Réactions en région parisienne à la mort de Rémi Fraisse
En Ile-de-France, la solidarité s’organise pour mettre sur pieds une mobilisation dans les jours qui viennent, en réaction à la mort de Rémi Fraisse, pour dénoncer l’impunité policière, les violences de l’État et le système qui les porte.
Le rassemblement prévu ce soir, mercredi, a été lourdement réprimé par la police et ses ministres qui ont tout simplement interdit quelque expression que ce soit et contrôlé systématiquement aux abords de la manif, encerclé, violenté, puis finalement arrêté les participant-e-s.
Le dimanche 26 octobre aux alentours de 2 heures du matin, Rémi Fraisse, 21 ans a été touché mortellement par une grenade offensive sur le site du barrage du Testet, contesté depuis 2 ans par la population…
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Ce mercredi 29 octobre :
Rassemblement sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris à 19h
2h45 : Fin du fil d’info : merci à l’équipe juridique du collectif nddl-idf qui a couvert la manifestation et recueilli et transmis les informations sur les suites de la manifestation, tout au long de la soirée. L’appel à soutien aux camarades inculpés et détenus sera relayé dans la matinée.
Si vous avez des informations à fournir ou à demander concernant les personnes interpellées, des éventuels témoignages à faire passer à l’équipe juridique, vous pouvez les contacter sur [email protected]
2h30 : Les personnes présentes devant le commissariat se dispersent doucement.
2h15 : Près de 80 personnes sont toujours rassemblées devant le commissariat, surveillées par une cinquantaine de policiers déployés . 23 personnes en GAV pour refus de fournir leur identité et 6 personnes inculpées pour entre autres motifs : outrages, jets de projectiles, dégradation de biens, responsabilité dans l’organisation de la manifestation. Certaines ont été transférées dans les commissariat du 5e et 6e arrondissement.
2h00 : 60 personnes ont été relâchées finalement d’un coup, sans contrôle, une vingtaine reste en garde à vue pour refus de fournir son identité.
1h35 : Une cinquantaine de personnes sont toujours parquées dehors entre les grilles, à l’arrière du Commissariat rue de l’Evangile et passent 3 par 3 devant les OPJ. Tous ceux qui affirment se nommer Rémi Fraisse se voient notifier une garde à vue : une vingtaine de personnes seraient déjà dans ce cas-là.
1h00 : Quelques camarades commencent a sortir au compte goutte du commissariat mais il y aurait encore beaucoup de monde à l’intérieur. Deux garde à vue notifiées au moins.
00h50 : On nous avance le chiffre de 107 personnes arrêtées au total.
Certaines ont été libérées en ayant donné l’identité de Rémi Fraisse, car l’OPJ ne s’était pas rendu compte de qui était R.F.
00h30 : Les deux derniers convois contenant les dernières personnes de la nasse arrivent au commissariat rue de l’évangile. A ce moment là, environ 20-30 personnes ont été libérées. Une centaine de personnes sont maintenant rassemblées en soutien devant le commissariat.
23h30 : arrivée d’une vingtaine de personne en soutien devant le commissariat.
23h15 : Deux personnes sont emmenées du comico rue de l’évangile dans un fourgon vers une destination inconnue.
23h : Confirmation d’environ 80 interpellations déjà ou en route pour le commissariat de rue de l’Evangile dans le 18ème arrondissement, Marx Dormoy. Un appel tourne pour se réunir devant en soutien aux inculpé-e-s et pour maintenir la pression.
22h50 : Quelques militants extraits de la nasse sont amenés à l’écart par un petit nombre de CRS. Ces derniers les font s’asseoir puis leur assènent des coups gratuits. Ils les font finalement monter dans un autre fourgon que les autres interpellés.
22h45 : Un groupe de camarades en dehors de la nasse entame des slogans (« Libérez nos camarades », »Remi on oublie pas ») en soutien a ceux pris au piège. Une des personnes prises au piège profite de la confusion crée pour s’enfuir ! En réponse les CRS appellent a la dispersion et dans la foulée effectuent quelques charges pour disperser le groupe.
22h45 : On compte au moins 50 personnes embarquées.
22h : Encore une cinquantaine de prisonniers d’une nasse. Les flics embarquent les gens au compte-goutte. Au moins 30 personnes se sont déjà fait emmenées en bus, pour le commissariat du 18ème, rue de l’évangile.
21h : : Des fourgons de police sont arrivés sur place. L’intention a l’air d’être clairement d’embarquer les gens prisonniers de la nasse.
20h20 : 150 personnes prises dans une nasse. L’ambiance reste très tendue.
20h15 : Une partie de la manif a attaqué les portes de l’Hôtel de Ville. Les flics réagissent en attaquant de tous les côtés et resserrent ce qui ressemble de plus en plus à une nasse.
20h : Quasiment de mille personnes. Pas possible de décoller de l’Hôtel de Ville même il y a moyen de passer par petits groupes dans les deux sens.
19h45 : Le rassemblement part en manif sauvage mais se fait bloquer directement au niveau de la rue de Rivoli.
19h30 : Environ 300 à 400 personnes. Les flics bloquent l’accès au niveau du pont de Notre Dame et fouillent les sacs.
18h30 : Contrôles de flics M° Saint Paul et M° Hôtel de Ville
Présence de nombreux flics autour de Châtelet
Appel à venir casqué-e-s : Pourquoi nous sommes casqué-e-s ?
Guide pratique : Face à la Police - Face à la justice en manif’/action, guide abrégé
