Fin de la mutinerie à la prison de Rémire-Montjol
guyane.la1ere, 16/06/2015 | 17:08
Ce matin la prison de Rémire-Montjoly a été le théâtre d’une mutinerie. Un événement rarissime qui a été vite maîtrisé alors que dans le même temps le mouvement de blocage entamé la semaine dernière par les surveillants pénitentiaires prenait fin.
Pendant plus de deux heures, 74 détenus du centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly ont mené une mutinerie ce mardi matin, au centre de détention 2. Les détenus sont sortis dans une partie commune et n’ont pas voulus réintégrer leurs cellules. Selon la gendarmerie, de nombreuses dégradations de matériel ont eu lieu dans des bureaux, des portes ont été arrachées et un début d’incendie a été constaté.
Les éléments déclencheurs : le rationnement et l’inactivité des prisonniers
A l’origine du conflit, la non-livraison des produits commandés dans le cadre de la « cantine », des denrées alimentaires pour l’essentiel. Selon des sources syndicales et pénitentiaires, cette livraison hebdomadaire a été bloquée par un barrage filtrant érigé depuis jeudi à l’entrée de la route d’accès à la prison, dans le cadre d’un mouvement de protestation mené par les agents à l’appel de Force Ouvrière Pénitentiaire. FO dément le blocage de ces livraisons. Les mutins dénonçaient également le manque d’activités et de travail, très rare au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly.
Pas d’affrontement entre les gendarmes et les détenus
Une trentaine de gendarmes mobiles est entrée dans la prison pour ramener le calme, mais il n’y a pas eu d’affrontement. Le directeur de cabinet du préfet, le procureur de la république et le directeur de la prison se sont entretenus avec une délégation de quatre détenus. Vers midi, la mutinerie s’est achevée dans le calme, les détenus réintégrant leurs cellules sous la houlette des surveillants.
Fin du barrage érigé par le personnel du centre pénitentiaire
De son côté, Force Ouvrière a levé le barrage filtrant, mettant fin à un conflit de cinq jours, motivé par la dégradation des conditions de travail et l’inquiétude des agents sur les risques de contamination à la tuberculose, suite à la maladie d’un détenu identifiée en janvier plusieurs semaines après son placement en détention. FO a obtenu notamment l’ouverture prochaine d’une enquête médicale sur ce dossier.
Source : Brèves du désordre.
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Les mutins du Camp Est en correctionnelle
Les Nouvelles calédoniennes, mardi 09 juin 2015 à 16H14
17 détenus incarcérés au Camp Est viennent d’être jugés devant le tribunal correctionnel.
Ils ont été condamnés à des peines allant de 6 à 15 mois ferme pour les délits de destruction par incendie, violences volontaires sur personne dépositaire de l’ordre public, outrages.
Le 26 mai dernier, ils avaient participé à une mutinerie dans l’enceinte du centre pénitentiaire. Une réaction par rapport au suicide d’un détenu, intervenu quelques jours plus tôt. Les forces de l’ordre avaient dû intervenir en nombre pour ramener le calme.
Camp Est : des dégâts, des blessés, et deux procédures judiciaires ouvertes
nouvellecaledonie.la1ere, 27/05/2015 | 12:50
Le calme est revenu ce matin au Camp Est, où une mutinerie avait éclaté vers 17h, mardi. 65 détenus du Centre de détention ouvert ont brûlé du mobilier pour bloquer les accès au bâtiment. Cette rébellion liée au suicide d’un jeune détenu, dimanche dernier, a occasionné de nombreux dégâts.
Des détenus très affectés par la disparition tragique de leur camarade samedi après-midi au quartier disciplinaire, ont souhaité rencontrer la direction du centre pénitentiaire pour lui exposer un certains nombre de revendications. Par exemple de laisser certaines portes ouvertes à midi, ou encore d’installer des caméras de surveillance dans le quartier disciplinaire.
Un gardien frappé au visage
Des exigences formulées dans le souci de prévenir un tel drame, mais qui selon l’administration ne sont pas réalistes, les caméras étant interdites par la loi dans les cellules pour protéger l’intimité des détenus.
Les détenus déçus de ne pas avoir obtenu gain de cause, ont donc décidé de se faire entendre autrement… Le mouvement de colère a commencé vers 17h lors de la distribution du repas. Un gardien a été frappé au visage, puis les choses ont dégénéré avec de multiples incendies dans les bâtiments, dont les pompiers sont venus à bout après deux heures d’intervention.
Un bâtiment sur trois n’est plus opérationnel
Le bilan n’est pas négligeable : l’un des 3 bâtiments du centre de détention ouvert n’est plus opérationnel - l’alimentation en électricité et en eau ayant été touchée. 3 cellules d’un second bâtiment ont été brûlées, des sanitaires ont été dégradés. Conséquence : le centre a dû être réorganisé. Une vingtaine de détenus ont été déplacés, aggravant – provisoirement en tout cas – la situation de sur-occupation. Les détenus sont désormais 3 au lieu de 2 par cellule dans cette partie du Camp Est
Nouméa (Nouvelle-Calédonie) : mutinerie dans la prison
Le Télégramme / jeudi 28 mai 2015
Une mutinerie a eu lieu, ce mardi soir, à la prison du Camp Est en Nouvelle-Calédonie, où des détenus ont incendié des bâtiments, faisant plusieurs blessés légers, ont indiqué les autorités locales. Lors de ces émeutes qui se sont déroulées entre 16 heures et 20 heures dans ce centre de détention ouvert de Nouméa, un policier a été blessé à la cheville et deux détenus ont été légèrement blessés par les déflagrations de grenades lacrymogènes, a indiqué la procureure de la République, Claire Lanet. Deux surveillants ont également été légèrement touchés, dont l’un au bras alors qu’il tentait de maîtriser un des émeutiers.
Des émeutes après un suicide.
Selon le haut-commissariat de la République, ces incidents sont intervenus après le suicide par pendaison durant le week-end d’un détenu de 23 ans, qui se trouvait au quartier disciplinaire. Il aurait été sanctionné après avoir agressé un surveillant. “Les détenus ont ensuite formulé auprès de la direction toute une série de revendications irrecevables”, a déclaré Paul-Marie Claudon, directeur de cabinet du haut-commissaire. Plusieurs dizaines de policiers et de gendarmes ainsi que les pompiers sont rapidement intervenus dans cet établissement, régulièrement théâtre de poussées de fièvre. En début de soirée, le calme était revenu. Deux enquêtes judiciaires sont en cours pour dégradations et violences volontaires. Vétuste et surpeuplé, le Camp Est, où séjournent 460 prisonniers pour 380 places, fait l’objet d’un important programme de rénovation, qui doit s’achever fin 2015.
Source : Brèves du désordre.
