Cortège antivalidiste contre la loi Travail

 Posted by on 6 mars 2016 at 22 h 05 min  A la une, Luttes sociales, médecine, santé  Commentaires fermés sur Cortège antivalidiste contre la loi Travail
Mar 062016
 

Cortège antivalidiste contre la loi Travail

Lutte Antivalidiste est un nouveau collectif de personnes handicapés. Le collectif est antivalidiste, anticapitaliste, antifasciste et féministe.

Camarades,

Nous, Lutte Antivalidiste, appelons à manifester contre la loi Travail.
Nous devons nous mobiliser pour notre avenir et celle des générations futures, le 9 mars prochain sera l’occasion d’amorcer un grand mouvement social.
La loi Travail(les et tais-toi) nous concerne tou-tes, y compris les personnes handicapées. Cette loi attaque frontalement le Code du travail, déjà bien amoché par la loi Macron.

Parmi les éléments proposés dans le projet de cette réforme (qui ne fait que légaliser certaines pratiques déjà existantes) :

  • La prime d’activité qui touche en premier lieu les travailleur-ses handicapé-es,
  • En effet, la prime d’activité, qui remplace et fusionne la PPE et le RSA activité, ne pourra plus s’additionner à la pension d’invalidité.
  • La prime d’activité est également supprimé au/à la conjoint-e d’une personne bénéficiaire de l’AHH.
  • Enfin, pour les travailleur-ses en longue maladie, la prime d’activité leur sont également interdites, les indemnités journalières ne sont plus prises en compte comme un salaire au-delà du troisième mois, mais comme une prestation sociale.

Ajouté à cela, toute une série de changements rétrogrades pour la grande majorité des travailleur-ses dont :

  • En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à 15 mois de salaire.
  • Les 11 heures de repos obligatoire par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées.
  • Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail
  • Les temps d’astreinte peuvent être décomptés des temps de repos
  • Le dispositif « forfaits-jours », qui permet de ne pas décompter les heures de travail, est étendu
  • Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine
  • Le plancher de 24 heures hebdomadaires pour un contrat à temps partiel n’est plus la règle dans la loi (confirmation d’une loi antérieure).
  • Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient 5 fois moins majorées.
  • Une mesure peut-être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats.
  • Une entreprise peut faire un plan social sans avoir de difficultés économiques.
  • Après un accord d’entreprise, un-e salarié-e qui refuse un changement dans son contrat de travail peut être licencié.
  • Par simple accord on peut passer de 10h à 12h de travail maximum par jour.

Pour Paris, RDV le 9 mars, à 14h, Place de la République

Source : https://paris-luttes.info/cortege-antivalidiste-contre-la-4988

Pour un 8 mars féministe !

 Posted by on 6 mars 2016 at 21 h 43 min  A la une, Féminismes / Genre / Sexualités, Luttes sociales  Commentaires fermés sur Pour un 8 mars féministe !
Mar 062016
 

Pour un 8 mars féministe ! Appel à manifester et autres rendez-vous.

Pour la 3e année consécutive, une manifestation au départ de Belleville est organisée à l’occasion de la Journée internationale de luttes pour les droits des femmes. Cette manifestation est l’occasion, pour les femmes et minorités de genre que nous sommes, d’investir la rue afin de faire entendre nos voix, rendre visibles nos luttes, et communiquer notre colère et nos revendications.

Alors que la thématique de l’égalité entre les hommes et les femmes est désormais utilisée aussi bien par certaines organisations que par l’État pour promouvoir et appliquer des politiques sécuritaires, racistes et impérialistes, renforçant l’exclusion de certaines catégories de femmes tant des espaces féministes que de l’espace public, nous prenons le parti d’un féminisme inclusif qui reconnaît la légitimité des premières concernées à décider de leurs stratégies de lutte contre les oppressions qu’elles subissent.

Le mépris, le harcèlement, les violences sexuelles, l’exploitation, les discriminations dont nous sommes victimes constituent notre réalité quotidienne et ne sont pas des dérapages : ces violences permettent de nous maintenir dans une position subalterne et de préserver ce système inégalitaire et violent.

Le gouvernement actuel enchaîne les mesures d’austérité, accumule les lois racistes, et multiplie les mesures sécuritaires. Nous en payons le prix. Dégradations de notre santé et de notre accès aux soins, problèmes de logement, d’accès à l’éducation, contrainte économique à la vie conjugale y compris lorsque celle-ci est source de violences, stigmatisations, paternalisme, contrôle, répression, enfermements… Il s’agit de nous discipliner par tous les moyens, y compris et notamment par les violences sexistes et institutionnelles, et ce au profit d’intérêts personnels, politiques et économiques qui ne sont pas les nôtres.

La mondialisation néolibérale et son lot de guerres impérialistes et de mécanismes de contrôle des migrations n’ont déjà fait que trop de victimes. En tant que féministes, Il s’agit aujourd’hui de lutter pour notre émancipation, une émancipation collective, solidaire de touTEs celles et ceux qui paient le prix de ce système.

Pour lutter contre les violences dont nous sommes victimes, pour lutter contre notre exploitation, et parce que nous ne sommes pas dupes d’une institution judiciaire qui condamne les femmes qui se défendent, pendant qu’elle acquitte les flics qui assassinent ou décident de non-lieux pour nos violeurs, nous devons mettre en place un rapport de force offensif face au système qui produit ces violences, face à ceux qui les propagent et les entretiennent.

Pour cela nous devons réclamer une meilleure répartition des richesses que nous produisons par notre travail, y compris notre travail domestique, exiger un système de santé respectueux de nos corps et de nos décisions, revendiquer un espace public accessible à touTEs, nous montrer solidaires avec les plus stigmatisées, réprimées, et précaires d’entre nous.

Parce que cette solidarité collective est déjà celle qui nous porte au quotidien dans nos luttes, ce n’est qu’à travers elle que nous pouvons espérer une victoire.

RENDEZ-VOUS :

- Samedi 5 mars, dans le cadre du festival Woman Up, au 100ecs (100 rue de Charenton, Paris 12), de 15h à 17h pour une discussion-débat : « violences faites aux travailleurSEs du sexe : état des lieux et réponses », avec le STRASS, les Roses d’Acier, et Sarah-Marie Maffesoli (chargée du projet « tous en marche contre les violences faites aux travailleurSEs du sexe »)

- Dimanche 6 mars : manifestation à 14h au départ de Belleville

- Lundi 7 mars, dans le cadre du festival Woman Up, au 100ecs, à 18h30, projection du documentaire « Live Nude Girls Unite ! » : Retour sur la grève et la syndicalisation des danseuses du bar à strip-tease le « Lusty Lady » de San Francisco dans les années 90. Le film aborde différentes questions qui s’entremêlent dans la vie des danseuses en lutte : racisme, sexisme, stigmatisation et dévalorisation de leur activité, rapports avec leurs familles et lutte contre l’exploitation dans l’industrie du sexe. Cliquez ici pour voir la Bande Annonce.

- Mardi 8 mars, au CICP (21 ter rue Voltaire), à 19h30, discussion-débat « Genre, Corps, Santé et Résistances »

 

Source : http://strass-syndicat.org/pour-un-8-mars-feministe-appel-a-manifester-et-rendez-vous/

Au Mexique, pas besoin d’état d’urgence pour criminaliser les mouvements sociaux

 Posted by on 6 mars 2016 at 20 h 52 min  Actualité Internationale, Anarchisme, Flicage / Répression / Carcéral / Sécuritaire  Commentaires fermés sur Au Mexique, pas besoin d’état d’urgence pour criminaliser les mouvements sociaux
Mar 062016
 

Communiqué suite à l’arrestation d’un compagnon mexicain à Mexico :

Au Mexique, pas besoin d’état d’urgence pour criminaliser les mouvements sociaux

Arrestation (et montage policier) du compagnon Yorch

 

Le soir du 24 février, un événement culturel pour la libération des prisonniers politiques était organisé au squat la Okupache sur le campus de l’UNAM. Vers 21h30, Jorge Emilio Esquivel Muñoz, alias « El Yorch », militant anarco-punk résidant du squat, accompagne sa compagne prendre le bus non loin de là. A l’arrêt de bus situé avenue Universidad, ils recontrent deux amis avec lesquels ils discutent, quand tout à coup débarque un van blanc avec des vitres teintées, sans plaque d’immatriculation, duquel surgissent une dizaine d’hommes en civil, rasés, taillés comme des militaires. Ces hommes sautent sur Yorch, le frappent et le mettent à terre, le tire dans le van, et menacent avec des armes de points tous ceux qui essayent de défendre Yorch. La compagne de Yorch revint alors à l’Auditorio où se déroulait la soirée pour prévenir les autres. Dans un premier temps, ils pensèrent tous que Yorch allait se faire séquestrer et qu’ils ne le reverraient certainement pas. Vers 2h du matin sa compagne reçu un coup de téléphone de la part de la PGR (Procuraduria General de la Republica), lui informant que Yorch avait été arrêté par la police. Ce n’est que le lendemain, par les journaux et médias télévisés, que la société mexicaine apprit que Yorch était accusé de trafic de stupéfiant, car les policiers qui l’auraient arrêté auraient découvert qu’il avait un sac à dos, ou une mallette (deux versions officielles se contredisent) contenant 50 petits pochons de cocaïne, 26 pastilles de psychotrope, 300 grammes de marihuana et 400 pesos en liquide.

 

Après 24h de Garde à vue, la police communique publiquement que Yorch serait transféré une prison fédérale d’Oaxaca, à 10h de route de la ville de México, alors qu’en en réalité il sera envoyé dans la direction opposé à la prison fédérale d’Hermosillo dans le nord, à environ 30h de routes, sans même avoir pu consulter un avocat… Jamais un détenu, même appartenant au crime organisé, n’est transféré aussi rapidement à 1900km de chez lui. Mais la police sait bien que le fait de changer d’Etat oblige à trouver un avocat qui connait les lois en vigueur dans l’Etat en question, ce qui est clairement une stratégie pour empêcher la défense de se constituer rapidement. Au Mexique la vente de drogue est un crime fédéral, dans le cas de Yorch, la peine serait agravé pour vente dans un établissement scolaire. Il risque 20 ans de réclusion.

 

Il est clair que Yorch est innocent et qu’il s’agit d’un montage policier. Devant juste faire un aller-retour afin de revenir au squat, Yorch n’avait ni mallette ni sac-à-dos sur lui ! A l’heure actuelle, les camarades de Yorch essaient d’obtenir les vidéos des caméras de surveillance situées sur les lieux de « l’interpellation ». Mais comme les vidéos démonteraient l’accusation, l’UNAM prétexte que ses caméras sont hors-services…
En effet, l’arrestation de Yorch, anarco-punk et artisants, est un nouveau coup bas orchestré par la police et l’état mexicain afin de pouvoir criminaliser les militants anarchistes mexicains et relancer le débat sur la récupération de l’Auditorio Che Guevara par l’UNAM. Ce n’est en rien une arrestation isolée.
L’Auditorio Che Guevara est un lieu autogéré occupé depuis le mouvement étudiant de 1999-2000 par différents groupes selon les époques, mais souvent d’orientations anarchistes. Depuis son ouverture il a subi le harcèlement policier, des attaques de « porros », l’acharnement médiatique organisée par l’UNAM, le gouvernement et les médias de masses. Cependant, la répression envers cet espace (mais aussi envers tout le milieu anarchiste mexicain) s’est faite plus intense ces dernières années. En 2011, Carlos Sinhué, militant étudiant travaillant aussi à l’Okupache avait été retrouvé tué. La police avait conclue à un règlement de compte entre dealers. Le 3 mars 2014, un commando d’une trentaine de gros bras de l’Ecole Normale de Teneria, d’obédience staliniste, avait débarqué en pleine nuit pour reconquérir le lieu et le remettre à la communauté étudiante (entendez leurs alliés « étudiants rouges »). Ce commando avait alors torturé toute la nuit les 6 personnes qui dormaient sur place, dont Yorch. Le lendemain, une foule d’individus et de collectifs solidaire avec l’Okupache avait forcé les portes et reprit le lieu, tandis que le commando fuyait par les portes de derrière… Cet événement avait suscité un défoulement médiatique et une campagne diffamatoire orchestré par l’UNAM pour expulser les squatteurs. Mais pour l’institution, difficile de faire intervenir la police sur le campus. Depuis 3 mois avant l’arrestation de Yorch, plusieurs militants avait reçu des faux sms informatifs, ainsi que des appels d’intimidation et des mails vérolés. Pour certains, la police à même débarqué chez eux. Et proférer des menaces directes Bref, l’arrestation de Yorch semble être une action de plus visant à réprimer les espaces autonomes et à justifier que pour le bien de la communauté étudiante de l’UNAM, il faille virer ces dealers de l’université.

 

Face à cette nouvelle vague de répression, nous faisons appel à la solidarité nationale et internationale pour dénoncer cette attaque à la communauté en résistance. Nous faisons aussi un appel à don, car compte tenu de l’ampleur de la procédure juridique, les frais de justice dépasserons le 200 000 pesos (10 000€).

 

« Nous réitérons une fois de plus que nous n’attendrons pas votre approbation pour être libre.

Aucune agression sans réponse !

Liberté au compagnon Yorch !

Solidarité avec tous les prisonniers ! »

 

Okupache, Ciudad de México, le 1/03/2016

Caen – l’État (d’urgence) et la répression contre la solidarité avec les exilé-es

 Posted by on 6 mars 2016 at 15 h 47 min  Actualité locale, Flicage / Répression / Carcéral / Sécuritaire, Informations locales et vie des collectifs locaux., Sans-papiers, Immigrations  Commentaires fermés sur Caen – l’État (d’urgence) et la répression contre la solidarité avec les exilé-es
Mar 062016
 

L’état d’urgence, le déploiement de 47 caméras de vidéosurveillance, l’arrivée d’un nouveau directeur de la sécurité publique, Papineau, connu à Poitiers pour son zèle dans la répression des radicaux et des anarchistes, rien ne manque aux joyeusetés répressives et sécuritaires de l’époque à Caen. Encore une fois, une manif a été empêchée par les flics avant même de partir, des identités relevées, le fichage de celles et ceux qui ne veulent pas se laisser faire approfondi. Insultes, menaces, coups de pression ont encore une fois accompagné le maintien de l’ordre.

Solidarité ouvrière:

Une nouvelle manifestation a eu lieu samedi 5 mars à Caen en solidarité avec les exilé-es et les expulsé-es des CADA et centres d’hébergement d’urgence. Une quarantaine de personnes se sont réunies dans le calme à l’appel de l’AG de lutte contre toutes les expulsions.

La présence des forces policières, de la BAC et des gendarmes mobiles était conséquente et sans précédent dès le début du rassemblement.

(Photo prise lors de la manifestation du mois de février 2016)

Toutes les rues au tour de la place du théâtre, où a eu lieu le rassemblement, étaient pleines à craquer des véhicules de police, des camionnettes des gendarmes mobiles, des voitures de la BAC et des RG. Une personne de l’identité judiciaire prenaient les photos des manifestant-es et de toutes celles et tous ceux qui faisaient halte sur la place. Une personne et ses deux enfants, dont un bébé, qui se sont arrêtés saluer une connaissance parmi les manifestant-es se sont vus photographier (ou filmer) par les BACeux.

Après une table de café et de presse et de la prise de parole, les manifestant-es ont decidé de partir, d’une manière pacifique et dans le calme, faire un cortège en ville et distribuer des tracts aux passants. Dès que la manifestation a quitté la place du théâtre, le dispositif policier a bloqué les manifestant-es de tous côtes. Le sous-préfet de police, le commissaire divisionnaire et le délégué départemental à la sécurité publique, tous présents (Il ne manquait que Cazeneuve), ont sommé les personnes à se disperser avec des sommations légales, mais aussi des insultes, menaçant avec des interpellations immédiates et évoquant l’Etat d’urgence.

Vu la situation et l’impossibilité de dialoguer avec cette bande de voyous hystériques en face agrementés de bleu-blanc-rouge et avec des armes bien visibles qui était là clairement pour intimider et réprimer, les manifestant-es ont décidé de faire demi-tour. La police a tout de meme procédé à une dizaine de contrôle d’identité.

Il est évident que la ville de Caen et la préfecture du Calvados commencent à craindre la solidarité de certaines caennaises et caennais avec des exilé-es et veulent intimider et renforcer la répression contre le mouvement de solidarité . C’est aussi un signal envoyé avant la manifestation du 9 mars à toutes celles et tous ceux qui osent se révolter contre la politique ignoble que mène le parti au pouvoir contre les refugié-es, mais aussi contre le mouvement ouvrier dans son ensemble.

Calais : Mensonges dans les médias sur No Borders – une réponse de Calais Migrant Solidarité

 Posted by on 6 mars 2016 at 14 h 55 min  Sans-papiers, Immigrations  Commentaires fermés sur Calais : Mensonges dans les médias sur No Borders – une réponse de Calais Migrant Solidarité
Mar 062016
 

Calais Migrant Solidarity:

Au cours des dernières semaines, le gouvernement français a cherché désespérément à détourner l’attention de ses actions brutales à Calais, en ressuscitant la campagne de propagande contre les “dangereux” militants « No Border ».

Encore une fois, divers fonctionnaires – du ministre de l’Intérieur Cazeneuve en personne en passant par la Préfète Buccio et Bouchart la maire – se sont unis dans une chorale mensongère sur « No Border», reprise une fois de plus en chœur par les médias traditionnels.

Leurs discours oscillent entre l’idée que les « No Border » sont responsables des actes de violence, à celle qu’ils ne se soucient pas réellement des migrants de Calais, ou encore qu’ils s’activent à brûler des cabanes dans la jungle. Cette tactique est en réalité aussi prévisible que stupide. Chaque fois que les migrants osent se battre contre la répression et l’humiliation qui leur sont faites au quotidien, la réponse des autorités est la même: « les « No border » doivent les manipuler ».

Mais pour quelle raisons les autorités françaises continuent-elles leurs attaques contre les « No border » ?

Tout d’abord, entretenir l’idée que les migrants pourraient se défendre, serait reconnaître que la cruauté et la répression de la politique frontalière à Calais se situe à un tel niveau, qu’elle forcerait la personne la plus conciliante à répliquer. Reconnaître que des personnes se défendent, c’est reconnaître qu’elles sont purement et simplement attaquées.

Deuxièmement, au cours de l’année précédente s’est développé un intérêt et un soutien populaire sans précédent aux migrants de Calais. Pourtant, depuis plusieurs décennies, les gouvernements britannique et français se sont escrimés à chasser les migrants de la région, en utilisant impunément tous les moyens répressifs à leur disposition. Pendant ce temps là, les militants « No border » (Calais Migrant Solidarity) ont été témoins et ont documenté la destruction quotidienne des jungles et des squats. Si la répression n’est pas nouvelle, l’intensité de la solidarité et de l’intérêt pour cette situation l’est. Les mensonges et les histoires effrayantes à propos des « No Border » sont de grossières tentatives de division. Elles sont conçues pour dépeindre les activistes comme des fauteurs de troubles et retourner les migrants et les travailleurs humanitaires contre toute personne qui parle de résistance. Les autorités savent à quel point la solidarité est une menace pour le régime des frontières.

Troisièmement, bien que Calais soit un lieu de tensions et de brutalité, avec des attaques fascistes commises par des groupes et des individus, l’immense majorité de la violence est perpétrée par la police avec l’utilisation quotidienne de gaz lacrymogène, de coups et la destruction des habitations. La frontière elle-même a fait de nombreuses victimes. Parler de violence des militants « No border » ou des migrants, n’est qu’un mensonge destiné à masquer la véritable violence, celle de de l’État et du régime frontalier. Le 2 mars 2016 la préfète Buccio a affirmé que les « No Border » « induisaient les migrants en erreur ». Les seules personnes qui trompent les migrants sont les autorités françaises et leurs collaborateurs qui ont affirmé, la semaine dernière, que l’expulsion de la jungle n’impliquerait pas la destruction au bulldozer des abris habités – une déclaration qu’ils ont contredite immédiatement dans la pratique ces derniers jours.

Finalement les “No Border” incarnent un bouc émissaire parfait. Pourquoi ? Parce que « No Border » est un concept, il ne s’agit pas d’un groupe défini avec une forme d’adhésion particulière. Nombreux sont ceux qui partagent cette idée, y compris Calais Migrant Solidarity. Les autorités peuvent se permettre de désigner vaguement certains insaisissables manipulateurs de migrants, en sachant pertinemment qu’il n’y aura pas de réactions. Par exemple, au cours des derniers jours, il a été largement rapporté que cinq personnes avaient été arrêtées dans la jungle, et que certaines d’entre elles étaient des militants « No Border ». Les personnes arrêtées, étaient en fait trois membres d’organisations caritatives impliquées dans la jungle, et deux personnes iraniennes défendant leurs habitations. Elles ont toutes été libérées sans être inculpées, mais la réputation ,elle, restera.

Nous exhortons les gens à être aussi critiques face aux déclarations concernant les « No Border » qu’ils devraient l’être face aux promesses de l’État français d’une « expulsion humanitaire ». Informez-vous au-delà des médias traditionnels et, avant tout, soyons soudés contre la répression étatique à Calais.

Comment faire grève si je suis isolé.e

 Posted by on 6 mars 2016 at 14 h 48 min  Actualité nationale, Chômage / Précarité / Travail / Syndicalisme / Capitalisme  Commentaires fermés sur Comment faire grève si je suis isolé.e
Mar 062016
 

Paris luttes infos:

<span[ class= »tags »> droit du travail | grèves

La grève du 9 mars approche à grands pas et nombreux sont ceux et celles qui souhaitent y participer.
Mais comment faire ? Nous avons demandé à un camarade anarcho-syndicaliste du groupe Salvador-Seguí de nous aider à y voir plus clair.

Je bosse dans le privé, dans une boîte où je serai sans doute le ou la seul.e à faire grève.

Dans le privé, il n’y a pas d’obligation de dépôt d’un préavis de grève. S’il y a un appel national ou local, comme c’est le cas pour le 31 mars (pour le 9 mars, certaines fédérations syndicales ont déposé des préavis, renseigne-toi selon ta branche), tu peux te déclarer en grève, même si tu es seul.e. En revanche, sans appel national ou au moins local, il te faudra trouver au moins un.e collègue avec qui te mettre en grève, celle-ci étant juridiquement définie comme mouvement collectif. Dans les deux cas, tu es obligé.e de transmettre à ton employeur tes revendications : le mot d’ordre national ou local dans le premier cas, celles que vous déterminerez dans le second (attention : ces revendications doivent être d’ordre professionnel et non politique – même si les deux peuvent se rejoindre…).

Je suis en CDI : Alors tu ne risques rien à faire grève. Et si ton employeur te sanctionne pour cela, il s’expose à des poursuites. Sois vigilant.e, les sanctions peuvent être perverses : mise au placard, harcèlements, etc.

Je suis en CDD : Tu es dans ton plein droit de faire grève, mais ton employeur peut t’en décourager en brandissant la menace d’une non-reconduction de ton CDD à son terme.

Je suis en intérim : Tu es dans ton plein droit de faire grève, mais ton employeur peut t’en décourager en brandissant la menace de ne plus te faire travailler ensuite.

Je suis en période d’essai : Tu es dans ton plein droit de faire grève, mais l’employeur peut brandir la menace de ne pas t’embaucher.

Je suis apprenti : Tu es dans ton plein droit de faire grève.

Je suis en stage : Tu es dans ton plein droit de faire grève.

De manière générale, quel que soit le contrat de travail ou le statut, le, la travailleur.se gréviste, du moment qu’il respecte les règles exposées plus haut (appel national ou local, sinon minimum deux salariés, dépôt des revendications professionnelles), est dans son droit, la grève étant un principe à valeur constitutionnelle. Mais le droit est une chose, et les patrons savent très bien passer outre ; et, dans certains cas, notamment pour les contrats précaires, à durée déterminée (CDD, intérim) ou en période d’essai, la menace de perdre son emploi est bien réelle et faire grève nécessite de prendre la mesure des enjeux collectifs et individuels.

Dans tous les cas, l’employeur ne pourra pas utiliser le motif de la grève pour te licencier et, s’il le fait, tu disposes de plusieurs recours pour faire annuler le licenciement, condamner ton employeur et obtenir éventuellement des indemnités. En cas de pressions (« Si tu fais grève, je te licencie », « Si tu fais grève, je ne te renouvelle pas ton CDD », « Si tu fais grève, je te mets au placard », etc.) : conserve toute menace écrite de ton employeur ; note celles qu’il exprime oralement ; en cas de mise au placard, note tes horaires et les tâches effectuées pendant. Tout cela pourra te servir au cas où tu déciderais de poursuivre ton employeur en justice.

De manière générale, il est important de te syndiquer – ou, au minimum, avant de faire grève, de se rapprocher des syndicats de ton entreprise, qui sauront te conseiller et te protéger. S’il n’y a pas de syndicat et si tu penses être le seul à vouloir faire grève, discute avec tes collègues, certains pourraient te suivre, rassurés à l’idée de ne pas être isolés. Si c’est le cas, cela peut être le prélude à la création d’une section syndicale (pour laquelle il faut au moins deux adhérents du syndicat auquel est rattachée la section qu’on souhaite monter).

Je bosse dans le public

Dans le secteur public, pour que tu fasses grève, il faut qu’au moins une organisation syndicale nationalement représentative ait déposé un préavis – ce qui est le cas pour le 9 mars –, au minimum cinq jours avant le début de la grève, stipulant les revendications professionnelles, la date, l’heure et le champ géographique. Ce préavis n’est pas obligatoire pour les agent.e.s travaillant dans des communes de moins de 10 000 habitants.

Dans certains secteurs (hospitalier, etc.), le droit de grève peut cependant être limité par l’obligation de service minimum. Dans ces cas-là, et seulement lorsque le nombre de non-grévistes est insuffisant, l’autorité territoriale (maire, président de collectivité territoriale, etc.) peut désigner des agents grévistes pour assurer la continuité du service…

Pour les enseignant.e.s des écoles publiques maternelles et élémentaires : l’obligation d’un service minimum d’accueil oblige les grévistes à se déclarer à leur inspection académique au moins 48 heures avant la grève.

 

Permanences et causeries au local Apache

 Posted by on 6 mars 2016 at 14 h 27 min  Actualité locale, Informations locales et vie des collectifs locaux.  Commentaires fermés sur Permanences et causeries au local Apache
Mar 062016
 

Au 35 bvd Poincaré CAEN, arrêt de tram Poincaré. Bibliothèque libertaire, table de presse radicale, zone de gratuité, rencontres…

Samedi 19 mars

15h: permanence

16h: causerie autour de la loi El Khomri: analyses et perspectives

Samedi 02 avril

15 à 16h: permanence

Samedi 16 avril

15h: permanence

16h: causerie retour sur la lutte dite contre le CPE en 2006

 

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