juil 152015
 

Chantier de l’EPR de Flamanville : Bouygues condamné pour avoir recouru à l’emploi de travailleurs dissimulés

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Francine Aizicovici

Bouygues Travaux publics (TP) a été condamné, mardi 7 juillet, par le tribunal correctionnel de Cherbourg (Manche), à 25 000 euros d’amende pour avoir eu recours aux services de sociétés pratiquant le travail dissimulé et le prêt de main-d’œuvre illicite sur le chantier de l’EPR de Flamanville. Si la justice a estimé que le groupe était au courant de ces pratiques, l’amende est loin des 150 000 euros requis par le procureur.

Quatre autres entreprises ont été condamnées dans cette affaire. Commandé par EDF, le chantier a été confié à Bouygues TP qui a eu recours à deux sociétés pour ces travaux, sa filiale Quille Construction et le sous-traitant Welbond Armatures, lesquelles ont confié à l’agence d’intérim Atlanco Limited, basée à Chypre, et à la société roumaine de BTP Elco le soin de trouver des travailleurs.

Au total, ces dernières ont employé 460 salariés polonais et roumains censés avoir été détachés sur le chantier du réacteur nucléaire EPR entre 2008 et 2012. Ces sociétés sont condamnées respectivement à 70 000 et 40 000 euros, notamment pour prêt illicite de main-d’œuvre. Le procureur avait, lui, requis la peine maximale (225 000 euros), ainsi que l’interdiction d’exercer en France, contre Atlanco Limited.

Tout comme Bouygues TP, Welbond Armatures et Quille Construction ont été jugées coupables de « recours aux services d’une entreprise pratiquant le travail dissimulé, prêt illicite de main-d’œuvre et marchandage » et condamnées, respectivement, à 15 000 et 5 000 euros d’amende.

L’enquête a duré trois ans, mais la justice n’est pas parvenue à retrouver Atlanco, absente donc lors de l’audience. Cette société d’origine irlandaise ayant un bureau à Nicosie y signait des contrats avec des salariés polonais qui n’y étaient jamais venus. « Des contrats écrits en langue anglaise, pour travailler en France ! », s’exclame Jean-Pascal François, de la fédération CGT de la construction, du bois et de l’ameublement, une des parties civiles dans ce dossier. Une configuration qui ne peut correspondre au détachement de salariés régi par une directive européenne.

La CGT « déçue »

Pour Pierre Cornut-Gentille, l’un des avocats de Bouygues et de Quille qui ont décidé de faire appel, « les salariés étaient tous en situation régulière en tant que travailleurs détachés ». Le procureur, pour lequel ces salariés étrangers auraient dû, au contraire, être déclarés en France, avait souligné « le rôle central » de Bouygues TP. L’amende encourue dans ce genre d’affaire est de 225 000 euros.

La CGT se dit « déçue ». L’amende infligée à Bouygues TP « n’est rien par rapport aux plusieurs millions d’euros de cotisations sociales non versées en France pour l’emploi des travailleurs », déplore M. François, mais « c’est quand même une condamnation ».

« C’est simple, explique Flavien Jorquera, avocat de la CGT. L’avocat de Bouygues TP a souligné qu’une amende de 30 000 euros impliquerait automatiquement l’interdiction pour la société d’accéder à des marchés publics. Ce qui aurait conduit à des licenciements. » Une forme de pression sur le juge, à ses yeux, qui a conduit à cette « décision clémente ».
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2015/07/07/bouygues-condamne-pour-avoir-recouru-a-l-emploi-de-travailleurs-dissimules-sur-le-chantier-de-l-epr-de-flamanville_4674208_1656994.html#84pBbOrYKQBau5qC.99

EPR de Flamanville : vers un Bouyguesxit ?

L’entreprise Bouygues a été condamné dans l’affaire de l’EPR. Tout en étant reconnue coupable, elle écope d’une amende ridicule (25 000€) pour éviter les licenciements en cas d’interdiction d’exercer sur le territoire selon le monde.

Quelle belle excuse pour une farce juridique ! Mais quelle est donc cette justice qui se donne au nom de l’emploi et pas au nom de la loi ?

Que risque une entreprise en cas de travail illégal ?

Une société qui a recours au travail illégal directement ou par personne interposée, ou qui en fait la publicité, s’expose à des sanctions pénales et administratives.

Le travail illégal est :

  • le travail dissimulé (emploi de salariés non déclarés),
  • le prêt illicite de main-d’œuvre,
  • le cumul irrégulier d’emplois,
  • l’emploi irrégulier de travailleurs étrangers (sans titre de travail),
  • la fausse déclaration pour obtenir des revenus de remplacement.

En cas de sous-traitance, l’entreprise donneur d’ordre (Bouygues) doit s’assurer que son sous-traitant (Les sociétés d’interim internationales) respecte bien ses obligations en matière sociale (déclaration d’activité et d’emploi salarié et paiement des cotisations et contributions sociales), en lui demandant de lui fournir une attestation de vigilance obligatoire pour le chantier de l’EPR.

En cas d’absence d’attestation ou de fausse attestation, le donneur d’ordre (Bouygues) peut être sanctionné pour complicité de travail dissimulé et devra régler les cotisations sociales du sous-traitant.

C’est sur ces bases qu’a été condamné Bouygues.

Les sanctions pénales dont on ne parle pas dans le cadre de ce chantier d’intérêt national

La personne qui a recours au travail dissimulé directement ou par personne interposée, peut être condamnée jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (225 000 € s’il s’agit d’une personne morale).

Le prêt de main-d’œuvre illicite et le marchandage sont sanctionnés jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende (150 000 € pour une personne morale).

Le fait d’employer irrégulièrement des personnes étrangères expose le dirigeant à 5 ans d’emprisonnement et 15 000 € d’amende par personne, portée à 75 000 € pour une personne morale (10 ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende pour infraction en bande organisée).

La légèreté dont a fait preuve le procureur par rapport à ce que l’arsenal législatif lui offrait en dit long sur la justice de classe qui est pratiquée dans les prétoires. Une tout autre société se serait vu également condamnée pour infraction en bande organisée.

Martin Bouygues n’aurait peut-être pas été inquiété tout en haut de sa tour d’ivoire mais les lampistes de ses directions se poseraient actuellement la question de savoir s’ils passeraient leurs dix prochaines années en slip papier sur les paillasses bétonnées de leurs bagnes de Cayenne.

Mais non. Nous touchons là l’imbriquement total de la bourgeoisie dans toutes les institutions et les limites de la justice. Ce procès auraient pu changer la donne en matière de marché public de grands équipements. Et c’est bien pour cela qu’une farce juridique a été jouée à la place. Tout peut continuer comme avant et rien ne change.

Ce soir, le gueuleton au Fouquets de ces notables condamnés dépassera largement le montant des amendes et on vous parle pas d’éventuelles after-soirée BTP Bunga Bunga au Carlton de Dodo.

Un Bouyguesxit nucléaire

La question sur la fermeture de Bouygues ne se pose pas. Bouygues vit du marché public. Son plus grand soucis était donc son exclusion des marchés publics pour une durée allant jusqu’à 5 ans maximum au tribunal, pas une fermeture administrative sur des chantiers publics.

Maintenant que les peines pénales sont passées aux oubliettes, ne restent que les sanctions administratives.

  • 6 mois d’exclusion des marchés publics
  • suppression des aides publiques (exonérations de charges sociales ou des aides attachées au contrat d’apprentissage, par exemple), pendant 5 ans maximum,
  • remboursement des aides publiques déjà perçues, sur les 12 derniers mois
  • 3 mois de fermeture administrative

Ces sanctions étant conditionnées au bon vouloir de l’administration, autant dire que jamais elles ne seront appliquées.

Le plus intéressant aurait été de ne pas payer l’EPR et de faire porter la charge financière à Bouygues. Il faut se faire rembourser les surcouts, voir la totalité. Ce chantier est farci d’irrégularités. Et il n’est même plus sur qu’il soit livré vu les faiblesses constatées. La probabilité que l’EPR parte en champignon au démarrage n’est plus de la science-fiction mais une possibilité.

Bouygues n’était manifestement pas à la hauteur de la tache. Dans ces conditions, il est préférable d’avoir un Bouyguesxit nucléaire. Ne prenons plus de risques. Surtout que le programme nucléaire est dispensable dans la société de demain. Quand on voit à quoi sert l’énergie atomique…

Notre syndicat s’était déjà exprimé dans le contexte de l’EPR sur l’internationalisme à faire vivre dans le cas des ouvriers détachés. Cette condamnation minimale nous conforte dans ce choix d’action. Ce n’est pas l’action judiciaire qui suffira seule à faire stopper l’exploitation de ces majors.


Illustration : Le vault boy est issu du jeu post-nucléaire « Fallout« . Dans le jeu, c’est une mascotte publicitaire qui vantait la belle vie en abri anti-atomique (les vaults).

Source : CNT-f ( Syndicat Unifié du bâtiment région Parisienne).

juil 152015
 

Les migrants à Vintimille : la permanence NO Borders continue et demande du soutien

Depuis plusieurs semaines, la permanence NO Borders continue à Vintimille, à la frontière Italie-France, et demande du soutien. Ici un point de la situation le vendredi 10 juillet et l’appel des migrant-e-s bloqué-e-s en Italie à tous les migrant-e-s en Europe.

Depuis plusieurs semaines, les migrants continuent à être bloqués à Vintimille, à la frontière Italie-France, où la situation est toujours plus précaire. La lutte continue et demande du soutien. Ici, un point autour de la permanence NO Borders, le vendredi 10 juillet 2015, traduit depuis le site d’information italien indépendant infoaut :

Mouvement, solidarité, résistance !

« Il n’y aura pas d’opération d’expulsion à Vintimille ». A la lumière de ce qu’il se déroule à la frontière occupée NO Borders, les paroles d’Alfano, ministre de l’intérieur Italien apparaissent cohérentes avec la stratégie du gouvernement. En effet, celle-ci ne nécessite pas de mener une action de force similaire à celle tentée il y a désormais un mois qui s’est soldée par l’indignation des bien-pensants. Cette annonce semble faire écho à ce qu’il s’est passé ce matin même rue Pajol, où l’expulsion s’est faite à la manière douce également pour éviter le scénario de début juin, bien que les résultats soient les mêmes. Les RG locaux menacent d’expulsion quotidiennement dans le seul intérêt de pousser au départ « volontaire », tandis que les rondes de police cherchent à mettre un arrêt au flux de migrant-e-s du centre d’accueil de Vintimille de la gare à la frontière. Dans le même temps, le maire, soulève d’improbables risques sanitaires, a interdit toute distribution auto-organisée et associative de nourriture et boissons (sic !), posant un délit de solidarité (punissable pénalement) et identifiant la Croix Rouge Italienne comme seul possible gestionnaire de l’urgence. Aucune expulsion donc, mais une stratégie « bas profil » continue à faire pression sur celles et ceux qui résistent à la frontière. D’ailleurs, personne n’a jamais cru aux institutions italiennes et les rondes de police, avec torches et matraques à la main, parlent plus que n’importe quelle déclaration.

La permanence NO Borders de Vintimille existe désormais depuis un mois. Aujourd’hui nous voulons réaffirmer le sens de cette lutte, née de l’autodétermination des migrant-e-s en mouvement et soutenue par beaucoup de soutiens qui ont accouru depuis. Nous n’acceptons pas la fermeture des frontières, et l’apparente démilitarisation de la frontière ne pourra pas nous convaincre de partir quand aujourd’hui les frontières sont partout. De Vintimille à Nice, jusqu’à Marseille, le passage de femmes et hommes est interdit et nous sommes déterminé-e-s à lutter contre cette situation inacceptable.

L’autogestion en cours à la frontière Italie-France est le début de quelque chose qui n’a rien à voir avec la politique gestionnaire des états de l’union européenne. Ici à la permanence NO Borders, migrant-e-s et européen-ne-s ont bâti ensemble un espace de solidarité, de complicité et de lutte. En construisant une solidarité concrète, dont beaucoup parlent, nous cuisinons et mangeons ensemble, partageons informations et conseils, surveillons l’actions des forces de l’ordre italienne et française, affirmons clairement et ouvertement notre opposition à la fermeture des frontières. Dans cette démarche, il n’y a aucune instrumentalisation de la part des soutiens, au contraire il est évident que le gouvernement italien profite des migrant-e-s bloqué-e-s à la frontière pour jouer un sale jeu de négociation avec l’union européenne.

Aujourd’hui, depuis Vintimille, ce lieu chargé de contradictions, nous faisons appel à celles et ceux qui partagent avec nous la volonté de renforcer ce mouvement autogéré des migrant-e-s. Nous invitons toutes et tous à rejoindre Vintimille, nœud de ce réseau qui combat la « forteresse europe » chaque jour, pour soutenir la permanence et témoigner la situation, pour relancer les actions antiracistes sur les territoires et pour ne pas baisser la veille sur ce qui se passe ici, comme ailleurs. De Lampedusa au Brennero, de Crotone à Vintimille, et au nord jusqu’à Paris, Calais et Brighton, construisons une réponse collective et internationale à la politique de la « forteresse europe » ! Aujourd’hui est venu le temps d’une opposition faite d’actions concrètes, de gestes qui communiquent les uns avec les autres et qui puissent prendre, ici et maintenant, la liberté de se répandre dans le monde entier. »

Ici l’appel des migrant-e-s à Vintimille à tous les migrant-e-s en Europe pour se cordonner ensemble dans la lutte, contre toutes frontières et pour la liberté :

نداء للمهاجرين

إلى جميع المهاجرين الموجودين في أوروبا الرجاء المطالبه بحريتكم كلاجئين لأننا نعاني من الجوع والبرد والحر والنوم في الشوارع والاتحاد الأوربي يرى ذلك والعالم يرى ذالك فالرجاء أن ندعم بعضنا البعض ونقف وقفه واحده

إلى كل المهاجرين في جميع أنحاء العالم اللذين قطعوا الصحاري وقطعوا البحر خاطروا بحياتهم للقدوم هاربين من الحروب للقدوم إلى أوروبا الرجاء ان نقف وقفه قويه ونناضل بحريتنا للعبور إلى دول أوروبا إلى اللذين في فنتمليا وروما وميلانو والذين في كالي الرجاء البقاء في اماكنكم والمناضله من أجل الحرية وان بقينا معا سوف يسمع صوتنا والرجاء البقاء وعدم التسلل لأننا ليس مجرمين فلنطالب بحقنا

Call to all migrants

To all the migrants in Europe, stay strong and demand for your rights as a refugee cause we are all suffering , starving and sleeping in the streets. European Union and the world sees that. So, please stand up for us and be one person, to demand our rights and freedom.
To all the migrants in the world whom crossed the deserts, whom crossed the seas , risking their lives, putting their lives in danger in order to come in peaceful places, like Europe and other continents : stand up for us and let’s demand for our freedom, not more not less.
To the people in Ventimiglia and the people in Rome, Milan, Paris, Calais : let’s stay strong !
We are not criminals. We are not terrorist. If we stay together, they will ear our voices.
Do not try catchings ways to cross borders, cause it’s not in our nature.

Migrants from Ventimiglia for freedom.

Appello per tutti i migranti

A tutti i migranti in Europa.
Rimaniamo forti e rivendichiamo i nostri diritti di rifugiati, perchè tutti stiamo soffrendo, patendo la fame e dormendo in strada. Il mondo e l’Unione Europea vedono tutto questo. Per favore combattiamo per noi stessi e diventiamo un’unica persona per ottenere i nostri diritti e le nostre libertà.
A tutti i migranti nel mondo che hanno attraversato deserti, solcato mari, rischiando le loro vite per arrivare in luoghi di pace, come l’Europa e altri continenti.
Alziamoci e combattiamo per la nostra libertà, niente di più niente di meno.
Ai migranti a Ventimiglia, Roma, Milano, Parigi, Calais : tiriamo fuori la nostra forza !
Non siamo criminali. Non siamo terroristi.
Se saremo insieme dovranno ascoltare le nostre voci.
Non vogliamo attraversare le frontiere di nascosto perchè non è la nostra natura.

I migranti di Ventimiglia per la LIBERTà

Appel à tout les migrants

Nous restons debout et revendiquons nos droits en tant que réfugiés à l’heure ou nous souffrons de la précarité de la faim et de l’errance. L’Union Européenne et le monde entier nous regarde.
Nous vous en prions, combattons par nous même et restons unis comme si nous ne fassions plus qu’une seule personne afin d’accéder à nos droit et d’obtenir notre liberté.
A tout les migrants sur terre, à ceux qui ont du franchir le désert et traverser la mer, au risque de leur vie pour arriver dans une région de paix comme l’Europe,
Aux migrants à Vintimille, Rome, Milan, Paris, Calais, portons en nous ce combat, nous ne sommes ni des criminels, ni des terroristes, si nous restons tous ensemble, nos voix pourront être entendues.
N’essayez pas de traverser les frontières en vous cachant car ce n’est pas dans notre nature.

Migrants de Vintimille pour la LIBERTÉ.

juil 152015
 

Voitures brûlées, tirs de mortiers contre la police : Vaulx-en-Velin s’embrase un peu plus

Lyon Mag, 14-07-2015 à 06:40

Après une fin de week-end marquée par des affrontements entre Vaudais et policiers/pompiers, la nuit de lundi à mardi a de nouveau été le théâtre de débordements.

Vaulx-en-Velin s’est embrasée, plus de 5 voitures ont été incendiées et des barricades, elles aussi enflammées, ont été dressées sur différents axes pour ralentir voire empêcher l’intervention des secours. Selon nos informations, aucun blessé ne serait à déplorer. Huit personnes ont été interpellées parmi les groupes qui tiraient au mortier sur les policiers.
Un important dispositif avait pourtant été déployé au Carré de Soie où était tiré le feu d’artifice lundi soir.

La veille, la maire PS de Vaulx-en-Velin avait réclamé ces renforts de police à l’occasion du 14 juillet, expliquant dans un communiqué avoir reçu l’assurance de la part du préfet du Rhône que « les forces de l’ordre seraient en nombre important ce (lundi) soir et les jours suivants pour faire face aux éventuels débordements« .
Hélène Geoffroy a par ailleurs reconnu que sa ville devait « commencer à combler en partie le retard accumulé par la commune ces dernières années en matière de prévention et de répression de la délinquance« .

Pour rappel, dans la nuit de dimanche à lundi, les pompiers et les policiers avaient été victimes de jets de pierre et de tirs de mortiers. Une grenade à plâtre avait même été lancée contre le commissariat de l’avenue George Dimitrov, nécessitant l’intervention des démineurs.


Vénissieux : le magasin Dia en partie incendié

Lyon Mag, 14-07-2015 à 08:23

En marge des affrontements entre jeunes et policiers à Vaulx-en-Velin, les pompiers ont également du intervenir à Vénissieux dans la nuit de lundi à mardi.

Le magasin Dia du 19 avenue Jean Cagne a été la cible d’un incendie probablement d’origine criminelle. Selon le SDIS 69, seule la facade a été atteinte par les flammes et l’intervention rapide des soldats du feu a permis de venir à bout du sinistre. Les dégâts restent à estimer mais Dia devrait pouvoir rouvrir rapidement ses portes.


Rhône : Plusieurs interpellations dans l’Est Lyonnais après une série de débordements

20Minutes, 14.07.2015 à 12:59

Le gros dispositif de sécurité déployé sur l’agglomération pour éviter les débordements habituels des 13 et 14 juillet n’a pas empêché les incidents. Dans la nuit de lundi à mardi, huit personnes auraient été interpellées pour des violences urbaines, selon l’AFP, perpétrées essentiellement dans l’Est Lyonnais. Après deux nuits très tendues à Vaulx-en-Velin, où ce week-end, les pompiers et policiers intervenant pour des feux de mobilier urbain, ont été la cible de jets de projectiles et de tirs de mortiers d’artifices, la soirée de lundi a de nouveau été perturbée.

Affrontements et véhicules incendiés

A Vaulx-en-Velin, des affrontements ont opposé des groupes de jeunes aux forces de l’ordre et de multiples dégradations ont été commises la nuit passée, au cours de laquelle plusieurs communes voisines de Lyon avaient choisi de fêter le 14 juillet avant l’heure.

A Vénissieux, la soirée a également débordé. « Toute l’agglomération a été marquée par des agissements inadmissibles cette nuit. A Vénissieux, incendies de véhicules, dégradations d’abribus, force de sécurité et de police prises pour cible et feux de broussailles, qui en cette période, nous le savons, peuvent avoir des conséquences dramatiques », a précisé ce mardi la maire de Vénissieux Michèle Picard, condamnant fermement, dans un communiqué, « ces actes intolérables ».

Les forces de l’ordre devraient de nouveau être mobilisées en grand nombre ce soir, la soirée festive du 14 juillet attirant chaque année des milliers de personnes dans le centre de Lyon. L’Est Lyonnais sera également placé sous haute surveillance.

Source : Brèves du désordre.