juil 092015
 

En mai dernier, un mouvement social opposait des dockers de la Brittany Ferries à leur direction. Alors que le blocage d’un ferry dans le port de Ouistreham dure depuis plusieurs jours, un commando « libère », comme disent les journalistes, le ferry. Derrière cette opération commando, un patron et des actionnaires un peu particuliers : des gros légumiers bretons. Ces légumiers sont souvent les mêmes qui organisent des opérations commandos pour défendre leurs propres intérêts. A la lumière de la diversification des activités de leurs « coopératives » dans l’actionnariat, ils n’ont pas l’air de trop mal se porter. Que cette action commando ait eu lieu à Ouistreham, dont le maire, Romain Bail, est un ancien anti-bloqueur durant l’occupation de l’université de Caen en 2006 pendant le CPE, est pour le moins ironique. A la suite, deux récits journalistique de l’opération, qui rappelle par bien des aspects la « libération » de Sivens, et un récit du site très bleu, blanc et surtout rouge d’intiative communiste journal mensuel du pôle de renaissance du communisme en France.

 

Brittany Ferries. Patron et actionnaires libèrent de force le ferry

Le Mont-Saint-Michel était bloqué sur les quais de Ouistreham depuis mercredi à la suite d’une grève des dockers. Ces derniers, en colère, bloquent depuis hier soir l’avant-port.

Trois remorques et des engins de tractage en travers, une banderole, les promeneurs nombreux sur le port d’Ouistreham, hier après-midi, avaient une animation singulière.

Les dockers, en grève depuis mercredi, sont sortis des ateliers pour montrer leur mécontentement au grand jour. Raison de cet affichage : l’action commando des actionnaires de la Brittany-Ferries pour libérer le navire Mont-Saint-Michel, bloqué depuis mercredi.

Cherbourg aussi ?

« Le président du directoire, Jean-Marc Roué était accompagné d’une vingtaine de producteurs de légumes des coopératives propriétaires de la Brittany-Ferries », confirme la compagnie, sans donner plus de détails sur l’opération, dans la nuit de samedi à dimanche. « Ils sont arrivés vers 2 h 45, raconte Jérôme Coeuret, délégué syndical CGT de la société des dockers manutentionnaires du Calvados. L’opération avait été bien préparée. En un quart d’heure, ils ont détendu les amarres et libéré le navire. Les quatre camarades qui surveillaient le bateau n’ont rien pu faire. »

Le navire a accosté quelques minutes, dimanche, à 12 h, à Roscoff (Finistère) avant de repartir. Il mouille depuis dans la baie de Roscoff. Au passage, les grévistes dénoncent l’entrée du « commando dans la zone à risque sans autorisation » et la navigation du bateau « convoyé jusqu’à Roscoff avec un équipage insuffisant ». Des critiques auxquelles la compagnie n’a pas souhaité répondre hier.

Dans un communiqué, elle précise que cette opération avait pour but « de reprendre le contrôle du navire, retenu en otage par le chantage d’une minorité ». Elle rappelle que le blocage, en cours depuis quatre jours, « entraîne des pertes colossales pour la compagnie dans un contexte économique difficile et les actionnaires ont pris leurs responsabilités. Ce blocage ne pouvait se poursuivre car il engendrait des risques majeurs et avait un impact négatif pour la clientèle. »

Un épisode qui ne va pas améliorer les relations entre dockers et direction. « Nous allons rester le temps qu’il faudra », annoncent les 35 dockers de Ouistreham. La grève porte sur des revendications salariales : une hausse de 4 % pour les bas salaires « et le gommage des différences de salaires entre salariés occupant la même fonction ou appartenant à des mêmes catégories ».

Après une rapide réunion mercredi, le dialogue est rompu. « Ce chantage est inacceptable, poursuit le communiqué de la direction de Brittany-Ferries. Les négociations salariales annuelles viennent de s’achever avec des efforts salariaux bien au-delà de l’inflation 2014. »

Depuis mercredi, le Normandie, second navire à assurer la liaison Caen-Portsmouth, était dérouté vers Cherbourg. Mais les dockers du Cotentin devaient eux aussi se mettre en grève à partir de hier soir, minuit.

Jean-Luc LOURY.

Source : Ouest-France.

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Des agriculteurs et le PDG de ­la compagnie ont libéré un de leurs navires bloqué à quai.300 semi-remorques arrivent dans le port de Ouistreham ­chaque jour.

L’opération n’aura duré que quelques minutes. Dans la nuit de samedi à dimanche, un commando d’une vingtaine d’hommes habillés de noir a pris d’assaut la passerelle de Caen-Ouistreham pour « libérer » un des navires de la Brittany Ferries, le « Mont-Saint-Michel », bloqué à quai depuis mercredi. Original et inhabituel par ses acteurs, le coup de force a été mené par un groupe de producteurs de légumes des coopératives, propriétaires de la compagnie bretonne, avec, à leur tête, Jean-Marc Roué, le président de la Brittany Ferries. « Cette opération surprise s’est déroulée sans heurt, et le bateau, tenu en otage par le chantage d’une minorité, a appareillé dans le milieu de la nuit vers Roscoff, où il est arrivé dimanche », a confirmé la direction. « Ils sont montés à bord par surprise. Comme nous n’avons pas voulu larguer les amarres, l’un deux a été sectionné et le bateau est parti la porte encore ouverte », racontent deux des quatre dockers présents au moment des faits.

A l’origine du conflit entamé à Ouistreham la semaine dernière, les revendications de la Société des Dockers et Manutentionnaires du Calvados, une filiale de la Brittany Ferries qui regroupe 35 salariés avec les CDD. Ils demandent une augmentation de 4 à 5 % pour les bas salaires. « Les marins et autres personnels ont obtenu des avancées. Pour nous, la direction ne va pas au-delà des 0,7 % de la négociation nationale des dockers », souligne Yannick Dornel, délégué du personnel de la SDMC. « C’est un chantage inacceptable à l’heure où les négociations annuelles avec l’ensemble des partenaires sociaux venaient de valider des efforts salariaux équitables », répond la direction.

Blocage du port

L’opération qualifiée d’acte de piraterie par la CGT des marins du Grand Ouest est une première, même si, par le passé, la Brittany Ferries a déjà agi avec fermeté. En 2012, confronté au refus des syndicats de signer son plan de retour à la compétitivité, la direction avait organisé, pendant plusieurs jours, un black-out de l’ensemble de sa flotte, contrainte de rester à quai.

La Fédération des ports et dockers a, dès hier, appelé les ports de Cherbourg et du Havre à la solidarité avec les grévistes. Sans succès. Seul le doute subsiste sur le sort réservé aux deux bateaux de la ligne de Ouistreham, le « Mont-Saint-Michel » (au mouillage devant Roscoff) et le « Normandie ». Dans le port bas-normand, chaque jour, plus de 300 semi-remorques entrent et sortent des navires assurant les trois liaisons quotidiennes avec Porsmouth. Hier soir, le blocage était toujours en cours.

Philippe Legueltel

Source : Les Echos.

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Grève à la Brittany Ferries : le conflit s’envenime

Le trafic Ouistreham-Portsmouth a été interrompu ce week-end en raison d’une grève des dockers de la Brittany Ferries du port de Ouistreham. Le mouvement a débuté le 6 mai dernier. Ils réclament une augmentation de salaire aux alentours des 4% et une harmonisation des rémunérations en fonction du statut.

Le Mont-Saint-Michel était bloqué à quai jusqu’à l’intervention « d’actionnaires de la compagnie » et du PDG Jean-Marc Roué, en personne. L’opération s’est déroulée dans la nuit de samedi à dimanche vers 2h45 du matin. Ils sont tous arrivés par autobus depuis la Bretagne. Le PDG assume son action : « J’ai participé à cette opération avec des producteurs de légumes des différentes coopératives propriétaires de la Brittany Ferries » a-t-il déclaré dimanche en fin d’après-midi. Le bateau Le Mont Saint-Michel est arrivé ce dimanche 10 mai à Roscoff vers midi. Il serait au mouillage au large du port breton.

Les dockers de la Brittany Ferries de Ouistreham sont en grève depuis le 6 mai. Ils réclament une augmentation de salaire de 4%. Le Président Jean-Marc Roué est intervenu cette nuit avec une vingtaine d’agriculteurs bretons pour permettre le transfert du navire Le Mont Saint-Michel vers Roscoff.

Source : Initiative communiste.

juil 092015
 

En novembre 2014, un groupe de personnes cagoulées cadenasse les portes de la Brigade Criminelle de la Police judiciaire pour lancer ensuite un grand nombre de cocktails Molotov contre le repaire policier, en plus d’incendier la voiture d’un flic [voir ici en espagnol, NdT]. Rapidement, les personnes masquées se retirent sans que les misérables policiers ne parviennent à sortir de leur surprise et à répondre. La journée s’achève sans aucune arrestation et l’orgueil des policiers est piétiné et calciné.

 

L’autoproclamée Unité de Force de Mission pour les Délits Complexes de la Police Judiciaire formée spécialement pour enquêter sur des attaques incendiaires et explosives, s’empare de l’affaire pour retrouver les auteurs de l’attaque. Après 7 mois d’« investigations », la police vient arrêter 5 compagnon-ne-s en les accusant de participation à l’attaque incendiaire.

Víctor Quijada, Felipe Román, Manuel Espinoza, Natalia Alvarado et María Paz Vera sont arrêté-e-s au matin du 2 juin dans différents domiciles de Santiago pour être mené-e-s sur l’autel de la justice.

Les compagnon-ne-s sont accusé-e-s de port d’arme (cocktails Molotov) ainsi que d’incendie d’un lieu habité, de plus on aurait signalé la présence d’un engin explosif dans la maison d’un des compagnons. Le 8e tribunal a envoyé les compagnon-ne-s en détention préventive. Les compagnonnes sont à la prison de San Miguel, tandis qu’on espère que les compagnons seront envoyés à la prison/usine Santiago 1. Le tribunal a fixé un délai de 45 jours pour les enquêtes.

En dehors du tribunal, des ami-e-s et proches se sont affronté-e-s avec les maton-ne-s et les journalistes, soutenant directement leurs ami-e-s et enfants incarcéré-e-s.

La police a affirmé être arrivée à eux grâce à une emprunte digitale trouvée sur un sac plastique laissé par les personnes masquées à l’intérieur de l’université avec les vêtements utilisés pour l’attaque, puis avec cette donnée et l’identification supposée d’un des participants, ils auraient fait des écoutes téléphoniques qui, à leurs oreilles et après réinterprétation policière, leur auraient permis de retrouver les 4 autres personnes arrêtées. Les flics qui gardaient les 5 compagnon-ne-s ont commencé à collecter des mégots de cigarettes et des emballages de nourriture qu’ils laissaient pour comparer leur ADN avec celui trouvé sur les vêtements, et avec cette comparaison ils auraient décidé de les inculper. Cette information est celle donnée par la police et le parquet.

Loin de prétendre à la culpabilité ou à l’innocence des compagnon-ne-s nous souhaitons éloigner la peur et la paranoïa que construisent les discours des puissants et en particulier la Police Judiciaire qui se vante de ses moyens techniques et scientifiques et ses brigades spécialisées. Ses griffes et ses scientifiques parapoliciers ne pourront pas freiner le combat irréductible et contagieux, nous ne laisserons pas la peur et leur prétendue omniprésence freiner la solidarité avec les compagnon-ne-s inculpé-e-s et la haine des flics.

Nous faisons un appel ouvert à la solidarité avec les compagnon-ne-s !

Nous espérons que toute information, de solidarité, sur la situation carcérale ou informative puisse être envoyée pour pouvoir être plus précis dans l’information.

Toute notre solidarité avec les inculpé-e-s !

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[Traduit de l’espagnol par nos soins de Publicación Refractario.]

Diffusons l’attaque contre le Pouvoir et tout le corps policier

Le 24 novembre 2014, des personnes masquées ont attaqué avec des cocktails Molotov la Brigade Criminelle de la Police Judiciaire rue Condell, en face de l’Académie d’Humanisme Chrétien, dans la commune de Providencia [à Santiago, NdT]. Au cours de l’attaque incendiaire, deux voitures des misérables policiers ont été brûlées et, selon la presse mercenaire, quelques flics ont été blessés durant l’action.

La réponse du Pouvoir et de son bras policier et propagandiste a été de vociférer des menaces et de promettre vengeance contre les combattant-e-s ayant ciblé l’action et attaqué de front la misérable institution de la PJ. Dans ces moments difficiles pour la pratique insurrectionnelle, ce fut un beau geste de violence révolutionnaire qui remplit d’air et de moral nos cœurs sincères et anarchistes.

Prévenant les jours précédents à travers la presse [i], la police a concrétisé ses menaces, et le jeudi 2 juillet elle a arrêté 5 compagnon-ne-s supposément impliqué-e-s dans l’attaque. Nous refusons catégoriquement toute position victimisante qui parlerait de montages et de criminalisation de la contestation sociale ou du mouvement étudiant. Les demandes de réformes ne nous intéressent pas, nous n’en faisons pas partie, mais nous nous infiltrons dans ses carnavals et ses marches avec notre artillerie antiautoritaire et une attitude de combat permanent cherchant à rompre à tout moment la normalité et la paix sociale.

L’action révolutionnaire se défend en radicalisant nos irréconciliables tensions et convictions de Guerre. L’action révolutionnaire n’est pas un montage, c’est un coup offensif, la réponse du Pouvoir n’est pas un montage, c’est la réponse répressive contre ceux qui attaquent ses structures et entonnent des chants de Guerre.

Aujourd’hui, le Pouvoir, ayant les compagnon-ne-s entre ses griffes, annonce déjà de lourdes condamnations et une vengeance sournoise, devant ce pronostic et ce scénario répressif nous ne devons pas perdre le moral, il faut s’élever ensemble avec la conflictualité et les gestes solidaires avec chacun-e des compagnon-ne-s en affinité enfermé-e-s entre les murs des prisons. Nous faisons un appel ouvert à la solidarité combative, et à serrer les rangs face aux positions victimisantes qui continuent chaque fois que le Pouvoir frappe et enferme des proches.

Solidarité active et insurrectionnelle avec les inculpé-e-s de l’attaque contre la caserne de la PJ ! Solidarité active et insurrectionnelle avec les prisonnier-e-s de la guerre sociale !

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[Traduit de l’espagnol par nos soins de Contrainfo.]

Notes

[i] El Mercurio, édition du 16/06/15, page 5 : « Des pistes émergent sur l’attaque de la Brigade des Homicides ». De la même manière, La Segunda publie en page 15 le même jour que l’arrestation d’Enrique Guzmán : « Un quatrième identifié dans l’attaque à la bombe de l’Ecole Militaire ».

Source : Base de données anarchistes.

juil 092015
 

Une vingtaine de policiers sont intervenus ce matin à 7h30 pour expulser
les habitant-e-s du 37 rue Beuvrelu. La DDCS annonce qu’elle reloge
uniquement les familles avec enfants soit 7 personnes, donc une douzaine
de personnes se retrouvent à la rue.

Un autre squat hébergeant quatre personnes a été expulsé ce matin rue de
Falaise.

AG À 14H AU SQUAT DE LA GUERINIERE

RUE DU PÈRE JOSEPH WRESINSKI

La ville de Caen a lancé une procédure d’expulsion du squat de la rue du
Père Joseph Wresinski et nous sommes convoqués au tribunal d’instance
jeudi 9 juillet à 9h.

RASSEMBLEMENT DEVANT LE TRIBUNAL D’INSTANCE

rue Lebret (poste Gambetta)

JEUDI 9 JUILLET À 8H30

Et dans l’attente du procès, nous appelons à une présence militante au
squat de la guériniere demain à partir de 5h45.

Source : Assemblée générale contre toutes les expulsions.

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Logement à Caen. Deux expulsions de squats en une matinée

Les forces de l’ordre ont expulsé une vingtaine de personnes, rue Beuvrelu, ainsi qu’une famille roumaine, rue de Caen, dans la matinée du mercredi 8 juillet 2015.

Une vingtaine de personnes occupants une maison rue Beuvrelu, au-dessus de la place du Canada dans le centre ville de Caen, ont été expulsées par les forces de l’ordre très tôt, ce mercredi 8 juillet 2015. L’expulsion s’est faite dans le calme et sans violence particulière. Seules deux familles, celles ayant des enfants en bas âge, se sont vu proposer des solutions d’hébergement d’urgence dans des hôtels.

Vitres brisées et portes défoncées

Une autre expulsion a également eu lieu dans la matinée, rue de Caen à Ifs, sur un petit terrain face au collège Guillaume de Normandie. Une famille roumaine, avec deux enfants de 24 et 6 ans, occupait les lieux. Selon la préfecture, elle s’est aussi vu proposer une solution d’hébergement. Si les occupants ne se plaignent d’aucune violence, la maison a été rendue inhabitable après l’expulsion : vitres brisées, portes défoncées, pans de murs tombés.

Source : Ouest-France.