Grenoble/Dijon/Lille/Caen/Lyon/Rennes/Montpellier : Le PS pris pour cible un peu partout, et pas que

 Posted by on 11 mai 2016 at 17 h 20 min  Chômage / Précarité / Travail / Syndicalisme / Capitalisme, Luttes sociales  Commentaires fermés sur Grenoble/Dijon/Lille/Caen/Lyon/Rennes/Montpellier : Le PS pris pour cible un peu partout, et pas que
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Grenoble : attaques tous azimuts

Six policiers blessés en marge de la manifestation

Dauphiné, 11/05/2016 à 00:30

Près d’un millier personnes a déambulé dans le centre-ville de Grenoble pour protester contre l’utilisation du 49-3 pour faire passer la loi Travail à l’Assemblée. Des affrontements ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre.

19 h 45 : un cortège d’environ 100 personnes a quitté la MC2 et se dirige actuellement vers le centre-ville de Grenoble.
20 h 05 : Environ 300 personnes, selon la police, viennent d’arriver rue Felix-Poulat.
20h15 : Le trafic sur les lignes A et B du tramway est à l’arrêt.
20h45 : Les manifestants descendent le cours Berriat. Beaucoup plus nombreux maintenant, ils sont près d’un millier qui défilent aux cris de « Grenoble, soulève toi !« 
20h55 : Les manifestants se dirigent vers le siège du PS aux cris de « Tout le monde déteste les socialistes« 
21 heures : Les policiers en protection devant le PS viennent d’essuyer des jets de projectiles sans riposter. Le cortège poursuit sa route.
21h10 : La nuit tombe sur Grenoble et des casseurs viennent de s’en prendre aux baies vitrées de l’école de commerce, rue Pierre-Sémard.
21h30 : Saccage généralisé sur l’avenue Alsace-Lorraine. Des pavés ont été jetés dans de nombreuses vitrines. La police vient de faire usage des gaz lacrymogènes pour couper la route de la place Victor-Hugo aux casseurs. Une annexe de la mairie a également été cassée dans le quartier Berriat.
21h40 : Le Dauphine Libéré fait partie des nombreux bâtiments pris pour cible à coups de pavés par les casseurs alors même que la rédaction était au travail.
22h05 : Les affrontements se généralisent sur l’avenue de Vizille. Nouveaux tirs de gaz lacrymogènes.
22h15 : De source policière on apprend que deux policiers ont été blessés et qu’un manifestant a été interpellé.
00h00 : on apprend de source policière que le bilan est de six blessés dans les rangs des forces de l’ordre.
00h30 : La situation est revenue au calme dans les rues de Grenoble.


Dijon : permanence du PS et banques

Loi Travail : encore une permanence de député PS dégradée
Le Parisien le 11/05/2016 à 12:40

Depuis plusieurs mois, les permanences du PS et de ses députés sont devenus une des cibles des opposants à la loi Travail.

Dans la nuit de mardi à mercredi, c’est la permanence du député PS Laurent Grandguillaume, à Dijon (Côte d’or), qui a été dégradée en marge d’une manifestation contre le recours à l’article 49-3. Une cinquantaine de personnes s’étaient rassemblées mardi à partir de 22H place Wilson à Dijon, avant de se rendre dans le centre ville, selon une source policière.

La vitre de la permanence parlementaire de Laurent Grandguillaume a été brisée et des tags ont été réalisés sur la façade. Des commerces ont également subi des dégradations.

« C’est la préfecture qui m’a averti cette nuit que des vitres avaient été cassées. Je vais donc déposer plainte et faire réparer les dégâts. », témoigne le député de la première circonscription de Côte-d’Or. Il poursuit : « Les casseurs soutiennent l’antiparlementarisme par cet action et nourrissent ainsi le fascisme. Le but ici est d’intimider les parlementaires. Je ne céderais pas à ces intimidations et j’attends que les responsables des manifestations de mardi dénoncent aussi ces actes et ces dégradations. »


Lille : tentative d’autoreduc au supermarché Match

Lille : le Match de la rue Solférino envahi par une centaine d’individus anti-loi Travail

Voix du Nord, 10 mai 2016

Plusieurs dizaines de personnes anti-loi Travail ont envahi le supermarché Match de la rue Solférino à Lille, ce mardi en fin d’après-midi. D’après des témoins, ils voulaient repartir avec des chariots pleins de courses sans payer, en marge de leurs revendications anticapitalistes.

Tension, ce mardi, au Match de la rue Solférino. Vers 18 h, une centaine de militants contre la loi Travail ont déboulé dans le supermarché : « On faisait nos courses quand des manifestants, certains cagoulés, ont tout bloqué, explique Isabelle, qui se trouvait dans le magasin avec sa fille de 13 ans. Il y avait pas mal de clients, dont des enfants et des bébés . » D’après elle, ainsi que plusieurs employés,les intrus ont rempli des chariots de marchandises (nourriture, bouteilles d’alcool et de jus de fruits etc.) : « Ils ont voulu passer en caisse gratuitement. »

« J’ai eu peur »

S’en est suivi un moment de flottement aux caisses, où les clients ont dû patienter. « Les manifestants m’ont dit que je pouvais sortir sans payer, indique Isabelle. Mais c’était hors de question. Je leur ai demandé pourquoi ils faisaient ça. Ils m’ont répondu que je ne comprenais rien, que les patrons se gavent d’argent et qu’on est des moutons… »

Appelée par la direction de Match, la police est intervenue. Les forces de l’ordre se sont avancés aux abords du supermarché avec matraques à la main et boucliers. Les militants sont alors partis dans le calme, avec une banderole contre la loi Travail et en criant des slogans hostiles au capitalisme et à la police. Au final, il n’y a pas eu de heurts et rien n’a été volé : les chariots ont été laissés sur place. Le magasin a aussitôt repris son activité normale. « En tout, ça a duré une quarantaine de minutes, précise Isabelle. J’ai eu peur, surtout avec ma fille. » Les manifestants se sont ensuite rendus Grand-Place, où ils sont entrés dans le Théâtre du Nord, avant d’aller place de la République.


Loi Travail. 300 personnes ont défilé à Rennes, des vitrines saccagées

Ouest France, 11/05/2016 à 01:36

Ce mardi soir, 300 manifestants ont défilé dans le centre-ville de Rennes. Les forces de police étaient nombreuses à surveiller. Des vitrines ont été vandalisées.

Partis de la Cité, ils étaient près de 300 personnes à défiler dans les rues de Rennes ce mardi soir.

La manifestation s’est déroulée sans incident majeur. Quelques vitrines ont quand même été vandalisées, comme celle du Crédit Agricole ou de GDF rue Nationale.

Les forces de l’ordre, très nombreuses, ont notamment empêché les manifestants de se rendre place de la mairie ou du Parlement.

Après un long jeu de chat et de souris, sans véritable affrontement, ils ont cessé de manifester vers 23h30, et sont retournés à la salle de la Cité.


Le siège du PS saccagé, à Caen

Normandie actu, 11/05/2016 à 12:40

En Normandie, plusieurs rassemblements ont eu lieu dans la soirée du mardi 10 mai 2016, après la décision d’appliquer l’article 49-3 pour faire passer en force la loi Travail. À Caen (Calvados), le siège du Parti socialiste (PS) a été la cible de manifestants, qui se sont introduits dans les locaux, rue Paul-Toutain, vers 18h, avant de saccager les lieux.

Les locaux ont été vandalisés. D’importants dégâts sont à déplorer, a souligné une source judiciaire sur place.

Le premier secrétaire fédéral du parti, à Caen, Christophe Le Foll, annonce à Normandie-actu avoir « porté plainte pour dégradations, violences et tentative de vol », dans la soirée du mardi 10 mai. Selon ce dernier, une quarantaine de personnes étaient présentes sur les lieux, au moment des faits. « Des graffitis sont présents sur tous les murs, des portraits de Jean Jaurès, Salvador Allende ont été cassées, l’exposition sur François Mitterrand est complètement saccagée, les vitres du local du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) ont été explosées, énumère Christophe Le Foll. C’est désolant. »

La mairie de Nantes ciblée

Dans l’Ouest, plusieurs manifestations tendues ont eu lieu simultanément, les manifestants ciblant particulièrement le Parti socialiste.

À Nantes (Loire-Atlantique), un premier défilé s’est déroulé en fin de journée avec quelques 400 personnes, qui ont manifesté peu après 19h30 aux cris de « Tout le monde déteste le PS ».

Les premiers heurts sont intervenus vers 21h30. Passant devant la mairie de Nantes, à majorité socialiste, les manifestants ont tagué sa façade et essayé de casser les vitres. Après des jets de bouteilles dirigés vers les forces de l’ordre, ces dernières ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Les manifestants ont aussi jeté des poubelles sur les grilles du conseil départemental de Loire-Atlantique, également à majorité socialiste et tagué « 49-3, provoc », sur un mur. Après une pause, et la construction d’une barricade, certains manifestants auraient cherché à forcer l’entrée d’un supermarché, et se sont violemment affrontés, vers minuit, avec les forces de l’ordre.


Lyon : Manifestation violente contre la loi travail et le 49-3

F3 Rhône-Alpes, 11 mai 2016 à 12:01

Des centaines de personnes se sont rassemblées mardi à Lyon à l’appel de Nuit debout afin de protester contre le recours à l’article 49-3 pour faire passer la loi travail, une « insulte au peuple » selon ce mouvement citoyen.Un local du PS et un commissariat de police ont été saccagés.

L’appel a été entendu dans plusieurs villes ,notamment à Lyon où 500 personnes ont manifesté au centre-ville. Sur la place des Terreaux, face à l’Hôtel de ville, ils étaient nombreux à scander « P comme pourris et S comme salauds, à bas le parti socialo » ou « Ça Va(lls) cinq minutes, maintenant dégage« .

Une partie des manifestants est ensuite allée à la Croix-Rousse dégrader un local de police municipale et saccager un local du PS.


Montpellier : des incidents éclatent entre manifestants et policiers dans l’Ecusson

Midi Libre, 11/05/16

Bombes lacrymo et autres grenades assourdissantes ont répondu aux jets de projectiles, ce mardi 10 mai dans la soirée, boulevard Bonne-Nouvelle à Montpellier…

Est-ce le recours à l’article 49.3 de la Constitution décidé ce mardi par le Premier ministre Manuel Valls concernant le projet de loi El Khomri qui les a énervé ? Une chose est sûre, cent à cent cinquante manifestants sont descendus dans l’Ecusson montpelliérain pour donner de la voix ce mardi soir vers 20 heures. Après avoir brûlé quelques poubelles du côté de la gare Saint-Roch, le cortège, qui a subi quelques tirs de gaz lacrymogène, est remonté vers la place de la Comédie.

Une voiture de police caillassée

Encadrés par les policiers, le ton serait monté d’un coup et une voiture de police aurait même été caillassée. Un individu aurait alors été interpellé par les policiers de la Bac, ce qui aurait mis le feu aux poudres. Des jets de projectiles auraient alors émaillé la soirée, auxquels les policiers ont répondu par des bombes lacrymogènes et des grenades assourdissantes, boulevard Bonne-Nouvelle.

Ligne de tram bloquée

Les manifestants sont ensuite descendus vers le Corum où ils ont bloqué la ligne 4 du Tramway avant de remonter par le boulevard Pasteur et la rue des Ecoles-laïques pour revenir vers l’hyper-centre. Derrière, les suivant comme leur ombre, de nombreux policiers casqués et des enquêteurs de la brigade anticriminalité. Par sécurité, de nombreux cars de policiers avaient pris position, vers 21 h 30, devant la préfecture.

source: brèves du désordre

Et si tout ne faisait que commencer ?

 Posted by on 2 mai 2016 at 20 h 59 min  Anarchisme, Chômage / Précarité / Travail / Syndicalisme / Capitalisme, Informations locales et vie des collectifs locaux.  Commentaires fermés sur Et si tout ne faisait que commencer ?
Mai 022016
 
GREVE CHEZ CITROEN-JAVEL, PARIS, 1938

Ce texte, qui a circulé dans l’amphi Tocqueville occupé de la fac de Caen, dans les jours qui ont précédé la grève et manifestation du 28 avril, vaut pour ses réflexions qui préoccupent une partie des gens impliqués dans la dynamique des luttes contre la loi Travail.
Il propose des changements de perspective, d’actions et de modes de regroupement et des pistes pour renforcer un mouvement autonome en rupture avec l’ordre existant, qui s’inscrive dans la durée et se prépare aux luttes à venir.

 

Cette lutte contre la loi travail fait du bien. L’ambiance était bien morose depuis quelques années. Cela a déjà permis de sortir d’une atonie sociale, de nouer des complicités, d’échanger des analyses et des pratiques subversives, de fissurer la bonne image qu’avait la police après les attentats, de battre le pavé malgré l’état d’urgence. Mais en rester là laisserait bien des regrets. A Caen notamment, plusieurs pistes pourraient être envisagées pour continuer cette lutte et pour développer un rapport de force.

De la souplesse et de l’organisation pour des actions réussies

Nous sommes largement engoncés dans la routine des manif-actions après l’AG. Il est clair qu’il faut des moments de rassemblement appelés le plus largement possible, permettant de nous retrouver tous et toutes. D’ailleurs, partir parfois en manifs le soir laisserait aux salariés la possibilité de nous rejoindre en l’absence de préavis de grèves en dehors des grosses journées syndicales. Toutefois, s’obstiner systématiquement dans cette reproduction de l’action annoncée, alors même que nous ne sommes pas très nombreux et nombreuses et que les flics ont décidé depuis le départ d’essayer de nous empêcher de faire quoique ce soit de conséquent, est une erreur stratégique. Pourquoi ne pas se donner rendez-vous discrètement au bouche à oreille et s’inviter au local du PS à quelques dizaines ? Pourquoi ne pas partir prendre un périph ou occuper un pôle emploi à la sortie d’une AG où nous sommes une centaine ? Nous facilitons trop le travail de la police à être trop prévisible… Mais pour réussir ce type d’actions, il faut prendre au sérieux le fait de l’organiser et de la mener de bout en bout. Et surtout ne pas partir défaits d’avance.

Groupes d’action affinitaires et sabotage

Un geste subversif ne reste qu’un geste s’il ne fait pas écho à une situation sociale, et un sabotage ne renversera pas le vieux monde à lui seul. Toutefois, mener des actions en petits groupes affinitaires a parfois autant d’impact qu’une manif traine-savates avec beaucoup de gens. Ce ne sont pas les cibles qui manquent à la fac et dans la ville pour mettre un grain de sable à la machine économique et aux institutions. Une allumette dans une serrure peut parfois participer à établir un rapport de force, de même qu’un tag bien placé, un bris de vitrines, une machine mise hors d’état de nuire etc. Des exemples pullulent en ce moment un peu partout en France…

Convergence des luttes

La convergence des luttes n’est pas qu’une juxtaposition de différentes luttes parcellaires. Elle demande de trouver ce qui fait commun. La convergence des luttes dépasse la solidarité de base face à la répression ou le soutien à une lutte qui fait sens pour nous. Elle pose la question de la généralisation du conflit contre un même système de domination. Par tous les bouts que nous pouvons le prendre, les formes de domination et d’oppression s’entremêlent, posent des situations communes et des résistances semblables. Si nous voulons qu’une convergence existe réellement, encore faut-il ouvrir un espace de coordination et de discussion pour analyser tout cela, notamment avec la KIC, l’AG de lutte contre toutes les expulsions, les boîtes en lutte, les révoltés etc. Peut-être le 1er mai peut être le début de la mise en place d’une « AG de ville » où se pense une lutte commune contre la société telle qu’elle est.

Sortir de l’Université

Il nous faut sortir de l’Université. La lutte à Caen n’a jamais été saisie en nombre par les étudiants et étudiantes. C’est peut-être triste, mais les effets des réformes passées et le fait que la fac s’embourgeoise de nouveau depuis quelques années fait que ce n’est plus le même foyer d’agitation qu’auparavant. Après deux mois passés à la fac, on peut raisonnablement se dire que si d’autres gens avaient voulu nous rejoindre dans la lutte ici, ce serait fait depuis un moment. Sans abandonner la fac, il faut se tourner vers les chômeurs, chômeuses et précaires, sortir vers l’extérieur. Cela passe par de la diff, du collage et des tags sur les pôles emplois, à la CAF, dans les quartiers, mais aussi par des actions essayant de sortir du centre-ville. Et si jamais on devait perde Tocqueville, peut-être pourrions-nous envisager d’occuper un lieu en ville. Au moins d’essayer cette aventure.

Prendre le temps de débattre, de discuter, de réfléchir

Cette lutte est traversée, sans mauvais jeux de mots, par un état d’urgence permanent. Nous manquons d’occasions pour débattre et échanger autour de sujets de fond : sur le travail et les nouvelles formes d’exploitation d’aujourd’hui, sur l’histoire sociale et les luttes passées, sur ce qu’est une victoire dans un mouvement, sur l’Etat etc. Il n’y a eu pour le moment que deux projections-débats, l’une sur le CPE à Caen en 2006, qui a donné lieu à moult discussions, et une autre d’Attention danger travail regardée par quelques personnes sans discussions derrière. Débattre et réfléchir à ce qu’on se prend dans la gueule est tout aussi important que de bloquer les flux. Certes, beaucoup de discussions informelles ont lieu, mais ce genre d’espaces sans enjeux et donc en dehors des AG, est nécessaire pour nourrir la lutte. C’est aussi dans ces espaces que peuvent s’exposer les divergences, plutôt qu’elles n’éclatent en AG ou pendant une action. Les Nuits Debout portent un petit peu cela, mais la manière dont cela s’organise et les enjeux électoralistes et citoyennistes qu’il y a derrière ne permettent pas de véritables débats. C’est certes un espace plus complexe qu’un lieu de récupération politique ou de pacification de la lutte, très hétéroclite et permettant au moins une expression sur la place publique. Ce n’est pour autant pas là que peut se constituer un quelconque rapport de force ni s’engager des débats de fond.

Lancer des pistes de cibles nationales, ou l’audace de monter d’un cran

Cette révolte a pris différentes formes selon les villes de France, et Caen n’a pas vraiment à rougir de sa contribution à l’agitation – même si nous sommes probablement passés plus d’une fois à côté de l’occasion d’élever le niveau de conflictualité et de faire en sorte que la peur change de camp, ou du moins que notre confiance se solidifie et que quelques doutes s’installent du côté de la Préfecture. Peut-être pouvons-nous nous constituer comme force de propositions au niveau national, par exemple pour proposer à moyen terme une journée contre la répression à Cherbourg, ville du ministre de l’Intérieur et général en chef de la répression Cazeneuve. Il y a en effet été maire pendant plus de dix ans, et député pendant plus de quinze ans. C’est là-bas qu’il a fourbi ses armes dans le maintien de l’ordre et la pacification au profit du capitalisme (et du nucléaire, soit dit en passant). De la même manière, pourquoi ne pas commencer à insuffler l’idée de perturber la bonne tenue de l’Euro 2016 de football, fête de la marchandise et de tout ce qui va avec…

Prendre au sérieux l’hypothèse révolutionnaire

A moins de considérer que jusque là tout allait bien, que les conditions de travail étaient satisfaisantes, que nous vivons dans une société sans trop de problèmes, il est difficile de ne pas voir dans la loi travail qu’un énième coup dans la gueule. Plus que contre la loi travail, ce qui semble s’exprimer est un ras-le-bol général. D’ailleurs, des phrases, des tags, des slogans s’esquissent ici et là faisant référence à la révolution. Voilà un sujet qui mériterait lui aussi quelques discussions de fond, mais espérons surtout que cette hypothèse soit prise au sérieux par beaucoup. Dans le cas inverse, elle ne saurait advenir. Faisons le pari que nous avons déjà ouvert des brèches vers une rupture avec l’ordre existant, par le développement de solidarités entre rebelles, par l’auto-organisation sans chefs ni hiérarchie, par l’offensive contre ce qui participe à la domination. Ce qui veut dire aussi qu’il va falloir continuer à échanger et s’organiser, y compris dans des phases moins agitées, et à plus long terme. Nous pouvons considérer que l’important est d’avoir noué des complicités pour les prochaines batailles, et remettre encore à demain la tentative de renverser l’imposant édifice de cette société de merde. Ce n’est certes pas rien, mais attendre est notre défaite quotidienne. Et si un jour, on osait vaincre ?

S’organiser à long terme et de façon autonome

Depuis plusieurs années, les mouvements gagnent en autonomie, moins par leur propre force – malheureusement – que du fait que les syndicats et partis sont à la ramasse. Ils ont du moins plus de mal à mobiliser (quoiqu’ils n’ont toujours fait que suivre leur base les débordant) et à encadrer les luttes. Nous avons de notre côté des difficultés à être aussi conséquent que la situation l’impose, et à profiter de cet espace pour développer un mouvement réellement autonome suffisamment fort. Il va falloir continuer à ouvrir des assemblées auto-organisées, créer des groupes d’action, monter des mutuelles d’entraide, tenir des lieux antiautoritaires. Tout ce bruit depuis mars n’a été qu’un souffle sur quelques braises, alors que c’est un feu qui couve dans nos coeurs !

Ce n’est pas maintenant qu’il faut lâcher !

Des participant-es à la lutte

(site de l’OCL)

Rennes - 1er mai : Occupation illimitée de la Maison du Peuple

 Posted by on 2 mai 2016 at 20 h 53 min  Actualité nationale, Chômage / Précarité / Travail / Syndicalisme / Capitalisme, Luttes sociales  Commentaires fermés sur Rennes - 1er mai : Occupation illimitée de la Maison du Peuple
Mai 022016
 
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Nous, étudiant.e.s, lycéen.ne.s, chômeur.se.s, précaires, intermittent.e.s, intérimaires, salarié.e.s du public et du privé, syndiqué.e.s ou non, mobilisé.e.s dans la lutte contre la loi travail, occupons dès ce 1er mai la salle de la Cité à Rennes (rue saint-louis - métro Sainte-Anne).

Depuis 2 mois nous subissons la répression policière, avec un dispositif sécuritaire nous empêchant notamment de manifester dans le centre-ville.

Cette occupation vise à se réapproprier la Maison du Peuple en vue d’organiser la poursuite et l’amplification du mouvement afin de construire la grève générale et d’envisager collectivement les actions de blocage économique.

La loi travail s’inscrit plus largement dans une logique néolibérale qui imprègne déjà nos vies quotidiennes.

C’est pourquoi nous ne céderons plus et créons les prémices d’une alternative au système capitaliste en place.

Des maintenant nous appelons tout le monde a nous rejoindre de jour comme de nuit.

Ville de Rennes nous avons rejoint notre maison historique !

Francfort, Allemagne : Manif sauvage et attaque sur le consulat français

 Posted by on 30 avril 2016 at 11 h 30 min  Actualité Internationale  Commentaires fermés sur Francfort, Allemagne : Manif sauvage et attaque sur le consulat français
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Hier [le 19 avril] en début de soirée, autour de 100 personnes ont manifesté en solidarité avec la jeunesse en lutte en France au cours d’une manif sauvage à travers [le quartier de] Bockenheim. Depuis des semaines maintenant, des milliers de gen-te-s en France prennent la rue contre la « loi travail ».

Les jeunes et rebel-le-s n’en peuvent plus des contrôles de police racistes. Beaucoup de gen-te-s défient l’expension massive de l’appareil sécuritaire durant le présumé état d’urgence en chemin vers un état policier autoritaire. Illes ressentent l’impact des gaz lacrymo quotidiennement ! Le mouvement de printemps refuse de se faire exploité par le marché du travail. La jeunesse sait très bien que le projet néolibéral ne bénéfie à personne – excepté au capital.

Durant une brève mais croustillante manif – suivant l’exemple français – nous avons fait un tour sauvage du bloque. Nous luttons aux côtés de celleux qui ont décidé de ne plus tolérer cette condition. Nous avons décidé de ne plus la tolérer.

Nos ami-e-s dans les rues de France savent très bien que manifester doit faire mal. Illes savent aussi que la résistance ne peut pas seulement s’articuler dans le cadre de la loi de l’état autoritaire. La Bastille n’a pas été prise d’assaut par la grâce du roi. Nous avons donc decidé de ne pas nous plier au cadre restreint de la suffisance allemande. Alors que la manif passait devant le consulat français, nous avons décidé d’exprimer notre solidarité directe. Plusieurs tâches de peinture et quelques vitres brisées peuvent en attester. Bien sur, ce n’est rien en comparaison des centaines de blessé-e-s par les gaz lacrymo, spray au poivre et coups de télesco de la police hebdomadairement. Mais c’est un signal distinct.

Et nos slogans en ce début de soirée à Francfort l’était aussi. La police est bien sur venue trop tard et c’est tant mieux. Nous étions préparé-e à défendre notre manif contre les attaques de la police. Heureusement , cela n’a pas été nécessaire.

Nous connaissons vos mensonges : Ce n’était pas une action hit & run de « 25-30 gauchistes autonomes » comme les flics l’ont reporté, mais un avant-goût des temps à venir de luttes communes. Et ne prétendez pas ne pas en connaître la raison.

Jeunesse et insurgé-e-s – le monde nous appartient !
Un message de vos ami-e-s

Rémi et Clément

Ça passe et ça casse…

 Posted by on 22 avril 2016 at 12 h 58 min  Luttes sociales  Commentaires fermés sur Ça passe et ça casse…
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… Ou comment parler de casseurs pour tenter de casser le mouvement
Texte collectif distribué et lu lors de l’assemblée Nuit Debout le 19 avril sur la place de la République.

Depuis le début du mouvement contre la loi Travail, à Paris comme ailleurs, des actions directes ont été effectuées lors de la plupart des manifestations. Des enseignes capitalistes (banques, agences immobilières, agences d’intérim, concessionnaires automobiles, etc.) ainsi que des commissariats de police ont été attaqués de diverses manières : vitrines brisées ou devantures repeintes à l’extincteur, par des œufs de peinture ou par des graffiti. Il est même arrivé que des petits supermarchés soient pillés ! Et bien sûr, des affrontements ont eu lieu avec la police, dans des contextes assez différents (dans des grosses manifs « unitaires » comme dans des manifs sauvages, ou sur la place de la République).

Comme à pratiquement chaque mouvement social, la supposée « violence » de certain-e-s manifestant-e-s provoque des débats sans fin.

Pendant la soirée du jeudi 14 avril, une manifestation sauvage est partie de la place de la République. Le soir-même, la préfecture de police de Paris parlait d’« individus violents et déterminés (…) s’introduisant au sein de cortèges importants et non déclarés de manifestants ». Le lendemain, tous les médias s’y sont mis. France-Info estimait que « les casseurs se sont invités dans les manifestations contre la loi Travail ». Par contre, pas un mot sur le fait que les manifestations de la journée ont été cadenassées par la police, rien sur les coups de matraque, de flashball, de jets de gaz lacrymogène et de grenades de désencerclement faisant plusieurs blessé-e-s parmi les manifestant-e-s.

Depuis des dizaines d’années, le discours du pouvoir, qu’il soit étatique ou médiatique, n’a pas changé : les « casseurs » seraient une minorité à distinguer des « vrai-e-s manifestant-e-s ».

Par ailleurs, comme à chaque mouvement social, une partie des manifestant-e-s, ou de leurs « représentant-e-s », tiennent un discours dégueulasse et accusent les « casseurs » d’être des flics, ou d’être de mèche avec la police. Des accusations systématiquement aussi farfelues et mensongères que graves et dangereuses.

Pendant le mouvement anti-CPE, en 2006, pour refuser ces divisions, et parce que l’on pensait, parce que l’on savait, qu’un mouvement est plus fort quand il instaure un rapport de force avec le pouvoir plutôt qu’un rapport de négociation ou de partenariat, parce que l’on sentait que la diversité des moyens de lutte renforçait le mouvement lui-même, nous disions sur les banderoles, sur les murs et dans nos textes : « NOUS SOMMES TOU-TE-S DES CASSEURS ».

Nous disions cela aussi parce que la figure du casseur qui-n’existe-qu’à-travers-ça est un mythe. Les casseurs sont aussi celles et ceux qui te tiennent la main pour t’aider à sortir des lacrymos quand tu ne vois plus rien, celles et ceux qui te filent du sérum physiologique pour que tu puisses rouvrir les yeux, celles et ceux qui distribuent des tracts, qui portent des banderoles, qui écrivent des textes, qui organisent des caisses de grève, des comités anti-répression, des cantines, des infokiosques, des soirées de soutien, celles et ceux qui participent aux assemblées et bien sûr aux manifestations.

Les mouvements les plus puissants sont ceux qui réussissent à faire co-exister une grande diversité de moyens de lutte : la multiplication de toutes formes de manifestations, d’actions, de grèves, d’occupations, de blocages, d’assemblées, etc.

Tout le monde peut devenir « casseur », puisque c’est le pouvoir qui use de ce mot pour qualifier nos actes. Réagir à des brutalités policières, exprimer notre rage, nous défendre face à des injustices, tout cela peut faire de nous des « casseurs ». Là où le mot « violence » est brandi, nous parlons de solidarité, d’énergie collective, de réflexe salutaire, de survie élémentaire, de révolte et de désirs partagés. Nous ferons toujours bien plus que « casser ».

Parce qu’il n’y a pas de différence à faire entre les pratiques communes à chaque mouvement, nous le disons aujourd’hui encore :
NOUS SOMMES TOU-TE-S DES CASSEURS !

Paris, le mardi 19 avril 2016
Godzilla et quelques ancien-ne-s combattant-e-s toujours en lutte
[godzilla@@]

 

Notre révolte n’est pas citoyenne

 Posted by on 19 avril 2016 at 12 h 16 min  Actualité nationale, Luttes sociales  Commentaires fermés sur Notre révolte n’est pas citoyenne
Avr 192016
 
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A Paris, la révolte et la Nuit Debout ont bien du mal à être canalisées
par les citoyennistes de tout poil, qui sont pourtant à la manoeuvre.
Les gens ont la rage, et des manifs sauvages s’enchaînent. Hier soir,
des caméras de vidéosurveillance, des banques et un comico ont été
visés. Une manif est même partie en pleine nuit vers le logement de
Manuel Valls, avant d’être repoussée par les flics.
Face à cette détermination difficilement contrôlable, les « leaders » de
la Nuit Debout (c’est un mouvement qui se dit sans hiérarchie, mais pas
sans porte-paroles et représentant-es, ni Service d’Ordre…) ont fini par appeler les
flics, révélant très vite ce qu’ils et elles visent véritablement :
maintenir la contestation dans les cadres du pouvoir, contrôler la
colère pour la détourner vers des logiques électoralistes comme ce fût
le cas avec Syriza et Podemos. Alors que la répression a rarement été
aussi intense pour briser une lutte sociale, ces gentils citoyens ont
choisi leur camp: travailler avec la police.
Sur la chaîne parlementaire, deux « représentants » de la Nuit Debout
félicitaient même la police pour son savoir-faire et son calme. Et ce
n’était pas de l’ironie… Faut-il rappeler qu’à Paris, il y a déjà eu
des dizaines et des dizaines d’arrestations, parfois des cars entiers
remplis de personnes interpellées, et tout autant de blessé-es…
Vive le feu !

Attaques en soutien à Monica Caballero et Francisco Solar.

 Posted by on 16 mars 2016 at 15 h 28 min  Actualité Internationale, Anarchisme, Contre les religions, Flicage / Répression / Carcéral / Sécuritaire  Commentaires fermés sur Attaques en soutien à Monica Caballero et Francisco Solar.
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[Montreuil] Attaque d’un architecte de la domination.

 

Dans la nuit du 8 au 9 mars 2016, à l’aide de bennes à ordure et de produits inflammables, nous avons foutu le feu à la devanture du cabinet d’architectes Archi 5 rue Voltaire dans le centre de la ville de Montreuil-sous-Bois.

Archi 5 se vante sur son site d’avoir réalisé, ou d’être en train de réaliser, à côté de constructions anodines, la liste des projets macabres suivants :

Centres pénitentiaires de Bourg en Bresse, de Draguignan, de Mont de Marsan, de Rennes, les taules de Condé-sur-Sarthe et de Vendin le Veil, le Pôle de la Police judiciaire de Cergy-Pontoise, le commissariat de Clichy-sous-Bois, le Tribunal de Grande Instance de Chartres, le centre de détention de la Polynésie française à Tahiti.

Nous dédions cette action à toutes les personnes qui se battent pour la liberté et contre toute autorité, en particulier aux compagnons anarchistes Monica Caballero et Francisco Solar entre les griffes de l’Etat espagnol et qui bien qu’encourant de très lourdes peines de prison, ne renient pas un mot de ce qu’ils pensent ni de ce qu’ils sont.

Feu aux prisons.

Feu à ceux qui les construisent.

Source : Indymédia Nantes.

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Doubs Besançon, solidarité avec Monica Caballero et Francisco Solar.

 

Durant le week-end des 5 et 6 mars 2016, l’église de la Madeleine à Besançon, située dans le quartier Battant, a été taguée en solidarité avec les anarchistes Monica et Francisco, qui se trouvent entre les mains de l’Etat espagnol et qui ont déjà passé de trop longues années derrière les barreaux.

Force et courage aux compagnon.ne.s !

[Contrainfo, March 12th, 2016]

 

 

Résumé de la troisième et dernière session du procès des compagnons Mónica Caballero et Francisco Solar.

 Posted by on 16 mars 2016 at 13 h 25 min  Actualité Internationale, Anarchisme, Contre les religions, Flicage / Répression / Carcéral / Sécuritaire  Commentaires fermés sur Résumé de la troisième et dernière session du procès des compagnons Mónica Caballero et Francisco Solar.
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samedi 12 mars 2016

Le jeudi 10 mars a eu lieu la troisième session du procès de nos compagnons Mónica et Francisco. Ce sont principalement les plaidoyers finaux des avocats de la défense et l’accusation et du parquet qui ont été présentés.

 

Cela a débuté par les témoignages d’experts, appelés par la défense, qui ont fait un rapport sur l’étude comparative d’ADN de Francisco et Mónica extraits d’objets qu’ils ont utilisés dans leurs cellules. Dans leur rapport ils ont confirmé ce qui suit : il n’y a aucune correspondance.

La juge a ensuite demandé si les différentes parties maintenaient leurs conclusions initiales, et l’avocat de la femme blessée dans la basilique lors de l’explosion a déclaré qu’il maintenait les accusation de « dommages » et « blessures » mais qu’il retirait l’accusation d’appartenance à une organisation terroriste et de conspiration, rabaissant la demande de condamnation à 12 ans et un jour chacun et demandant une indemnisation de 102 000 euros.

Les derniers plaidoyers ont alors commencé, avec la procureur qui a maintenu les 4 charges de l’accusation écrite : appartenance à une organisation terroriste, destruction, blessures et conspiration. Elle a aussi maintenu la demande de 44 ans de prison chacun. Dans son plaidoyer elle a insisté sur le fait que dans la procédure orale et dans les rapports des renseignements la participation des compagnons dans une organisation à caractère terroriste est prouvée. Face au discrédit des experts par la défense dans les sessions précédentes, évoquant le manque de formation de ces derniers sur les thèmes qu’ils traitent dans leurs rapports, la procureur a voulu valider leurs rôles à partir de leurs connaissances techniques et pratiques. Selon cette même ligne, la procureur a continué sa plaidoirie en considérant avérée la participation de Francisco et Mónica à l’action del Pilar et à l’intention de s’attaquer au sanctuaire de Montserrat. En ce qui concerne les accusations de blessures, elle s’est appuyée sur les rapports médicaux qui décrivent les lésions auditives et les séquelles psychologiques sur la femme concernée.

L’accusation a continué en expliquant la raison du changement de ses conclusions suite à la procédure orale, signalant que si elle est d’accord avec la procureur sur le fait que les compagnons appartiennent à la FAI-FRI et aux GAC, il n’y a pas d’arguments suffisants pour considérer ces derniers comme des organisations terroristes. Un argument similaire qui a été utilisé pour justifier le retrait des accusations de destruction : elle considère que leur visite à Montserrat était dans l’intention d’attaquer cet endroit mais il n’y a pas de preuves suffisantes pour le prouver. Concernant les accusations soutenues, il est important de souligner qu’elle a modifié la figure juridique de « destructions » en « dégâts » à but terroriste.

Les derniers plaidoyers étaient ceux de la défense, qui était catégorique sur la remise en question des thèses de l’accusation. La défense a fait un long exposé que nous résumerons par les points centraux :

  • Le manque d’impartialité de la section de première instance en ayant exercé des procédures qui correspondent au juge instructeur. Sur ce point la défense considère comme un signe d’impartialité le fait que c’est cette même instance qui décrétera l’élargissement de la préventive en indiquant qu’il y avait des « preuves » suffisantes pour prendre cette mesure. Ici aussi la défense remet en question le fait que des rapports policiers aient été inclus comme preuves d’expertise.
  • L’absence de vérité lorsqu’il a été signalé dans l’enquête que Francisco et Mónica avaient été condamnés au Chili pour le Caso Bombas et avaient été libérés par un « vice de procédure » alors qu’ils ont été acquittés par manque de preuves.
  • Le fait que l’acte d’accusation et l’écrit de l’accusation sont un « copier coller » des rapports des services de renseignement prouve qu’il y a un manque d’impartialité dans l’enquête du parquet et dans la procédure d’instruction de l’affaire.
  • Par une solide documentation technique elle remet en question la rigueur du système utilisé afin d’obtenir les résultats de l’analyse anthropométrique, signalant par exemple, qu’à aucun moment les spécificités techniques du programme appliqué n’ont été clarifiées ; ni la raison de l’utilisation de ce système là et non pas d’un autre, et le fait que les résultats sont loin d’être fiables puisqu’ils ne remplissent pas le minimum des conditions techniques requises (distance de la caméra, angle, luminosité, pixels, qualité de l’image).
  • La défense remet en question l’utilisation de sources « ouvertes », c’est à dire, obtenues d’internet et non vérifiées avec des sources originales.
  • Elle met en avant qu’aucun témoin n’ait fait de description qui corresponde aux traits de Mónica et Francisco.
  • Le concept et la pratique de la « solidarité et le soutien mutuel » sont inhérents à tout anarchiste.
  • Étant donné qu’il faut au moins trois personnes pour former une organisation terroriste, l’enquête policière a eu besoin de les relier à d’autres personnes et groupes et c’est là qu’apparaissent les GAC.
  • Il n’y a pas d’indices suffisants pour les relier aux GAC et en aucun cas on ne peut considérer ces derniers comme une organisation terroriste, signalant qu’il n’y a aucune action revendiquée sous ce sigle. De plus, après lecture des communiqués et du livre des GAC « Contre la démocratie», elle conclut qu’il n’y a rien dans son contenu qui puisse indiquer que c’est une organisation à finalité terroriste.
  • La défense argumente que la FAI-RI ne répond à aucune structure ni organisation et que c’est une « signature » sous laquelle il y a des appels à l’action des anarchistes au niveau international. Elle insiste à nouveau sur le fait que depuis 2009 elle n’est plus considérée comme organisation terroriste par la communauté européenne.
  • Sur le rapport qui traite du danger de l’engin explosif, en partant de la conviction que ce ne sont pas eux les responsables, elle signale que ceux qui ont fait cette action à la basilique n’avaient pas pour intention de blesser des personnes, vues les caractéristiques de l’engin, l’heure de l’explosion et l’alerte à la bombe faite par téléphone.

Le jugement s’est terminé par l’utilisation d’un droit à une dernière parole pour Mónica et Francisco, dont ils ont profité pour réaffirmer leurs idées anarchistes. À la suite de cela la juge a ordonné l’évacuation de la salle au milieu des cris de soutien des compagnons présents.

Nous terminons cette synthèse en citant les derniers mots des compagnons, qui reflètent la force et la cohérence de leurs convictions :

MORT À L’ÉTAT ET VIVE L’ANARCHIE !

[Traduit de l’espagnol de Publicacion Refractario.]

Résumé de la première session du procès des compagnons Mónica Caballero et Francisco Solar Résumé de la seconde session du procès des compagnons Mónica Caballero et Francisco Solar Résumé de la troisième et dernière session du procès des compagnons Mónica Caballero et Francisco Solar

Solidarité avec les anarchistes Mónica Caballero et Francisco Solar.

Source : Non Fides.

Lutter contre la loi travail : nul ne devrait jamais travailler !

 Posted by on 14 mars 2016 at 22 h 34 min  A la une, Actualité nationale, Anarchisme, Chômage / Précarité / Travail / Syndicalisme / Capitalisme, Luttes sociales  Commentaires fermés sur Lutter contre la loi travail : nul ne devrait jamais travailler !
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« Lutter contre la loi travail : nul ne devrait jamais travailler !

« Nous sommes des exploité·e·s comme les autres et nous voulons en finir, tout de suite, avec l’exploitation. »
À couteaux tirés avec l’Existant (http://infokiosques.net/lire.php?id_article=918)

La loi travail (comme toutes les lois) ne profitera qu’à quelques-un·e·s, pendant qu’elle écrasera tou·te·s les autres, bien plus nombreux/ses. Ces dernièr·e·s justement, les exploité·e·s, n’ont pour une fois pas attendu les syndicats pour s’organiser et appeler à la grève. Ils et elles ont bien raison. De tous les côtés, ça s’agite : des lycéen·ne·s appellent à bloquer leurs bahuts, des étudiant·e·s à occuper leurs facs, des non-syndiqué·e·s à la grève générale. Quant à nous, tant qu’il sera question de lutter contre l’exploitation et la domination, on sera de la partie.On pourrait rester à l’écart du mouvement en se contentant d’affirmer que le travail ne doit être ni mendié, ni aménagé, mais détruit ; cette fois on préfère participer à la lutte, afin d’étendre la critique à toutes les formes de dominations. Pour nous, elle ne peut pas faire l’économie d’un discours contre l’État et le capitalisme. Il ne faut pas compter sur nous pour défendre le code du travail. Avec ou sans, c’est toujours le Service du Travail Obligatoire.

Dans les années 1980, Bob Black (http://infokiosques.net/lire.php?id_article=380), un anarchiste américain écrivait déjà : « Un travailleur est un esclave à temps partiel. C’est le patron qui décide de l’heure à laquelle il vous faut arriver au travail et celle de la sortie – et de ce que vous allez y faire entre-temps. Il vous dit quelle quantité de labeur il faut effectuer, et à quel rythme. Il a le droit d’exercer son pouvoir jusqu’aux plus humiliantes extrémités. Si tel est son bon plaisir, il peut tout réglementer : la fréquence de vos pauses-pipi, la manière de vous vêtir, etc. Hors quelques garde-fous juridiques fort variables, il peut vous renvoyer sous n’importe quel prétexte – ou sans la moindre raison. » Justement, la loi travail réduit en miettes ces garde-fous. Pour nous, il s’agit d’en finir sans attendre avec le travail. Nous rejoignons Black lorsqu’il déclare : « Certains gauchistes jappent en faveur du plein-emploi. J’aspire au plein-chômage, comme les surréalistes – sauf que je ne plaisante pas, moi. »

Si les étudiant·e·s continuent à étudier, les ouvrièr·e·s et employé·e·s à travailler, les chômeurs et chômeuses à se préoccuper de trouver un job, aucun changement n’est possible. Nous, on aimerait bien que la lutte tende vers une paralysie de la normalité, que se multiplient les offensives, les grèves sauvages, les sabotages, les destructions physiques des symboles de l’économie. Alors, nous auront le temps et l’espace nécessaire à la prise en main de nos vies et à l’émancipation de tou·te·s. Parfois, dans des luttes sociales revendicatives se développent des méthodes plus intéressantes que leurs objectifs… Il y a quelques années, des ouvriers qui au cours d’une grève générale portaient une banderole sur laquelle était écrit « Nous ne demandons rien » avaient bien compris que la défaite est dans la revendication elle-même.

Tant qu’il y aura des gens qui iront travailler, non pas pour le plaisir de faire quelque chose de socialement utile, mais pour « gagner leur vie » ; on appellera à la grève générale illimitée. Tant qu’il y aura des flics et des prisons, des banquièr·e·s et des supermarchés, des élu·e·s et des élections, des riches et des pauvres… on fera tout pour que ça change, ici et maintenant.

On vit dans un monde de merde, ne l’acceptons pas !
Il nous reste la révolte, exprimons-la ! »

Source : http://iaata.info/Lutter-contre-la-loi-travail-nul-ne-devrait-jamais-travailler-1030.html

Réflexions stratégiques pour la construction d’une lutte contre la « loi Travail »

 Posted by on 14 mars 2016 at 22 h 26 min  A la une, Actualité nationale, Chômage / Précarité / Travail / Syndicalisme / Capitalisme, Luttes sociales  Commentaires fermés sur Réflexions stratégiques pour la construction d’une lutte contre la « loi Travail »
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Réflexions stratégiques pour la construction d’une lutte contre la « loi Travail »

Il y a plus d’une semaine, la ministre du travail Myriam El Khomri, a présenté un projet de loi qui vise tout simplement à revenir sur la plupart des acquis sociaux, certains obtenus depuis bientôt 100 ans. Fini les 35 heures, bienvenue les 60 (oui ça sera possible !). Fini la protection des salarié-e-s, le licenciement est facilité. Il serait dur de revenir sur tous les articles mais plusieurs analyses se trouvent sur Internet pour montrer à quel point cette loi est favorable au patronat et détruit les droits des travailleurs/ses.

Il y a plus d’une semaine, la ministre du travail Myriam El Khomri, a présenté un projet de loi qui vise tout simplement à revenir sur la plupart des acquis sociaux, certains obtenus depuis bientôt 100 ans. Fini les 35 heures, bienvenue les 60 (oui ça sera possible !). Fini la protection des salarié-e-s, le licenciement est facilité. Il serait dur de revenir sur tous les articles mais plusieurs analyses se trouvent sur Internet pour montrer à quel point cette loi est favorable au patronat et détruit les droits des travailleurs/ses.

Tant ce texte va loin, nous croyons vraiment possible la mobilisation (assez) générale pour la défense du code du travail, et nous savons combien nous avons besoin de mouvements autre que réactionnaires. Les syndicats se sont tous opposés à cette loi (même à minima), le calendrier de la loi (printemps) nous est pour une fois favorable et une mobilisation numérique a déjà commencé.

Nous ne croyons cependant pas qu’il faille attendre les syndicats, mais les pousser à agir, et que si une mobilisation n’a pas lieu maintenant, il n’y en aura pas avant longtemps sur les questions de travail. Il faut en finir aussi avec le défaitisme chez les militant-e-s, une mobilisation ne pourra pas partir si nous n’y croyons pas et à quoi bon militer sans espoir.

Nous souhaitons impulser aujourd’hui une dynamique de quartier, qui permettrait de s’informer, de construire et à terme d’amplifier la mobilisation. Il nous paraît bien que des relais locaux existent, à côté d’un schéma traditionnel de mobilisation par entreprise et secteur. Ce schéma ne prenant pas en compte, pour nous, toutes les réalités du travail, des chômeurs et chômeuses, des travails non-reconnus, des secteurs non-syndiqués, etc. Il n’est pas question d’opposer les deux formes de mobilisation mais au contraire qu’elles s’enrichissent. Pour construire une lutte importante qui arrive à ces fins, nous pensons qu’elle doit être visible et donc occuper l’espace public, au quotidien et cela en dehors des dates de mobilisations futures. Dans la plupart des luttes, il y a une concentration des militants sur des lieux définis comme stratégiques (facs et centre-ville notamment) qui au final rende la mobilisation moins visible pour les personnes qui ne fréquentent pas ces lieux.

Au lieu de militer chacun-e pour sa chapelle au centre ville, nous pensons au contraire important que nous militions dans chaque quartier ensemble dans un objectif commun de construire cette lutte. Cette initiative est aussi unitaire

Au quartier des Minimes à Toulouse :
Nous tiendrons une table au marché des minimes jeudi 25 février de 7h30 à 13h, avec café, thé, préparation de banderoles et pancartes.
Nous tiendrons une table, sous la même forme, sur la place des Minimes le samedi de 10h à 13h.
Nous appellerons à une assemblée de quartier la semaine d’après, pour créer un premier lien de quartier.

Nous appelons tout-e-s les militant-e-s à suivre et construire une initiative dans leurs lieux de vie. Nous pensons important de refaire de la politique au niveau de nos lieux de vies et non par affinités ou organisations. L’occasion d’une forte mobilisation est un moment de reprendre ces initiatives.

Contre la loi travail !
Pour une dynamique de quartiers !
Pour la construction d’une grève générale !

 

Source : http://iaata.info/Reflexions-strategiques-pour-la-construction-d-une-lutte-contre-la-loi-Travail-1028.html

Loi travail, Brèves de mobilisation - 11 mars.

 Posted by on 11 mars 2016 at 20 h 00 min  Actualité nationale, Luttes sociales  Commentaires fermés sur Loi travail, Brèves de mobilisation - 11 mars.
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Le 9 mars n’était qu’un début, retour sur la manifestation lycéenne et étudiante.

Quelques membres du Mouvement inter Luttes Indépendant (Mili) ont rédigé un compte rendu subjectif sur cette belle journée de lutte, qui en appelle à d’autres et à ne plus s’arrêter, tout en amplifiant l’autonomie de la lutte.

Tôt dans la matinée, le bâtiment des sciences sociales de la faculté de Nanterre est bloqué pour libérer du temps et permettre à des étudiants de manifester, au même moment, des lycéens s’occupent de bloquer leurs établissements. Du lycée Dorian, en passant par Maurice Ravel, jusqu’à Louis le Grand (ou pas), les blocus sont effectifs et se maintiennent. On dénombre une bonne trentaine de lycées bloqués.

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Malgré les manigances des bureaucrates des syndicats lycéens et étudiants pour discréditer notre appel, ce sont des milliers de lycéens et d’étudiants qui se rassemblent doucement place de la Nation à 11h pour une manifestation annoncée comme joyeuse et déterminée.

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Peu avant le début de la manifestation, une barbouze de l’UNEF vient défendre l’un de ses camarades de l’Union nationale lycéenne (UNL) qui se faisait sortir de la manifestation, car il monopolisait les interviews auprès des médias, au détriment des lycéens et étudiants qui ne sont pas des militants professionnels. Il tente de gifler un lycéen, puis se prend une bonne rouste et se fait dégager à son tour, ce qui va provoquer une intervention policière et l’interpellation d’une personne. La foule va ensuite encercler les policiers et exiger, avec force, la libération du camarade et réussir à le libérer.

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Le cortège s’organise, avec en tête trois banderoles, sur lesquelles on pouvait lire « Lycéens, étudiants, contre la loi travail », « Le retour du mouvement social » et « Se lever pour 1200 c’est insultant ». Une enceinte crache de la musique, quelques pétards explosent, des torches illuminent la foule sous les quelques gouttes de pluie, pendant qu’une partie des lycéens et étudiants scandent « Loi travail, loi des patrons » ou encore « A bas l’État, les flics et les patrons ».

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Au niveau de l’intersection entre le boulevard Diderot et la rue de Reuilly, permettant de rejoindre la rue du faubourg Saint-Antoine, un Macdonald, un centre de recrutement de l’armée, un Ibis hôtel, une boutique de tapis de luxe et des murs sont respectivement recouverts de peinture ou tagués.

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On ne s’arrête plus, des gens continuent de rejoindre la manifestation, qui atteint pas loin de 5000 personnes. La tête de cortège est presque entièrement composée d’une majorité de lycéens qui s’attaquent aux banques et à toutes les enseignes capitalistes, ainsi que des beaux graphs venant recouvrir les sombres murs de cette rue commerçante. Les slogans continuent : « Tous les flics sont des bâtards », « Lycéens, étudiants, contre la loi macron », « El Khomri t’es foutue la jeunesse est dans la rue » …

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Plusieurs torches sont craquées, ce qui permet d’avoir une arrivée flamboyante sur la place de la Bastille. Les CRS bloquant la rue de Rivoli, ça continue sur la gauche, en direction de Sully-Morland pour les contourner.

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Juste avant le pont entre Sully et Jussieu, une dizaine de camions de CRS bloquent le cortège et le scinde en deux. Les manifestants balancent des bouteilles, des pétards et d’autres objets sur la flicaille. Une personne est interpellée, mais relâchée, encore une fois sous la pression de la foule, ce qui atteste que la solidarité peut être une arme et que se tenir signifie aussi agir ensemble.

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Une partie des personnes reforment un cortège, qui va contourner les flics, pour revenir à Sully et passer dans les petites rues et se frayer un chemin jusqu’à République. Les lycéens, étudiants et autres personnes présentes gagnent au chat et à la souris. La partie du cortège qui est restée retenue à Sully n’a pas eu de problème et a pu venir tranquillement jusqu’à République également.

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La manifestation de 14h va mettre du temps a démarrer et un nouveau cortège lycéen, étudiant, militant, travailleur et autres prend forme, puis va agréger au maximum deux cents personnes.

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S’organiser en dehors des structures syndicales et des organisations traditionnelles, porter un message radical sans être marginal, se tenir ensemble pour faire face aux flics, agir en manifestation tout en exprimant une diversité dans les modalités d’actions, sont tant de choses qui sont possibles et que nous pensons nécessaires.
D’autres dates arrivent et nous vous invitons à les rejoindre, ainsi qu’à faire bloc pour s’opposer au tournant sécuritaire et à toute la merde qu’on nous prépare.

> Samedi 12 mars, 14h Saint-Michel, manifestation contre l’état d’urgence et la déchéance de nationalité. Plusieurs facultés ont adopté la motion de retrait de l’état d’urgence, même si nous pensons que le retrait de l’un ou de l’autre ne sont pas séparable, car inscrit dans une même continuité des politiques capitalistes et libérales.
> Jeudi 17 mars et vendredi 18 mars, appel à bloquer les lycées et les facultés pour participer à une nouvelle manifestation contre la loi travail, au départ de Nation 11h.

Source : Paris-Luttes Infos.

Appel du Collectif de Luttes Indépendant de Nanterre.

Nous étudiant-es, étudiant-es-travailleur-ses, travailleur-ses et chômeur-ses de la fac de Nanterre lançons un appel à tous ceux qui s’opposent au projet de réforme du code du travail et à son monde.

Nous sommes un collectif indépendant de toutes instances politiques existantes, sans étiquette et ouvert à toutes et tous. Nous souhaitons faire l’unité avec tous les étudiant-es, travailleur-ses, chômeur-ses, sans fonctionnement hiérarchique car nous ne sommes pas satisfaits des logiques et des modalités (modes d’actions) que prennent les syndicats et autres organisations. Nous ne reconnaissons pas leur légitimité à représenter les étudiant-e-s.

Nous nous sommes constitué-e-s en collectif dans le contexte de la lutte contre la loi El Khomri. Voila l’un de nos objectifs premier : s’opposer à cette loi.

Néanmoins nos revendications vont au delà du retrait de la loi Travail. En tant qu’étudiant-es, travailleur-ses, chômeur-ses, nous faisons déjà le constat de la précarisation de nos vies. Nos conditions de travail et d’études sont attaquées chaque jour plus violemment : Retraites, loi Macron, accords d’entreprises en défaveur des salarié-e-s, contrats précaires… La loi « Travaille ! » n’est qu’une manière de formaliser en droit une exploitation des travailleur-ses toujours plus accrue. Si nos perspectives de lutte s’inscrivent dans le contexte du retrait de la loi, notre objectif est d’impulser une dynamique collective qui perdurera après que la loi El Khomri ait été retirée.

Nous cherchons à développer entre nous des rapports humains de confiance, d’écoute et de partage. Il est crucial pour nous de s’approprier l’espace universitaire en dehors des logiques marchandes, partisanes ou encore administratives. Nous pensons qu’un tel cadre peut favoriser la naissance de nouvelles formes de sociabilités et de nouvelles pratiques. Tout en participant aux prises de décisions unitaires nous voulons développer et organiser nos propres formes d’actions.

Rendez vous à la présentation et à l’écriture d’un tract commun avec des travailleur-ses, chômeur-ses en grève, dans le hall du bâtiment D de la fac de Nanterre à 18h ce lundi 14 mars.

Source : Paris-Luttes Infos.

Ce mercredi après la manif’, une AG interfacs rassemblant entre 400 et 500 personnes s’est tenue à Tolbiac. Bref compte-rendu :

Entre 400 et 500 personnes donc dans le grand amphi N de la fac de Tolbiac. Dès le début et ensuite à plusieurs reprises durant l’AG des personnes de l’UNEF et du NPA sont intervenues pour contester la légitimité de cette dernière. Cela n’empêchera pourtant nullement les étudiant-e-s présent-e-s d’échanger pendant 2 heures sur l’état de la mobilisation dans leurs établissements respectifs (au moins une dizaine) et sur les suites envisagées, des personnes non-étudiantes eurent également l’occasion de s’exprimer.
À un moment l’idée d’occuper la fac fut proposée mais ne s’est finalement pas concrétisée. Il a également été proposé de renouveler ce type d’initiatives à l’avenir durant le mouvement.

Source : Paris-Luttes Infos.

Paris 8 :

AG du 10 mars à 12h. Encore plus de monde que l’AG de mardi 8 ! Reconduction de la grève et revendication de la fin de l’état d’urgence. Barrage filtrant maintenu jusqu’à lundi.
Le blocage des cours est remis à la prochaine AG qui aura lieu lundi 14 à 12h en amphi X !
L’AG de Paris 8 propose d’accueillir à Saint-Denis une coordination nationale étudiante pour le week-end prochain (19-20 mars).

Le département de philo a voté la grève et l’occupation d’une salle, d’autres UFR et départements (arts, sociologie, musicologie, science politique…) s’organisent également en AG.

Source : Paris-Luttes infos.

9 mars : succès de la manifestation contre la « loi travail » à Lyon

20 000 personnes ont manifesté cette après-midi contre la loi El Khomri !. Parti de la place Bellecour peu après 13 h, le cortège ne s’est pas arrêté place Jean Macé mais a continué. Après un gazage place du Pont, la police a attaqué le reste de la manif place Bellecour : au moins trois arrestations et deux blessés, dont un hospitalisé d’urgence.

11/03 : Sur les 3 interpellé.e.s, deux vont être jugé.e.s cette après-midi en comparution immédiate à partir de 14h au TGI de Lyon (67 Rue Servient, vers la place Guichard). Appel à venir les soutenir dans la salle du jugement (salle G).

Source : Rebellyon.

 

« Loi travail », Brèves de mobilisation.

 Posted by on 10 mars 2016 at 18 h 04 min  Actualité nationale, Luttes sociales  Commentaires fermés sur « Loi travail », Brèves de mobilisation.
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Bordeaux :

L’OCCUP de BROCCA ne tient plus, les flics sont passés vers 6h et les vigiles ferment à clés.
__________

Aujourd’hui, mercredi 9 Mars, à Bordeaux comme partout en France, c’était une grosse journée de mobilisation nationale contre la loi travail. Il y avait plus de 15 000 personnes à se mobiliser, à manifester dans les rues. Clairement, cela n’a pas suffit à instaurer un véritable rapport de force avec le gouvernement. La décision avait été prise de se retrouver en assemblée à la fin du défilé, nous avons tenté de rentrer dans l’université de Bordeaux 2 mais la police nous en a empêché en formant un cordon agressif. Le matin déjà, la police était intervenue violemment pour empêcher le blocage du lycée du Mirail.

Nous sommes donc entrés dans un bâtiment de la fac de Bordeaux 2, un bâtiment ouvert. Dans l’amphi que nous avons envahi, immédiatement l’énergie et la motivation qui se sont dégagées nous ont donné l’envie de rester. Nous parlons maintenant depuis Broca 1 occupé. Cette occupation ne se veut pas seulement un lieu étudiant mais un espace de création, de réflexion et d’échanges. D’ici nous appelons dès maintenant toutes les personnes en lutte à venir nous rejoindre : 20 rue Paul Broca.

Nous voulons créer à Bordeaux un véritable point de ralliement, nous serons donc partout :
jeudi 10 Mars :
dans les AG des universités à 12h30 sur tous les campus
à la manif des retraités à 10h à Pey Berland
au rassemblement pour les travailleurs et chômeurs de Pôle Emploi à 10h devant le Pôle Emploi (Meriadeck)
samedi 12 Mars :
à la manif contre l’État d’urgence

Ici et partout, emparons-nous d’autres lieux, d’autres temps, créons des espaces pour la lutte !

Source : commentaire Indymédia Nantes.

Nantes :

Des dizaines de milliers de manifestants cet après-midi dans le centre-ville de Nantes, 4 lycées bloqués, des centaines d’étudiant-e-s réunies en AG … En comparaison, le mouvement anti-CPE réunissait péniblement 50 ou 100 étudiants au départ.

Une assemblée générale était donc appelée aujourd’hui à la fac de lettres. Dès midi, 500 étudiant-e-s se réunissent dans un amphi du bâtiment Tertre, dans une ambiance déterminée. L’AG commence par un rapide tour d’horizon du projet de loi : fin des 35 heures, exploitation des apprentis … Tout va dans le sens d’une casse sociale généralisée. L’horaire étant serré, on passe à l’organisation du mouvement sur la fac.

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Si cette première AG était appelée initialement par les syndicats étudiants, on choisit de dépasser le cadre purement syndical en érigeant l’assemblée générale des étudiant-e-s et les commissions qui en découlent seules maîtres du mouvement. On exige également le retrait total de la loi « El Khomri » : pas question de négocier ou de s’arrêter en cas de concessions minables de la part du gouvernement.

Des rendez-vous importants sont posés dès demain :

- Comité de mobilisation à 11h en Tertre. Ce comité, composé de tous les étudiant-e-s volontaires (syndiquées ou non) est chargé de la mise en oeuvre des décisions prises en AG.

- Nouvelle assemblée générale à 12h en Tertre. Il s’agira de faire le point sur la journée d’aujourd’hui et d’envisager les suites de la mobilisation.

- Pendant ces réunions importantes et après, une cantine autogérée proposera de la bonne bouffe pour pas cher.

À la fin de l’assemblée, on décide de partir en cortège vers le centre-ville pour participer à la manifestation. Plusieurs centaines d’étudiant-e-s et de lycéen-ne-s sont présentes, derrière des banderoles « Loi travail : précarité à perpétuité » et « Ne vivons plus comme des esclaves : Grève générale ». Sur le trajet, les locaux du Medef local sont copieusement redécorés par des projectiles remplis de peinture qui passent de main en main.

Plus d’infos sur la manifestation très bientôt ! Une pensée solidaire aux manifestants blessés ou interpellés par la police.

Partagez massivement les rendez-vous de demain, soyons encore plus nombreux/ses !

***********************

Au moins 7 personnes ont été interpelées pendant la manif d’aujourd’hui contre la loi travail.

Si tu fais partie des personnes concernées, tu peux appeler la legal team pour avoir des infos, connaître tes droits, avoir des coups de mains pour les suites. Ne donne pas d’infos au téléphone sur les infractions commises (ex : j’ai fais ci ou ça). Le numéro : 06.75.30.95.45

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Sur les 7 arrestations, 5 se sont produites pendant la manif, 2 plus tard.

Un rassemblement à eu lieu devant le commissariat Waldeck de la fin de l’après-midi jusqu’au soir. À notre départ (21h), aucune des 5 personnes arrêtées dans l’après-midi n’était sortie (à notre connaissance). Pour les 2 autres, on ne sait pas si elles ont été conduite jusqu’à Waldeck.

Si tu fais partie des personnes concernées, tu peux appeler la legal team pour avoir des infos, connaître tes droits, avoir des coups de mains pour les suites. Ne donne pas d’infos au téléphone sur les infractions commises (ex : j’ai fais ci ou ça). Le numéro : 06.75.30.95.45

Quelques docs qui peuvent être utiles pour la suite et pour les prochaines manifs. À lire, photocopier, diffuser

À bientôt dans la rue !

Source Indymédia Nantes.

Niort :

Manif contre la loi el connerie à Niort !

Aujourd’hui, à Niort, un bon millier de personne était présent dans les rues dont pas mal de lycéen-ne-s ! Après un rassemblement Place du Donjon, nous sommes parti-e-s en cortège vers la Mairie puis vers le Medef. Les grilles ont été forcées et plusieurs centaines ont envahit la cour dans une ambiance festive et déterminée.

A l’issue de la manifestation, une personne a été interpelée Place du Donjon, et les tentatives pour la libérer se sont soldées par des coups de gazeuses à bout portant.

La personne interpelée a été libérée en fin d’après-midi et sera convoquée ultérieurement pour des faits de dégradations (voitures de flics tagguées et pneus dégonglés).

Une journée de mobilisation motivée et motivante pour la suite du mouvement.

Grève Générale.

Résistance et Sabotage !

Source : Commentaires indymédia Nantes.

Bref retour sur la journée du 9 mars 2016

Premier bilan de la mobilisation du 9 mars contre le projet de loi du travail dit loi d’El Khomri.

Manifestations, grèves, blocages et assemblées générales (AG) dans toute la France.
500 000 personnes en manifestation selon les syndicats.

Marseille :

60 000 manifestants

- Lycée Thiers bloqué et manifestation sauvage.
- Grèves à la SNCF et du personnel cantine dans les écoles.
- AG d’organsation du mouvement à la faculté de St-Charles

Paris-IDF :

100 000 manifestants

- Nombreux lycées bloqués.
- AG dans les Universités (Paris 7, Paris 8 St-Denis, Paris 1 Tolbiac, Paris 10 Nanterre) + AG interfacs en fin d’après-midi
- Grève à la SNCF

Dans les universités :

  • 7h45 : Paris 10, Nanterre : Le bâtiment de l’UFR de sciences humaines est bloqué.
  • 10h40 : Paris 10, Nanterre : Réunion du comité des travailleurs étudiants à 11h00, bâtiment
  • 11h00 : Paris 8, Saint-Denis : Les étudiants occupent le bâtiment de la direction
  • 12h30 : Tolbiac : Au moins 800 personnes à l’Assemblée Générale de Tolbiac, en Amphi N.
  • 13h00 : Paris 7 : une centaine d’étudiant-es à l’AG. Ils rejoignent la manifestation place de la République.

Mobilisation des grévistes :

  • 00h00, 8 mars : SNCF : La grève s’annonce très importante. Les cheminot.e.s tiendront des AG sur tous les sites pour décider des suites de leur grève et rejoindront le rassemblement devant le Medef et la manifestation de 14h. Les premiers chiffres annoncent entre 50 et 100% de grévistes (selon les équipes et les sites) sur plusieurs secteurs d’Île-de-France.
  • 11h00 : 100 personnes en AG à Gare de Lyon, avec prise de parole de CGT et Sud. Appel à la reconduction de la grève. 70% de grévistes selon la CGT. Départ collectif vers le rassemblement devant le Medef.
  • 13h00, Medef : Autour de 10 000 personnes ont répondu à l’appel des syndicats, le cortège se dirige vers les Invalides.
  • 13h30, boulevard des Invalides : Les flics bloquent le cortège, il est décidé de se rendre en métro à République.

La mobilisation lycéenne :

  • 7h20 : Lycées Maurice-Ravel : « Ravel contre la loi du travail » proclame une banderole.
  • 8h50 : Une première liste des lycées bloqués :
    Lycée Maurice Ravel (Paris)
    Lycée Dorian (Paris)
    Lycée Sophie-Germain (Paris)
    Lycée Colbert (Paris)
    Lycée Paul Valéry (Paris)
    Lycée Voltaire (Paris)
    Lycée Turgot (Paris)
    Lycée Montaigne (Paris)
    Lycée Charlemagne (Paris)
    Lycée Lavoisier (Paris)
    Lycée Louis Le Grand (Paris)
    Lycée Hélène-Boucher (Paris)
    Lycée Bergson (Paris)
    Lycée Victor-Hugo
    Lycée Évariste Galois (Seine Saint-Denis)
    Lycée Flora Tristan (Seine Saint-Denis)
    Lycée Newton (Clichy)
    Lycée Louise Michel (Bobigny)
    Lycée Samuel Becket (La Ferté-sous-Jouarre)
    Lycée Jean-Zay (Aulnay-sous-Bois)
    Lycée Fénelon (Paris)
    Lycée Gabriel-Fauré (Paris)

  • 9h15 : Malgré le mauvais temps, la mobilisation continue devant les lycées. « Il pleut, il fait froid, on sera plus forts que ça ! » chantent les lycéen-ne-s. Hormis la présence de militaires devant le lycée Boucher (Paris 20e) il n’y a pas de présence policière devant les lycées parisiens bloqués du 20e arrodissement de Paris.
  • 10h00 : Le blocage des lycées continue. Au lycée Maurice Ravel on entend chanter : « On a froid, c’est la faute au patronat ! »
  • 10h50 : Les lycéen-ne-s commencent à se rassembler Place de la Nation, pour ensuite partir en manifestation. Déjà quelques centaines de personnes sont sur place.
  • 11h00 : Le rassemblement grandit, environ 1 000 personnes sur place. La police a tenté une interpellation à coups de matraque, qui a été empêché par les lycéen-ne-s. Une banderole est en train d’être déployée, le cortège ne va pas tarder à partir.
  • 11h20 : La manifestation des lycéen-ne-s part sur le boulevard Diderot.
  • 11h30 : Pendant que la bac fait quelques contrôles, l’ambiance est plutôt « festive », des fumigènes et pétards éclatent dans les grises rues parisiennes. Les lycéen-ne-s crient « El Khomri t’es foutue, la jeunesse est dans la rue ! »
  • 11h45 : Le cortège, qui regroupe maintenant 2 500 personnes, marche sur le Faubourg Saint-Aintoine. « Le monde est à nous ! », « A bas l’Etat, les flics et les patrons ! ». Entre temps, un Hôtel Ibis a été coloré par quelques joyeuses peintures, les banques sur le chemin se font taguer.
  • 12h00 : Sur une Caisse d’Epargne les étudiants écrivent « Détruisons ce qui nous detruit ». Au passage, une autre agence CIC a été bien repeinte. Le cortège arrive à Bastille, les flics bloquent la rue Saint-Antoine et les lycéen-ne-s repartent par le Boulevard Henri IV.
  • 12h15 : Les flics bloquent le passage sur le Pont de Sully. Ainsi le cortège revient sur le Boulevard Henri IV, avec quelques charges des flics. Le but final sera de joindre République, où un rassemblement est prévu à 14h00.
  • 12h30 : Le cortège se disloque en au moins deux morceaux. Un grand nombre de fourgons de flics est disposé tout au long de la rue Saint-Antoine, entre Bastille et Saint Paul.
  • 12h40 : Finalement le cortège se rassemble rue de Turenne. Des infos circulent sur la fermeture du métro République.
  • 13h00 : Les lycéen-ne-s arrivent à République aux cris de « Paris, Paris, soulève-toi ! ». La mobilisation continue, dans l’attente des grévistes, RDV sur la place à 14h00.
  • 13h20, République : Attention : toutes les sorties du métro sont fermées.
  • 13h30 : Sur la place il y a déjà plusieurs milliers de personnes, entre le cortège des lycéen-ne-s, le cortège de Paris 8, des organisations présentes sur place (Solidaires Etudiant-e-s, JC), etc. On attend les universitaires qui arrivent depuis Tolbiac et les grévistes, en ce moment sur la rue de Varenne vers le ministère du Travail.
  • 14h45 : Un cordon de flics déployé en travers du Boulevard Voltaire. Ils reculent à l’avancée des manifestants, ce n’est qu’un encadrement de manif fait pour intimider.
  • 15h20 : Le Boulevard Voltaire est noir de monde, on parle de plusieurs dizaines de milliers de manifestant.e.s.
  • 16h30 : Tandis que l’avant du cortège est arrivé à Nation, une armée de baqueux remonte le long de la manif sur le trottoir de droite en direction de Nation. Plus loin, quelques banques se font défoncer.
  • 17h00 : Place de la Nation, la fin du cortège arrive, la police protège les banques. La BAC intervient dans les cortèges pour attraper des gens (au moins 4 arrestations signalées).

10 mars :

  • 12h00 Les lycéens de Colbert et de Voltaire sont partis en manif dans les rues de Paris. Un local du PS aurait été défoncé.
  • 13h30 : Le lycée Montaigne à Paris est bloqué, pendant que 900 personnes sont présentes à l’Assemblée générale de Paris 8.

Toulouse :

- Lundi 7 mars : AG à l’université Jean Jaurès du Mirail

20 000 manifestants pour le 9 mars.

Grève principalement à la SNCF et dans l’Education Nationale.

Lyon :

30 000 manifestants.

- Lycées bloqués et AG à l’université Lyon 2

En fin de manifestation, les CRS et la BAC interviennent à coup de gaz lacrymogènes et flashball, au moins 3 arrestations et 2 blessés dont un hospitalisé.

  • 11h30 : les lycées Lumière et Ampère, à Lyon, ont été bloqués ce matin tout comme le lycée de Saint Bel !
  • 13h30 : énormément de monde place Bellecour.
  • 14h20 : moment de speed au niveau du pont Galliéni à Perrache pour partir directement sur l’avenue Berthelot.
  • 14h45 : d’après la CGT (et ce qu’on peut voir de la manif), ce serait plutôt 30 000 personnes dans les rues de Lyon !
  • 14h50 : les flics tentent de bloquer le cortège à Jean Macé, mais ça part en manif sauvage direction place Guichard. Nouveaux slogans :
    • « On fait ce qu’on veut, on est nombreux ! » ;
    • « Police partout justice nulle part, à bas l’état d’urgence » ;
    • « La jeunesse emmerde le Parti Socialiste ».
  • 15 h : grosse présence policière à Saxe pour bloquer le cortège. Tendu mais finalement, les flics laissent passer.
  • 15h15 : charges policières avec grenades lacrymogènes contre le cortège arrivé place du Pont. La queue de manif est toujours à Jean Macé.
  • 15h20 : après avoir gazé les manifestant·es, les CRS se sont repliés. Le cortège continue sur Bellecour. La police tente apparemment d’empêcher tout départ vers la préfecture.
  • 15h40 : hélico et lacrymos à Bellecour. Au moins 500 personnes sur place. Le cortège a été coupé en deux par la police. La CGT a semble-t-il quitté la manif à Jean Macé.
  • 15h55 : la BAC est lâchée avec ses flashballs. Deux arrestations violentes au moins du côté de la place Antonin Poncet. Un jeune blessé, avec le crâne ouvert, coup de matraque apparemment.
  • 16h20 : toujours 400 personnes déterminées place Bellecour. Les flics se sont un peu calmés mais sont en mode quadrillage.
  • 16h30 : un manifestant, blessé un peu plus tôt, a été hospitalisé à cause d’un tir de flashball.
  • 16h40 : la pluie glaciale finit le boulot de la police. Une centaine de lycéen·nes et étudiant·es restent sur la place, la plupart des autres personnes sont parties, notamment pour se rendre à l’AG. L’envie de continuer demain est sur toutes les lèvres.
  • 21h45 : prochains rendez-vous d’après l’assemblée de Lyon réunie cet aprèm :
    • 3 nouvelles manifs annoncées à Lyon : le 17 mars, puis le 24 mars et le 31 appelées par l’interorga interpro.
    • AG étudiante le 15 à 12 h à Bron.
    • 10 Mars : Manif des retraités à 14h départ sur les quais, en face de la préfecture
    • 12 Mars : Appel national contre l’état d’urgence
    • 15 Mars : Grève et manif du secteur social et médico-social, départ à 13h devant le siège de l’ADAPEI du Rhône
    • 17 Mars : Manif contre la loi travail
    • 22 Mars : Grève de la fonction publique
    • 23 Mars Grève nationale de la Poste
    • 31 Mars : Manif et mobilisation interprofessionnelle

Communiqué de l’AG :

Suite à la manifestation en opposition au projet de loi travail, une assemblée s’est réunie à la bourse du travail de Lyon pour discuter des suites de la lutte et exprimer sa solidarité, sans conditions, face à la répression.

Nous, manifestant-e-s, réuni-e-s en assemblée ce mercredi 9 mars à la bourse du travail de Lyon suite à la mobilisation massive contre le projet de loi travail, condamnons fermement les exactions des forces de l’ordre commises ce jour. Cela dans le simple but d’interdire au cortège l’accès au centre ville.

En effet, après une manifestation s’étant déroulée dans l’unité et le calme, nous déplorons que les forces de l’ordre aient été dans la provocation et que face à notre absence de réponse ces dernières aient procédé à des interpellations abusives, à l’usage de gaz lacrymogènes et à des tirs de flash-ball ayant fait plusieurs blessé-e-s dont au moins un grave. Dans un contexte de criminalisation systématique de nos luttes, cette répression s’inscrit dans une logique d’attaques sur tous les fronts de la part du patronat et de l’état. Nous soutiendrons sans réserve les interpellé-e-s et les blessé-e-s. Nous demandons l’abandon immédiat de toutes les poursuites et appelons d’ores et déjà à soutenir les interpellé-e-s lors de leur comparution.

Face à la répression, la solidarité est notre arme. Une attaque contre un-e seul-e est une attaque contre tou-te-s !

Tours :

Ce mercredi 9 mars, jour de mobilisation nationale contre la « loi Travail » présentée par la ministre Myriam El Khomri, 7 000 personnes ont manifesté à Tours. Une nouvelle manifestation est prévue jeudi 10 mars à 10h, au départ de la place Jean Jaurès.

Des lycéen-nes, des apprenti-es, des étudiant-es, des salarié-es, des retraité-es, des chômeur-euses… Des milliers de personnes se sont rassemblées place Anatole France à Tours pour manifester contre le projet de loi « Travail », qui vise à enfoncer encore un peu plus les salarié-es dans la précarité. Emmené par la détermination des lycéen-nes, le cortège s’est rapidement ébranlé vers la fac des Tanneurs, aux cris de « Les Tanneurs, avec nous ».

En début de matinée, les lycées Balzac, Paul-Louis Courier et Vaucanson avaient été bloqués par les élèves décidés à rejoindre la manifestation sans s’exposer à des heures de colle. Au lycée Jean Monnet, la direction de l’établissement avait apparemment fait appel à des agents de sécurité privé pour empêcher toute tentative de blocage. Placés à l’avant de la manifestation, les lycéen-nes et les étudiant-es ont mis une grosse ambiance, à coups de sifflets, tambours et slogans criés à pleine voix : « La loi Travail, on en veut pas ! », « Précarité, on n’en veut pas », etc. Derrière les lycéen-nes, les organisations syndicales (CGT, FO, SUD, FSU) avaient également largement mobilisé.

Photo piquée sur le site internet de Solidaires 37

Le cortège est passé par les Halles, puis a rejoint la place Jean Jaurès par le boulevard Béranger, avant de remonter la rue Nationale. Arrivés place Anatole France, les manifestant-es se sont divisés, certain-es rejoignant l’amphi 1 de la fac des Tanneurs pour une assemblée générale. Là, les participant-es à l’AG, après un certain nombre de prises de paroles, ont voté :

  • la reconduction du blocage des lycées
  • le blocage de la fac
  • une manifestation dès demain, jeudi 10 mars, au départ de la place Jean Jaurès, à 10h ; une manifestation des retraité-es est également prévue [1].

Les participant-es à l’AG ont massivement rejeté l’idée d’attendre le 17 mars pour poursuivre la mobilisation, alors que cette date commence à circuler dans certaines universités. La proposition d’organiser des actions, des manifs et des blocages tous les jours a été vivement applaudie.

Source : La Rotative.

Brest :

À la suite de l’Assemblée Générale à la fac de Lettres, les étudiant-e-s ont voté pour la grève générale

Après la manifestation qui a rassemblé plusieurs milliers d’étudiant-e-s, de lycéen-nes, chômeur-euse-s et travailleur-euse-s précaires, une AG a été organisée dans l’Amphi Guilcher à la fac de Lettres et Sciences Humaines à Brest.

Après environ une heure et demi de débats, l’amphi qui était bien rempli, a voté à la quasi unanimité la grève générale.

Un communiqué plus précis sera produit collectivement demain, avec notamment un compte-rendu des débats (qui furent houleux et nombreux) ainsi que quelques propositions des actions futures envisagées par les étudiant-e-s.

Les étudiant-e-s tiennent aussi a apporter leur soutien, tant matériel, physique que moral, à la vingtaine de personnes en exil qui ont occupé la fac de Lettres dans la nuit de mardi à mercredi. Des papiers pour tout le monde ou pas de papiers du tout !

Les étudiant-e-s en lutte

Source : Brest médias libres.

St Etienne :

4 000 manifestant·es, le rassemblement s’est transformé en manif.

Annecy :

1500 personnes.

Chambéry :

À Chambéry, des lycéens de Vaugelas, Louis Armand et du Granier à la Ravoire ont organisé ce mercredi matin un blocus devant leurs établissements pour contester le projet de loi Travail présenté de la ministre Myriam El Khomri. Un mouvement qui s’est déroulé dans le calme avec des barrages filtrants. Les élèves qui le souhaitaient pouvaient rejoindre leur classe. En fin de matinée, les manifestants se sont regroupés devant le lycée Vaugelas où une centaine de lycéens se trouvaient aux abords de l’enceinte. Ils vont faire entendre leur voix cet après-midi dans le cortège d’opposants au projet de loi qui va partir de la place des Eléphants.

3000 manifestants dans les rues de Chambéry ce mercredi après-midi pour demander le retrait de la loi Travail. La jeunesse a pris la tête du cortège avec près de 300 lycéens et étudiants. La manifestation jusque là bon enfant a commencé à déraper devant les grilles de la préfecture secouée par un ou deux manifestants excités. Et où les policiers on été un peu chahutés notamment avec des jets de pétards.

Source Le dauhiné libéré.

3 lycées bloqués.

Rennes :

4 à 5000 personnes. AG à Rennes 2 aujourd’hui.

Rouen :

Entre 5000 et 10000 personnes. Jets d’œufs de peinture sur le locaux du PS.

Cherbourg :

Entre 700 et 800 personnes dont pas mal de lycéen-ne-s.

 

 

Solidarité avec Monica Caballero, Francisco Solar et les inculpé-e-s des opérations anti-anarchistes en Espagne.

 Posted by on 10 mars 2016 at 16 h 25 min  Actualité Internationale, Anarchisme, Flicage / Répression / Carcéral / Sécuritaire  Commentaires fermés sur Solidarité avec Monica Caballero, Francisco Solar et les inculpé-e-s des opérations anti-anarchistes en Espagne.
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Solidarité avec Monica Caballero, Francisco Solar et les inculpé-e-s des opérations anti-anarchistes en Espagne.
Les 8, 9 et 10 mars, Mónica Caballero et Francisco Solar seront confronté-e-s à une réquisition du procureur qui demande à leur encontre 44 années d’emprisonnement. Par son intermédiaire, l’Etat espagnol les accuse d’ « appartenance à une organisation terroriste, massacre et conspiration », en se référant au “comando insurreccional Mateo Morral-G.A.C.F.A.I.-F.R.I.”. Il entend ainsi créer de toute pièce une organisation terroriste anarchiste qui opèrerait au niveau international, et y associer la compagnonne et le compagnon. Il et elles sont accusés d’être membres des Groupes anarchistes coordonnés (GAC) créés en Espagne en 2012, auxquels l’Etat attribue plusieurs attaques, dont justement celle contre la Basilique del Pilar de Saragosse du 2 octobre 2013. Ce jour là, une bombe artisanale avait explosé au cœur de la basilique. C’est de cette attaque que Monica Caballero et Francisco Solar sont accusés.

Presque six ans après la construction d’un même type d’affaire anti-terroriste par l’Etat chilien, pour lequel ils ont tou-te-s deux déjà été incarcéré-e-s, jugé-e-s, condamné-e-s puis finalement relaxé-e-s, et plus de deux ans après leur arrestation par l’Etat espagnol, Mónica et Francisco vont à nouveau comparaître dans un tribunal, face à des juges et des procureurs. Le dossier d’instruction à charge a mis en évidence le travail de gestion commun des Etats chilien et espagnol en matière d’antiterrorisme, accompagné de l’habituel lynchage médiatique caractéristique de ce genre d’affaires. Cette dernière a été le fer de lance d’un coup de vis répressif lancé contre les luttes. Il s’agissait de la première d’une série d’opérations antiterroristes préparées par l’Etat contre des anarchistes et des antiautoritaires ces dernières années, et qui ont mené à la mise en examen d’une quarantaine de personnes pour « terrorisme » à partir de l’opération Pandora. En effet, en quelques mois, des opérations anti-terroristes qui se révèlent être des opérations anti-subversifs se sont multipliées en Espagne. De l’opération Pandora à l’opération Pinata, ce sont des tas de squats et de personnes qui ont été visées, encabanées et qui continuent de subir la répression.

Depuis plus de 2 ans, Monica Caballero et Francisco Solar sont privés de liberté de manière « préventive » et se trouvent placés en isolement, avec toutes les restrictions que cela comporte. Bien qu’emprisonné-e-s le compagnon et la compagnonne n’ont jamais renoncés à leurs idées et sont restés en contact avec l’extérieur en diffusant des textes et des communiqués. Il et elle ont ainsi pu participé de cette manière à différents événements et journées de discussion organisées à différents endroits de la planète. A présent, il et elle sont confrontés à un procès qui pourra déterminer au-delà de leur propre futur, celui des autres inculpé-e-s lors des opérations policières successives, et par conséquent, du mouvement anarchiste et antagonique.

C’est pour cela que nous pensons qu’il est d’autant plus important de se solidariser avec Mónica et Francisco. Mais pas seulement pour cela, aussi parce que c’est le moment de montrer avec plus de force que jamais, que les idées anarchistes et antagoniques, celles que les Etats prétendent juger et celles qu’ils ont enfermées et dénoncées, resteront bel et bien vivantes tant qu’il y a des personnes qui ne renoncent pas à ce combat quotidien. Parce que de l’action de chaque compagnon et compagnonne dépend le futur de notre lutte.

Solidarité avec Mónica Caballero et Francisco Solar avec tous et toutes les accusé-e-s des opérations anti-terroristes successives et avec tous les prisonniers et toutes les prisonnières en lutte contre l’Etat et le capital. Ni innocent-e-s ni coupables ! Liberté pour tous et toutes ! Que notre solidarité vise plus que des mots ! Que crèvent l’Etat et la religion et que vive l’anarchie.

Quelques anarchistes et antiautoritaires de Caen inspiré-e-s par des textes d’ici ou là !
Plus d’infos sur : https://sous-la-cendre.info ; http://fr-contrainfo.espiv.net/ ; http://cettesemaine.info/breves/

Résumé de la première session du procès des compagnons Mónica Caballero et Francisco Solar

mercredi 9 mars 2016

Notons que cette enflure de juge a constamment interrompu les deux compagnons alors qu’ils faisaient leurs déclarations, utilisant la toute puissance de ceux qui décident d’envoyer en prison des milliers de personnes : « Ne nous faites pas une déclaration politique, cela ne nous intéresse pas ! » et elle a aussi menacé de sortir le public de la salle (des proches et des compagnons) si l’attitude de politisation du procès persistait.

 

Le procès venait juste de commencer lorsque l’un des avocats de la défense est intervenu pour rappeler à l’audience qu’un texte avait été présenté mettant en avant le manque d’impartialité de la part du tribunal et la demande qu’il soit changé. Une autre forme de procès a aussi été demandée, dans laquelle les accusés font leurs déclarations en dernier, après tous les témoins et experts. Face au refus du tribunal le procès a débuté par les déclarations de Francisco et Mónica, qui ont refusé de répondre aux questions du procureur et à l’accusation spécifique, répondant uniquement aux questions de leurs avocats.

Tous les deux ont affirmé les idées anarchistes, et ont nié la responsabilité de l’attaque de la Basilique del Pilar, ainsi que l’appartenance à une quelconque organisation, qui comme la littérature policière le décrit, se compose de chefs et d’une hiérarchie. Francisco a déclaré, avant d’être interrompu par la juge du tribunal Angela Murillo : « Oui je suis anarchiste parce que je comprends ce qu’est la liberté débarrassée de toute contrainte. Je crois que la liberté individuelle émerge lorsqu’il n’y a ni autorité, ni ordres ni commandements, qui ne font qu’atrophier et dégrader le comportement humain. L’État provoque la subordination et c’est à l’opposé de toute tentative de liberté ; il provoque aussi l’existence de profiteurs et d’exploiteurs ». Et au sujet des organisations il a déclaré : « elles entravent la liberté individuelle et réduisent l’initiative des personnes par des comportements établis à l’avance ». Et Mónica a déclaré : « N’importe quelle base hiérarchique est incompatible avec mon idéologie et ma manière de penser, puisque que n’importe quelle sphère de pouvoir est nuisible et entrave l’être humain ». Et en répondant à l’une des questions de son avocate elle en a profité pour réaffirmer ses liens d’affinité et de solidarité avec d’autres compagnons prisonniers.

Après les déclarations des compagnons, c’était le tour des témoins, commençant par plusieurs policiers, neuf d’entre eux, qui ont participé à l’enquête. Dans leurs déclarations ils sont tombés dans des contradictions au sujet de la collaboration et des informations fournies par l’État chilien et sur comment cela a pu amener l’enquête à se focaliser sur Mónica et Francisco. Dans ce sens, l’un des avocats de la défense a présenté comme preuve une note de presse de la Direction Générale de la Police Nationale, qui donnait des informations sur l’opération et assumait comme une réussite la collaboration entre États. Cependant, le tribunal ne l’a pas prise en compte. La méthodologie employée pour identifier les accusés a aussi été remise en question, et donc aussi la véracité de ses résultats.

À la suite, ce sont les témoins de l’explosion dans la basilique qui ont fait leurs déclarations. En premier, la femme qui a été blessée à l’oreille, a déclaré qu’alors qu’elle était en train de prier deux personnes se sont approchées d’elle et l’une d’entre elles l’a informé qu’elle devait abandonner le lieu. Cependant elle n’est même pas capable de dire s’il s’agissait de deux hommes ou d’un homme et d’une femme. Elle a seulement vu le profil d’un homme qu’elle ne pourrait pas identifier.
Les deux autres témoins sont un gardien de sécurité et un gardien de la Basilique del Pilar, qui à part décrire le moment de l’explosion, se sont efforcés de transmettre la sensation de danger qu’ils ont ressenti. Il faut aussi dire que quelques jours avant le procès, le clergé de Saragosse s’est retiré de l’accusation.

[Traduit de l’espagnol de Publicacion Refractario.]

Source : Non Fides.

« Loi Travail » : affrontements avec les flics, attaque du PS, de banques et de caméras, c’est parti !

 Posted by on 10 mars 2016 at 12 h 59 min  Actualité nationale, Chômage / Précarité / Travail / Syndicalisme / Capitalisme, Luttes sociales  Commentaires fermés sur « Loi Travail » : affrontements avec les flics, attaque du PS, de banques et de caméras, c’est parti !
Mar 102016
 
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Brèves du désordre:

Manifestation-loi Travail : incidents en cours place Bellecour

Lyon Capitale, 09/03/2016 à 16:00

Alors que la manifestation contre la loi El Khomry se passait dans le calme, des altercations avec les forces de l’ordre ont eu lieu à la Guillotière et sur la place Bellecour où des affrontements sont toujours en cours.

Au moins 7000 personnes étaient venues manifester ce jeudi à Lyon. Tout s’était passé dans le calme jusqu’à l’arrivée du cortège à Jean Macé qui devait être le lieu de dispersion du cortège. Environ 1000 personnes ont pourtant continué leur chemin en remontant l’avenue Jean Jaures vers la Guillotière. Près de la fédération PS du Rhône, des altercations ont eu lieu entre manifestants et force de l’ordre vers 15h30.

Ces derniers se sont échangés jets de projectiles et de gaz lacrymogène. Alors que la situation s’était un peu calmée, le cortège a poursuivi sa route pour retourner place Bellecour.

Sur la grande place de Lyon, la police a de nouveau utilisé des gaz lacrymogènes. La place est actuellement bouclée. De nouveaux affrontements sont en cours. Les policiers ont chargé. Un hélicoptère est sur zone. Le gaz s’est répandu sur toute la place et gène particulièrement les personnes qui s’y trouvent.


Mobilisation Loi Travail : légers débordements lors du rassemblement lycéen à Paris

France Info mercredi 9 mars 2016 12:36

Le rassemblement lycéen à l’appel de l’UNL et de la FIDL, prévu à 11 heures place de la Nation à Paris, s’est transformé en manifestation spontanée. Certains des participants ont pris de court les CRS déployés en masse sur la place, et ont pris le chemin de la place de la République où un grand rassemblement est prévu à partir de 14 heures à l’appel des syndicats.

Comme l’a constaté l’envoyée spéciale de France Info Alice Serrano sur place, les manifestants ont bloqué la circulation sur les bords de Seine. Des actes de violence ont été commis en marge de ce cortège improvisé, des jeunes cagoulés et vêtus de noir ont jetté des oeufs sur des agences bancaires, plusieurs distributeurs automatiques de billets ont été cassés à coup de matraque, une caméra de vidéo-surveillance a également été détruite. Des devantures de boutiques ont été taggées.

Parmi les manifestants se trouvent des membres de groupes de gauche radicale dont les slogans dépassent le mot d’ordre de la mobilisation initiale, demandant le retrait du projet de loi El Khomri. Des slogans hostiles à la prolongation de l’état d’urgence et plus généralement au gouvernement accusé de « ne plus être de gauche » ont également été entendus.


Niort (Deux-Sèvres) : le PS et la BAC

Dans les Deux-Sèvres, le siège de la fédération socialiste a également été prise pour cible à Niort, dans la nuit de mardi à mercredi. La devanture a été taguée. La fédération du PS a décidé de porter plainte.
(France Info mercredi 9 mars 2016 12:50)

Ce mercredi à 13 h 10 juste devant les halles de Niort, un jeune homme a été interpellé par les policiers de la brigade anti-criminalité : il est suspecté d’avoir dégradé trois véhicules de police en passant devant la préfecture, deux pneus crevés sur l’un et des tags sur les deux autres.

Un cortège s’est formé en direction de l’hôtel de ville puis du siège du Medef, rue du Petit-Banc. Les portes du site étaient fermées mais des manifestants ont escaladé les grilles pour forcer leur ouverture. Le flot des manifestants s’est répandue dans la cour aux cris de  » Ce n’est pas le Medef qui fait la loi « , un cordon de policiers empêchant une intrusion à l’intérieur des locaux.
(La Nouvelle République, 09/03/2016 13:25)


Rouen : le PS

En marge de cette mobilisation, à Rouen des manifestants s’en sont pris aux locaux du Parti socialiste de Seine-Maritime. La façade a été dégradée, de la peinture noire et des tags recouvrent l’entrée principale.
(France Info, mercredi 9 mars 2016 12:50)

Manif anti-aéroport : une station service fermée pour plusieurs semaines

 Posted by on 1 mars 2016 at 17 h 02 min  Ecologie / Nucléaire / OGM / Industrialisme / Nécro-technologies  Commentaires fermés sur Manif anti-aéroport : une station service fermée pour plusieurs semaines
Mar 012016
 
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Brèves du désordre:

Manif anti-aéroport : une station service fermée pour plusieurs semaines

France Bleu Loire Océan lundi 29 février 2016 à 19:26

La station service Total située sur la RN 165 au Temple-de-Bretagne restera fermée plusieurs semaines, elle a été vandalisée samedi lors de la manifestation contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Les dégâts sont très importants.

La direction régionale de Total évalue à 100 000 euros les dégâts commis sur sa station service du Temple-de-Bretagne, située le long de la RN 165 qui relie Nantes à Vannes. La station a été prise pour cible samedi par un groupe de plusieurs personnes en marge de la manifestation contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes qui se déroulait sur cet axe routier et qui a réuni plusieurs milliers d’opposants.

Outre les dizaines de tags laissés sur les murs, les panneaux, les totems, les enseignes, le bitume et jusque sur les auvents de la station, des dégradations ont été commises sur les pompes. Selon Total, les systèmes de sécurité anti-incendie sont hors-service, les terminaux de paiement par carte bancaire ont été cassés et les caméras de surveillance vandalisées. La station service ne peut plus fonctionner, il faut changer les pompes, nettoyer ce qui a été souillé et dans certains cas, il faudra aussi remplacer certains panneaux recouverts d’inscriptions indélébiles, des slogans anarchistes et anti-système.

La boutique de la station n’a pas été touchée mais les casseurs ont tenté d’y pénétrer alors que le couple de gérants était réfugié à l’intérieur. L’épais rideau de fer a été forcé, il est abîmé, tordu mais il a résisté. Total estime que sa station restera fermée plusieurs semaines.

Dans le village du Temple-de-Bretagne, une commerçante qui connait bien les gérants de la station service raconte qu’ils ont été choqués par ces actes de vandalisme et elle ne comprend pas pourquoi les forces de l’ordre n’ont pas été déployées pour sécuriser le site. La société Total n’a pas demandé la surveillance de sa station service car elle n’imaginait pas qu’elle serait ainsi prise pour cible. De son côté la préfecture de Loire-Atlantique explique qu’un déploiement policier autour de l’enseigne aurait pu être perçu comme une provocation par certains manifestants.

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