Nov 242012
 

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« Crise financière » ? Hold-up étatique organisé !

« crise »,« dette publique », « austérité »:Tous les jours, économistes, politiciens, grands patrons, médias annoncent des chiffres qui véhiculent la peur pour qu’on accepte l’inacceptable : renier le peu de droits qu’il nous reste !

Mais c’est quoi la crise de la dette publique ? C’est du vol.

La dette publique est l’endettement des administrations publiques (État, collectivités territoriales, organismes assurant la protection sociale). Les États empruntent sur les marchés financiers pour boucler leur trésorerie. Les taux d’intérêt dépendent des notes émises par les agences de notation, d’où la panique quand les notes baissent.

L’exemple du pillage est clair avec le Plan de sauvetage des banques privées par la Banque Centrale Européenne fin 2011 (prêt à 1 % voire 0,25 % pour 475 milliards d’€) afin que celles-ci puissent continuer à prêter aux États mais avec des taux de 3 à 7 % pour le court terme et jusqu’à 12 % pour le moyen terme !

La dette publique française est de 1690 milliards d’€. Depuis 1974, 1 400 milliards d’€ ont été payés rien que pour les intérêts de cette dette. En 2012, les intérêts de la dette seront de 48, 8 milliards d’€ .

« C’est la faute aux dépenses sociales » nous dit-on ? La part des richesses consacrée à ces dépenses est stable depuis 15 ans (environ 22% des richesses produites). En revanche, les recettes fiscales sont en baisse avec des cadeaux fiscaux (110 milliards d’€ pour 2010 ) et des exonérations de cotisations sociales (30 milliards en 2010 ). Soit 140 milliards de perdus alors que le déficit budgétaire était justement de 140 milliards ! À cela s’ajoute la fraude fiscale qui représente entre 40 et 50 milliards d’€ par an ! Et après on nous ressort que c’est la faute aux « fraudeurs sociaux » qui auraient récupéré 800 millions d’€, soit 1% des prestations sociales versées en 2009… Salauds de pauvres !

La dette est un outil de domination.

Le système capitaliste ne pourra résoudre le problème structurel de la dette car elle est au cœur de son fonctionnement. La dette se nourrit d’elle-même (taux d’intérêt) et a un double objectif : 1) créer du profit pour les créanciers ; 2) servir d’alibi pour achever les réformes entamées depuis 30 ans ( privatisation/libéralisation, augmentation des profits et appauvrissement des prolétaires…).

Les gouvernements, de droite comme de gauche, veulent baisser les dépenses publiques ou alors remettre en cause le temps de travail… Les faibles mécanismes de redistribution des richesses et ce qui reste du droit du travail et des services publics sont sur le point de sauter. La « paix sociale » ne s’achète plus car les profits passent avant tout.

L’État est un outil du capital.

Les prochaines élections ne changeront rien : ce sera la rigueur et la dictature des marchés. Le marché et les gouvernements marchent ensemble pour nous saigner encore plus au nom de leurs profits et de leurs pouvoirs. Se tourner vers l’État pour « réguler » la soif de profit capitaliste est vain. Loin d’être le garant de l’intérêt commun, il est la force qui organise les inégalités au service du capitalisme et qui autorise le glissement vers le marché de toutes les activités vitales (santé, éducation, énergie…), sur le dos de la population au profit des classes dominantes.

La guerre sociale aura bien lieu, elle est en cours…

En France, 13% de la population vit sous du seuil de pauvreté. Le 1% le plus riche possède 24% de la richesse du pays, et les 10% les plus aisés, 62%, tandis que les 50% les moins bien lotis n’en possèdent que 6%.

Partout, des individus se révoltent, expriment leur colère au lieu de vivre isolément leur impuissance. Partout des personnes s’auto-organisent pour survivre, dire merde au capital et à son droit de propriété : émeutes à Londres en août 2010, auto-réductions ou réquisitions de marchandises de premières nécessités en Italie ou en Grèce, réseaux d’entraide, coopératives de matériel, de consommation et de production, occupations de bâtiments à habiter et de terrains à cultiver, grèves et luttes sociales…

Attaquons le capitalisme et son État qui nous imposent la pauvreté et la misère.

Auto-organisons-nous pour changer la société.

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