez Areva, on assure, sans plus de précision, qu’« il n’y a pas eu de survol significatif des installations », et qu’« il n’y a pas eu de menace sur [leur] sûreté ». Ce qui laisse entendre que des intrusions furtives se sont produites, mais d’engins de petites dimensions. Le groupe n’a pas déposé de plainte, au contraire d’EDF et du CEA.
Des drones de plusieurs tailles
Elément qui rend ces incursions aériennes encore plus intrigantes, sinon plus inquiétantes, les aéronefs sans pilote étaient de plusieurs types et de différentes tailles : certains de quelques dizaines de centimètres d’envergure seulement, d’autres d’un diamètre allant jusqu’à 2 mètres. Et donc, potentiellement, capables de transporter un projectile ou une charge explosive.« Les installations nucléaires sont conçues pour résister à de nombreux scénarios de catastrophes naturelles (séisme, tempête, inondation), d’accidents (incendie) ou d’actes de terrorisme ou de malveillance (sabotages, commandos) », précise à cet égard EDF.
Cette conception les place parmi les constructions les plus résistantes qui soient, notamment en comparaison d’autres installations industrielles à risques ou de lieux recevant du public, y compris vis-à-vis d’une éventuelle chute intentionnelle d’avion de ligne. Les intrus ont été détectés par les propres équipes de surveillance des centrales, explique EDF, qui ne souhaite pas préciser les moyens de repérage dont dispose chaque installation nucléaire, ni ceux dont sont équipés les pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie (PSPG) : un corps de 800 gendarmes répartis à raison de trente à cinquante par site et opérationnels vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Depuis, « la vigilance a été renforcée », sans précision, là non plus, sur la nature des dispositions qui ont été prises.
Bernard Cazeneuve promet des « mesures antidrones »
Electricité de France, comme beaucoup d’industriels, a elle-même recours à des drones pour inspecter des installations difficiles d’accès, comme les réseaux de lignes électriques en Corse. Mais jamais pour surveiller ses propres centrales nucléaires. L’association Greenpeace, qui « nie toute implication », a demandé une enquête sur ces « survols suspects ».
Le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve a rappelé, jeudi 30 octobre sur France Info, que des « dispositifs de neutralisation des drones » existaient et qu’une « enquête judiciaire [était] en cours ».Il ne s’est cependant pas attardé sur ces modalités de neutralisation.
Source : Le Monde.
Nouveau survol de 5 centrales nucléaires par des drones
Photo de la construction du réacteur de Flamanville, pris le 19 février 2014. (AFP)
À CHAUD
Cinq centrales nucléaires ont été survolées vendredi soir, entre 19 heures et minuit, par des drones, a-t-on appris auprès de deux sources proches du dossier.
Les centrales de Penly (Seine-Maritime), Flamanville (Manche), Saint-Laurent-des-eaux (Loir-et-Cher), Dampierre-en-Burly (https://sous-la-cendre.info/spacer.gif) et Fessenheim (https://sous-la-cendre.info/spacer.gif) ont chacune été survolées dans la soirée, ont précisé ces sources à l’AFP. Sollicités par l’AFP, le ministère de l’Intérieur et la gendarmerie nationale n’ont pas souhaité faire de commentaires dans l’immédiat.
EDF, également interrogé, n’a pas souhaité confirmer cette information. Jeudi soir déjà, Penly ainsi qu’une autre centrale en Tarn-et-Garonne avaient été survolées vers 21 heures par des drones qui n’avaient pas été neutralisés, «car ils ne représentaient pas de menace directe» pour la sécurité des installations, avait assuré un porte-parole de la gendarmerie.
EDP porte plainte
EDF avait affirmé dans la semaine prévoir de porter plainte pour chacun de ces survols. Sept centrales nucléaires françaises avaient déjà été survolées par des drones au cours du mois d’octobre, des incidents «sans conséquences» selon EDF, mais qui ont soulevé à nouveau la question de la sécurité des sites liés à l’atome.
Le ministère de l’Intérieur a estimé jeudi que ces survols, «tous détectés», ne représentaient «aucun danger pour la sécurité des installations survolées, qui sont censées résister à des secousses sismiques de forte magnitude ou à des crashs d’avions de ligne».
Le survol des centrales nucléaires est interdit dans un périmètre de cinq kilomètres et de 1 000 mètres d’altitude autour des sites. Il est passible d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.
Survol de centrales nucléaires: qui se cache derrière les drones ? « Nous n’avons aucune piste », dit Ségolène Royal
Le HuffPost avec AFP
Publication: Mis à jour:
inShSÛRETÉ NUCLÉAIRE - Treize centrales nucléaires survolées par des drones en un mois. De quoi inquiéter responsables et associations. D’autant que Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, a indiqué dimanche 2 octobre au matin que le gouvernement n’a « aucune piste » quant à l’identité de ceux qui ont envoyé les drones. Le Secrétariat général à la défense et à la sécurité nationales (SGDSN), dépendant du Premier ministre, a tenu à rassurer dans un communiqué: « L’ensemble des services de l’Etat en charge de la sécurité et de la sûreté des points d’importance vitale (intérieur, énergie et environnement, défense) sont mobilisés depuis le début des survols pour identifier les responsables de ces actes et y mettre un terme ».
Le survol organisé et simultané « ne présente pas forcément de danger. Donc il n’y a pas eu spécifiquement d’ordre de tirer sur ces drones-ci », a indiqué dimanche à l’AFP un conseiller de Matignon. Il a expliqué le dispositif habituellement mis en place en cas de danger et qui ne s’applique pas à la situation présente.
« Les gendarmes qui surveillent les centrales font partie des pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie nationale. Il y a un peloton dans chaque centrale, payé par EDF, en plus de la surveillance assurée par des agents privés. Ce sont des groupes de 24 à 30 personnes qui se relaient », a dit le conseiller.
« Ces pelotons, qui ont les pouvoirs et compétences régaliens en tant que gendarmes, ont pour instruction permanente, de même que les services de l’armée de l’air chargée de la défense aérienne, d’abattre tous les aéronefs qui pourraient représenter un danger pour les centrales et cela s’applique aussi aux drones », a-t-il ajouté. « C’est une posture permanente et l’affaire actuelle n’y change rien ».
En tout, treize centrales centrales ont été survolées depuis octobre -dont l’une, Penly en Seine-Maritime, à deux reprises-, a-t-on appris ces derniers jours, ce qui a plongé les autorités dans l’embarras.
La carte des survols dans la nuit de vendredi à samedi :
La France compte au total 19 centrales nucléaires en activité, soit 58 réacteurs tous exploités par EDF. Depuis deux ans, l’électricien fait appel à des drones civils pour réaliser des photos aériennes de ses centres nucléaires.
L’ONG Greenpeace a nié toute implication mais la piste des activistes anti-nucléaires est évoqué par Fabrice Epelboin, professeur à Sciences Po Paris, interrogé par Le JDD:
« C’est typiquement le genre d’actions que l’on peut concevoir si l’on veut remettre en question le choix du nucléaire. Si en plus, ce phénomène devient viral, c’est encore plus efficace, car on lui donne une visibilité médiatique! Si je devais parier, je pencherais pour un mouvement écolo qui veut attirer l’attention sur le nucléaire en France. Car s’il s’agissait de faire exploser une centrale, je ne vois pas l’intérêt d’alerter tout le monde sur les faiblesses du système… Ce ne sont pas des terroristes ».
Le Parisienémet deux autres hypothèses. Celle de plaisantins « qui se lanceraient des défis ». Et celle de tests destinés « à mettre à l’épreuve la sécurité des centrales ». « Aucun indice en ce sens », tempère toutefois le quotidien. Le JDD avance encore une autre hypothèse, là encore peu probable, celle d’un fabricant de drones qui souhaiterait se faire de la publicité à peu de frais.
Après EDF, le Commissariat à l’énergie atomique annonce que plusieurs cas de survol de ses installations ont été signalés. En revanche, Areva dément « tout survol significatif » de ses sites.
Survols de sites nucléaires par des drones : le CEA dépose plainte à son tour
Par Olivier Lascar. Publié le 30-10-2014 à 17h58
Après EDF, le Commissariat à l’énergie atomique annonce que plusieurs cas de survol de ses installations ont été signalés. En revanche, Areva dément « tout survol significatif » de ses sites.
SITES. Qui sont ces drones qui volent au-dessus de l’atome ? Et surtout, qui sont les pilotes ? On ne le sait toujours pas. En revanche, ce qui apparaît plus clairement, c’est quels sont les sites concernés par ces survols interdits.
Ainsi EDF a confirmé à Sciences et Avenir que 7 de ses centrales nucléaires ont fait l’objet de ces intrusions, entre le 5 et le 20 octobre 2014. Les installations concernées sont celles de Creys-Malville, en déconstruction, et les 6 centrales en exploitation de Gravelines (Nord), du Blayais (Gironde), de Bugey (Ain), de Chooz (Ardennes) et de Nogent-sur-Seine (Aube). Les sites concernés ont déposé plainte. « Survol significatif »
Mais le nucléaire en France ne se résume pas aux centrales opérées par EDF, où est fabriqué l’électricité. Il y a bien d’autres sites nucléaires - ou, selon la terminologie officielle, des INB, pour installations nucléaires de base. Il s’agit de bâtiments industriels ou de lieux de recherche, dotés ou non de réacteurs nucléaires, et où l’atome est au cœur des activités.
CONFIRMÉ. Il apparaît donc aujourd’hui que d’autres sites nucléaires ont été illégalement survolés par des drones. Ainsi, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) indique que plusieurs de ses installations ont été survolées, selon un porte-parole cité par l’agence de presse Reuters, la même source précisant que « nous ne donnons pas plus de détails pour ne pas interférer avec l’enquête ». Suite à ces intrusions, le CEA a déposé plainte.
Autre acteur majeur de l’industrie du nucléaire en France, Areva précise de son côté ne pas être concerné par ces vols intrusifs. Interrogé ce 30 octobre par Sciences et Avenir, un représentant de la multinationale « dément tout survol significatif de ses sites ». Si l’expression est opaque - à partir de quand un survol devient « significatif » ?, nous n’avons pas réussi à nous le faire préciser par Areva - il n’en reste pas moins que la société n’a pas déposé plainte dans cette ténébreuse affaire.
De nouveaux survols suspects de centrales nucléaires par des drones
Par Anne Jouan Mis à jour le 31/10/2014 à 15:34 Publié le 30/10/2014 à 19:05
NFOGRAPHIE - Des centrales nucléaires ont été survolées à plusieurs reprises ces dernières semaines. Pas plus tard que dans la nuit de jeudi à vendredi, les gendarmes ont détecté deux nouvelles incursions en Seine-Maritime et dans le Tarn. L’absence de revendications inquiète les associations écologistes.
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Au moins douze survols de centrales nucléaires en un peu plus de quinze jours. Et plusieurs survols de sites du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) ces dernières semaines. Autant de visites qui reposent la question de la sûreté des sites nucléaires français. Elles ont donné lieu à des dépôts de plainte de la part d’EDF mais aussi du CEA et à des signalements précis aux pouvoirs publics ainsi qu’à l’Autorité de sûreté nucléaire. Une enquête judiciaire est en cours. Les intrusions ont été effectuées de nuit ou très tôt le matin, entre le 5 et le 20 octobre dernier, dans des régions très éloignées. Ainsi, le 19 octobre, des survols ont été notifiés dans l’Ain, dans le Nord, dans l’Aube et dans les Ardennes (voir la carte ci-dessous). Un survol pourtant interdit dans un périmètre de 5 kilomètres et de 1 000 mètres d’altitude au-dessus du site.
Ce jeudi 31 octobre, on apprenait deux nouveaux survols auprès de la gendarmerie et d’EDF. Les centrales nucléaires de Penly (Seine-Maritime) et de Golfech (Tarn-et-Garonne) ont, elles, été survolées jeudi soir par des drones, a-t-on appris vendredi auprès de la gendarmerie et d’EDF, confirmant une information d’i-Télé. Le survol a été détecté par les gendarmes chargés de la protection des centrales et par des employés ». Comme dans les cas précédents, la société EDF entend porter plainte, a-t-elle affirmé.
Sur ces deux derniers survols, les enquêteurs hier ne manquaient pas de s’interroger sur un éventuel mimétisme. avec les survols précédents. Un peu, disaient-il à l’image du phénomène de clowns qui agressent les passants. « On ne parlait de rien, le phénomène n’existait que dans le Nord, les medias s’en sont emparés, il y a désormais des clowns partout dans l’Hexagone ». Certes. Sauf que la manipulation d’un drône au dessus d’une centrale est peut-être moins aisée que l’achat d’un costume de clown pour faire le malin dans les rues de sa commune..
Chacune des 19 centrales EDF bénéficie d’une équipe de protection composée d’un agent EDF et d’employés d’entreprises de sécurité. Après 2007 et l’intrusion de Greenpeace dans la centrale de Dampierre (Loiret), l’État avait créé les pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie (PSPG), chargés de la surveillance des centrales nucléaires. Tous les sites EDF disposent désormais de ces unités. Le CEA et Areva ont leurs propres forces spéciales de sécurité (FLS). « Sauf que cet été, quand nous avons pénétré sur le site du Tricastin, les PSPG n’étaient pas là car ils étaient intervenus en renfort sur le Tour de France. Quand il y a un gros événement autour d’une centrale, les gendarmes sont appelés ailleurs », affirme Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace.
« Généralement, les associations militantes revendiquent leurs actions. Sinon elles n’ont aucun intérêt »
Nadine Schneider, porte-parole de Burestop 55
Suite à ces survols, le ministère de l’Intérieur a donné instruction de « neutraliser » les drones. Autrement dit, de les « abattre », explique un gendarme. À la condition express d’être sûr qu’il s’agit bien d’un drone. Pas question de tirer sur un ULM. Mais le phénomène étant nouveau, la question de l’attitude à adopter face à ces engins ne s’était pas posée jusqu’à présent. Ce que confirme EDF : « Jusqu’à maintenant, le protocole n’était pas d’abattre systématiquement à chaque survol. » Le colonel Jean-Pascal Breton, porte-parole de l’armée de l’air, a tenu à relativiser la menace constituée par ces drones, soulignant qu’ils étaient de petite taille.
Montré du doigt, Greenpeace a démenti toute implication dans ces survols. L’association condamne EDF « qui n’a pas été capable d’intercepter les drones ». Elle estime que ces engins auraient dû être abattus. « Généralement, les associations militantes revendiquent leurs actions. Sinon elles n’ont aucun intérêt, observe Nadine Schneider, porte-parole de Burestop 55, l’association qui lutte contre l’enfouissage de déchets nucléaires basée dans la Meuse. Ici, l’absence de revendication est troublante et inquiétante. »
Le point de vue fait l’unanimité chez les antinucléaire. « Greenpeace agit toujours à visage découvert, insiste Yannick Rousselet. Quand nous avions survolé la centrale de Bugey (Ain) en 2012, nous avions une grande voile avec le logo de l’association. Même chose pour le survol de La Hague la même année. Et nous postons les vidéos sur YouTube. »
Le réseau Sortir du nucléaire estime que les opérations du mois d’octobre « ne ressemblent pas à des actions d’antinucléaire. Nous ne voyons pas de qui elles peuvent venir dans le milieu. C’est d’autant plus inquiétant qu’elles ont l’air très coordonnées. » L’association écologiste Robins des Bois acquiesce : « Ces survols montrent que ce type de danger n’a pas été pris en compte par les installations nucléaires françaises », constate Jacky Bonnemains, président des Robins des Bois.
Des sources internes au CEA et à EDF excluent elles aussi des manifestations d’antinucléaire en raison de la non-revendication. Greenpeace assure que le site d’Areva à Pierrelate (Drôme) spécialisé dans la chimie de l’uranium a lui aussi été survolé le 27 octobre vers 19 h 45. Contactée, Areva dément « tout survol significatif de drone ».
Nous nous sommes organisé-e-s en collectif depuis 2007. Nous sommes principalement caennai-se-s. Pour certain-e-s d’entre-nous la lutte anti-nucléaire n’est pas nouvelle. Nous étions un certain nombre par exemple à organiser un espace autonome avec la coordination contre la société nucléaire au sein du Village Alternatif Autogéré et Anti-Nucléaire d’avril 2006 à Cherbourg.
Nous nous sommes réuni-e-s autour d’un projet commun contre le nucléaire et la société dans laquelle il se développe. Pour affirmer notre refus du nucléaire et de ses désastres quotidiens de la Biélorussie à Cherbourg. Pour dénoncer la prolifération de l’armement nucléaire et le développement de la société de contrôle social et policier qui lui sont intimement liés. Pour s’opposer à la dictature de son armada d’experts et l’expropriation de nos propres vies qui s’y déploient. Également pour remettre en lumière le lien entre nucléaire et capitalisme et insister sur la nécessité de rompre avec la notion de développement fut-il durable…
Nous nous sommes réuni-e-s également autour de pratiques communes : l’action directe contre les nucléocrates et leurs entreprises de destruction du vivant, le refus des logiques électoralistes et du fétichisme organisationnel (politique ou syndical), la réappropriation de l’histoire de la lutte antinucléaire, à travers la réédition de textes anciens ou plus récents, l’échange d’infos et d’analyses sur la question du nucléaire.