juil 032015
 

vendredi 3 juillet 2015

Dans la nuit de samedi 27 juin 2015, un concert en plein air du groupe UB40 se tenait à Zuiderpark à La Hague aux Pays-Bas, lorsque les flics ont brutalement interpellé un homme de 42 ans, Mitch Henriquez, originaire d’Ariba (une île caraÏbéenne des Pays-Bas), qui rendait visite à sa famille à La Hague. Il est mort le lendemain à l’hôpital après avoir été étouffé par les porcs à l’arrière d’un fourgon. Cet assassinat policier a tout de suite suscité une vague de rage qui s’est déchaînée contre la police : le lundi soir, des centaines de personnes sont descendues dans les rues du quartier de Schilderswijk : 200 personnes ont encerclé le commissariat du secteur (‘De Heemstraat‘) en criant “assassins, assassins !!” en direction des forces de l’ordre . Les keufs ont chargé la foule vers 21h à l’aide de chiens et de canons à eau. La foule a répliqué par des jets de pierres et tirs de feux d’artifice. Du mobilier urbain ainsi qu’un hangar de chantier ont été cramés, des commerces et des banques ont été attaqués à coups de pavés. Les transports ont du être interrompu toute la soirée. 16 personnes ont été interpellées à l’issue de la nuit.

 

La colère a continué à s’exprimer les deux nuits suivantes, durant lesquelles des véhicules de police ont été défoncés ; Des vitrines de plusieurs commerces et banques ainsi que leurs distributeurs de billets ont été détruits. Les émeutiers ont également attaqué le commissariat de quartier et un théâtre : le mobilier a été sorti dans les rues, servant de barricades aux enragés. Les flics ont confirmé dans la presse que des flics à vélo avaient été assaillis par des émeutiers à Hobbemaplplein et que pour se dégager, ils avaient du faire usage de leur artillerie. Durant la troisième nuit d’émeute, 34 émeutiers présumés ont été interpellés, dont 11 mineurs. Un homme a été arrêté pour avoir balancé de l’essence sur des officiers, sans les blesser. Au cours de ces trois nuits d’émeutes, près de 68 personnes ont été arrêtées.

L’épicentre de la révolte est Schilderswijk, un des quartiers les plus pauvres des Pays-Bas, où 90% de la population pauvre est d’origine turque et marocaine.

Du côté du pouvoir, les ministres appellent au calme tout en adoptant une posture critique vis-à-vis des policiers concernés afin de ramener la paix sociale. Cinq policiers ont été suspendus le temps de la durée de l’enquête.

Le pouvoir a d’ores et déjà annoncé que les images vidéos seront analysées et que d’autres arrestations sont à suivre.

[Reformulé de la presse anglophone par Le Chat Noir Emeutier.]

Source : Non Fides.

juil 032015
 

jeudi 2 juillet 2015

L’Etat grec est à la recherche de complices. Le référendum est la meilleure façon de les trouver. En offrant généreusement des illusions de libre-arbitre et en nous faisant contribuer au projet de son renforcement, son désir le plus fou est matérialisé : Nous serons ceux qui fermerons leur propre pierre tombale ! Le dilemme est simple : oui ou non ? Mauvais créanciers étrangers ou bonne gestion de l’État par la gauche ? Mémorandum lourd ou léger ? Mesures coûtant 12 milliards ou 8 milliards ?

 

Encore une occasion de mettre nos vies dans les mains du gouvernement et des sauveurs. Une autre occasion pour l’unité nationale, pour oublier ce qui nous divise et nous unir à la foule bigarrée (fascistes, patriotes, patrons, bons citoyens) pour faire face à l’ennemi extérieur commun, les prêteurs, et en chemin dédouaner les patrons locaux de toute responsabilité.

En tant que lycéens anarchistes, nous choisissons de nous abstenir au référendum (bien que nous n’ayons pas le droit de vote). Nous nous opposons aux dilemmes du système et aux illusions, et nous clarifions d’avance que nous ne participerons à aucune procédure institutionnelle ou électorale du gouvernement. Parce que tout simplement, un tel processus, comme chaque option qui nous est donnée par ce biais, vise à stabiliser le système et à préserver-renforcer la domination nationale et institutionnelle de l’État. Néanmoins, nous ne soutenons pas l’abstention comme alternative ou troisième voie, parce que nous pensons que l’abstention seule ne conduit qu’à la passivité et l’assimilation.

Donc, sur la base de cet état d’esprit, la seule abstention qui nous satisfait est celle qui résulte d’un conflit, de l’action insurrectionnelle et de la lutte anarchiste. Loin des partis et de leurs lignes. Loin des sauveurs et des dirigeants. Auto-organisés, radicaux et agressifs, car c’est seulement de cette manière que nous pourrons reprendre nos vies dans nos propres mains.

Attaque frontale contre l’État, le capital et toute forme d’autorité.

Groupe de lycéens anarchistes - Attaque anti-éducative.

[Traduit de l’anglais (et du grec) par nos soins d’Inter Arma.]

Source : Base de données anarchistes.

juil 032015
 
Prison

mardi 30 juin 2015

 

Le samedi 27 juin quelques migrants d’origine vietnamienne se sont révoltés au Centre d’enregistrement pour étrangers (CEE) de Pabrade, le seul de ce type en Lituanie. D’après les flics, dix « habitants » du CEE ont essayé de sortir en s’attaquant aux grilles, et ils ont été amplement gazés et matraqués en représailles de cette tentative d’évasion. Un flic a été blessé au bras.

 

La dizaine de mutins maîtrisée, ils ont été emmenées dans un dortoir – une prison dans la prison – où, avec les autres détenus déterminés à récupérer un peu de dignité, ils ont commencé de nouveau à attaquer les flics à coups de chaises, planches et pieds de table. Au final, trois fenêtres ont été brisées.

Suite à ça, le dortoir a été fouillé et ravagé par les flics et ils y ont trouvé quatre portables, quatre chargeurs et même quelques barres de fer ainsi que quelques couteaux.

Soulignons quand même que toutes ces infos nous sont parvenues à travers les journaflics.

En ce moment il y a 195 personnes enfermées dans le CEE de Pabrade. La seule réponse logique à une vie en cage c’est la tentative de détruire ce qui nous enferme. Personne ne devrait accepter les fils barbelés, peu importe de quel côté on se trouve. Pour cette raison on salue les révoltés de Pabrade qui s’insurgent pour un peu de dignité.

Contre toutes les frontières qui nous séparent.
Contre toutes les cages.

[Traduit du lituanien de Netvarka.]

Source : Base de données anarchistes.