« Loi travail », Brèves de mobilisation.

 Posted by on 10 mars 2016 at 18 h 04 min  Actualité nationale, Luttes sociales  Commentaires fermés sur « Loi travail », Brèves de mobilisation.
Mar 102016
 

Bordeaux :

L’OCCUP de BROCCA ne tient plus, les flics sont passés vers 6h et les vigiles ferment à clés.
__________

Aujourd’hui, mercredi 9 Mars, à Bordeaux comme partout en France, c’était une grosse journée de mobilisation nationale contre la loi travail. Il y avait plus de 15 000 personnes à se mobiliser, à manifester dans les rues. Clairement, cela n’a pas suffit à instaurer un véritable rapport de force avec le gouvernement. La décision avait été prise de se retrouver en assemblée à la fin du défilé, nous avons tenté de rentrer dans l’université de Bordeaux 2 mais la police nous en a empêché en formant un cordon agressif. Le matin déjà, la police était intervenue violemment pour empêcher le blocage du lycée du Mirail.

Nous sommes donc entrés dans un bâtiment de la fac de Bordeaux 2, un bâtiment ouvert. Dans l’amphi que nous avons envahi, immédiatement l’énergie et la motivation qui se sont dégagées nous ont donné l’envie de rester. Nous parlons maintenant depuis Broca 1 occupé. Cette occupation ne se veut pas seulement un lieu étudiant mais un espace de création, de réflexion et d’échanges. D’ici nous appelons dès maintenant toutes les personnes en lutte à venir nous rejoindre : 20 rue Paul Broca.

Nous voulons créer à Bordeaux un véritable point de ralliement, nous serons donc partout :
jeudi 10 Mars :
dans les AG des universités à 12h30 sur tous les campus
à la manif des retraités à 10h à Pey Berland
au rassemblement pour les travailleurs et chômeurs de Pôle Emploi à 10h devant le Pôle Emploi (Meriadeck)
samedi 12 Mars :
à la manif contre l’État d’urgence

Ici et partout, emparons-nous d’autres lieux, d’autres temps, créons des espaces pour la lutte !

Source : commentaire Indymédia Nantes.

Nantes :

Des dizaines de milliers de manifestants cet après-midi dans le centre-ville de Nantes, 4 lycées bloqués, des centaines d’étudiant-e-s réunies en AG … En comparaison, le mouvement anti-CPE réunissait péniblement 50 ou 100 étudiants au départ.

Une assemblée générale était donc appelée aujourd’hui à la fac de lettres. Dès midi, 500 étudiant-e-s se réunissent dans un amphi du bâtiment Tertre, dans une ambiance déterminée. L’AG commence par un rapide tour d’horizon du projet de loi : fin des 35 heures, exploitation des apprentis … Tout va dans le sens d’une casse sociale généralisée. L’horaire étant serré, on passe à l’organisation du mouvement sur la fac.

Si cette première AG était appelée initialement par les syndicats étudiants, on choisit de dépasser le cadre purement syndical en érigeant l’assemblée générale des étudiant-e-s et les commissions qui en découlent seules maîtres du mouvement. On exige également le retrait total de la loi « El Khomri » : pas question de négocier ou de s’arrêter en cas de concessions minables de la part du gouvernement.

Des rendez-vous importants sont posés dès demain :

- Comité de mobilisation à 11h en Tertre. Ce comité, composé de tous les étudiant-e-s volontaires (syndiquées ou non) est chargé de la mise en oeuvre des décisions prises en AG.

- Nouvelle assemblée générale à 12h en Tertre. Il s’agira de faire le point sur la journée d’aujourd’hui et d’envisager les suites de la mobilisation.

- Pendant ces réunions importantes et après, une cantine autogérée proposera de la bonne bouffe pour pas cher.

À la fin de l’assemblée, on décide de partir en cortège vers le centre-ville pour participer à la manifestation. Plusieurs centaines d’étudiant-e-s et de lycéen-ne-s sont présentes, derrière des banderoles « Loi travail : précarité à perpétuité » et « Ne vivons plus comme des esclaves : Grève générale ». Sur le trajet, les locaux du Medef local sont copieusement redécorés par des projectiles remplis de peinture qui passent de main en main.

Plus d’infos sur la manifestation très bientôt ! Une pensée solidaire aux manifestants blessés ou interpellés par la police.

Partagez massivement les rendez-vous de demain, soyons encore plus nombreux/ses !

***********************

Au moins 7 personnes ont été interpelées pendant la manif d’aujourd’hui contre la loi travail.

Si tu fais partie des personnes concernées, tu peux appeler la legal team pour avoir des infos, connaître tes droits, avoir des coups de mains pour les suites. Ne donne pas d’infos au téléphone sur les infractions commises (ex : j’ai fais ci ou ça). Le numéro : 06.75.30.95.45

Sur les 7 arrestations, 5 se sont produites pendant la manif, 2 plus tard.

Un rassemblement à eu lieu devant le commissariat Waldeck de la fin de l’après-midi jusqu’au soir. À notre départ (21h), aucune des 5 personnes arrêtées dans l’après-midi n’était sortie (à notre connaissance). Pour les 2 autres, on ne sait pas si elles ont été conduite jusqu’à Waldeck.

Si tu fais partie des personnes concernées, tu peux appeler la legal team pour avoir des infos, connaître tes droits, avoir des coups de mains pour les suites. Ne donne pas d’infos au téléphone sur les infractions commises (ex : j’ai fais ci ou ça). Le numéro : 06.75.30.95.45

Quelques docs qui peuvent être utiles pour la suite et pour les prochaines manifs. À lire, photocopier, diffuser

  • En cas d’interpellation : http://zad.nadir.org/IMG/pdf/En_cas_d.pdf
  • La garde à vue - Recettes théoriques et pratiques : http://zad.nadir.org/spip.php?article2300
  • Pour les personnes mineures - La garde à vue et les suites : http://www.village-justice.com/articles/mineur-garde-quels-droits-quelles,14843.html
  • D’avantage de docs ici : https://zad.nadir.org/spip.php?rubrique56&lang=fr

À bientôt dans la rue !

Source Indymédia Nantes.

Niort :

Manif contre la loi el connerie à Niort !

Aujourd’hui, à Niort, un bon millier de personne était présent dans les rues dont pas mal de lycéen-ne-s ! Après un rassemblement Place du Donjon, nous sommes parti-e-s en cortège vers la Mairie puis vers le Medef. Les grilles ont été forcées et plusieurs centaines ont envahit la cour dans une ambiance festive et déterminée.

A l’issue de la manifestation, une personne a été interpelée Place du Donjon, et les tentatives pour la libérer se sont soldées par des coups de gazeuses à bout portant.

La personne interpelée a été libérée en fin d’après-midi et sera convoquée ultérieurement pour des faits de dégradations (voitures de flics tagguées et pneus dégonglés).

Une journée de mobilisation motivée et motivante pour la suite du mouvement.

Grève Générale.

Résistance et Sabotage !

Source : Commentaires indymédia Nantes.

Bref retour sur la journée du 9 mars 2016

Premier bilan de la mobilisation du 9 mars contre le projet de loi du travail dit loi d’El Khomri.

Manifestations, grèves, blocages et assemblées générales (AG) dans toute la France.
500 000 personnes en manifestation selon les syndicats.

Marseille :

60 000 manifestants

Lycée Thiers bloqué et manifestation sauvage.
Grèves à la SNCF et du personnel cantine dans les écoles.
AG d’organsation du mouvement à la faculté de St-Charles

Paris-IDF :

100 000 manifestants

Nombreux lycées bloqués.
AG dans les Universités (Paris 7, Paris 8 St-Denis, Paris 1 Tolbiac, Paris 10 Nanterre) + AG interfacs en fin d’après-midi
Grève à la SNCF

Dans les universités :

  • 7h45 : Paris 10, Nanterre : Le bâtiment de l’UFR de sciences humaines est bloqué.
  • 10h40 : Paris 10, Nanterre : Réunion du comité des travailleurs étudiants à 11h00, bâtiment
  • 11h00 : Paris 8, Saint-Denis : Les étudiants occupent le bâtiment de la direction
  • 12h30 : Tolbiac : Au moins 800 personnes à l’Assemblée Générale de Tolbiac, en Amphi N.
  • 13h00 : Paris 7 : une centaine d’étudiant-es à l’AG. Ils rejoignent la manifestation place de la République.

Mobilisation des grévistes :

  • 00h00, 8 mars : SNCF : La grève s’annonce très importante. Les cheminot.e.s tiendront des AG sur tous les sites pour décider des suites de leur grève et rejoindront le rassemblement devant le Medef et la manifestation de 14h. Les premiers chiffres annoncent entre 50 et 100% de grévistes (selon les équipes et les sites) sur plusieurs secteurs d’Île-de-France.
  • 11h00 : 100 personnes en AG à Gare de Lyon, avec prise de parole de CGT et Sud. Appel à la reconduction de la grève. 70% de grévistes selon la CGT. Départ collectif vers le rassemblement devant le Medef.
  • 13h00, Medef : Autour de 10 000 personnes ont répondu à l’appel des syndicats, le cortège se dirige vers les Invalides.
  • 13h30, boulevard des Invalides : Les flics bloquent le cortège, il est décidé de se rendre en métro à République.

La mobilisation lycéenne :

  • 7h20 : Lycées Maurice-Ravel : « Ravel contre la loi du travail » proclame une banderole.
  • 8h50 : Une première liste des lycées bloqués :
    Lycée Maurice Ravel (Paris)
    Lycée Dorian (Paris)
    Lycée Sophie-Germain (Paris)
    Lycée Colbert (Paris)
    Lycée Paul Valéry (Paris)
    Lycée Voltaire (Paris)
    Lycée Turgot (Paris)
    Lycée Montaigne (Paris)
    Lycée Charlemagne (Paris)
    Lycée Lavoisier (Paris)
    Lycée Louis Le Grand (Paris)
    Lycée Hélène-Boucher (Paris)
    Lycée Bergson (Paris)
    Lycée Victor-Hugo
    Lycée Évariste Galois (Seine Saint-Denis)
    Lycée Flora Tristan (Seine Saint-Denis)
    Lycée Newton (Clichy)
    Lycée Louise Michel (Bobigny)
    Lycée Samuel Becket (La Ferté-sous-Jouarre)
    Lycée Jean-Zay (Aulnay-sous-Bois)
    Lycée Fénelon (Paris)
    Lycée Gabriel-Fauré (Paris)

  • 9h15 : Malgré le mauvais temps, la mobilisation continue devant les lycées. « Il pleut, il fait froid, on sera plus forts que ça ! » chantent les lycéen-ne-s. Hormis la présence de militaires devant le lycée Boucher (Paris 20e) il n’y a pas de présence policière devant les lycées parisiens bloqués du 20e arrodissement de Paris.
  • 10h00 : Le blocage des lycées continue. Au lycée Maurice Ravel on entend chanter : « On a froid, c’est la faute au patronat ! »
  • 10h50 : Les lycéen-ne-s commencent à se rassembler Place de la Nation, pour ensuite partir en manifestation. Déjà quelques centaines de personnes sont sur place.
  • 11h00 : Le rassemblement grandit, environ 1 000 personnes sur place. La police a tenté une interpellation à coups de matraque, qui a été empêché par les lycéen-ne-s. Une banderole est en train d’être déployée, le cortège ne va pas tarder à partir.
  • 11h20 : La manifestation des lycéen-ne-s part sur le boulevard Diderot.
  • 11h30 : Pendant que la bac fait quelques contrôles, l’ambiance est plutôt « festive », des fumigènes et pétards éclatent dans les grises rues parisiennes. Les lycéen-ne-s crient « El Khomri t’es foutue, la jeunesse est dans la rue ! »
  • 11h45 : Le cortège, qui regroupe maintenant 2 500 personnes, marche sur le Faubourg Saint-Aintoine. « Le monde est à nous ! », « A bas l’Etat, les flics et les patrons ! ». Entre temps, un Hôtel Ibis a été coloré par quelques joyeuses peintures, les banques sur le chemin se font taguer.
  • 12h00 : Sur une Caisse d’Epargne les étudiants écrivent « Détruisons ce qui nous detruit ». Au passage, une autre agence CIC a été bien repeinte. Le cortège arrive à Bastille, les flics bloquent la rue Saint-Antoine et les lycéen-ne-s repartent par le Boulevard Henri IV.
  • 12h15 : Les flics bloquent le passage sur le Pont de Sully. Ainsi le cortège revient sur le Boulevard Henri IV, avec quelques charges des flics. Le but final sera de joindre République, où un rassemblement est prévu à 14h00.
  • 12h30 : Le cortège se disloque en au moins deux morceaux. Un grand nombre de fourgons de flics est disposé tout au long de la rue Saint-Antoine, entre Bastille et Saint Paul.
  • 12h40 : Finalement le cortège se rassemble rue de Turenne. Des infos circulent sur la fermeture du métro République.
  • 13h00 : Les lycéen-ne-s arrivent à République aux cris de « Paris, Paris, soulève-toi ! ». La mobilisation continue, dans l’attente des grévistes, RDV sur la place à 14h00.
  • 13h20, République : Attention : toutes les sorties du métro sont fermées.
  • 13h30 : Sur la place il y a déjà plusieurs milliers de personnes, entre le cortège des lycéen-ne-s, le cortège de Paris 8, des organisations présentes sur place (Solidaires Etudiant-e-s, JC), etc. On attend les universitaires qui arrivent depuis Tolbiac et les grévistes, en ce moment sur la rue de Varenne vers le ministère du Travail.
  • 14h45 : Un cordon de flics déployé en travers du Boulevard Voltaire. Ils reculent à l’avancée des manifestants, ce n’est qu’un encadrement de manif fait pour intimider.
  • 15h20 : Le Boulevard Voltaire est noir de monde, on parle de plusieurs dizaines de milliers de manifestant.e.s.
  • 16h30 : Tandis que l’avant du cortège est arrivé à Nation, une armée de baqueux remonte le long de la manif sur le trottoir de droite en direction de Nation. Plus loin, quelques banques se font défoncer.
  • 17h00 : Place de la Nation, la fin du cortège arrive, la police protège les banques. La BAC intervient dans les cortèges pour attraper des gens (au moins 4 arrestations signalées).

10 mars :

  • 12h00 Les lycéens de Colbert et de Voltaire sont partis en manif dans les rues de Paris. Un local du PS aurait été défoncé.
  • 13h30 : Le lycée Montaigne à Paris est bloqué, pendant que 900 personnes sont présentes à l’Assemblée générale de Paris 8.

Toulouse :

Lundi 7 mars : AG à l’université Jean Jaurès du Mirail

20 000 manifestants pour le 9 mars.

Grève principalement à la SNCF et dans l’Education Nationale.

Lyon :

30 000 manifestants.

Lycées bloqués et AG à l’université Lyon 2

En fin de manifestation, les CRS et la BAC interviennent à coup de gaz lacrymogènes et flashball, au moins 3 arrestations et 2 blessés dont un hospitalisé.

  • 11h30 : les lycées Lumière et Ampère, à Lyon, ont été bloqués ce matin tout comme le lycée de Saint Bel !
  • 13h30 : énormément de monde place Bellecour.
  • 14h20 : moment de speed au niveau du pont Galliéni à Perrache pour partir directement sur l’avenue Berthelot.
  • 14h45 : d’après la CGT (et ce qu’on peut voir de la manif), ce serait plutôt 30 000 personnes dans les rues de Lyon !
  • 14h50 : les flics tentent de bloquer le cortège à Jean Macé, mais ça part en manif sauvage direction place Guichard. Nouveaux slogans :
    • « On fait ce qu’on veut, on est nombreux ! » ;
    • « Police partout justice nulle part, à bas l’état d’urgence » ;
    • « La jeunesse emmerde le Parti Socialiste ».
  • 15 h : grosse présence policière à Saxe pour bloquer le cortège. Tendu mais finalement, les flics laissent passer.
  • 15h15 : charges policières avec grenades lacrymogènes contre le cortège arrivé place du Pont. La queue de manif est toujours à Jean Macé.
  • 15h20 : après avoir gazé les manifestant·es, les CRS se sont repliés. Le cortège continue sur Bellecour. La police tente apparemment d’empêcher tout départ vers la préfecture.
  • 15h40 : hélico et lacrymos à Bellecour. Au moins 500 personnes sur place. Le cortège a été coupé en deux par la police. La CGT a semble-t-il quitté la manif à Jean Macé.
  • 15h55 : la BAC est lâchée avec ses flashballs. Deux arrestations violentes au moins du côté de la place Antonin Poncet. Un jeune blessé, avec le crâne ouvert, coup de matraque apparemment.
  • 16h20 : toujours 400 personnes déterminées place Bellecour. Les flics se sont un peu calmés mais sont en mode quadrillage.
  • 16h30 : un manifestant, blessé un peu plus tôt, a été hospitalisé à cause d’un tir de flashball.
  • 16h40 : la pluie glaciale finit le boulot de la police. Une centaine de lycéen·nes et étudiant·es restent sur la place, la plupart des autres personnes sont parties, notamment pour se rendre à l’AG. L’envie de continuer demain est sur toutes les lèvres.
  • 21h45 : prochains rendez-vous d’après l’assemblée de Lyon réunie cet aprèm :
    • 3 nouvelles manifs annoncées à Lyon : le 17 mars, puis le 24 mars et le 31 appelées par l’interorga interpro.
    • AG étudiante le 15 à 12 h à Bron.
    • 10 Mars : Manif des retraités à 14h départ sur les quais, en face de la préfecture
    • 12 Mars : Appel national contre l’état d’urgence
    • 15 Mars : Grève et manif du secteur social et médico-social, départ à 13h devant le siège de l’ADAPEI du Rhône
    • 17 Mars : Manif contre la loi travail
    • 22 Mars : Grève de la fonction publique
    • 23 Mars Grève nationale de la Poste
    • 31 Mars : Manif et mobilisation interprofessionnelle

Communiqué de l’AG :

Suite à la manifestation en opposition au projet de loi travail, une assemblée s’est réunie à la bourse du travail de Lyon pour discuter des suites de la lutte et exprimer sa solidarité, sans conditions, face à la répression.

Nous, manifestant-e-s, réuni-e-s en assemblée ce mercredi 9 mars à la bourse du travail de Lyon suite à la mobilisation massive contre le projet de loi travail, condamnons fermement les exactions des forces de l’ordre commises ce jour. Cela dans le simple but d’interdire au cortège l’accès au centre ville.

En effet, après une manifestation s’étant déroulée dans l’unité et le calme, nous déplorons que les forces de l’ordre aient été dans la provocation et que face à notre absence de réponse ces dernières aient procédé à des interpellations abusives, à l’usage de gaz lacrymogènes et à des tirs de flash-ball ayant fait plusieurs blessé-e-s dont au moins un grave. Dans un contexte de criminalisation systématique de nos luttes, cette répression s’inscrit dans une logique d’attaques sur tous les fronts de la part du patronat et de l’état. Nous soutiendrons sans réserve les interpellé-e-s et les blessé-e-s. Nous demandons l’abandon immédiat de toutes les poursuites et appelons d’ores et déjà à soutenir les interpellé-e-s lors de leur comparution.

Face à la répression, la solidarité est notre arme. Une attaque contre un-e seul-e est une attaque contre tou-te-s !

Tours :

Ce mercredi 9 mars, jour de mobilisation nationale contre la « loi Travail » présentée par la ministre Myriam El Khomri, 7 000 personnes ont manifesté à Tours. Une nouvelle manifestation est prévue jeudi 10 mars à 10h, au départ de la place Jean Jaurès.

Des lycéen-nes, des apprenti-es, des étudiant-es, des salarié-es, des retraité-es, des chômeur-euses… Des milliers de personnes se sont rassemblées place Anatole France à Tours pour manifester contre le projet de loi « Travail », qui vise à enfoncer encore un peu plus les salarié-es dans la précarité. Emmené par la détermination des lycéen-nes, le cortège s’est rapidement ébranlé vers la fac des Tanneurs, aux cris de « Les Tanneurs, avec nous ».

En début de matinée, les lycées Balzac, Paul-Louis Courier et Vaucanson avaient été bloqués par les élèves décidés à rejoindre la manifestation sans s’exposer à des heures de colle. Au lycée Jean Monnet, la direction de l’établissement avait apparemment fait appel à des agents de sécurité privé pour empêcher toute tentative de blocage. Placés à l’avant de la manifestation, les lycéen-nes et les étudiant-es ont mis une grosse ambiance, à coups de sifflets, tambours et slogans criés à pleine voix : « La loi Travail, on en veut pas ! », « Précarité, on n’en veut pas », etc. Derrière les lycéen-nes, les organisations syndicales (CGT, FO, SUD, FSU) avaient également largement mobilisé.

Photo piquée sur le site internet de Solidaires 37

Le cortège est passé par les Halles, puis a rejoint la place Jean Jaurès par le boulevard Béranger, avant de remonter la rue Nationale. Arrivés place Anatole France, les manifestant-es se sont divisés, certain-es rejoignant l’amphi 1 de la fac des Tanneurs pour une assemblée générale. Là, les participant-es à l’AG, après un certain nombre de prises de paroles, ont voté :

  • la reconduction du blocage des lycées
  • le blocage de la fac
  • une manifestation dès demain, jeudi 10 mars, au départ de la place Jean Jaurès, à 10h ; une manifestation des retraité-es est également prévue [1].

Les participant-es à l’AG ont massivement rejeté l’idée d’attendre le 17 mars pour poursuivre la mobilisation, alors que cette date commence à circuler dans certaines universités. La proposition d’organiser des actions, des manifs et des blocages tous les jours a été vivement applaudie.

Source : La Rotative.

Brest :

À la suite de l’Assemblée Générale à la fac de Lettres, les étudiant-e-s ont voté pour la grève générale

Après la manifestation qui a rassemblé plusieurs milliers d’étudiant-e-s, de lycéen-nes, chômeur-euse-s et travailleur-euse-s précaires, une AG a été organisée dans l’Amphi Guilcher à la fac de Lettres et Sciences Humaines à Brest.

Après environ une heure et demi de débats, l’amphi qui était bien rempli, a voté à la quasi unanimité la grève générale.

Un communiqué plus précis sera produit collectivement demain, avec notamment un compte-rendu des débats (qui furent houleux et nombreux) ainsi que quelques propositions des actions futures envisagées par les étudiant-e-s.

Les étudiant-e-s tiennent aussi a apporter leur soutien, tant matériel, physique que moral, à la vingtaine de personnes en exil qui ont occupé la fac de Lettres dans la nuit de mardi à mercredi. Des papiers pour tout le monde ou pas de papiers du tout !

Les étudiant-e-s en lutte

Source : Brest médias libres.

St Etienne :

4 000 manifestant·es, le rassemblement s’est transformé en manif.

Annecy :

1500 personnes.

Chambéry :

À Chambéry, des lycéens de Vaugelas, Louis Armand et du Granier à la Ravoire ont organisé ce mercredi matin un blocus devant leurs établissements pour contester le projet de loi Travail présenté de la ministre Myriam El Khomri. Un mouvement qui s’est déroulé dans le calme avec des barrages filtrants. Les élèves qui le souhaitaient pouvaient rejoindre leur classe. En fin de matinée, les manifestants se sont regroupés devant le lycée Vaugelas où une centaine de lycéens se trouvaient aux abords de l’enceinte. Ils vont faire entendre leur voix cet après-midi dans le cortège d’opposants au projet de loi qui va partir de la place des Eléphants.

3000 manifestants dans les rues de Chambéry ce mercredi après-midi pour demander le retrait de la loi Travail. La jeunesse a pris la tête du cortège avec près de 300 lycéens et étudiants. La manifestation jusque là bon enfant a commencé à déraper devant les grilles de la préfecture secouée par un ou deux manifestants excités. Et où les policiers on été un peu chahutés notamment avec des jets de pétards.

Source Le dauhiné libéré.

3 lycées bloqués.

Rennes :

4 à 5000 personnes. AG à Rennes 2 aujourd’hui.

Rouen :

Entre 5000 et 10000 personnes. Jets d’œufs de peinture sur le locaux du PS.

Cherbourg :

Entre 700 et 800 personnes dont pas mal de lycéen-ne-s.

 

 

Communiqué suite à l’expulsion d’un squat de demandeurs et demandeuses d’asile

 Posted by on 10 mars 2016 at 18 h 00 min  Informations locales et vie des collectifs locaux., Logement / Squat / Urbanisme, Sans-papiers, Immigrations  Commentaires fermés sur Communiqué suite à l’expulsion d’un squat de demandeurs et demandeuses d’asile
Mar 102016
 

L’assemblée générale de lutte contre toutes les expulsions a officialisée l’ouverture d’une maison située au 86 cour Caffarelli le Mardi 8 Mars à 16h30. Cette annonce a été diffusée sur les réseaux sociaux, à l’attention de la presse et publiquement par des tracts. Pour cette maison comme pour les autres, cette officialisation a été précédée de deux semaines d’occupation.

Au soir du 8 Mars, la police accompagnée de M. Papineau, directeur de la sécurité publique est venue constater l’occupation et a pris des photos du monde attroupé et des noms sur la boîte aux lettres (une dizaine de personnes peut en témoigner, et une facture fait foi de l’occupation). La police est revenue le lendemain matin.

Ce jour, nous apprenons que la police est venue arrêter un camarade et trois habitants du lieu au prétexte hallucinant d’une effraction flagrante. Nous nous étonnons que les services de police soient si peu au courant de leurs propres activités.

Il s’agit d’une instrumentalisation grossière des médias (qui ont eu connaissance de l’ouverture mardi dans leurs mails) pour accentuer encore plus la répression déjà délirante observée samedi dernier : Dispersion d’une 40aine de personnes qui voulaient diffuser des tracts par une centaine de policiers en tenue anti-émeute.

 

D’éventuelles poursuites seraient sans fondement, nous exigeons que ces menaces cessent.

 

Un communiqué plus long suivra.

 

L’article mensonger de Ouest-France, écrit sur ordre :

http://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/caen-suspecte-davoir-force-la-porte-dune-maison-il-est-interpelle-4086366

 

 

Solidarité avec Monica Caballero, Francisco Solar et les inculpé-e-s des opérations anti-anarchistes en Espagne.

 Posted by on 10 mars 2016 at 16 h 25 min  Actualité Internationale, Anarchisme, Flicage / Répression / Carcéral / Sécuritaire  Commentaires fermés sur Solidarité avec Monica Caballero, Francisco Solar et les inculpé-e-s des opérations anti-anarchistes en Espagne.
Mar 102016
 

Solidarité avec Monica Caballero, Francisco Solar et les inculpé-e-s des opérations anti-anarchistes en Espagne.
Les 8, 9 et 10 mars, Mónica Caballero et Francisco Solar seront confronté-e-s à une réquisition du procureur qui demande à leur encontre 44 années d’emprisonnement. Par son intermédiaire, l’Etat espagnol les accuse d’ « appartenance à une organisation terroriste, massacre et conspiration », en se référant au “comando insurreccional Mateo Morral-G.A.C.F.A.I.-F.R.I.”. Il entend ainsi créer de toute pièce une organisation terroriste anarchiste qui opèrerait au niveau international, et y associer la compagnonne et le compagnon. Il et elles sont accusés d’être membres des Groupes anarchistes coordonnés (GAC) créés en Espagne en 2012, auxquels l’Etat attribue plusieurs attaques, dont justement celle contre la Basilique del Pilar de Saragosse du 2 octobre 2013. Ce jour là, une bombe artisanale avait explosé au cœur de la basilique. C’est de cette attaque que Monica Caballero et Francisco Solar sont accusés.

Presque six ans après la construction d’un même type d’affaire anti-terroriste par l’Etat chilien, pour lequel ils ont tou-te-s deux déjà été incarcéré-e-s, jugé-e-s, condamné-e-s puis finalement relaxé-e-s, et plus de deux ans après leur arrestation par l’Etat espagnol, Mónica et Francisco vont à nouveau comparaître dans un tribunal, face à des juges et des procureurs. Le dossier d’instruction à charge a mis en évidence le travail de gestion commun des Etats chilien et espagnol en matière d’antiterrorisme, accompagné de l’habituel lynchage médiatique caractéristique de ce genre d’affaires. Cette dernière a été le fer de lance d’un coup de vis répressif lancé contre les luttes. Il s’agissait de la première d’une série d’opérations antiterroristes préparées par l’Etat contre des anarchistes et des antiautoritaires ces dernières années, et qui ont mené à la mise en examen d’une quarantaine de personnes pour « terrorisme » à partir de l’opération Pandora. En effet, en quelques mois, des opérations anti-terroristes qui se révèlent être des opérations anti-subversifs se sont multipliées en Espagne. De l’opération Pandora à l’opération Pinata, ce sont des tas de squats et de personnes qui ont été visées, encabanées et qui continuent de subir la répression.

Depuis plus de 2 ans, Monica Caballero et Francisco Solar sont privés de liberté de manière « préventive » et se trouvent placés en isolement, avec toutes les restrictions que cela comporte. Bien qu’emprisonné-e-s le compagnon et la compagnonne n’ont jamais renoncés à leurs idées et sont restés en contact avec l’extérieur en diffusant des textes et des communiqués. Il et elle ont ainsi pu participé de cette manière à différents événements et journées de discussion organisées à différents endroits de la planète. A présent, il et elle sont confrontés à un procès qui pourra déterminer au-delà de leur propre futur, celui des autres inculpé-e-s lors des opérations policières successives, et par conséquent, du mouvement anarchiste et antagonique.

C’est pour cela que nous pensons qu’il est d’autant plus important de se solidariser avec Mónica et Francisco. Mais pas seulement pour cela, aussi parce que c’est le moment de montrer avec plus de force que jamais, que les idées anarchistes et antagoniques, celles que les Etats prétendent juger et celles qu’ils ont enfermées et dénoncées, resteront bel et bien vivantes tant qu’il y a des personnes qui ne renoncent pas à ce combat quotidien. Parce que de l’action de chaque compagnon et compagnonne dépend le futur de notre lutte.

Solidarité avec Mónica Caballero et Francisco Solar avec tous et toutes les accusé-e-s des opérations anti-terroristes successives et avec tous les prisonniers et toutes les prisonnières en lutte contre l’Etat et le capital. Ni innocent-e-s ni coupables ! Liberté pour tous et toutes ! Que notre solidarité vise plus que des mots ! Que crèvent l’Etat et la religion et que vive l’anarchie.

Quelques anarchistes et antiautoritaires de Caen inspiré-e-s par des textes d’ici ou là !
Plus d’infos sur : https://sous-la-cendre.info ; https://fr-contrainfo.espiv.net/ ; http://cettesemaine.info/breves/

Résumé de la première session du procès des compagnons Mónica Caballero et Francisco Solar

mercredi 9 mars 2016

Notons que cette enflure de juge a constamment interrompu les deux compagnons alors qu’ils faisaient leurs déclarations, utilisant la toute puissance de ceux qui décident d’envoyer en prison des milliers de personnes : « Ne nous faites pas une déclaration politique, cela ne nous intéresse pas ! » et elle a aussi menacé de sortir le public de la salle (des proches et des compagnons) si l’attitude de politisation du procès persistait.

 

Le procès venait juste de commencer lorsque l’un des avocats de la défense est intervenu pour rappeler à l’audience qu’un texte avait été présenté mettant en avant le manque d’impartialité de la part du tribunal et la demande qu’il soit changé. Une autre forme de procès a aussi été demandée, dans laquelle les accusés font leurs déclarations en dernier, après tous les témoins et experts. Face au refus du tribunal le procès a débuté par les déclarations de Francisco et Mónica, qui ont refusé de répondre aux questions du procureur et à l’accusation spécifique, répondant uniquement aux questions de leurs avocats.

Tous les deux ont affirmé les idées anarchistes, et ont nié la responsabilité de l’attaque de la Basilique del Pilar, ainsi que l’appartenance à une quelconque organisation, qui comme la littérature policière le décrit, se compose de chefs et d’une hiérarchie. Francisco a déclaré, avant d’être interrompu par la juge du tribunal Angela Murillo : « Oui je suis anarchiste parce que je comprends ce qu’est la liberté débarrassée de toute contrainte. Je crois que la liberté individuelle émerge lorsqu’il n’y a ni autorité, ni ordres ni commandements, qui ne font qu’atrophier et dégrader le comportement humain. L’État provoque la subordination et c’est à l’opposé de toute tentative de liberté ; il provoque aussi l’existence de profiteurs et d’exploiteurs ». Et au sujet des organisations il a déclaré : « elles entravent la liberté individuelle et réduisent l’initiative des personnes par des comportements établis à l’avance ». Et Mónica a déclaré : « N’importe quelle base hiérarchique est incompatible avec mon idéologie et ma manière de penser, puisque que n’importe quelle sphère de pouvoir est nuisible et entrave l’être humain ». Et en répondant à l’une des questions de son avocate elle en a profité pour réaffirmer ses liens d’affinité et de solidarité avec d’autres compagnons prisonniers.

Après les déclarations des compagnons, c’était le tour des témoins, commençant par plusieurs policiers, neuf d’entre eux, qui ont participé à l’enquête. Dans leurs déclarations ils sont tombés dans des contradictions au sujet de la collaboration et des informations fournies par l’État chilien et sur comment cela a pu amener l’enquête à se focaliser sur Mónica et Francisco. Dans ce sens, l’un des avocats de la défense a présenté comme preuve une note de presse de la Direction Générale de la Police Nationale, qui donnait des informations sur l’opération et assumait comme une réussite la collaboration entre États. Cependant, le tribunal ne l’a pas prise en compte. La méthodologie employée pour identifier les accusés a aussi été remise en question, et donc aussi la véracité de ses résultats.

À la suite, ce sont les témoins de l’explosion dans la basilique qui ont fait leurs déclarations. En premier, la femme qui a été blessée à l’oreille, a déclaré qu’alors qu’elle était en train de prier deux personnes se sont approchées d’elle et l’une d’entre elles l’a informé qu’elle devait abandonner le lieu. Cependant elle n’est même pas capable de dire s’il s’agissait de deux hommes ou d’un homme et d’une femme. Elle a seulement vu le profil d’un homme qu’elle ne pourrait pas identifier.
Les deux autres témoins sont un gardien de sécurité et un gardien de la Basilique del Pilar, qui à part décrire le moment de l’explosion, se sont efforcés de transmettre la sensation de danger qu’ils ont ressenti. Il faut aussi dire que quelques jours avant le procès, le clergé de Saragosse s’est retiré de l’accusation.

[Traduit de l’espagnol de Publicacion Refractario.]

Source : Non Fides.

Saint-Nazaire : Nous ne sommes pas de ceux qui appellent à sauver le monde du travail.

 Posted by on 10 mars 2016 at 16 h 15 min  Actualité Internationale, Anarchisme, Chômage / Précarité / Travail / Syndicalisme / Capitalisme, Luttes sociales  Commentaires fermés sur Saint-Nazaire : Nous ne sommes pas de ceux qui appellent à sauver le monde du travail.
Mar 102016
 

jeudi 10 mars 2016

Ce tract a été distribué — et lu à la tribune syndicale — par des lycéen(ne)s lors de la manifestation de Saint-Nazaire (5 000 personnes), aujourd’hui 9 mars 2016 Les manifestant(e)s qui le distribuaient portaient une pancarte où l’on pouvait lire : « Le capitalisme, on l’engraisse sans arrêt. Quand est-ce qu’on le bouffe ? »

 

Ni futures chômeurs.euses ni futures travailleurs.euses

Si nous voulons abandonner le salariat…

C’est pour choisir enfin de gérer librement notre énergie et notre temps de vie. C’est pour agir dans nos vies selon nos aspirations et nos besoins individuels et collectifs. Par conséquent c’est fuir le travail dicté par les aspirations et les besoins des patrons, des entreprises et du marché.

Nous pensons que le travail, qu’il soit en usine ou dans des bureaux, bien ou mal payé, qu’il nécessite de longues ou de courtes durées d’étude, ne libère pas.

Au contraire, il vise plus à nous occuper l’esprit et à nous désintéresser des questions éthiques de nos vies et de nos sociétés, à nous contraindre à la survie et de fait à la consommation.

Abandonner la spécialisation

Qu’est-ce que la spécialisation ?

C’est faire toute sa vie la même chose. C’est le monopole des savoirs. C’est être chacun élite dans sa propre profession, coupé des autres savoirs et savoirs-faire, réduit par sa branche. C’est l’organisation de castes professionnelles (Caste étudiante, artistique, ouvrière, fonctionnaire, politicienne, enseignante…)

Nous voulons abandonner la spécialisation car nous croyons que chacun.e peut adopter une fonction politique, enseignante, étudiante, artistique et manuelle à la fois. Ce n’est qu’avec des individus épanouis qu’une société épanouissante peut s’organiser.

La domination à l’école comme au travail.

Qu’on soit élève, salarié.e ou professeur.e, nous subissons la hiérarchie au quotidien. Nous sommes éduqué.es à avoir peur de nos hiérarchies, du parent, du patron, du flic, etc.

Espérer un avenir meilleur c’est construire une autre organisation de vie, où le travail est un outil et non un but. C’est questionner la domination sous toutes ses formes. Car la domination est une logique de société comme peut l’être la solidarité.

Des solutions ? Les copains c’est mieux que les patrons.

Nous pensons que nous seuls pouvons prendre les décisions qui concernent nos vies. C’est pourquoi nous luttons hors des partis politiques ou des syndicats qui tenteront, dès que l’État le leur proposera, de négocier avec lui au nom des travailleurs.euses et étudiant.es. S’organiser à notre échelle avec nos copains.ines, se réapproprier nos vies, que nos passions, nos envies et nos besoins constituent nos activités principales. Que l’on trouve du sens à ce que l’on produit, à ce que l’on vit.

Nous ne sommes pas de ceux qui appellent à sauver le monde du travail.

CLV (Crew virus libertaire)
Contact : crewviruslibertaire (at) riseup.net

[Repris de Lignes de Force.]

« Loi Travail » : affrontements avec les flics, attaque du PS, de banques et de caméras, c’est parti !

 Posted by on 10 mars 2016 at 12 h 59 min  Actualité nationale, Chômage / Précarité / Travail / Syndicalisme / Capitalisme, Luttes sociales  Commentaires fermés sur « Loi Travail » : affrontements avec les flics, attaque du PS, de banques et de caméras, c’est parti !
Mar 102016
 

Brèves du désordre:

Manifestation-loi Travail : incidents en cours place Bellecour

Lyon Capitale, 09/03/2016 à 16:00

Alors que la manifestation contre la loi El Khomry se passait dans le calme, des altercations avec les forces de l’ordre ont eu lieu à la Guillotière et sur la place Bellecour où des affrontements sont toujours en cours.

Au moins 7000 personnes étaient venues manifester ce jeudi à Lyon. Tout s’était passé dans le calme jusqu’à l’arrivée du cortège à Jean Macé qui devait être le lieu de dispersion du cortège. Environ 1000 personnes ont pourtant continué leur chemin en remontant l’avenue Jean Jaures vers la Guillotière. Près de la fédération PS du Rhône, des altercations ont eu lieu entre manifestants et force de l’ordre vers 15h30.

Ces derniers se sont échangés jets de projectiles et de gaz lacrymogène. Alors que la situation s’était un peu calmée, le cortège a poursuivi sa route pour retourner place Bellecour.

Sur la grande place de Lyon, la police a de nouveau utilisé des gaz lacrymogènes. La place est actuellement bouclée. De nouveaux affrontements sont en cours. Les policiers ont chargé. Un hélicoptère est sur zone. Le gaz s’est répandu sur toute la place et gène particulièrement les personnes qui s’y trouvent.


Mobilisation Loi Travail : légers débordements lors du rassemblement lycéen à Paris

France Info mercredi 9 mars 2016 12:36

Le rassemblement lycéen à l’appel de l’UNL et de la FIDL, prévu à 11 heures place de la Nation à Paris, s’est transformé en manifestation spontanée. Certains des participants ont pris de court les CRS déployés en masse sur la place, et ont pris le chemin de la place de la République où un grand rassemblement est prévu à partir de 14 heures à l’appel des syndicats.

Comme l’a constaté l’envoyée spéciale de France Info Alice Serrano sur place, les manifestants ont bloqué la circulation sur les bords de Seine. Des actes de violence ont été commis en marge de ce cortège improvisé, des jeunes cagoulés et vêtus de noir ont jetté des oeufs sur des agences bancaires, plusieurs distributeurs automatiques de billets ont été cassés à coup de matraque, une caméra de vidéo-surveillance a également été détruite. Des devantures de boutiques ont été taggées.

Parmi les manifestants se trouvent des membres de groupes de gauche radicale dont les slogans dépassent le mot d’ordre de la mobilisation initiale, demandant le retrait du projet de loi El Khomri. Des slogans hostiles à la prolongation de l’état d’urgence et plus généralement au gouvernement accusé de « ne plus être de gauche » ont également été entendus.


Niort (Deux-Sèvres) : le PS et la BAC

Dans les Deux-Sèvres, le siège de la fédération socialiste a également été prise pour cible à Niort, dans la nuit de mardi à mercredi. La devanture a été taguée. La fédération du PS a décidé de porter plainte.
(France Info mercredi 9 mars 2016 12:50)

Ce mercredi à 13 h 10 juste devant les halles de Niort, un jeune homme a été interpellé par les policiers de la brigade anti-criminalité : il est suspecté d’avoir dégradé trois véhicules de police en passant devant la préfecture, deux pneus crevés sur l’un et des tags sur les deux autres.

Un cortège s’est formé en direction de l’hôtel de ville puis du siège du Medef, rue du Petit-Banc. Les portes du site étaient fermées mais des manifestants ont escaladé les grilles pour forcer leur ouverture. Le flot des manifestants s’est répandue dans la cour aux cris de  » Ce n’est pas le Medef qui fait la loi « , un cordon de policiers empêchant une intrusion à l’intérieur des locaux.
(La Nouvelle République, 09/03/2016 13:25)


Rouen : le PS

En marge de cette mobilisation, à Rouen des manifestants s’en sont pris aux locaux du Parti socialiste de Seine-Maritime. La façade a été dégradée, de la peinture noire et des tags recouvrent l’entrée principale.
(France Info, mercredi 9 mars 2016 12:50)

Mais qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu ?

 Posted by on 10 mars 2016 at 12 h 53 min  Actualité locale, Anarchisme, Chômage / Précarité / Travail / Syndicalisme / Capitalisme, Informations locales et vie des collectifs locaux.  Commentaires fermés sur Mais qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu ?
Mar 102016
 

Texte distribué lors de la manif du 9 mars à Caen:

« Ni CPE, ni CDI, tout ce qu’on veut, c’est rester au lit »,

Slogan de 2006 contre le CPE

Les raisins de la colère.

Nous avons toutes les raisons de nous révolter. La dernière réforme annoncée du Code du travail est une nouvelle attaque de ceux et celles, élus, patrons, technocrates qui prétendent diriger nos vies. Elle vise à détruire les rares protections collectives des salarié-e-s. Les licenciements seront encore facilités, les heures supplémentaires encore moins payées, la durée du travail décidée unilatéralement par les patron-e-s, les amplitudes horaires encore amplifiées, les temps partiels, touchant essentiellement les femmes, multipliés etc. Bref, sûr de notre résignation, le gouvernement entérine la bonne nouvelle : nous ne sommes que de la chair à patrons, nous devons nous adapter aux entreprises et à l’économie ou crever. Cette réforme s’ajoute à la destruction de l’assurance chômage, au contrôle renforcé des plus pauvres, à la gestion policière et raciste des migrants et des migrantes, à l’état d’urgence, à la répression toujours plus violente, aux ravages industriels…

Face à ces attaques, certains et certaines ont décidé d’opposer leur détermination à lutter : contre le projet d’aéroport international et en solidarité avec l’expérience de la ZAD à Notre-Dame-des-Landes, en solidarité avec les migrants et migrantes, contre la répression des syndicalistes de Goodyear condamnés à de la prison ferme pour s’être révoltés, contre l’état d’urgence renforçant le contrôle sur nos vies et réprimant les classes jugées dangereuses, en premier lieu celles et ceux soupçonnés d’être musulmans, mais aussi les classes populaires, les petits trafiquant-es, les révolté-es, les militant-es. Toutes ces luttes combattent un monde qui n’a rien d’autre à nous proposer qu’exploitation, oppressions, flicage, désastres, inégalités, vies mutilées.

Renouer avec les luttes.

Des luttes nous en avons connues. Il y a 10 ans, certains et certaines d’entre nous étions de ceux et celles qui luttaient contre le Contrat Première Embauche. Il visait à instituer une période d’essai prolongée pour les jeunes. En novembre 2005, des émeutiers et émeutières avaient montré la voie en foutant le feu aux institutions qui quadrillent leur quartier, aux entreprises qui venaient piller les aides accordées aux zones franches, en mettant en échec les flics. Quelques semaines plus tôt, à Clichy-sous-bois, Zyed et Bouna mourraient alors qu’ils avaient tenté de se réfugier dans un transformateur électrique, poursuivis par les flics, tandis que Sarkozy annonçait sur la dalle d’Argenteuil la guerre à la « racaille ».

Quelques mois plus tard, au printemps 2006, des centaines d’étudiants et étudiantes, de lycéens et lycéennes, de travailleurs et travailleuses, de chômeurs et chômeuses ont occupé les facs et les lycées. A Caen, comme dans de nombreuses villes, s’est alors expérimenté une vie collective faite de révolte, d’auto-organisation et de joie. Dans les batiments occupés c’est le travail qui était questionné, le capitalisme et l’Etat, mais également les différentes dominations, les relations amoureuses, les hiérarchies, l’emprise technologique et médiatique. Les mouvements sont l’occasion d’une rupture avec la temporalité du capital. Le temps s’extrait, dans la grève, du chronomètre du patron, ou de la succession monotone de cours ineptes. Les lieux occupés sont investis par la vie, les discussions s’y déployant cassent la routine et les a priori. Les affrontements autour des relations de pouvoirs s’y jouant structurent notre anti-autoritarisme. Ce qui se forge dans cette interruption du quotidien, c’est la possibilité de faire un pas de côté. Des milliers de personnes sont alors descendues dans les rues, ont occupé des bâtiments administratifs, bloqué la gare et le périph, affronté les flics. Pour de plus en plus de grévistes, il ne s’agissait plus de lutter contre le CPE, mais contre la précarité en général, et le monde dans lequel on nous intime de vivre. Au-delà d’avoir enterré le CPE, ce mouvement est resté gravé chez les grévistes comme l’expérience qu’il est possible de vivre autrement et de bousculer l’ordre existant.

Vive la Sociale !

Il ne s’agit pas tant de sauver un Code du travail ne visant finalement rien d’autres qu’à rendre plus supportable les conditions de notre exploitation, mais surtout de mettre un coup d’arrêt à tout ce qu’on se prend dans la gueule depuis des années, de partager des gestes d’insoumission, de reprendre un peu nos vies en mains et de nous tenir debout quand ils veulent nous écraser. Les attentats de Paris ont été pour le pouvoir l’occasion de nous tenir en rang. L’appel à l’unité nationale contre le terrorisme et l’état d’urgence ont permis d’offrir une légitimité à tous les mauvais coup. Au patriotisme militaire, s’est ajouté le patriotisme économique.

Nous avons pourtant bien d’autres manières de lutter contre l’Etat islamique sans nous en remettre à des gens qui veulent diriger nos vies et en profitent pour nous soumettre davantage : en nous solidarisant avec les migrants et migrantes, avec les kurdes combattant Daesh en Syrie ou en Irak, en propageant les luttes d’émancipation partout, en ne cédant pas à l’arbitraire et au chantage ici. Face à la soumission dans laquelle le pouvoir vise à nous enfermer, nous proposons de rompre les rangs par la guerre sociale, avec pour armes notre solidarité et notre détermination.

Nous pouvons répondre à ces attaques et construire dès à présent des expériences et des liens entre nous structurant les fondations d’un monde plus désirable. Multiplions les assemblées autonomes de lutte entre égaux, les liaisons entre les révoltes, les manifs sauvages, les grèves, les blocages, les occupations, les sabotages. Tout cela en visant à en finir avec ce système d’exploitation et d’oppressions, pour une société plus libre et plus égalitaire.

Collectif Sans Nom.

Contact : collectifsansnom(at)riseup.net

____________

Infos et analyses : sous-la-cendre.info

Pour info, le local Apache organise une causerie autour de la loi El Khomri: analyses et perspectives le samedi 19 mars à 16h, 35 bvd Poincaré, CAEN (arrêt de tram Poincaré).

Le collectif sans nom est un collectif antiautoritaire caennais créé il y a environ un an. Il vise à lutter contre toutes formes de domination et d’oppression (racisme, sexisme, capitalisme, Etat, industrialisme…), dans une perspective de rupture avec le monde existant en vue de construire une société égalitaire et libertaire.

Mar 102016
 

Retour rapide sur la mobilisation de mercredi 9 mars à Caen:

Le matin, des lycéens et lycéennes de Fresnel et Rostand ont essayé de bloquer leur bahut, mais ont échoué face à la pression de l’administration.

Dès 12h30, une assemblée générale avait lieu au campus 1 de l’Université. 200 personnes s’y sont retrouvées, étudiant-es, travailleur-euses, chômeur-euses. Il y a été question de la réforme du code du travail, mais aussi des différentes attaques qu’on se prend dans la gueule, comme l’état d’urgence, la répression, la réforme du chômage, différentes lois précédentes (ANI, Macron etc.), ou de solidarité avec les migrants et migrantes, des luttes en cours dans d’autres secteurs (cheminots notamment). Cette assemblée générale s’est constituée comme assemblée générale de lutte, ouverte à tous et toutes (tant que les personnes s’inscrivent dans cette dynamique de lutte), et autonome de tout parti ou organisation syndicale. Ci-dessous, l’appel de cette AG.

A 15h, plusieurs milliers de personnes se sont retrouvées à l’esplanade à côté du campus 1. Un cortège déterminé s’est élancé pour une manif sauvage, partant rue saint-jean jusqu’aux ponts de l’orne, puis revenant vers le château, coupant par la rue saint-pierre pour rejoindre la mairie et se terminant devant la préfecture. Plusieurs tentatives de la CGT, puis de l’UNEF et UNL pour faire respecter un petit parcours déposé en Préfecture à l’initiative de l’UNEF, et donc de diriger la manif, ont échoué. Systématiquement, et conformément à la décision prise en AG, la manif a débordé ces tentatives. Ambiance déterminée, beaucoup de slogans dépassant largement l’opposition à la réforme du code du travail. Des affiches contre l’état d’urgence et en solidarité avec les migrants et migrantes ont été collées pendant le parcours. Devant la préfecture, la Brigade d’intervention était déployée. Plusieurs slogans contre la police ont été balancés et repris.

Prochains RDV relayés par cette AG: jeudi 10 mars 17h30: comité de lutte amphi D1 (campus 1)

mardi 15 mars: 10h assemblée générale de lutte (rdv galerie vitrée, campus 1) ; 17h30 rassemblement et manif (rdv phénix, campus 1)

jeudi 17 mars: journée de mobilisation nationale

Et un article d’Ouest-france: http://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/loi-travail-ce-quil-faut-retenir-de-la-manifestation-caen-4084026